Moi, Simon 16 ans, homo sapiens – Becky Albertalli

Bonjour! On se retrouve aujourd’hui pour ma première chronique de l’année 2018, sur le roman « Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens ». C’est un roman sur lequel j’avais lu pas mal d’avis positif et que j’avais très envie de découvrir. Donc, quand j’ai aperçu la couverture rouge de ce livre en me promenant à Gilbert Jeune, ni une ni deux, je l’ai attrapé et direction la caisse. Pour vous dire à quel point j’étais pressé de le lire, dès que je suis rentré chez moi, je me suis installé sur un fauteuil et j’ai commencé ma lecture!

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Résumé :

Simon Spier, 16 ans (au début de l’histoire), vit dans une petite ville en banlieue d’Atlanta. Il a trois meilleurs amis qu’il adore, deux soeurs et un chien, il fait du théâtre. C’est un grand fan d’Harry Potter et il a une passion profonde pour les délicieux biscuits que sont les Oreo. Aussi, Simon est amoureux, raide dingue d’un certain Blue, qu’il a rencontré sur le compte Tumblr de son lycée. Simon, sous le pseudonyme « Jacques » et Blue, communiquent tous les jours virtuellement. Ils se racontent tout, en faisant attention à ne pas se donner trop d’informations sur leur véritable identité. Seul Blue sait que Simon est homosexuel. Simon et Blue sont dans le même lycée, ils se croisent peut-être tous les jours sans le savoir…

Mon Avis :

Il y a une certaine douceur et quelque chose de réconfortant qui émanent de ce livre et plus précisément de son écriture. C’est une écriture très simple, sans faire pour autant trop enfantine. Le style est léger, doux, fluide et correctement maitrisé, ce roman est donc très agréable à lire.

Le personnage de Simon m’a plu dès les premières pages. On peut s’identifier à lui facilement car sa personnalité fait très « vraie », Simon pourrait être une personne que l’on pourrait croiser tous les jours dans la rue. Pour ses mêmes raisons, on s’attache très vite à lui. Simon est sincère, sarcastique par moments, touchant. On a un rapport privilégié avec lui, il se confie à nous tout au long du roman. C’est un personnage qui apparaît comme banal pour dire vrai, mais il a ce petit quelque chose qui le rend unique et intéressant. J’ai adoré Simon. J’ai grandement apprécié le fait que sa sexualité ne soit pas utilisée comme la chose la plus importante. Que le simple fait qu’il soit gay, devienne le seul moyen de nous attendrir, de nous toucher. Sans condamner les livres qui utilisent la sexualité à ses fins, là je trouve que du coup ça dédramatise l’homosexualité, ça la normalise et ça fait du bien. Aussi, Simon et même Blue ne sont pas, je trouve, d’énièmes clichés de ce que l’on montre souvent des gays et ça aussi c’est un bon point!

J’ai apprécié le fait que l’homosexualité soit dédramatisée dans ce roman, mais je trouve qu’il y a peut-être un certain manque d’équilibre. Il n’y a rien de vraiment dramatique dans ce roman, ça fait peut-être plaisir, mais ce roman selon moi, peut peut-être flouter une face plus sombre de l’homosexualité et donner presque (j’insiste sur le presque) l’impression qu’au niveau de l’homosexualité tout est acquis aujourd’hui, alors qu’on sait bien que non. On a d’une part des romans, qui ne montrent presque que l’homophobie. Là on a un roman tout mignon, qui ne montre pas vraiment les problèmes liés à l’homosexualité de façon percutante, on ne retient que du positif. Est-ce bien ou non? À chacun de se faire son avis.

