Le journal d’un vampire en pyjama – Mathias Malzieu

Bonjour tout le monde! On se retrouve aujourd’hui pour ma chronique du roman « Journal d’un vampire en pyjama » de Mathias Malzieu.

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Résumé :

« Journal d’un vampire en pyjama » c’est l’histoire de Mathias Malzieu, il raconte une étape de sa vie. Atteint d’une maladie rare, il devient un vampire en pyjama. Pendant cette période difficile, l’écriture de ce roman a été pour lui un moyen de tenir le coup, de survivre. Au fil des pages de ce roman, on découvre donc l’aventure qui a marqué cet auteur à tout jamais.

« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue » – Mathias Malzieu

Mon Avis :

En commençant ce roman, je ne savais rien sur celui et rien sur l’auteur, qui m’était inconnu. Le titre m’avait intrigué, je m’attendais à une fiction assez humoristique. Je me suis tout à fait trompé. En le découvrant à la lecture des premières pages, j’ai été davantage intriqué par ce qu’allait être finalement ce roman et surtout je voulais comprendre la signification du titre. Ce roman n’est donc pas une fiction, mais plutôt une autobiographie, puisque l’auteur raconte un passage de sa vie qui l’a bouleversé.

S’il y a bien une chose qu’il faut faire ressortir de ce roman, c’est bien son écriture. Il y a vraiment quelque chose d’unique dans celle-ci, je l’ai littéralement adoré du début à la fin. C’est une écriture toute en poésie, l’auteur manie le langage avec intelligence et fait ressortir la beauté de la langue française. Mais, ce n’est pas le genre de poésie à la recherche de beauté suprême, où tout serait doux, où chaque mot serait parfaitement délicat et précautionneusement posé. Non, c’est une poésie que je qualifierais de « vraie » ou de « sincère », dans la mesure où c’est une poésie qui parle d’elle-même et qui selon moi peut toucher un grand nombre d’entre nous. Il n’y a pas de métaphores très compliquées, dont on ne saisirait pas le sens directement. On est plus dans une sorte de simplicité et ça reste très beau.

L’écriture de l’auteur est également marquée par un humour léger et très sympathique. C’est justement dosé et ça apporte des petites touches de couleurs tout à fait appréciables, dans l’ambiance de ce roman qui n’est pas des plus gaies. Dans la façon d’appréhender certaines choses, dans sa philosophie et dans les images ou références qu’il utilise, Mathias Malzieu apporte une touche de « magie enfantine » dans son écriture. C’est un peu déroutant parfois, mais ça atténue le côté dramatique de l’action et c’est touchant. L’auteur en lui-même est donc une personne touchante, c’est un peu un homme-enfant. Sa personnalité transparaît à travers ce roman, à tel point qu’on a l’impression de le connaître à  la fin du roman. Je ne connaissais pas Mathias Malzieu et ce roman m’a permis de faire une très très belle découverte!

Dans « Journal d’un vampire en pyjama » il est question de combat contre la maladie. L’auteur, a contracté une maladie rare et grave, qui aurait pu le tuer. On le suit durant tout son cheminement, on apprend comment cela a affecté sa vie, comment il se sentait etc… Le sujet est dur, mais j’ai apprécié suivre cette aventure, qui permet de voir la vie autrement et qui transmet de nombreux messages. On vit l’histoire de l’intérieur et on a l’impression d’être l’oreille attentive dont l’auteur avait besoin durant tout son périple. Ce périple est avant tout un périple médical, Mathias Malzieu passait de nombreux moments à l’hôpital. On apprend beaucoup sur la maladie rare dont il a été touché et sur le fonctionnement de certains organes. Le corps médical est mis en valeur dans ce roman et c’est quelque chose que j’ai apprécié. L’auteur, en plus de cela met davantage en lumière les infirmières, ou « nymphirmières » comme il les appelle. Les médecins font indéniablement un travail immense, les infirmières aussi, mais également elles apportent cette touche d’humanité supplémentaire et un peu de lumière dans le quotidien des personnes hospitalisées, ou non d’ailleurs.

