Le voleur de magie, tome 2 – Sarah Prineas

Bonjour, je vous retrouve aujourd’hui pour la chronique du roman « Le voleur de magie », tome deux, de Sarah Prineas. C’est une série que j’ai découvert sur le fil il y a quelques mois. Elle nous promet un univers semblable à celui de « Harry Potter » ce qui est plus ou moins vrai. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que j’y ai accroché, le premier tome m’a agréablement surpris et ce fut une belle découverte.

voleur-de-magie-tome-deux-prineas

Résumé :

Dans le tome précédent, Conny le garçon des rues devenu magicien à Wellmet, a réussi à vaincre ses ennemis et ainsi sauver la magie. Mais, de nouveaux problèmes apparaissent, mettant une fois de plus en grand danger la cité de Wellmet.  En même temps, Conny tente de communiquer avec la magie par le biais d’expériences explosives. En effet, il a perdu sa locus magicalus qui lui conférait ses pouvoirs, à la fin du tome précédent. Malgré les avertissements de son maître Nihil, qui est celui qui l’a sorti du Crépuscule et de sa situation de voleur, Conny s’entête et réalise un accident. Contraint de s’exiler, il va quand même répondre à l’appel de la magie et se livrer dans un nouveau combat contre les forces obscures…

Mon Avis :

Je suis rapidement rentré dans l’ambiance et ce notamment grâce au personnage principal. J’ai aimé retrouver Conny, un garçon intrépide, têtu mais également très gentil et attachant. J’ai tout autant apprécié l’univers que dans le premier tome, la magie à un interêt fondamental, vital et politique. La façon dont tout cela est traité est pour moi intéressante, la magie est plus qu’un outil utilisé pour embellir l’histoire, c’est le sujet principal et ce pourquoi Conny se bat.

J’ai trouvé l’intrigue pas mal, elle captive assez bien le lecteur, mais j’ai le sentiment qu’il manque un petit quelque chose. En étant liés à des événements marquants, les enjeux ont un poids certain et permettent de nous retenir au récit. Du début à la fin, je n’ai pas noté d’importants moments de flottement, l’action est omniprésente. On est constamment, ou presque, dans le mouvement. On voyage avec Conny dans ses aventures et c’est plaisant.

Sarah Prineas a parsemé son récit de diverses émotions. C’est parfois, triste, pathétique, inquiétant puis parfois plus joyeux et drôle. Elles ne sont pas exploitées pleinement mais très justement dosées par l’auteur. C’est tout à fait harmonieux et certains passages se démarquent par la pureté des émotions transmises. Il y a également dans ce roman, une bonne dose des mystères et de suspense. Malheureusement, malgré la présence de ces deux éléments, je trouve que la tension n’est pas assez forte et constante. Celle-ci ne grimpe pas de pair avec l’évolution du récit et j’ai à un moment même constaté une régression. Par exemple, lors d’un passage, certains éléments font diminuer notre inquiétude. L’opposant ne joue pas dès le départ le rôle qui lui est destiné, par conséquent, le côté piquant n’y est pas. Même si la tension remonte crescendo par la suite, ce n’est toujours pas très convaincant.

Les effets du manque de tension s’observent au niveau du rythme. Celui-ci est plutôt linéaire, il y a une répétition de passages lents puis de passages quelques peu plus mouvementés. Il n’y a pas tellement au cours de ce roman de pics où l’action est forte et importante, de façon à faire naître en nous de grandes sensations.

J’ai tout de même apprécié ma lecture, qui fut agréable. Le récit est juste mais peut-être un peu trop. Tous les éléments nécessaires au bon fonctionnement du récit sont au rendez-vous, ils sont bien dosés mais on ne sent pas de touches de folies et c’est ce qui est particulièrement dommage.

Le dénouement de ce deuxième tome est surprenant et m’a satisfait. Il est plus riche en sensations que le reste du récit, ce qui donc plaisant. L’action est de la partie et permet de rendre le dénouement plus accrochant. Les scènes y sont assez dramatiques et marquantes. Enfin, on referme ce livre sur une note contrastée qui éveille le désir de lire la suite.