Tout au long du récit, on suit l’évolution de la relation entre Simon et Blue qui s’écrivent par mail et en même temps on suit Simon dans sa vie au lycée etc… L’ensemble est très juste, les liens qui se font entre mails et réalité rendent ces deux éléments constitutifs du récit encore plus intéressants au fur et à mesure de notre lecture. La relation entre Simon et Blue est mignonne et touchante, mais son évolution est compliquée. Très vite, on se met nous lecteurs aussi à mener l’enquête. On veut savoir qui est Blue. Le récit est construit intelligemment, il m’a captivé entièrement. Je n’arrivais pas à quitter ce livre, j’avais toujours besoin de tourner la page, pour découvrir ce qui allait se passer. J’ai passé d’excellents moments avec ce livre, j’ai ressenti de nombreuses émotions. Je pense qu’il faut vraiment le lire pour comprendre à quel point ce roman vous attrape et ne vous lâche pas.

Toutes les bonnes choses ont une fin et je dirais que pour « Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens », la fin n’a pas été une bonne chose, malheureusement. Plus la fin du roman approchait, plus l’excitation montait car le dénouement arrivait. J’attendais beaucoup de ce dénouement, et je dois dire que le passage du dénouement était beau, imprévu et vraiment mignon. Personnellement, je ne m’y attendais pas et ce qui est bien c’est que ce dénouement apporte une autre dimension à cette histoire. Cependant, les quelques pages qui suivent ce dénouement m’ont littéralement déçu. Tout de suite, j’ai trouvé que ça devenait niais, je ne me retrouvais plus dedans. Tout était trop beau, trop parfait, il n’y avait plus d’équilibre selon moi et j’ai trouvé que ça devenait un peu ridicule. Ça m’attriste beaucoup car j’ai adoré ce roman, mais la fin m’a déçu profondément et j’ai terminé sur un mauvais ressenti, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout!

En conclusion :

« Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens » est un coup de cœur! J’ai adoré ce roman. C’est frais, doux, mignon, léger. On prend un plaisir fou à suivre Simon, qui est un personnage attachant. On est très vite captivé par le récit. Bien que simple, le récit est bien mené et sait faire grandir notre intérêt au fil des pages. Ce roman se lit tout seul, il nous fait sourire, il nous crée un pincement au cœur parfois, il nous transporte littéralement à travers bon nombre d’émotions. Malheureusement, le dénouement passé, ma lecture n’a été que déception, le côté trop niais, m’a déplu. Heureusement je dirais, le dénouement arrive tard donc il ne reste que quelques pages après avant de terminer le livre.

Je conseille totalement ce roman, malgré ma déception pour la fin. Ce livre est, je trouve, géniale, il faut le lire!

Aussi, « Love Simon », une adaptation du roman devrait sortir au cinéma en Mars 2018, j’ai extrêmement HAAAAAATE!

Je vous laisse avec le trailer officiel!


Titre : Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens
Auteur : Becky Albertalli
Edition : Le livre de poche jeunesse
Parution : 12 Avril 2017
Pages : 352 pages
Prix : 6.90€ (poche)

À la place du coeur – Arnaud Cathrine

Salut! À la suite des attentats qui ont touché la France en 2015, plusieurs livres sont sortis à ce sujet. J’ai regardé cette arrivée de livres dans la blogosphère, d’un regard assez distant. Je ne me voyais absolument pas me plonger dans ce genre de livre. Parmi tous ceux-ci, il y a un qui s’est démarqué et sur lequel j’ai lu de nombreux avis élogieux : « À la place du cœur ». Ce n’est que maintenant, par curiosité que j’ai décidé de le lire, et je vous donne aujourd’hui mon avis sur ce roman.

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Résumé :

Caumes, dix-sept ans, n’attend qu’une chose, que l’année soit finie, qu’il ait passé son bac pour rejoindre son grand frère à Paris. Pour l’instant, il mène sa vie de lycéen, dans sa petite ville natale, entre amitié, école, parents, ennemis et amour. Justement, niveau amour, un changement est en train de s’opérer dans la vie du jeune Caumes. Il se pourrait qu’Esther, la fille de ses rêves, s’intéresse aussi à lui. Comme on le sait, le premier vrai amour crée un bouleversement dans la vie d’un adolescent. Mais Caumes, ne va pas être au bout de sa peine et va devoir faire face en même temps à un autre tsunami. Le 7 Janvier 2015, la France bascule dans l’horreur, avec l’attentat contre Charlie Hebdo. Dans « À la place du cœur » on suit une semaine d’effroi pour la France, une semaine avec Caumes, entre horreur et passion.

