Call me by your name – André Aciman

Salut! Alors aujourd’hui c’est avec un immense plaisir et beaucoup d’excitation que je reviens pour vous parler du roman « Call me by your name » d’André Aciman. Il est sorti depuis 2007, mais a été mis en avant dernièrement grace à l’adaptation cinématographique du roman, qui sort en France le 28 Février 2018. Sans ce film je n’aurais peut-être jamais connu ce livre. C’est là que l’on voit clairement un des aspects positifs des adaptations cinématographiques! Bref, je ne parle pas plus et je vous invite à découvrir mon avis complet!

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Résumé :

 Elio raconte l’été qui l’a marqué à vie, alors qu’il avait dix-sept ans, à la fin des années quatre-vingt. Comme tous les étés, Elio et ses parents reçoivent dans leur maison de vacances sur la côte italienne, un jeune universitaire pour aider le père d’Elio, professeur de littérature, dans son travail. Le charme et l’intelligence d’Oliver, la muvi star comme le qualifie la mère d’Elio, n’échappe à personne. Sous le soleil d’Italie, entre promenades, piscine, parties de tennis, Elio va être de plus en plus attiré par le jeune homme…

« Call me by your name » c’est l’histoire d’une romance d’à peine six semaines, six semaines à peine qui marqueront Elio et Oliver pour toute leur vie.

Mon Avis :

J’ai lu ce livre en VO anglais, c’est la raison pour laquelle le titre est en anglais. Le titre de la version française est « Appelle-moi par ton nom ». D’ailleurs, je vous ferai surement bientôt un article sur mon expérience jusqu’à maintenant avec la VO en anglais.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je rappelle que j’ai lu ce roman à la suite du film, ce que je ne fais généralement pas. Je suis un pro du « livre avant le film » et je ne lis jamais un livre dont j’ai vu le film avant. C’est la première fois que je déroge à cette règle, car le film m’a énormément donné envie de lire le livre. Mais ça c’est une autre histoire, je vous ferai peut-être un article sur le film.

Dès que l’on commence ce roman, on rentre dans une ambiance enivrante. C’est une ambiance douce, chaleureuse et calme, qui détend. Tout au long du roman, j’avais l’impression d’être moi aussi en été en Italie avec eux, de sentir le soleil briller, détendu en train d’écouter les bruits environnant. C’est une ambiance extrêmement réconfortante, j’ai adoré avoir ce goût de vacances d’été en plein hiver.

Elio, le personnage principal de ce roman raconte son histoire au passé, lorsqu’il avait dix-sept ans. Il raconte donc des souvenirs, mais il les rend très vivant de telle sorte qu’on peut parfois oublier que ce qui nous est raconté ne sont que des faits passés. Elio est un personnage que je juge inoubliable. Sa personnalité est magnifique, il est tellement sincère dans sa façon d’être. Il nous raconte absolument tout, ses sensations, ses états d’âme, ses douleurs. Tout cela est raconté avec une grande poésie. André Aciman a une plume divine, mais surtout il y a beaucoup d’intelligence dans son style d’écriture. Aussi, il parsème le récit de nombreuses références en tous genres, surtout littéraires et j’apprécie cela.

Je pense sincèrement qu’il me faudrait un article entier pour vous dire à quel point j’aime Elio. Sa sincérité m’a profondément touché, m’a chamboulé même, de nombreuses fois. Je me suis senti très proche de lui, déjà parce que dans sa façon de narrer il est très proche du lecteur. Mais aussi parce que je me suis à certains moments identifiés à ce qu’il ressentait. Je pense que dans une certaine mesure, tout le monde peut dans ce roman trouver quelque chose qui va faire écho avec un passé, un présent, avec des émotions et je trouve cela extraordinaire.

Le narrateur nous emporte totalement dans son récit qui pourtant dans sa construction n’a rien d’attrayant, au contraire. C’est un récit linéaire, l’inverse total des romans très structuré, avec un rythme soutenu, calculé etc… D’habitude je fuis ce genre de récit pour la simple et bonne raison que je m’ennuie. Ici, on suit le cours de l’été d’Elio, les choses vont à leur rythme, c’est-à-dire ici assez lentement, calmement, vraiment dans l’idée de ce qu’on s’imagine de vacances d’été tranquilles. Si je ne me suis pas ennuyé, c’est parce que l’histoire que l’on suit est elle seule très forte. Et c’est pourquoi dans l’éventualité où vous passiez à côté de l’histoire, de toutes les émotions etc, je pense sincèrement que avez de grandes chances de vous ennuyer et probablement même d’arrêter votre lecture!

