Les derniers jours de Pompei – Edward Bulwer-Lytton

Hello! Je vous retrouve aujourd’hui pour ma chronique du roman « Les derniers jours de Pompei » d’Edward Bulwer-Lytton, aux éditions Livre de Poche Jeunesse. Après avoir fini ma lecture, j’en ai parlé avec d’autres personnes qui ont lu ce même livre et ont été déçus. Aussi, en le commandant sur Amazon, j’ai lu de nombreux commentaires négatifs. Mais alors, où est-ce que je me positionne moi dans tout cela? Eh bien, je vous laisse le découvrir tout de suite…

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Résumé :

En 79 après Jésus-Christ, Pompei est une petite ville romaine du sud de l’Italie, près de la ville de Naples. Le 24 Août 79 après J.C. elle vit sans le savoir ses derniers jours. Pourtant, la vie de cette cité florissante ne laisse pas prévoir le désastre à venir. Á quelques centaines de mètres de là, un volcan : le Vésuve, est en train de se réveiller. Ce roman d’Edward Bulwer-Lytton, retrace les derniers jours de cette ville historique de Pompei, qui a été détruite par l’éruption du Vésuve.

Mon Avis :

J’ai lu l’édition roman de Poche Jeunesse, qu’il existe de ce roman. C’est une édition particulière, dans laquelle on ne retrouve pas le texte original dans son intégralité. Ce n’est ni une adaptation, ni un résumé. On retrouve dans cette édition une version abrégée du texte original, et je cite « Les coupures y sont effectuées de manière à laisser intacts le ton et le style de l’auteur ». Malheureusement, je ne pourrai pas donner mon opinion sur ces derniers points puisque je n’ai pas lu le texte original. Toutefois, même si l’on ressent que le récit a été abrégé, très distinctement, je n’ai pas trouvé que cela a été un problème. Cela permet de rendre le roman accessible dès onze ans, et permet aussi de découvrir cette histoire d’une manière assez globale, tout à fait appréciable finalement.

« Les derniers jours de Pompei » est un roman historique écrit par Edward Bulwer-Lytton en 1834, c’est une fiction construite sur des faits historiques. Et justement, cette part d’Histoire et de civilisation que nous offre ce livre est quelque chose que j’apprécie. On découvre un moment important de l’histoire antique, mais c’est principalement l’apport qu’il y a au niveau de la civilisation qui ma plu. On découvre la ville de Pompei, les modes de vie de ses habitants, les coutumes de la ville, sa mixité… On est réellement imprégné par cette ambiance antique, que personnellement j’aime beaucoup. Ce voyage que m’a permis ce roman a été tout à fait plaisant et surtout enrichissant. Il y a néanmoins des limites. Déjà, c’est une fiction, certains éléments ne sont pas des faits historiques vérifiés et ne servent qu’au récit. Aussi, là où il faut le plus faire attention à mon avis, c’est au niveau de la religion. Il y avait à l’époque de Pompei des croyances païennes et une minorité de chrétiens. L’auteur s’attache à donner une image positive et belle de la religion chrétienne, alors que c’est une vision médiocre des croyances  païennes, qui nous est donnée. On peut légitimement se demander pourquoi, l’auteur ne montre pas aussi la beauté qu’il existe dans les croyances païennes et ici plus précisément dans le culte d’Isis.

Puisque le texte a été abrégé, il est par conséquent très simple à lire. Ainsi, ce livre peut se lire dès onze, mais cette simplicité ne m’a pas gêné. La construction du récit fonctionne et nous tient tout au long de la lecture. Le récit est construit de manière assez classique, mais cela est fait intelligemment et avec dextérité. Je n’ai à aucun moment pu imaginer ce qui allait se passer par la suite. Petit à petit, des éléments, des intrigues, viennent garnir le bouquet global et notre intérêt grandit crescendo. Aussi, ce récit est construit autour de l’éruption du volcan, chaque stade notable du réveil du volcan donne lieu à un important moment d’action. Mais encore, ce réveil progressif du Vésuve va de pair avec la tension grandissante dans le récit. J’ai été captivé par l’ambiance, et la tension qui augmentait n’a fait que multiplier mon intérêt pour l’histoire.