En conclusion :

Avis assez mitigé sur le second tome d’un roman que je juge agréable mais pas pour autant transcendant. Le récit est bien, certes, mais ça ne va pas plus loin que ça. J’ai apprécié ce livre, aimé me plonger à nouveau dans son univers et retrouver ses personnages. Néanmoins, je ressens un peu de déception même si je savais pertinemment que ça n’allait pas être le coup de cœur du mois.

« Le voleur de magie » reste une belle découverte, si vous cherchez une lecture légère avec un univers magique vous pourriez être intéressé. Moi, si l’occasion se présente, je lis les tomes suivants sans problème.

 


Titre :  Le voleur de magie

 Auteur :  Sarah Prineas

Édition : Gallimard Jeunesse

 Parution :  9 Decembre 2010
Pages : 336
Prix : 7,30 €

Nous les menteurs – E. Lockhart

« Nous les menteurs » est un roman qui a reçu un accueil dithyrambique de la blogosphère. Il a été loué par la presse et par de grands auteurs tels que John Green ou Gayle Forman. Beaucoup de lecteurs l’ont adoré, ce livre a donc attisé ma curiosité et c’est pourquoi je me suis décidé à le lire moi aussi.

nous-les-menteurs-e-lockhart

Résumé :

La famille Sinclair se doit d’être belle et distinguée. Leurs membres ne doivent rien laisser paraître et adopter une allure parfaite. Tous les ans, Harris Sinclair et Tipper Taft invitent leurs filles et leurs enfants à passer les vacances d’été avec eux sur une île privée. Cadence, Johnny, Mirren, trois cousins, plus Gat, le neveu d’Ed qui est le nouveau mari de Carrie (une des filles Sinclair), vont se lier d’une forte amitié. Ce sont les Menteurs. Ils passent d’heureuses vacances ensemble chaque année. Mais à la suite de la mort de mamie Tipper et de l’accident qui a touché Cadence les choses vont changer. Cadence a subi un traumatisme crânien qui lui a fait perdre la mémoire, de plus elle a totalement perdu contact avec les Menteurs. Deux ans après l’accident elle décide de retourner sur l’île, pour éclaircir certaines choses et pour trouver les circonstances de son accident, dont elle ne se souvient plus et dont personne ne veut lui parler.

Mon Avis :

E. Lochart a une très belle plume. Elle narre l’histoire de Cadence d’une manière douce et émouvante.

J’ai apprécié Cadence. Elle est très touchante, sa vie n’a pas été des plus heureuses et l’est encore moins au moment de l’histoire. On la comprend entièrement dans sa démarche. Elle se retrouve bouleversée physiquement et mentalement mais n’en connaît pas la cause exacte. Personne ne veut lui donner d’informations pour ne pas avoir un effet néfaste dans sa guérison. On ressent sa frustration qui nous atteint également, par conséquent l’intrigue est tout de suite intéressante puisque l’on a aussi hâte de comprendre.

L’ambiance mystérieuse et plutôt triste nous absorbe, du début jusqu’à la fin. Au cours du récit, on suit les troubles familiaux, de la (pourtant si prestigieuse) famille Sinclair, on découvre la relation ambiguë qu’il y a entre Gat et Cadence et on suit également cette dernière dans ses recherches. L’auteur met en valeur plusieurs sujets, qui sont pour moi tous enrichissants. Ça nous permet de réfléchir et d’en sortir diverses morales. Par exemple, ce roman illustre le fait que derrière chaque famille, aussi riche ou prestigieuse soit-elle, il existe quand même des problèmes.

Bien sur, le thème principal reste la recherche des souvenirs de Cadence, tâche qui se révèle vraiment compliquée. Au fur et à mesure, de nouvelles informations vont faire augmenter le suspense. C’est en effet cette quête et ce suspense qui nous retient. Le rythme a beau être agréable, il évolue peu au cours du roman. On est absorbé par l’histoire, mais paradoxalement celle-ci n’est pas assez captivante.

Il manquait pour moi, du rebondissement, de l’action etc… Je ne demandais pas grand-chose, juste qu’il se passe quelque chose d’important, de concret pour nous faire vivre l’histoire davantage. Le long du roman, E.Locharkt exploite souvent les mêmes émotions et dans des degrés d’intensités semblables. Le ton choisi est absolument sympathique, j’aurais aimé qu’elle profite de cela pour jouer avec nos émotions et pour faire naitre plus de sensations. Je n’ai pas trouvé le rythme linéaire mais plutôt trop régulier.