La fin du roman n’a rien d’exceptionnellement en soi, c’est dans la juste continuité du récit. C’est une belle fin, positive, qui permet de fermer ce livre sur d’agréables notes.

En conclusion :

Un très bon livre! Mathias Malzieu nous raconte son combat contre la maladie de manière tout à fait touchante. Son écriture tout en poésie est magnifique, avec un humour délicat et une touche un peu enfantine, qui égayent le tout. Le combat que l’auteur a mené contre la maladie et qu’il raconte dans ce livre, nous fait ressentir des émotions fortes et profondes. Ce livre délivre de très beaux messages, notamment un message d’espoir et de persévérance. On ressort de cette lecture grandi. Enfin, ce livre permet de découvrir ou d’apprendre davantage sur la personne qu’est Mathias Malzieu. J’ai pour ma part adoré sa personnalité, sa philosophie et je sais que je lirai d’autres de ses livres.

J’ai beaucoup aimé ce livre, que je vous conseille vivement!


Titre : Journal d’un vampire en pyjama
Auteur  : Mathias Malzieu
Edition : Albin Michel
Parution : 27 janvier 2016
Pages : 240 pages
Prix : 18.00€

Quartier lointain, tome deux – Jirô Taniguchi

Bonjour. Bien que peu familier à l’univers des mangas, j’ai su apprécier « Quartier lointain, tome un, de Jirô Taniguchi« , qui fut pour moi une jolie découverte. J’ai lu le second et dernier tome de cette série et je suis maintenant prêt à vous en parler.

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RÉSUMÉ :

Hiroshi, un homme proche de la cinquantaine, a été replongé à l’époque où il n’avait que quatorze ans. Il ne sait pas par quel miracle cela a bien pu se produire et ne sait pas non plus comment sortir de là. Alors, tant qu’il y est, il profite de sa jeunesse retrouvée. Si pour l’instant tout va bien, Hiroshi sait que bientôt, la disparition de son père va semer le malheur dans sa famille. Il détient maintenant la chance unique d’essayer de comprendre pourquoi cette disparition va avoir lieu et comment l’éviter…

MON AVIS :

La réinsertion dans l’univers de ce manga ne s’est pas fait avec fluidité, pour ma part. On commence sur un passage concernant le passé des personnages. Avec les noms que j’ai oubliés et qui plus est, ne me sont pas usuels, c’est vrai je pataugeais un peu. Rien de grave en somme, puisque dès le second chapitre je retrouvais un peu plus mes marques.

Dans ce tome, Jirô Taniguchi aborde des sujets qu’il a choisi de façon plus profonde. Avec le contexte particulier du retour en arrière dans la vie d’Hiroshi,  cela donne naissance à quelque chose d’assez étonnant. Tout comme dans le tome précédent, nous suivons le quotidien d’Hiroshi, sauf que là deux thèmes ressortent particulièrement. Il y a tout d’abord celui de l’amour. Bien que notre personnage principal ait de nouveau quatorze en apparence, il garde sa maturité d’homme de quarante huit ans. De ce fait, tomber amoureux d’une jeune fille de quatorze alors qu’il en a réellement le double, c’est plutôt particulier. J’ai trouvé, que ça été bien abordé au cours du récit. On a quelque chose de beau, de touchant, mais en tant que lecteur on reste sur la réserve à cause de sentiments contradictoires. Cette petite intrigue a été joliment maniée, mais je juge le dénouement un peu trop brutal et simpliste finalement.