Dans ce roman, on suit de front plusieurs intrigues, qui sont surtout des intrigues amoureuses. Moi, qui ne suis vraiment pas fan des intrigues amoureuses,  j’ai été étonné de voir que ça ne m’a aucunement gêné. Je les ai même beaucoup apprécié. Ces intrigues pourtant nombreuses, sont bien menées tout au long du roman. Elles sont toutes intéressantes et importantes pour le récit. Le côté « amour » n’est pas si imposant et c’est que j’ai apprécié. Je pense que le fait que le récit ait été abrégé a permis d’éviter de longues scènes d’amour, que je n’aurai pas aimé. De plus, j’ai trouvé que l’auteur a été très fort, car il ne perd pas le lecteur au milieu de toutes ses intrigues. La situation est complexe, mais finalement simple à comprendre et c’est cela que j’ai adoré. On a des personnages amoureux, mais ceux dont ils sont amoureux, sont amoureux d’un ou d’une autre, et puis certains ne s’aiment pas du coup blabla… Bref, vous voyez le tableau. Partir de ce genre d’emmêlement de relations, et faire quelque chose de cohérent, je trouve que peu y réussissent complètement. Pour moi, ici l’auteur a relevé le challenge haut la main.

En plus des intrigues qui s’allient harmonieusement ensemble et qui donnent un corps solide au récit, il y a également les personnages qui consolident l’ensemble. Peu importe si on les aime ou pas, il faut reconnaître que ce sont des personnages qui par leur caractère apportent beaucoup au bon fonctionnement du récit. Ce sont des personnages passionnés et passionnants à suivre. Ils ne font pas les choses à moitié et c’est ce qui fait que ce roman est si riche et dynamique. On s’attache facilement à certains personnages et notre cœur est au cours de ce roman, de nombreuses fois tiraillé entre des sentiments incompatibles.

Le dénouement  de ce roman est plutôt grandiose, tout explose, littéralement. Il y a de beaux moments d’action et la vérité est enfin révélée au grand jour. C’est une fin très mouvementée, bien pensée et avec quelques surprises. C’est une jolie fin, avec un évènement réellement émouvant et puis on finit l’histoire sur une belle morale. .

En conclusion :

J’ai beaucoup aimé ma lecture et le fait d’avoir lu une édition dans laquelle le texte est raccourci, ne m’a pas gêné plus que cela. Cette édition rend l’histoire simple et abordable dès onze ans. Mais pour moi, c’est un roman qui de la sorte est appréciable à n’importe qu’elle âge. L’action est plus concentrée, donc on va à l’essentiel. Le contexte dans lequel se déroule l’histoire nous permet de découvrir la civilisation romaine, au travers de la cité de Pompei. Le récit est bien construit, les intrigues sont nombreuses, intéressantes et surtout bien accordées entre elles. La trame est ainsi vraiment bonne, la lecture agréable et captivante. Enfin, les personnages font une grande part de la réussite de ce roman. Ils sont très caractériels, on s’y attache et on prend plaisir à les suivre.


Titre : Les derniers jours de Pompei.

Auteur  : Edward Bulwer-Lytton

Edition : Livre de Poche Jeunesse

Parution : 17 Septembre 2014
Pages : 256 pages
Prix : 4,95€

Moi, Malala – Malala Yousafzaï

Autant vous dire que cela faisait vraiment longtemps que je voulais lire ce livre. Comme la majorité d’entre vous, j’ai entendu parler de Malala, de son parcours, de ses combats et forcément ce livre allait me permettre d’en apprendre davantage. Aujourd’hui, je chronique donc « Moi Malala », un roman autobiographique signé Malala Yousafzaï.

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RÉSUMÉ :

Malala et sa famille, vivent dans la paisible vallée du Swat au Pakistan. Malala est une fille studieuse qui a toujours aimé l’école. Petit à petit, les talibans prennent le contrôle du Swat, la vie de Malala prend alors un nouveau tournant. Les fanatiques donnent une position supérieure aux hommes, dictent des règles strictes auxquelles les populations doivent se soumettre et bannissent l’école, surtout pour les filles. La jeune Malala, avec l’appui de ses parents ne va pas se laisser faire, elle va lutter contre l’extrémisme religieux et s’engage en faveur de l’éducation.

