Douze ans, sept mois et onze jours – Lorris Murail

« Douze ans, sept mois et onze jours » de Lorris Murail… C’est un roman que j’avais hâte de découvrir, maintenant que c’est chose faite je vais vous en parler.

douze-ans-sept-mois-et-onze-jours-lorris-murail

RÉSUMÉ :

Walden a douze ans, sept mois et quatre jours lorsqu’il est abandonné par son père dans l’épaisse forêt du Maine. Le jeune Walden est seul, perdu dans la forêt, vivant dans une cabane. Il a avec lui quelques boîtes de conserve, un livre de Thoreau et une carabine. À douze ans, sept mois et quatre jours, Walden va devoir se débrouiller par ses propres moyens pour survivre dans les bois hostiles du Maine.

MON AVIS :

À la lecture du résumé, on comprend que ce roman est un thriller (ce qu’il est en effet). On navigue à travers une atmosphère sombre, inquiétante, angoissante, mais pas de quoi faire couler des sueurs froides (du moins au début). Walden, est abandonné par son père dans la forêt, tel Hansel et Gretel, mais on ne sait pas pourquoi et on se pose la question constamment au fil de la lecture. L’intrigue se met en place très vite et j’ai tout de suite été captivé par ce roman tout à fait intrigant. J’avais donc hâte de suivre le cours de l’action.

Le personnage principal, Walden, est un garçon de douze ans d’apparence frêle et candide. J’ai énormément aimé ce personnage que j’ai trouvé touchant, plein de sincérité et attachant. C’est un personnage que je trouve cohérent du début la fin. Sa personnalité est vraie, simple et je pense que c’est la raison pour laquelle que je me suis si attaché à Walden. Il transpire l’humanité, il n’est aucunement idéalisé au fil de son évolution. Vous l’aurez compris, c’est un gros coup de cœur.

Une fois que l’intrigue est mise en place et que l’action commence, j’ai eu une crainte. J’ai eu peur de m’ennuyer. On suit « tout simplement » ce que vit Walden et au départ, il ne se passait rien de transcendant à mon goût. Ce roman n’étant pas du genre « Hunger Games » avec énormément d’actions et de mouvements, il me fallait quelque chose pour rester captivé. La crainte que j’ai eue ne s’est pas vraiment concrétisée, puisqu’au fur et à mesure j’ai trouvé ma lecture de plus en plus prenante. Oui, il se passait  des choses un peu plus intéressantes, mais ce ne sont pas les actions en elles-mêmes qui m’ont captivé, c’est l’assemblage des actions, de la narration et de l’ambiance que j’ai adoré.

Lorris Murail a un talent certain, la narration et le récit qu’il nous offre relève pour moi d’un certain génie. Dans la simplicité de la narration, il arrive à faire passer des émotions et sentiments puissants. Il faut lire entre les lignes, pour apprécier pleinement ce livre. Le récit est magnifiquement bien structuré, tout est intelligent, fin et juste. Des éléments d’apparences même banals, comme des dialogues, peuvent avoir une résonance forte. Ainsi, ce roman aborde de nombreux points de la vie en général, de choses profondes qui emmènent à réfléchir.

J’ai adoré la deuxième partie du roman, que j’ai trouvé passionnante et doublement plus haletante. On a un important retournement de situation, des révélations et on rentre on ne peut plus au cœur de l’histoire. C’est une partie plus angoissante, plus crue, plus froide et plus captivante. On est imprégné par l’atmosphère, par le récit et son intrigue, je ne voulais plus lâcher ma lecture jusqu’à la fin du livre.

Justement, cette fin, je l’ai trouvée moyenne. Elle n’est pas forcément décevante, mais j’aurais aimé mieux. C’est un fin convenable, avec de l’action et qui nous tient jusqu’au bout. Néanmoins, c’est un dénouement que j’ai trouvé simple et qui n’est pas marquant. Je n’ai pas fini ce livre en beauté, au vu de la finesse que l’auteur a montré dans son récit, je m’attendais à bien mieux.

EN CONCLUSION :

J’ai beaucoup aimé ce thriller. L’ambiance, l’atmosphère générale sombre, angoissante et haletante est très bien gérée. Le personnage principal Walden, est attachant, il est agréable à suivre au cours de ce roman. Le récit est structuré et maîtrisé à merveille. La narration fluide et simple, est en fait plus complexe qu’il n’y paraît. Elle transmet de nombreux sentiments profondément humains, qui résonnent en nous et qui nous mènent à réflexion. C’est un roman très réussi, mais la fin m’a laissé sur ma faim.

Je conseille tout à fait ce roman, la lecture est agréable, poignante. Vous pouvez vraiment faire une belle découverte.


Titre : Douze ans, sept mois et onze jours

Édition : Pocket Jeunesse

Auteur : Lorris Murail

Parution : 15 Janvier 2015
Pages : 304 pages
Prix : 13.90€

Génération K – Marine Carteron

Bonjour, je vous retrouve aujourd’hui pour ma chronique du roman « Génération K » de Marine Carteron.

generation-k-marine-carteron

RÉSUMÉ :

Kassandre, Georges et Mina, sont trois jeunes que tout oppose. Pourtant, leurs destins sont étroitement liés. Ils portent chacun un ADN mutant, faisant d’eux des êtres aux pouvoirs redoutables. Leur ADN attise de nombreuses convoitises, ils vont devoir slalomer entre les pièges, traqués, ils vont aussi devoir se sauver. Mais, ils ne sont pas seuls… Le Maître revient… Ils sont la génération K et ce livre raconte leur histoire.