Mon Avis :

Dans ce roman, nous suivons Caumes, un adolescent de dix-sept ans, durant une semaine qui a marqué la France. Le cadre se veut réaliste, mais celui-ci ne l’est pour moi pas complètement. Le souci se pose surtout au niveau de la représentation des adolescents, assez présents dans l’histoire puisque nous suivons la vie d’un lycéen. J’ai trouvé que les adolescents étaient parfois trop caricaturaux et faisaient tache dans le cadre réaliste que nous propose ce roman. Caumes est en terminale, à ce niveau les jeunes ne sont pas vraiment comme ils sont dans le roman. Dans « À la place du coeur » ils sont parfois montrés comme vraiment immatures et leurs réactions étaient des fois si puériles que l’on aurait dit des collégiens. J’ai en mémoire certains passages où ils étaient en classe, qui étaient bonnement ridicules. Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse donner une telle immaturité à des jeunes à l’aube de leur majorité.

Certaines réactions des parents de Caumes et scènes familiales étaient également un peu caricaturales et surtout vues et revues. Les personnages principaux sont intéressants, leurs caractères s’accordent bien ensemble, mais ils n’ont rien d’exceptionnels. Les caractères ne sont vraiment pas très développés, ils servent à l’histoire mais sans plus, je ne m’y suis pas du tout attaché.

Le récit est construit sur deux points principaux, une histoire d’amour et les attentats. L’histoire d’amour est à mon goût tout à fait banale, elle n’apporte rien de bien important. Les choses se font vite et simplement, il n’y a pas vraiment de force ou de réelle beauté dans l’expression des sentiments. Cette histoire d’amour est certainement davantage marquée par des scènes de sexe que par une élévation de leur amour. Les passages où ils font l’amour pourraient même renforcer leur amour justement, le rendre plus beau, plus profond, mais je n’ai pas trouvé que c’étaient le cas. Ces scènes d’amour on les tolère ou pas, moi ce n’est pas ce qui m’a forcément gêné, je les ai juste trouvées parfois un poil indélicates.

Le sujet principal de ce roman, reste avant tout les attentats. À travers ce roman on revit cette semaine de Janvier 2015 qui a vraiment été difficile. On la revit à travers le regard d’adolescents, ce qui est vraiment une bonne idée. Les médias, ne donne pas forcément de façon spontanée la parole aux adolescents dans ces moments-là.  On sait moins ce qu’ils peuvent penser, ce qu’ils peuvent ressentir. Avec « À la place du cœur » on découvre comment les jeunes peuvent réagir face à de tels événements. Les réactions des adolescents dans le roman, comme je l’ai dit plus tôt sont parfois un peu étranges, mais au moins les situations mises en place sont vraisemblables. L’auteur nous montre par exemple toutes les tensions qu’il peut exister, ou encore la difficulté pour le corps enseignant de gérer la situation, à savoir expliquer ou pas, comment le faire etc… Mais l’auteur reste quand même beaucoup dans le factuel à mon goût. Il ne crée pas vraiment quelque chose de poignant derrière.

Ainsi, ce récit est surtout bien pour revivre la chronologie de cette fameuse semaine de Janvier 2015. Je m’attendais à ce qu’il y ait quelque chose de profond au-delà de ça, ce qui n’a pas été le cas. C’est l’histoire d’amour qui aurait pu apporter quelque chose d’intéressant , mais encore il n’en a rien été. Pendant tout le récit je me suis donc demandé à quoi servait cette histoire d’amour, puisqu’elle n’apportait pour moi rien. Je comprends l’idée de l’auteur de vouloir associer ces deux bouleversements qui arrivent dans la vie de Caumes sauf que là ça ne marche pas correctement. Entre les personnages qui ne sont pas très bons, le côté réaliste parfois trop caricatural, l’histoire d’amour insipide et le récit qui n’est pas plus approfondi, clairement je n’ai pas apprécié. C’était pour moi trop simple et sans grand intérêt. De plus, j’ai eu la preuve de ce pour quoi je ne voulais pas lire ce genre de roman, en effet me replonger dans ces histoires d’attentats n’a vraiment pas été agréable.