MON AVIS :

Publier une autobiographie à seulement seize ans, ça peut sembler ridicule, mais au vu de tout ce que Malala a vécu en si peu de temps, c’est ici légitime. Malala, commence son récit en nous parlant de la période avant l’arrivée des talibans. Elle nous parle de son pays, de sa famille, des coutumes, de la politique… Cette lecture m’a directement intéressé car j’ai appris beaucoup sur un pays que je ne connais que très peu. C’est très enrichissant et ça aide à comprendre la suite du récit et certains enjeux actuels.

Lorsque l’on rentre dans la deuxième partie du récit où les talibans commencent à arriver dans le Swat, le ton se fait légèrement plus polémique. La narratrice évoque des sujets sensibles qui portent à débat. Ce que j’ai réellement apprécié, c’est que Malala ne tombe jamais dans un registre trop politique. Elle décrit simplement les changements causés dans sa vie, les causes, les effets et ses sentiments par rapport tout cela. On observe pas à pas la montée de l’extrémisme religieux, d’un point de vue intérieur et fidèle, ce qui rend la lecture très instructive et poignante.

Les maîtres mots de ce récit sont : « éducation » et « scolarisation ». Dès son jeune âge, Malala a compris la nécessité de l’instruction. Au Pakistan, énormément de petits pakistanais ne vont pas à l’école. Sans instruction, on ne peut pas se forger un regard objectif sur ce qu’on nous dit ou ce que l’on voit. Ainsi, les talibans jouent sur cela pour embrigader les populations. Ce roman, c’est une grosse claque, qui nous rappelle à quel point nous sommes chanceux dans les pays occidentaux d’avoir accès au savoir et aussi à quel point c’est essentiel. Malala, épaulé par son père va lutter en faveur de l’éducation dans son pays, surtout au niveau de la scolarisation des filles.

Malala est un personnage incroyable, elle est d’une maturité et d’un courage inouï. Elle a surpassé les diktats, la peur et la pression des fanatiques pour mener son combat. Elle a une force de caractère et une si forte ambition que petit à petit, elle a réussi à faire entendre sa voix, son engagement. Petite fille de la vallée du Swat , elle s’est fait connaître dans son pays et dans le monde entier. C’est devenu une figure de l’engagement pour l’accès au savoir et de la lutte contre les talibans. Forcément, cela n’a pas plu à ces derniers.

En Octobre 2012 son courage a failli lui coûter la vie.

La fin du récit de Malala, est extrêmement poignante, triste et émouvante, incroyable aussi. C’est la partie qui m’a le plus touché et je m’en souviendrai longtemps.

PS : Dans l’édition que j’ai, il y a un petit dossier photos. Je trouve que c’est fort sympathique, même s’il y a une ou deux images assez dures à regarder.

EN CONCLUSION :

Coup de cœur pour ce roman autobiographique de Malala. Le récit est intéressant, bouleversant, inspirant et très enrichissant. Malala est un personnage extraordinaire, elle a beaucoup de courage et de mérite. Très jeune, elle s’est engagée pour l’accès à l’éducation pour tous et à opposer une résistance aux talibans, qui vivaient à seulement quelques kilomètres de chez elle. Je trouve cela incroyable, félicitations Malala.

Si vous lisez ces mots et que vous n’avez pas lu « Moi, Malala », je vous assomme de le faire, c’est un très beau livre.


Titre : Moi, Malala

Édition : Le Livre de Poche

Auteur : Malala Yousafzaï

Parution : 1 Novembre 2012 (
Pages : 424 pages
Prix : 7,10€

Geek Girl / Holly Smale

 geek girlRésumé : 

Harriet est une lycéenne de quinze ans. Elle n’est pas très appréciée par sa classe car elle est considérée comme une « geek ». Et eux, ils n’aiment pas trop ce type de personnes. En effet, elle s’intéresse aux sciences, elle est studieuse, elle aime s’instruire. Elle est un peu « différente » du reste de sa classe. 

Elle a cependant une amie, Nat, qui est pourtant son opposé total. Nat, n’est pas une geek, c’est une passionnée de mode qui rêve de devenir mannequin.

Un jour, un événement inattendu va bouleverser Harriet ainsi que tout son petit monde…

J’ai adoré ce roman, c’est un grand coup de cœur.

Déjà, j’ai beaucoup aimé le contexte. On suit la vie d’une adolescente « banale »  mais c’est très agréable et bien fait. On rentre rapidement et simplement dans l’univers de cette adolescente.