Les pages avancent, le dénouement approche, on a alors droit à un changement considérable au niveau du récit. On va enfin connaître la vérité. Dès lors, c’est tout de suite plus captivant.

Le dénouement est surprenant et bouleversant. Certains indices étaient glissés dans l’histoire mais je n’ai rien vu venir. Premièrement j’étais totalement sous le choc, puis l’émotion a pris le dessus. En effet, la fin est tragique, triste et très touchante. C’est un véritable crève-cœur car on a l’impression de ressentir les mêmes choses que Cadence. C’est horriblement efficace. J’ai adoré la fin, elle est d’une qualité rédactionnelle et émotionnelle incroyable.

En conclusion :

Indéniablement, c’est un très bon roman, mais il est vrai que je suis quand même un peu déçu, par rapport à tout ce dont j’ai entendu parler. La plume de l’auteur est magnifique et nous embarque dans la touchante histoire de Cadence. L’ambiance douce et mystérieuse est maîtrisée par l’auteur du début jusqu’à la fin. Les sujets abordés sont intéressants et la lecture est fluide et agréable. En revanche, un manque de rythme, d’actions et de rebondissements rend la lecture peu captivante et pas très sensationnelle.

C’est en effet la fin du roman qui en fait tout son charme et sa beauté. Celle-ci très bouleversante, nous marque, de manière à ce que l’on garde de l’histoire entière un souvenir très positif.

 Du fait que ce ne soit que la fin qui m’ait procuré quelque chose, ce n’est pour moi ni roman inoubliable ni un coup de cœur. Mais malgré cela, ce livre vaut le détour.

 


Titre :     Nous les menteurs

 Auteur : E.Lockhart

Édition :Gallimard Jeunesse

 Parution : 4 Mai 2015
Pages : 288
Prix : 14.50€

L’héritière – Melinda Salisbury

« L’héritière » fait parti de ces livres qui me tentent depuis longtemps. Donc dès que j’en ai eu l’occasion, se fut pour moi un plaisir de me lancer dans cette lecture. Avant toute chose, il faut dire que j’ai été ébloui par la couverture. Je la trouve divinement belle! Et vous, qu’en pensez-vous?

lheritiere-melinda-salisbury

Résumé :

Twylla une demoiselle, est « Daunen incarnée » au royaume de Lormere. Selon son statut, elle serait l’incarnation de la fille des Dieux. Elle vit depuis ses treize ans au château, parmi la famille royale, qui seule est immunisée contre le pouvoir de la jeune femme. En effet, nul ne peut toucher Twylla sans perdre la vie. Ainsi, la reine a fait d’elle le bourreau, au cours d’une cérémonie mensuelle, elle pose sa main sur les traîtres pour leur retirer la vie. Ce rôle-là, elle s’en serait bien passée. Elle est fiancée au prince qu’elle voit pourtant peu, vit isolée et son destin est régenté. Mais le petit monde maussade de Twylla va évoluer avec l’arrivée d’un nouveau garde personnel : Lief…

Mon Avis :

Dès les premières pages, j’ai été captivé. L’univers me plaisait et m’a littéralement absorbé. L’histoire se déroule dans un royaume imaginaire à l’aspect médiéval.

On fait très vite la rencontre de Twylla, personnage principal que j’ai apprécié dès le premier abord. C’est une jeune fille douce, gentille et influençable. Son histoire est émouvante et crée directement chez le lecteur de l’attendrissement. Son rôle de bourreau est à l’encontre de sa personnalité, elle souffre de ça, de son isolement et de sa solitude. On la prend donc en pitié et on s’attache très vite à elle. Elle a laissé sa famille et sa mère « Mangeuse de péchés » lorsqu’elle qu’elle fut emmenée au château pour devenir « Daunen incarnée ». Elle ne les voit plus et sa sœur lui manque terriblement.