Le dernier tiers du roman a tout de même relevé le niveau, ça été mieux. Le dénouement approchait, il y avait davantage d’action, c’était plus intéressant. Je dois dire que le dénouement et la fin du récit ont été bien exécuté. J’ai enfin trouvé la profondeur dans le récit, que je cherchais tout au long de ma lecture. C’est là que l’auteur a vraiment donné un sens à son histoire. On a des passages, poignants, émouvants et avec des émotions fortes. Cette fin elle est extrêmement bouleversante et tragique, elle fait passer des messages forts. Le ton employé était également plus affirmé et les personnages plus matures. Je n’ai pas énormément aimé ce livre, mais là fin est incroyablement belle.

En conclusion :

« À la place du cœur » est un roman avec de bonnes idées, mais qui ne fonctionne pas tout à fait. Les personnages sont parfois caricaturaux, le récit est un peu trop simple, l’histoire d’amour est assez banale et n’apporte rien de vraiment nécessaire ou d’intéressant. C’est un bon roman pour revivre la chronologie de cette semaine d’attentats de Janvier 2015. Mais derrière ça comme le récit n’est pas plus approfondi, je n’y ai pas trouvé mon intérêt, surtout que par nature le sujet n’est pas des plus agréable. Heureusement, la fin du roman relève le niveau et pour le coup est presque parfaite.

Personnellement, je ne comprends pas du tout l’engouement qu’il y a eu pour ce livre et je ne le vous conseille pas. Mais bien sûr, si le roman vous fait envie, n’hésitez pas à tenter, beaucoup d’autres l’ont adoré.


Titre : À la place du cœur, saison 1
Auteur  : Arnaud Cathrine
Edition : Robert Laffont
Parution : 1 Septembre 2016
Pages : 252 pages
Prix : 16.00€

 

L’infini + un – Amy Harmon

Amy Harmon est une auteure dont j’ai beaucoup entendu parler, notamment pour son roman « Nos faces cachées », un véritable best-seller aux Etats-Unis. En gagnant un concours organisé par le compte Twitter de la « collection R » de chez Robert Laffont, j’ai eu l’immense chance de recevoir un de ses romans qui s’intitule « L’infini + un ». Immédiatement après sa réception je me suis empressé de le lire.

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Résumé :

Bonnie Rae Shelby est une superstar. Son quotidien se partage entre les fans, les strass et les paillettes. Elle est jeune, a la beauté, la gloire et de l’argent … Pourtant, Bonnie n’est pas forcément la plus heureuse. À tel point qu’elle va même jusqu’à vouloir perdre la vie. Grâce au destin, elle va faire la rencontre de Finn Clyde. Ce dernier, est à première vue un banal jeune homme, il vit avec sa mère, est passionné de math… Bref, l’opposé total de Bonnie. Cependant, à seulement vingt-quatre ans, Finn a déjà fait cinq ans de prison. Ce n’est donc surement pas la personne la plus fréquentable pour Bonnie. Leur improbable rencontre va pourtant se poursuivre sur un périple à travers les Etats-Unis qui vont les transformer pour le meilleur et pour le pire.

Mon Avis :

Dès la première page, le ton est donné. On arrive au moment où, dans des circonstances particulières, Bonnie Rae la superstar, va faire la rencontre du jeune Finn Clyde. Au premier abord, ces deux jeunes gens sont diamétralement opposés. Pourtant, au fond ils ont de nombreux points communs.

