Génération K – Marine Carteron

Bonjour, je vous retrouve aujourd’hui pour ma chronique du roman « Génération K » de Marine Carteron.

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RÉSUMÉ :

Kassandre, Georges et Mina, sont trois jeunes que tout oppose. Pourtant, leurs destins sont étroitement liés. Ils portent chacun un ADN mutant, faisant d’eux des êtres aux pouvoirs redoutables. Leur ADN attise de nombreuses convoitises, ils vont devoir slalomer entre les pièges, traqués, ils vont aussi devoir se sauver. Mais, ils ne sont pas seuls… Le Maître revient… Ils sont la génération K et ce livre raconte leur histoire.

MON AVIS :

Ce roman, a immédiatement suscité mon interêt. Déjà, on commence la lecture sur un prologue, plein de mystère. L’intrigue se met en place dès le début et pour le coup j’ai directement été intrigué. Je sentais, que ça partait très bien. Ainsi, j’ai démarré ma lecture de manière positive. J’ai trouvé l’univers de ce roman assez intéressant, mais pas forcément des plus originals, vu que le thème de l’ADN mutant est assez utilisé et connu. L’ambiance de ce roman m’a par contre un peu dérangé. Je trouve que c’est une ambiance bien agencée, mais moi elle ne m’a pas plu. C’est une ambiance sombre, froide, angoissante et mystérieuse. Ce genre d’ambiance peut parfois me plaire, malheureusement là ça n’a pas été le cas.

Chaque chapitre est narré par un des trois personnages : Kassandre, Georges ou Mina. Ils vont chacun prendre des chemins différents, et j’ai apprécié les suivre dans leurs différentes péripéties. Ces trois personnages, sont bien pensés, ils sont complémentaires, mais les caractères ne sont pas assez développés selon moi. Les trois protagonistes peuvent avoir quelques aspects un peu clichés, et leurs caractères ne sont pas assez marqués pour que je m’y attache. Aussi, ce sont des personnages mystérieux et intrigants, je n’ai pas appris assez sur eux, dans ce premier tome, pour m’y attacher.

Le récit est dynamique, plein d’actions et de rebondissements. Il y a un rythme sympathique, on ne s’ennuie pas, ce sont donc de bons points. Mais, malgré mon enthousiasme du début, je suis allé de déconvenues en déconvenues. Je n’ai pas réussi à entrer dans le récit, je n’ai pas du tout été captivé. Ce sentiment de distance que j’ai eu vis-à-vis du récit, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas ressenti. Pourtant, à chaque fois que je lisais ce roman c’était pendant une durée plus importante que ma moyenne habituelle. Ce n’est donc même pas la faut d’une lecture trop saccadée.

Si je n’ai pas réussi à être entièrement entraîné par ce roman, je pense que c’est d’une part à cause des personnages. Je m’y suis vraiment peu attaché, même s’ils m’ont globalement plu. De ce fait, n’étant pas captivé ces derniers, j’ai eu du mal à l’être par ce qu’ils vivaient. Aussi, je pense surtout que le problème vient de la narration. J’aime les romans, où plusieurs personnages sont narrateurs, mais là je pense qu’il y avait certaines failles, ce n’était pas totalement solide. Par exemple, il a manqué pour moi de fluidité par moments. Aussi, je n’ai pas réussi à entrer dans le récit, car il n’y avait pas assez de descriptions. Je ne suis pas grand fan de description pourtant, c’est rare que j’en demande! Surtout que c’est un roman fantastique, il y a eu par exemple des créatures que je n’ai pas réussi à bien me représenter.

La fin de ce roman est tout à fait satisfaisante. On a vécu et appris de nombreuses choses au cours de ce premier tome, et on finit encore sur des passages mouvementés. Il se passe beaucoup de choses, des choses importantes, ça crée une certaine excitation et envie de lire le tome suivant. Malheureusement, il y a eu pour moi, là aussi un certain manque de maîtrise. Ça partait un peu dans un fouillis, que je n’ai pas trouvé plaisant.