Ainsi, le cadre initial me plaisant, la lecture fut tout de suite agréable. Nous suivons le quotidien de Twylla partagé entre les prières, les chants et les cérémonies. On observe la vie du château, ses problèmes et on découvre progressivement la personnalité orgueilleuse et manipulatrice de la reine. Cette dernière, qui par son caractère a l’ascendant sur le roi, est complètement détestable. Paradoxalement, c’est tout de même un personnage que j’apprécie dans la mesure où elle apporte quelque chose d’intéressant à l’histoire.

Tel quel, il faut reconnaître que le récit manque de piment! L’arrivée du jeune Lief, nouveau garde de Twylla, va remédier à cela. À partir de ce moment, le récit dérive doucement vers de la romance, il y a également plus de rythme et d’action. Crescendo, mystère et suspense vont aussi augmenter. Tous ces éléments réunis vont rendre le récit doublement plus accrochant.

Dans l’ensemble, j’ai aimé la relation entre Twylla et Lief. C’est au départ très mignon, tout en légèreté et surtout contenu à cause de principes moraux et puis simplement du fait du danger que représente Twylla. Pendant longtemps, le cadre général de l’histoire avait plus de poids que la romance. Par conséquent, l’équilibre est gardé et l’ensemble est sympathique.

L’histoire va ensuite prendre un premier tournant décisif à la suite de lourdes révélations. Celles-ci bouleversent tout ce qui a été construit auparavant, autant chez Twylla que chez le lecteur. C’est un retournement de situation conséquent qui va faire naître de nouvelles sensations et amplifier le rythme. À partir de là, les enjeux changent et nous entrons plus dans le vif du sujet. C’est une partie passionnante.

D’autres évènements et informations vont encore vont faire monter la tension. Il y en a dans tous les sens, mais c’est maîtrisé par l’auteur. La condensation de l’action a donc ici un effet bénéfique car elle rend le récit plus prenant. Petit à petit, le piège se referme sur notre héroïne et elle va être face à un dilemme cornélien.

Avec tout ça, les émotions de Twylla n’ont pas eu de répit. Dans la posture où elle se trouve, elle est très mal, cela se ressent au niveau du ton qui devient alors plus pathétique.

Il va ensuite arriver une partie où la romance prend clairement le dessus. Dès lors, je n’ai plus ressenti aucune finesse. Les scènes, les paroles étaient exagérées à mon goût et les déclarations nombreuses et enflammées. La situation aussi tragique soit-elle, n’excuse pas pour moi entièrement, cette effusion de passion. À la longue, ça devient un peu ridicule parce qu’il y en a de trop. Je n’ai donc pas apprécié ce passage, ce qui est vraiment dommage, car la romance est tout de même le sujet principal du livre.

À la fin, une nouvelle grande révélation va être à l’origine d’un retournement de situation qui va précipiter la chute. C’est completement mélodramatique, mais j’ai aimé. On reste ébahi par ce que l’on apprend et les actions continuent de s’enchaîner. De plus, Twylla arrive au fait accompli et doit faire un choix. Elle est dans une position très complexe, très prenante pour le lecteur car on se met à place et on visualise ce qu’elle peut ressentir. Le dénouement est satisfaisant et la dernière scène, mystérieuse, donne envie de connaître la suite.

En conclusion :

Dans son ensemble, « L’héritière » est pour moi un bon roman, que je conseille totalement. L’univers ainsi que le personnage de Twylla sont intéressants. L’auteur arrive à nous captiver dès le départ et nous retient grâce à de nombreux retournements de situations, tous surprenants. Le rythme y est et on ne s’ennuie pas.

Du moins, je devrai plutôt dire que l’on peut ne pas s’ennuyer la majorité du temps. En effet, dans un passage, la romance prend le dessus et perd sa finesse. Les scènes ont alors un aspect niais et exagéré. C’est selon moi un grand point négatif car la romance constitue le bloc central de l’histoire.

Heureusement, le reste du roman m’a totalement conquis et les points positifs camouflent assez bien les quelques bémols. Ainsi, j’ai envie de découvrir les tomes suivants d’autant plus que les dernières lignes m’ont intrigué et que je ne sais pas où l’auteur veut aller.