J’ai adoré les personnages principaux, et ce dès le départ. Ils ont chacun un caractère intéressant. Bonnie est impulsive, vive, pétillante, pleine de vie. Son côté sombre et triste prend parfois le dessus et elle change soudainement d’humeur. Finn est un brave garçon qui a connu de rudes choses dans sa vie. De par son noir passé ce n’est pas foncièrement la personne à qui on ferait confiance, il est mystérieux et froid. Il est cependant très aimable, protecteur et passionné même s’il n’est pas du genre à le montrer ostensiblement. Bonnie et Finn m’ont tout autant touché et je me suis vraiment attaché à eux.

Après leur rencontre, nos deux protagonistes nous embarquent dans un voyage à travers les Etats-Unis. Ainsi, on est constamment dans le mouvement, il y a du rythme et on ne s’ennuie pas. Dans un premier temps, le voyage prend une allure plutôt paisible et sympathique, Bonnie et Finn apprennent à se connaître. Progressivement une romance va aussi naître, celle-ci constitue une grande part du squelette du récit. Vous ne le savez peut-être pas, mais bien que je retrouve très souvent des romances dans mes lectures c’est un point sur lequel je suis presque intransigeant. Le problème est que je peux trouver très vite une relation amoureuse niaise et ridicule. C’est la raison pour laquelle je ne lis quasiment jamais de romance à proprement parler.

Dans ce roman, j’ai trouvé que la romance était maîtrisée d’une main de maître. Ce n’est absolument pas excessif, il y a un aspect très sincère et réel qui rend le récit terriblement émouvant. Leurs personnalités, leurs passés respectifs, leurs ressemblances et leurs différences donnent un ensemble agréablement surprenant. L’ensemble est donc joli et agréable à lire.

Si ce roman est aussi agréable à lire, c’est en grande partie grâce à l’envoûtante plume de Amy Harmon. C’est la première fois que je lis un livre de cette auteure et ce ne sera clairement pas la dernière. Elle a un vrai don pour absorber le lecteur, quand on plonge dans le récit on a du mal à le quitter. Son style d’écriture est doux, léger et poétique et met en valeur l’histoire avec brio.

Au fur et à mesure du roman, le périple va prendre une tournure plus inquiétante pour nos deux protagonistes. Il vont enfin découvrir qu’ils sont poursuivis. Après l’inquiétude viennent la panique et la précipitation, de ce fait l’histoire devient doublement plus mouvementée. C’est une partie que j’ai énormément apprécié pour sa concentration en sensations et émotions. Il y a un très bon rythme, saccadé par intermittence avec des passages plus mélancoliques et avec des sentiments forts. Il y a plein de belles choses qui ressortent de cette lecture, c’est riche et marquant.

La fin du roman nous embarque dans une sorte de montages russes. On passe d’un extrême à l’autre, tantôt on sourit puis tantôt on s’inquiète. Qu’elles soient tristes ou joyeuses les scènes y sont débordantes d’émotions et l’écriture de l’auteure rend ces passages justes divins. Tout est parfaitement bien orchestré et on ferme ce livre sur des notes positives, satisfaisantes et qui mettent du baume au cœur.

En conclusion :

« L’infini + un » est un road-trip passionnant qui nous fait voyager avec deux personnages attachants. L’histoire est belle, émouvante, pleine de vie et de jolis sentiments. Le roman est poignant et agréable à lire notamment grâce à la plume magistrale de Amy Harmon. J’ai entièrement été conquis par son style d’écriture, elle fait passer de puissantes émotions sur un ton doux et fluide. La romance est sublime et surtout maîtrisée, elle a ainsi un aspect profond qui lui confère un côté réel. Ce récit est une vraie pépite.

Vous l’aurez donc compris, j’ai adoré ce roman et c’est un véritable coup de cœur. Par conséquent, j’ai très envie de lire un autre livre de Amy Harmon. « L’infini + un » est un roman que je n’oublierai pas de sitôt et que je pense relire un jour.

Si vous avez l’occasion de vous procurer ce livre, foncez!