EN CONCLUSION :

J’ai globalement aimé ce roman, mais je suis quand même déçu. C’est un livre, qui dès ses premières pages est plein de promesses et de bonnes idées. L’univers est chouette, l’ambiance sombre est bien créée, l’intrigue est également intéressante, tout comme l’histoire en elle-même d’ailleurs. Je n’ai cependant pas réussi à entrer véritablement dans ce récit, à cause de petits éléments qui cumulés ont eu un poids négatif. Les personnages ne sont pas assez caractériels, ça manque de descriptions pour bien se représenter ce que l’on lit. Parfois la narration n’est pas aussi très stable, je trouve. Tout cela est vraiment dommage car dans l’ensemble c’est un bon roman, intriguant, mystérieux, avec de l’action et des rebondissements bien placés.

Je ne suis pas assez convaincu,  je ne vais donc pas courir acheter le second tome (qui sort le 1 Mars 2017). Mais, bien sûr, si l’occasion se présente je le lirai car j’ai foi en ce que je puisse l’aimer intégralement, pour le coup.

Je ne peux pas vous conseiller ce roman de manière générale. Mais si vous aimez vraiment les romans fantastiques, où il est question de créatures, de pouvoirs et de traques, ce roman peut sûrement vous plaire!


Titre : Génération K

Édition : Rouergue

Auteur : Marine Carteron

Parution : 14 Septembre 2016
Pages : 304 pages
Prix : 14.00€

Les Dolce – Frédéric Petitjean

Bonjour, je vous retrouve pour ma chronique du tome un de « Les Dolce » de Frédéric Petitjean.

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Résumé :

Les Dolce, forment la dernière famille de magiciens encore existante sur Terre. Leur lignée a été traquée en permanence pendant des siècles, ils en sont les cinq derniers représentants. Ils mènent une vie discrète au sein des humains, pour ne pas se faire remarquer et se protéger. La discrétion qu’ils doivent observer les oblige à constamment déménager. Cela ne facilite donc pas les amitiés et attachements qu’ils peuvent avoir avec les humains. Pour l’heure, les Dolce vivent à Brooklyn où grand-père, parents et enfants se sentent bien. Mais voilà que leurs ennemis les repèrent. Pour survivre, les derniers magiciens doivent fuir…

Mon Avis :

Les Dolce sont les cinq derniers magiciens en vie, ils vivent discrètement parmi les humains. Au cours d’une cérémonie, que la cadette Leamedia va devoir passer durant ce roman, ils obtiennent leurs pouvoirs. Les magiciens peuvent lire dans les pensées ou gérer leur flux sanguin entre autres, aussi ils vieillissent bien moins vite qu’un humain lambda. L’ensemble de l’univers magique ne ressemble à rien d’autre, notamment pas « Harry Potter », ce qui est un bon point. C’est assez original, il y a de bonnes idées mais je n’ai pas été entièrement convaincu. D’une part, c’est un univers que je trouve peu exaltant, pas très profond. D’autre part, je trouve qu’il est assez mal composé, du coup parfois les choses ne sont pas très claires et donc légèrement compliquées.

J’ai décidé de commencer ce roman dans de la découverte totale, sans lire le résumé. Pendant longtemps, je ne voyais vraiment pas où le récit allait, je nageais en eaux troubles. On débute en faisant la connaissance de la famille et parallèlement des mystères naissent très vite. Malheureusement,  je trouve que l’auteur s’étale pas mal, et certains passages n’ont à mon sens pas grand intérêt. Pendant pratiquement la moitié du roman, les mystères s’installent mais l’intrigue ne prend pas vraiment place. Longtemps, on a surtout les questionnements et les craintes que l’on ne comprend pas encore, mais pas de véritables buts et enjeux. Ainsi, la lecture fût à mon goût assez terne finalement.