Titre :  L’héritière

 Auteur : Melinda Salisbury

Edition : Gallimard Jeunesse

 Parution : 17 Avril 2015
Pages : 336
Prix : 16,90€

 

Quelques minutes après minuit/ Patrick Ness

quelques minutes après minuitRésumé :

Depuis que sa mère est malade, Conor ne cesse de faire des cauchemars. Il y en a surtout un en particulier qui le terrifie a tel point qu’il ne veut en parler à personne. C’est un secret, mais… il sera contraint à devoir dire la vérité. Le monstre l’y obligera…

Pour ce roman, Patrick Ness a repris une idée originale d’un récit de Siobhan Dowd qu’elle n’a pas pu achever pour cause de maladie.

Au premier abord, ce roman m’avait intrigué. Par la couverture, le titre et les illustrations. Le résumé du livre (ce n’est pas celui du dessus) me faisait penser que ça allait faire peur. D’ailleurs, le titre aussi…et la couverture aussi. J’ai donc débuté ce roman en ayant dans l’optique que ça allait faire peur.

C’est un roman qui me laisse perplexe. Je l’ai aimé mais sans plus.

Ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. Déjà, ça ne faisait pas foncièrement peur. J’ai apprécié le début du roman. C’était surprenant et très intéressant. Je me suis vite attaché au personnage de Conor.

Mais vers le 4ème ou 5ème chapitre j’ai commencé à ne plus trop aimer. J’ai trouvé que ça devenait malsain. Conor fut accablé de malheur. Tout au long du roman, il est touché psychologiquement. J’ai trouvé ça très dur. Ca me faisait vraiment mal au cœur pour lui. Je l’ai trouvé très courageux. Et je trouve que ce qui lui arrivait n’était pas juste. Certains diront  » Mais la vie, est-elle juste? ». Non, la vie n’est pas toujours juste, sauf dans ce roman le contexte n’est pas seulement réaliste. Il est aussi fantastique. Et c’est justement ce côté fantastique (le monstre) qui est générateur de problème pour Conor. Il vit dans un monde réel où il lui arrive des choses irréelles qui semblent réelles… Les cauchemars deviennent réalité. C’est un vrai casse tête pour lui.

J’aurai surement trouvé le roman moins injuste si le contexte était seulement réaliste.

Je trouve quand même intéressant le mélange entre réalisme et fantastique. C’est intelligent de la part de l’auteur, c’est très fin. Je salue ce travail là. Par contre j’ai trouvé que parfois, même nous, on ne voit plus la séparation entre réel et irréelle. Ca devient compliqué, ce qui mène à se perdre completement. Je vous avoue que je l’ai été. Quelques petites fois très furtivement mais surtout lors d’une scène où je n’ai quasiment rien compris.

Pour moi, un des plus grands points positifs de ce livre a été la fin. Elle est dure mais elle dégage de beaux et très forts sentiments. La vérité sort enfin. C’est un beau dénouement. Toujours dans la réflexion. Les choses ne sont pas dites explicitement. Comme tout au long du roman il y a ce mélange entre réalisme et fantastique que j’ai trouvé ici bien dosé.

Il faut aussi que j’aborde un dernier point important : les illustrations. Tout au long de ce livre on retrouve des illustrations de Jim Kay. Au début j’étais un peu embêté d’être gêné dans ma lecture par les illustrations. Je n’ai plus trop l’habitude. Mais au fur et à mesure la gêne s’est estompée et j’ai profité des illustrations. Elles sont magnifiques, toutes en noir et blanc pour rester dans l’univers de l’histoire. J’ai vraiment apprécié le travail de nuances. Les traits sont fins et les dessins détaillés. Donc j’adore et c’est pour moi un gros point positif de ce livre.

Pour conclure, mon avis reste assez mitigé. L’histoire et l’ambiance sont tristes. Je me sentais mal pour Conor, il me faisait pitié.  Mais malgré tout, j’ai apprécié le travail de l’auteur. Il écrit intelligemment. Il est plutôt bon je trouve. Enfin, j’ai aussi aimé les illustrations et les personnages, surtout Conor.

Je ne conseille pas ce livre aux personnes sensibles parce que l’histoire est vraiment très triste et injuste, je trouve. Moi je n’ai pas pleuré mais je sais que certaines personnes seraient susceptibles de le faire. Je le conseille tout de même à ceux à qui le côté triste ne dérange pas, car malgré tout l’histoire est bien écrite, fluide et agréable à lire.