Titre :      L’infini + un

 Auteur : Amy Harmon

Édition : Robert Laffont (Collection R)

 Parution : 16 Septembre 2015
Pages : 432
Prix : 17,90€

L’héritière – Melinda Salisbury

« L’héritière » fait parti de ces livres qui me tentent depuis longtemps. Donc dès que j’en ai eu l’occasion, se fut pour moi un plaisir de me lancer dans cette lecture. Avant toute chose, il faut dire que j’ai été ébloui par la couverture. Je la trouve divinement belle! Et vous, qu’en pensez-vous?

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Résumé :

Twylla une demoiselle, est « Daunen incarnée » au royaume de Lormere. Selon son statut, elle serait l’incarnation de la fille des Dieux. Elle vit depuis ses treize ans au château, parmi la famille royale, qui seule est immunisée contre le pouvoir de la jeune femme. En effet, nul ne peut toucher Twylla sans perdre la vie. Ainsi, la reine a fait d’elle le bourreau, au cours d’une cérémonie mensuelle, elle pose sa main sur les traîtres pour leur retirer la vie. Ce rôle-là, elle s’en serait bien passée. Elle est fiancée au prince qu’elle voit pourtant peu, vit isolée et son destin est régenté. Mais le petit monde maussade de Twylla va évoluer avec l’arrivée d’un nouveau garde personnel : Lief…

Mon Avis :

Dès les premières pages, j’ai été captivé. L’univers me plaisait et m’a littéralement absorbé. L’histoire se déroule dans un royaume imaginaire à l’aspect médiéval.

On fait très vite la rencontre de Twylla, personnage principal que j’ai apprécié dès le premier abord. C’est une jeune fille douce, gentille et influençable. Son histoire est émouvante et crée directement chez le lecteur de l’attendrissement. Son rôle de bourreau est à l’encontre de sa personnalité, elle souffre de ça, de son isolement et de sa solitude. On la prend donc en pitié et on s’attache très vite à elle. Elle a laissé sa famille et sa mère « Mangeuse de péchés » lorsqu’elle qu’elle fut emmenée au château pour devenir « Daunen incarnée ». Elle ne les voit plus et sa sœur lui manque terriblement.

Ainsi, le cadre initial me plaisant, la lecture fut tout de suite agréable. Nous suivons le quotidien de Twylla partagé entre les prières, les chants et les cérémonies. On observe la vie du château, ses problèmes et on découvre progressivement la personnalité orgueilleuse et manipulatrice de la reine. Cette dernière, qui par son caractère a l’ascendant sur le roi, est complètement détestable. Paradoxalement, c’est tout de même un personnage que j’apprécie dans la mesure où elle apporte quelque chose d’intéressant à l’histoire.

Tel quel, il faut reconnaître que le récit manque de piment! L’arrivée du jeune Lief, nouveau garde de Twylla, va remédier à cela. À partir de ce moment, le récit dérive doucement vers de la romance, il y a également plus de rythme et d’action. Crescendo, mystère et suspense vont aussi augmenter. Tous ces éléments réunis vont rendre le récit doublement plus accrochant.

Dans l’ensemble, j’ai aimé la relation entre Twylla et Lief. C’est au départ très mignon, tout en légèreté et surtout contenu à cause de principes moraux et puis simplement du fait du danger que représente Twylla. Pendant longtemps, le cadre général de l’histoire avait plus de poids que la romance. Par conséquent, l’équilibre est gardé et l’ensemble est sympathique.

L’histoire va ensuite prendre un premier tournant décisif à la suite de lourdes révélations. Celles-ci bouleversent tout ce qui a été construit auparavant, autant chez Twylla que chez le lecteur. C’est un retournement de situation conséquent qui va faire naître de nouvelles sensations et amplifier le rythme. À partir de là, les enjeux changent et nous entrons plus dans le vif du sujet. C’est une partie passionnante.

D’autres évènements et informations vont encore vont faire monter la tension. Il y en a dans tous les sens, mais c’est maîtrisé par l’auteur. La condensation de l’action a donc ici un effet bénéfique car elle rend le récit plus prenant. Petit à petit, le piège se referme sur notre héroïne et elle va être face à un dilemme cornélien.

