#Bleue – Florence Hinckel

Bonjour, je vous propose de découvrir aujourd’hui mon avis sur le roman « #Bleue » de Florence Hinckel.

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RÉSUMÉ :

Silas, un jeune adolescent, vit dans une société où l’on oblige à être heureux à tout prix. Pour arriver à cela, la Cellule d’Éradication de la Douleur Émotionnelle (CEDE) efface les souvenirs douloureux. Plus de douleurs, de dépressions, de tristesses, mais un point bleu sur le poignet, signe d’une souffrance évitée. Si les adultes peuvent encore choisir de ne pas passer par la CEDE (même si cela est très mal vu), les mineurs eux, n’ont pas ce choix-là. Le monde dans lequel vit Silas, repose aussi sur le Réseau, où les gens « veillent » les uns sur les autres et partagent chaque fait et gestes de leur vie. Silas, n’est pas un grand fan du Réseau, il préfère garder intimes les moments passés avec sa petite amie Astrid. Mais quand cette dernière se fera renverser par une voiture devant ses yeux, il sera emmené de force en CEDE. Pour l’oublier…

MON AVIS :

L’univers de science-fiction de ce roman m’a directement plu. La société décrite par l’auteur est à la fois futuriste et réaliste. En premier lieu, cette société nous paraît idyllique, les gens ne souffrent pas et sont heureux. Le récit va pourtant nous montrer tout le contraire.

Dès les premières pages, j’ai été embarqué, l’histoire commence vite et m’a de suite captivé. Ce récit est constitué de trois parties. La première partie est narrée par Silas, la troisième aussi et la deuxième partie  est narrée par Astrid. On fait donc d’abord la connaissance de Silas, qui est un personnage très attachant. Il a été pris en charge par la CEDE pour oublier la mort de sa petite copine Astrid. On lui a enlevé tous ses souvenirs d’elle, les bons moments passés… Mais il semblerait que la CEDE n’ait pas bien fonctionné, Silas revoit parfois des souvenirs d’Astrid et de son amour pour elle. Je me suis moins attaché au personnage d’Astrid, elle a un caractère bien trempé, l’inverse de Silas. Elle est téméraire, fragile, imprévisible, passionnée… C’est un sacré personnage, que j’ai cependant apprécié suivre tout au long du roman.

Le récit tourne autour d’un sujet principal : la CEDE. Une technologie qui enlève les douleurs des hommes pour les rendre plus heureux. Le long du récit, on voit les dangers de cette technologie qui déshumanise complètement. Utilisée sur Silas pour lui enlever le poids du deuil d’Astrid, elle lui enlève forcément avec le souvenir qu’il a de cette personne. Cette fille qu’il a tellement aimé ne signifie alors plus rien pour lui. Est-ce cela le bonheur? Faut-il être dénué de douleurs pour vivre heureux? Ce roman a cet aspect philosophique que j’aime beaucoup et qui rend la lecture enrichissante en plus d’être agréable.

L’histoire est bien structurée, bien rythmée, tout s’enchaîne avec fluidité. L’intrigue est prenante et le récit est parsemé d’imprévus qui ajoutent en sensations. Plus on avance dans la lecture et plus ça devient dynamique, poignant et même haletant. C’est à partir, de la fin de la première partie que les événements ont commencé à prendre cette nouvelle tournure que j’ai adoré. La lecture est plaisante, il y a ce qu’il faut d’action, on ne s’ennuie pas. Les enjeux ont été intelligemment choisis par l’auteur et elle a très bien su les manier tout au long du roman, c’est un pur régal.

Le déroulement de l’histoire n’a fait qu’accélérer depuis la moitié du roman. La fin est donc mouvementée et le dénouement est très appréciable. Rien d’exceptionnel, mais c’est une fin tout en justesse, qui passe parfaitement. C’est aussi une fin ouverte, qui pour moi introduisait un second tome et peut être même tout une série. Vous n’imaginez donc pas ma déception quand j’ai lu sur le site de l’auteur qu’il n’y aura pas de second tome. Rien que de l’écrire là, ça me fait encore mal. J’ai beaucoup aimé ce roman et je rêve d’une suite qui n’existera jamais. N’est-ce pas tragique?

EN CONCLUSION :

Un excellent roman. L’univers est intéressant, les personnages sont sympathiques. L’histoire est dynamique, poignante  et nous fait réfléchir sur l’idée du bonheur. C’est une lecture très agréable, qui nous emporte totalement du début à la fin. La trame du récit est très bonne, la fin aussi. En terminant ce livre, on a envie d’en lire plus, mais ce n’est pas possible malheureusement, il n’y a pas de second tome.

Je vous conseille totalement ce roman!


Titre : #Bleue

Édition :  Syros Jeunesse

Auteur : Florence Hinckel

Parution : 29 Janvier 2015
Pages : 272 pages
Prix : 15,95€

Quartier lointain, tome deux – Jirô Taniguchi

Bonjour. Bien que peu familier à l’univers des mangas, j’ai su apprécier « Quartier lointain, tome un, de Jirô Taniguchi« , qui fut pour moi une jolie découverte. J’ai lu le second et dernier tome de cette série et je suis maintenant prêt à vous en parler.