Arrivé à la moitié du roman, ça devient un peu plus intéressant car les différents éléments deviennent plus concrets. De plus, on prend progressivement connaissance des dangers menaçants les Dolce. La narration se focalise sur les Dolce bien sûr, mais aussi sur leurs ennemis ainsi que sur Philippe Delondres et sa fille adoptive Virginie. Philippe Delondres est un ancien ami du père de famille Dolce et il connaît leur secret. La famille de magiciens l’ignore mais Philippe Delondres se donne corps et âme pour comprendre se qui se trame et les protéger. Ce sont vraiment Philippe et sa fille que j’ai le plus aimé suivre. Ils ont de belles personnalités, sont attachants mais surtout il donne de l’impulsion au récit. Tout ce qui a eu rapport à ces deux personnages a été intéressant, captivant et bien ficelé.

Je ne peux pas en dire autant pour ce qui en est des Dolce. Ils ne sont pas très impliqués dans la situation, assez en retrait comparativement à Phillippe alors que c’est pourtant eux qui sont au cœur de tout ça. Ils devaient à mon sens prendre davantage de place et faire vivre l’histoire plus que ce qu’ils l’ont fait. Je les ai trouvés plus spectateurs qu’acteurs. La chose qui va surtout les mettre en avant c’est leur fuite, qui est mouvementée et intéressante. Mais encore là, en fuyant, ils se mettent en marge de l’action et c’est dommage à mon avis. Les membres de cette famille atypique m’ont cependant tous plu, j’ai pris plaisir à les suivre. N’étant pas assez mis en avant ils ne sont pas rendus inoubliables, même si je m’y suis attaché.

En avançant dans le récit, j’ai commencé à me lasser par moments. L’histoire à beau être entraînante, je ne l’ai trouvé réellement captivante que par intermittence. Il n’y avait toujours pas de vraies mises en danger, de confrontations ou de grands rebondissements. Bon, il y a quand même un fort rebondissement, riche en émotions du coté de Philippe et sa fille, sinon après c’était plus ou moins infime et pas aussi fort. Les éléments s’emboîtent, mais la situation générale reste passive, à trop attendre en perd patience. En plus de ça, certains passages sont longs et m’ont ennuyé.

Enfin, arrive un moment où la situation prend toute son ampleur. La fuite des Dolce devient plus palpitante, du côté de Philippe et sa fille c’est captivant, les menaces sont plus terrifiantes et le danger s’approche. Doucement, on arrive au dénouement de ce premier tome et là l’action démarre. Le rythme s’accélère, l’atmosphère est sous pression et notre intérêt décuplé. Les changements de point de vue du narrateur sont plus fréquents et l’effet est intéressant. C’est un dénouement de qualité avec de fins retournements de situations, de jolis rebondissements et des révélations. Les dernières scènes sont bien réussies et on a le droit à quelques belles émotions. Un peu déçu quand même, car arrivé au sommet de la dernière grande scène, la situation se délie avec simplicité, ce qui est plutôt frustrant. Pour finir, les dernières lignes n’ont pas su me donner envie de lire le tome suivant.

 

En conclusion :

Je suis globalement déçu de cette lecture. L’univers magique est original, mais n’a pas su faire naître chez moi un grand intérêt. Les personnages principaux sont plaisants à suivre mais leurs personnalités ne sont pas assez mises en avant malgré leur potentiel. J’ai adoré Philippe Delondres et sa fille, des personnages « secondaires » mais qui apportent beaucoup à l’histoire et qui sont attachants. Pendant la moitié du roman, on navigue principalement entre mystères et questionnements, l’intrigue ne s’impose pas. Par la suite, les choses deviennent plus concrètes et intéressantes, il y a du mouvement, mais les événements reste majoritairement passifs. La fin du roman est cependant très satisfaisante. Il y a enfin de l’action, des confrontations et c’est dynamique. C’est un dénouement finement réalisé et plein de rebondissements. On finit cependant ce livre sur quelque chose de finalement simple et qui ne m’a pas donné envie de lire la suite.

Je lirai le tome suivant en espérant une bonne surprise, rien n’est perdu. En tout cas ce premier tome, tel quel je ne le conseille pas.

NosAmisLesMotsbanniere


Titre : Les Dolce, la route des magiciens

Édition : Don Quichotte

Auteur : Frédéric PetitJean

Parution : 3 Novembre 2011
Pages : 535 pages
Prix : 19,90€