Avec tout ça, les émotions de Twylla n’ont pas eu de répit. Dans la posture où elle se trouve, elle est très mal, cela se ressent au niveau du ton qui devient alors plus pathétique.

Il va ensuite arriver une partie où la romance prend clairement le dessus. Dès lors, je n’ai plus ressenti aucune finesse. Les scènes, les paroles étaient exagérées à mon goût et les déclarations nombreuses et enflammées. La situation aussi tragique soit-elle, n’excuse pas pour moi entièrement, cette effusion de passion. À la longue, ça devient un peu ridicule parce qu’il y en a de trop. Je n’ai donc pas apprécié ce passage, ce qui est vraiment dommage, car la romance est tout de même le sujet principal du livre.

À la fin, une nouvelle grande révélation va être à l’origine d’un retournement de situation qui va précipiter la chute. C’est completement mélodramatique, mais j’ai aimé. On reste ébahi par ce que l’on apprend et les actions continuent de s’enchaîner. De plus, Twylla arrive au fait accompli et doit faire un choix. Elle est dans une position très complexe, très prenante pour le lecteur car on se met à place et on visualise ce qu’elle peut ressentir. Le dénouement est satisfaisant et la dernière scène, mystérieuse, donne envie de connaître la suite.

En conclusion :

Dans son ensemble, « L’héritière » est pour moi un bon roman, que je conseille totalement. L’univers ainsi que le personnage de Twylla sont intéressants. L’auteur arrive à nous captiver dès le départ et nous retient grâce à de nombreux retournements de situations, tous surprenants. Le rythme y est et on ne s’ennuie pas.

Du moins, je devrai plutôt dire que l’on peut ne pas s’ennuyer la majorité du temps. En effet, dans un passage, la romance prend le dessus et perd sa finesse. Les scènes ont alors un aspect niais et exagéré. C’est selon moi un grand point négatif car la romance constitue le bloc central de l’histoire.

Heureusement, le reste du roman m’a totalement conquis et les points positifs camouflent assez bien les quelques bémols. Ainsi, j’ai envie de découvrir les tomes suivants d’autant plus que les dernières lignes m’ont intrigué et que je ne sais pas où l’auteur veut aller.


Titre :  L’héritière

 Auteur : Melinda Salisbury

Edition : Gallimard Jeunesse

 Parution : 17 Avril 2015
Pages : 336
Prix : 16,90€

 

The book of Ivy, T1 / Amy Engel

Comme nombreux d’entre vous, j’ai énormément entendu parler de « The book of Ivy ». Ça été un coup de cœur pour beaucoup, mais il y a quand même eu des déceptions. J’étais intrigué par ce roman et souhaitais découvrir ce qu’il renfermait. Maintenant que c’est chose faite, je peux vous en parler.

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Résumé :

À la suite d’une guerre dévastatrice, un groupe de survivants va se créer. Deux familles, aux idéaux opposés, vont se disputer le pouvoir. Les Lattimer vont l’emporter sur les Westfall. Dès lors, la famille Lattimer décide d’unir une fois par an, les enfants du camp vainqueur aux enfants des ennemis d’autrefois. Cette cérémonie est censée unir la nation. Mais l’envie de vengeance n’a pas quitté les descendants directs du Westfall qui s’est battu pour le pouvoir. Ivy en est la petite fille, elle est missionnée par son père pour les venger et pour qu’ils puissent prendre le pouvoir. Lorsqu’elle se marie au descendant des Lattimer, Bishop, elle sait qu’elle ne peut plus faire machine arrière et qu’elle va devoir voler une vie. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu…

Mon Avis :

La situation initiale m’a tout de suite conquis. Cette histoire d’union et de destinée me rappelle l’univers des tragédies grecques. C’est assez agréable, car cela change un peu de ce que l’on peut retrouver habituellement dans ce genre de livres.