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RÉSUMÉ :

Hiroshi, un homme proche de la cinquantaine, a été replongé à l’époque où il n’avait que quatorze ans. Il ne sait pas par quel miracle cela a bien pu se produire et ne sait pas non plus comment sortir de là. Alors, tant qu’il y est, il profite de sa jeunesse retrouvée. Si pour l’instant tout va bien, Hiroshi sait que bientôt, la disparition de son père va semer le malheur dans sa famille. Il détient maintenant la chance unique d’essayer de comprendre pourquoi cette disparition va avoir lieu et comment l’éviter…

MON AVIS :

La réinsertion dans l’univers de ce manga ne s’est pas fait avec fluidité, pour ma part. On commence sur un passage concernant le passé des personnages. Avec les noms que j’ai oubliés et qui plus est, ne me sont pas usuels, c’est vrai je pataugeais un peu. Rien de grave en somme, puisque dès le second chapitre je retrouvais un peu plus mes marques.

Dans ce tome, Jirô Taniguchi aborde des sujets qu’il a choisi de façon plus profonde. Avec le contexte particulier du retour en arrière dans la vie d’Hiroshi,  cela donne naissance à quelque chose d’assez étonnant. Tout comme dans le tome précédent, nous suivons le quotidien d’Hiroshi, sauf que là deux thèmes ressortent particulièrement. Il y a tout d’abord celui de l’amour. Bien que notre personnage principal ait de nouveau quatorze en apparence, il garde sa maturité d’homme de quarante huit ans. De ce fait, tomber amoureux d’une jeune fille de quatorze alors qu’il en a réellement le double, c’est plutôt particulier. J’ai trouvé, que ça été bien abordé au cours du récit. On a quelque chose de beau, de touchant, mais en tant que lecteur on reste sur la réserve à cause de sentiments contradictoires. Cette petite intrigue a été joliment maniée, mais je juge le dénouement un peu trop brutal et simpliste finalement.

Pour ce qui est de l’intrigue principale de ce livre, je n’ai pas été déçu. Elle nous entraîne totalement et est vraiment captivante. Un évènement lié au père d’Hiroshi a bouleversé le cours de son enfance. Maintenant qu’il se retrouve à quelques mois de cet évènement marquant, Hiroshi n’a qu’un seul but : éviter que celui-ci arrive. Pour cela, il va devoir creuser dans le passé familial, enquêter, pour comprendre et empêcher le drame. Cette quête m’a captivé et touché. L’auteur nous tient en haleine tout du long et la lecture est prenante. L’ambiance générale est assez triste, mélancolique, poétique, l’ensemble est fin et de toute beauté. J’ai adoré suivre Hiroshi, qui est un personnage attachant et sincère.

La fin de ce livre renferme de magnifiques passages, avec de belles émotions. Hiroshi arrive au bout de sa quête, tout se dénoue et on comprend enfin. Je trouve le dénouement surprenant et réussi, je ne suis absolument pas déçu. À travers celui-ci, un superbe message est véhiculé, un message inspirant sur une chose à laquelle nous pouvons tous être confronté. L’auteur a parfaitement finalisé son deuxième tome, j’ai fermé ce manga avec un sentiment de satisfaction (que demander de plus!).

EN CONCLUSION :

Ce second et dernier tome m’a conquis. Avec le contexte du retour dans le temps, qui tel quel, est déjà particulier, le mangaka a choisi des sujets puissants. Le cocktail des deux marche agréablement bien. On est captivé du début à la fin, il y a de belles émotions, de beaux passages. J’apprécie l’ambiance du récit qui mélange joie, insouciance et mélancolie. C’est doux, poétique et agréable. Enfin, le dénouement fort en émotions et avec son joli message est pour moi satisfaisant et réussi.

Je vous conseille vivement la duologie « Quartier Lointain » qui vous fournira de bons moments de lecture.


Titre : Quartier Lointain, tome deux

Édition : Casterman

Auteur : Jirô Taniguchi

Parution : 4 Juin 2003
Pages : 208 pages
Prix : 14,50€

Mémoire à vif d’un poilu de 15 ans /Arthur Ténor

memoire a vif d'un poilu de 15 ansAujourd’hui, le 11 novembre 2014 nous commémorons l’armistice de la première guerre mondiale.

Le 11 novembre 1918, l’armistice fut signé dans un wagon à Rethondes.

Pour rester dans le thème du jour je vous présente un livre sur la première guerre mondiale. Si vous voulez rester dans le thème mais avec une BD, je vous propose celle ci : « L’ambulance 13 » .

Bon revenons à notre roman… Je l’ai beaucoup aimé! Dans ce roman, le protagoniste part sur le front avec l’idée de faire un reportage sur la guerre pour un journal dans lequel il travaille.

J’ai aimé le personnage de Maximilien, il est calme mais courageux et déterminé. Je trouve que le roman se lit très vite et très facilement. La lecture est agréable. On nous montre la cruauté et la violence de la guerre. En parallèle on nous montre aussi l’humanité qu’il y a entre les soldats. Et c’est que j’ai vraiment aimé, toutes les facettes de la guerre sont mises en évidence et non pas seulement la cruauté!

La fin est très jolie, elle m’a donné un pincement au cœur dans un premier temps et puis de l’espérance. C’est une fin en demie teinte comme j’aime, car tout n’est pas merveilleux mais pas horrible non plus.

En fait, dans ce roman on rentrouve du « bon » comme du « mauvais » et c’est bien dosé.

Sérieusement c’est un livre à lire! 😀