MON AVIS :

Ce roman, a immédiatement suscité mon interêt. Déjà, on commence la lecture sur un prologue, plein de mystère. L’intrigue se met en place dès le début et pour le coup j’ai directement été intrigué. Je sentais, que ça partait très bien. Ainsi, j’ai démarré ma lecture de manière positive. J’ai trouvé l’univers de ce roman assez intéressant, mais pas forcément des plus originals, vu que le thème de l’ADN mutant est assez utilisé et connu. L’ambiance de ce roman m’a par contre un peu dérangé. Je trouve que c’est une ambiance bien agencée, mais moi elle ne m’a pas plu. C’est une ambiance sombre, froide, angoissante et mystérieuse. Ce genre d’ambiance peut parfois me plaire, malheureusement là ça n’a pas été le cas.

Chaque chapitre est narré par un des trois personnages : Kassandre, Georges ou Mina. Ils vont chacun prendre des chemins différents, et j’ai apprécié les suivre dans leurs différentes péripéties. Ces trois personnages, sont bien pensés, ils sont complémentaires, mais les caractères ne sont pas assez développés selon moi. Les trois protagonistes peuvent avoir quelques aspects un peu clichés, et leurs caractères ne sont pas assez marqués pour que je m’y attache. Aussi, ce sont des personnages mystérieux et intrigants, je n’ai pas appris assez sur eux, dans ce premier tome, pour m’y attacher.

Le récit est dynamique, plein d’actions et de rebondissements. Il y a un rythme sympathique, on ne s’ennuie pas, ce sont donc de bons points. Mais, malgré mon enthousiasme du début, je suis allé de déconvenues en déconvenues. Je n’ai pas réussi à entrer dans le récit, je n’ai pas du tout été captivé. Ce sentiment de distance que j’ai eu vis-à-vis du récit, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas ressenti. Pourtant, à chaque fois que je lisais ce roman c’était pendant une durée plus importante que ma moyenne habituelle. Ce n’est donc même pas la faut d’une lecture trop saccadée.

Si je n’ai pas réussi à être entièrement entraîné par ce roman, je pense que c’est d’une part à cause des personnages. Je m’y suis vraiment peu attaché, même s’ils m’ont globalement plu. De ce fait, n’étant pas captivé ces derniers, j’ai eu du mal à l’être par ce qu’ils vivaient. Aussi, je pense surtout que le problème vient de la narration. J’aime les romans, où plusieurs personnages sont narrateurs, mais là je pense qu’il y avait certaines failles, ce n’était pas totalement solide. Par exemple, il a manqué pour moi de fluidité par moments. Aussi, je n’ai pas réussi à entrer dans le récit, car il n’y avait pas assez de descriptions. Je ne suis pas grand fan de description pourtant, c’est rare que j’en demande! Surtout que c’est un roman fantastique, il y a eu par exemple des créatures que je n’ai pas réussi à bien me représenter.

La fin de ce roman est tout à fait satisfaisante. On a vécu et appris de nombreuses choses au cours de ce premier tome, et on finit encore sur des passages mouvementés. Il se passe beaucoup de choses, des choses importantes, ça crée une certaine excitation et envie de lire le tome suivant. Malheureusement, il y a eu pour moi, là aussi un certain manque de maîtrise. Ça partait un peu dans un fouillis, que je n’ai pas trouvé plaisant.

EN CONCLUSION :

J’ai globalement aimé ce roman, mais je suis quand même déçu. C’est un livre, qui dès ses premières pages est plein de promesses et de bonnes idées. L’univers est chouette, l’ambiance sombre est bien créée, l’intrigue est également intéressante, tout comme l’histoire en elle-même d’ailleurs. Je n’ai cependant pas réussi à entrer véritablement dans ce récit, à cause de petits éléments qui cumulés ont eu un poids négatif. Les personnages ne sont pas assez caractériels, ça manque de descriptions pour bien se représenter ce que l’on lit. Parfois la narration n’est pas aussi très stable, je trouve. Tout cela est vraiment dommage car dans l’ensemble c’est un bon roman, intriguant, mystérieux, avec de l’action et des rebondissements bien placés.

Je ne suis pas assez convaincu,  je ne vais donc pas courir acheter le second tome (qui sort le 1 Mars 2017). Mais, bien sûr, si l’occasion se présente je le lirai car j’ai foi en ce que je puisse l’aimer intégralement, pour le coup.

Je ne peux pas vous conseiller ce roman de manière générale. Mais si vous aimez vraiment les romans fantastiques, où il est question de créatures, de pouvoirs et de traques, ce roman peut sûrement vous plaire!


Titre : Génération K

Édition : Rouergue

Auteur : Marine Carteron

Parution : 14 Septembre 2016
Pages : 304 pages
Prix : 14.00€