L’idée du mariage forcé est intéressante et bien développée tout au long du roman. En finissant ce livre, j’ai aussi remarqué que c’est d’autant plus enrichissant, car on peut faire un lien avec notre monde actuel. En effet, à certains endroits de la planète, de jeunes gens doivent encore se marier de force. Quand j’ai fait ce lien, j’ai réellement été troublé, car ces deux situations se ressemblent beaucoup. En présentant ce sujet, le roman nous fait  réfléchir indirectement sur un fait de l’actualité mondiale, c’est un premier point positif.

Ivy a une mission, nous le savons et donc entrons très rapidement dans l’expectative. Crescendo, on arrive au vif du sujet et là tout se complique. C’est le début d’une partie riche en sensations.

Ivy va être face à un dilemme, plusieurs facteurs vont envenimer l’affaire. Elle à un devoir a accomplir, mais elle n’est plus sûre d’être prête à le faire. Même quand l’ambiance s’adoucit, sa famille n’est jamais très loin pour remettre de l’huile sur le feu. Les événements vont progressivement s’accélérer et Ivy va se retrouver face au fait accompli.

Amy Engel à la main mise sur le lecteur, elle nous transporte là où elle le souhaite. C’est les montagnes russes, on passe successivement d’une émotion à une autre. Elle joue aussi sur le côté psychologique, par conséquent, c’est également très poignant. Je me suis mis à détester la famille d’Ivy comme j’en ai rarement eu l’occasion dans mes lectures.

Ivy et Bishop sont de très beaux personnages. J’ai adoré les deux, mais en particulier Ivy. C’est une héroïne avec un mental solide, elle ne se laisse pas faire et à de belles qualités morales. Elle me rappelle un peu Katniss de « Hunger Games » mais la différence majeure entre ces deux personnages, se situe dans le fait qu’Ivy soit bien plus calme et mystérieuse. Elle n’en fait pas beaucoup, mais arrive pourtant à nous accrocher.

La relation entre Bishop et Ivy est tout aussi belle. Elle est cependant très ambiguë, on arrive à comprendre mais ce n’est pas explicitement écrit. Leurs caractères conviennent à merveille pour ce genre de relation. On remarque leur attachement, mais c’est toujours dans un nuage de mystère et de sous-entendus. Ils ne font pas de manières, il n’y a pas de grandes scènes d’effusion…  Ça n’aurait pas pu mieux me convenir. L’éternel risque avec moi, c’est que je trouve certaines parties niaises, là ce n’est donc pas le cas. C’était très joli de les voir évoluer ensemble.

La fin de roman est un nouvel ascenseur émotionnel. Ivy va devoir prendre sa décision. Le rythme augmente davantage, c’est dix fois plus riche en émotions, en rebondissements. C’était palpitant, surprenant, ça devenait presque impossible de lâcher le livre. Moi, j’étais suspendu aux lignes et je crois même que j’ai lâché quelques cris de stupeur.

Les derniers événements sont assez tristes. Nous avons eu droit à de belles scènes pathétiques qui fendent le cœur.

Les toutes dernières lignes contrastent avec l’atmosphère plus légère du reste du roman. C’est un avant-goût du tome suivant qui nous fais comprendre que ce sera assez différent. Ça donne vraiment envie, je n’ai maintenant qu’une hâte voir comment va se terminer cette duologie.

En conclusion :

Ce premier de « The Book of Ivy » mérite amplement son succès. L’intrigue nous accroche, le contexte est « original » et intéressant. Ivy et Bishop sont attachants, il est plaisant de suivre l’évolution de leur relation. Amy Engel a créé un subtil mélange, elle place un cadre dystopique et y ajoute un aspect psychologique avec un soupçon de romance. L’histoire est ainsi équilibrée, rythmée et procure au lecteur de nombreuses sensations et émotions. C’est un roman captivant.

J’ai adoré ce livre, je n’en espérais pas autant. Je vous le conseille les yeux fermés, je ne sais pas encore ce que vaut la suite, mais selon moi ce tome-là vaut le détour.


Titre :  The book of Ivy

 Auteur : Amy Engel

Edition : Lumen

Parution : 5 mars 2015
Pages : 341
Prix : 15,00€