Pour ce qui est de l’intrigue principale de ce livre, je n’ai pas été déçu. Elle nous entraîne totalement et est vraiment captivante. Un évènement lié au père d’Hiroshi a bouleversé le cours de son enfance. Maintenant qu’il se retrouve à quelques mois de cet évènement marquant, Hiroshi n’a qu’un seul but : éviter que celui-ci arrive. Pour cela, il va devoir creuser dans le passé familial, enquêter, pour comprendre et empêcher le drame. Cette quête m’a captivé et touché. L’auteur nous tient en haleine tout du long et la lecture est prenante. L’ambiance générale est assez triste, mélancolique, poétique, l’ensemble est fin et de toute beauté. J’ai adoré suivre Hiroshi, qui est un personnage attachant et sincère.

La fin de ce livre renferme de magnifiques passages, avec de belles émotions. Hiroshi arrive au bout de sa quête, tout se dénoue et on comprend enfin. Je trouve le dénouement surprenant et réussi, je ne suis absolument pas déçu. À travers celui-ci, un superbe message est véhiculé, un message inspirant sur une chose à laquelle nous pouvons tous être confronté. L’auteur a parfaitement finalisé son deuxième tome, j’ai fermé ce manga avec un sentiment de satisfaction (que demander de plus!).

EN CONCLUSION :

Ce second et dernier tome m’a conquis. Avec le contexte du retour dans le temps, qui tel quel, est déjà particulier, le mangaka a choisi des sujets puissants. Le cocktail des deux marche agréablement bien. On est captivé du début à la fin, il y a de belles émotions, de beaux passages. J’apprécie l’ambiance du récit qui mélange joie, insouciance et mélancolie. C’est doux, poétique et agréable. Enfin, le dénouement fort en émotions et avec son joli message est pour moi satisfaisant et réussi.

Je vous conseille vivement la duologie « Quartier Lointain » qui vous fournira de bons moments de lecture.


Titre : Quartier Lointain, tome deux

Édition : Casterman

Auteur : Jirô Taniguchi

Parution : 4 Juin 2003
Pages : 208 pages
Prix : 14,50€

Boule à zéro tome 2_Le gang des crocodiles

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4ème de couverture :

Bonjour, je m’appelle Zita, mais ici, à l’hôpital La Gaufre, tout le monde m’appelle « Boule à zéro ». Je souffre d’une leucémie. Ma seule consolation d’être à l’hosto, c’est Mama Kigali. Mama Kigali est conteuse professionnelle. Les histoires, elle les raconte comme personne ! Aujourd’hui, elle nous a conté une vieille légende africaine selon laquelle la personne malade qui arriverait à toucher la queue d’un crocodile serait guérie instantanément. Vous allez sans doute me dire que je ferais mieux de ne pas croire à cette histoire de crocodile à la queue miraculeuse. Pourquoi pas, après tout ? J’ai bien cru à tous ces traitements que les docteurs m’ont infligés pendant des années. Et regardez où j’en suis !

 

J’ai beaucoup apprécié cette BD, autant que le précédent tome. Je retrouvé la tendresse et le super humour de Zita. Elle est si attachante cette fille. Pour moi, c’est comme une allégorie car elle représente l’espérance. Malgré sa maladie, et tous ses problèmes elle ne se morfond pas et elle est enjouée.

Au niveau de l’histoire rien de surprenant ou de très aventureux bien sûr. Quoique je vais me contredire en disant que finalement « si » il y a de l’aventure ,par rapport au contexte et au lieu où se passe l’histoire. Il y avait aussi du suspens, j’ai eu peur pour les personnages.

 C’est la simplicité, ainsi que le message qu’elle délivre qui fait de cette BD un de mes coups de cœur. « Les choses les plus simples sont souvent les meilleures ». Je suis vraiment surpris par le scénariste, je trouve son scénario magnifique. Comment il a réussi à apporter du suspens et de l’aventure dans une BD qui a pour lieu principal un hôpital !?!

Je pense que cette BD est un très bon cadeau pour les enfants à partir de 10 ans. Je vous le recommande sincèrement !!!