J’ai aussi apprécié les personnages. Ils ont chacun une personnalité bien prononcée. Chacun apporte sa touche à l’histoire et ça donne du peps.

Cependant, j’ai surtout aimé le personnage principal : Harriet. C’est une geek, elle représente donc un peu toutes les personnes qui ont de bonnes notes, sont fortes en cours, aiment comprendre les choses etc… C’est un personnage réaliste, on peut s’identifier à elle.

Grâce à ce roman, on se rend compte aussi à quel point ceux qui travaillent beaucoup, les « intellos »,  peuvent être écartés d’un groupe quel qu’il soit. Harriet montre que parfois, justement, on a envie de montrer une autre image de soi que ce que les gens pensent connaitre. C’est notamment pour tous ces points que j’ai autant aimé ce livre, c’est réaliste et sincère.

L’histoire est assez simple, il n’y a pas plein d’actions extraordinaires. Mais comme je le disais précédemment on ne s’ennuie pas. L’histoire d’Harriet nous intrigue et nous captive. On s’accroche très vite à elle et à l’histoire. Outre le fait que l’on suive la vie d’une adolescente dite « geek » avec tous ses problèmes d’adolescente il est surtout question d’une recherche d’identité. Tout ça avec un ton humouristique tout à fait sympathique.

Une grande partie de l’histoire se passe dans le monde de l’industrie de la mode. C’est vraiment enrichissant car on en apprend beaucoup sur cet univers là. Ce qui est bien, c’est qu’on peut plus ou moins se fier à ce qui nous est dit car l’auteur a elle même vécue l’expérience du mannequinat.

Pour finir, j’ai bien aimé la fin. C’est un peu simpliste, tout est bien qui fini bien. Mais, c’était quand même une fin belle et touchante. J’ai donc fermé ce livre sur des notes positives.

En conclusion, c’est un bon roman. C’est simple et rapide à lire mais néanmoins très captivant, intéressant et enrichissant. Le contexte est bien choisi et fidèle à la réalité.

Je recommande ce livre particulièrement aux adolescents, filles comme garçons. C’est sûr que ça plaira plus aux filles mais à aucun moment on ressent une volonté de dédier ce livre aux filles. C’est ouvert à tous.

Freaks Squeele/ Florent Madoux’s

freak squeleBon, je vais surement avoir du mal a vous donner mon avis car je ne sais pas si j’ai aimé ou pas cette BD.

C’est une BD de style « Fantasy », et ce n’est vraiment pas mon style préféré. J’ai voulu lire cette BD car je l’ai trouvé originale. Quand je l’ai feuilleté j’ai remarqué que la majeure partie du livre est en noir et blanc, du coup ça m’a fait pensé aux mangas, et il y a une petite partie en couleur.

Je n’aime pas, mais je n’aime vraiment pas lorsque les images sont en noirs en blanc car je suis déstabilisé j’ai trop l’habitude des couleurs. Etonnamment bien que je n’aime pas les images en noir en blanc j’ai trouvé que c’est légèrement mieux passé grâce a la courte partie en couleurs. La transition noir/blanc à couleurs et couleurs à noir/blanc s’est passé avec fluidité. Je ne remarquais pas que je passais de sans couleurs à couleurs et inversement. Si bien qu’à la fin du livre je me suis demandé si je suis bien passé par la partie colorée!

Je trouve que les illustrations sont très belles et très détaillés. J’étais impressionné!

Je n’ai pas trop aimé le scénario, mais c’est vraiment par goût personnel. Je le trouve bien mais je n’ai pas accroché, ça manquais sûrement d’un peu plus de suspens pour moi. En fermant le livre j’ai eu l’impression qu’il ne s’était quasiment rien passé alors que le livre est plutôt gros. De plus, ce style de BD ne me plaît pas beaucoup…

Mais objectivement, c’est une très bonne BD dans son ensemble, je vous invite donc à la lire et à me donner votre avis. 😉

 

Update du 02/04/17 :

Dans le cadre du CODE LEA 2017 je vais donner à cette BD une note.

Voici le système de notation :

-1 étoile (nul)

-2 étoiles (pourquoi pas?)

-3 étoiles (intéressant)

-4 étoiles (très bien)

-5 étoiles (excellent !)

Voici ma note pour cette BD :

*** Trois étoiles (intéressant).