Ce que « Call me by your name » a à nous offrir, c’est une histoire d’amour, profondément humaine et brute. Pour moi, l’histoire d’Elio et d’Oliver est bien plus qu’une romance, c’est une histoire d’Amour avec un grand A. C’est une histoire d’amour assez complexe entre un adolescent de dix-sept ans et un jeune homme de vingt quatre ans. Tout est parfait dans ce livre, il n’y a rien de problématique, malgré l’écart d’âge, qui je sais peut faire parler certains. Aussi, c’est une relation homosexuelle, mais l’auteur n’en fait pas plus cas, c’est une relation amoureuse avant tout. C’est une histoire passionnée, l’histoire d’un désir entre deux hommes. On suit le premier amour d’un adolescent, sa découverte du désir, de la sexualité. Je n’ai jamais lu une histoire d’amour aussi intense et vraie. Ce roman, vous chamboule totalement, il vous bouleverse, sans que vous ne puissiez rien faire. Je n’ai jamais pleuré en lisant un livre, mais ce livre méritait toutes mes larmes, en tout cas il m’a donné envie de pleurer à plusieurs reprises. Définitivement c’est une histoire qui m’a touché au plus profond de moi-même. Je ne compte pas le nombre de fois où je m’arrêtais parce que je me prenais des claques par la beauté et la profondeur de ce que je venais de lire!

J’ai pris un plaisir immense à lire ce livre, je le relirai encore et encore. Ça faisait très longtemps que je n’avais pas autant aimé un livre! Elio et Oliver sont des personnages plus qu’attachants, je ne sais pas comment je pourrais les oublier, je ne pense pas que ça soit possible. J’ai lu de nombreux livres, certains que j’ai bien aimé, d’autres moins, d’autres que j’ai adorés. Mais rares sont les coups de cœur de ce genre, rares sont les romans et les personnages qui vous marquent à ce point.

La fin, ayant regardé le film, je pensais la connaître, mais je me suis trompé! Ce n’est pas la même fin que dans le film et ça, je ne m’y attendais absolument pas. C’est une fin extrêmement émouvante, qui m’a déchiré. Mon cœur n’était pas prêt à cette intensité en émotions qui est juste phénoménale! Tout était parfait jusqu’à la dernière ligne. L’auteur joue avec nos émotions tout au long du roman, mais avec cette dernière ligne, en fermant le livre juste après, il ne veut clairement pas nous laisser tranquille! Franchement, c’est une fin digne d’un tel roman!

En conclusion :

J’ai adoré « Call me by your name », qui a été un immense coup de cœur! Selon moi tout est parfait dans ce roman. Le rythme est assez lent, la construction du récit est linéaire, n’a rien d’extraordinaire en soi, mais permet de donner toute la lumière à l’histoire. Une histoire d’Amour comme on en voit peut souvent. Une histoire belle, touchante, profondément humaine et sincère. « Call me by your name » est un tourbillon d’émotions. L’ambiance est également très agréable. Les personnages sont très attachants et marquants, surtout Elio à mon avis, JE L’ADORE! Ce roman est sublime, divin, excellent selon moi! C’est une lecture bouleversante et inoubliable.

Est-ce que je vous conseille ce roman??? OUI, OUI, OUI!!! Si ce livre vous tente, je ne peux que vous dire de foncer! Si vous le lisez ou si vous l’avez lu, n’hésitez pas à me laisser un commentaire ici, ou bien m’envoyer un message sur les réseaux sociaux (Instagram, Twitter et Facebook) à @nosamislesmots. J’ai vraiment envie de connaître vos impressions aussi!


Titre : Call me by your name (vf : Appelle-moi par ton nom)
Auteur : André Aciman
Edition : Atlantic books (vf : Grasset)
Parution : 21 Septembre 2017 (vf : 7 Février 2018)
Pages : 248 pages (vf : 336 pages)
Prix : 10.20€ (vf : 20.90€)

Moi, Simon 16 ans, homo sapiens – Becky Albertalli

Bonjour! On se retrouve aujourd’hui pour ma première chronique de l’année 2018, sur le roman « Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens ». C’est un roman sur lequel j’avais lu pas mal d’avis positif et que j’avais très envie de découvrir. Donc, quand j’ai aperçu la couverture rouge de ce livre en me promenant à Gilbert Jeune, ni une ni deux, je l’ai attrapé et direction la caisse. Pour vous dire à quel point j’étais pressé de le lire, dès que je suis rentré chez moi, je me suis installé sur un fauteuil et j’ai commencé ma lecture!

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Résumé :

Simon Spier, 16 ans (au début de l’histoire), vit dans une petite ville en banlieue d’Atlanta. Il a trois meilleurs amis qu’il adore, deux soeurs et un chien, il fait du théâtre. C’est un grand fan d’Harry Potter et il a une passion profonde pour les délicieux biscuits que sont les Oreo. Aussi, Simon est amoureux, raide dingue d’un certain Blue, qu’il a rencontré sur le compte Tumblr de son lycée. Simon, sous le pseudonyme « Jacques » et Blue, communiquent tous les jours virtuellement. Ils se racontent tout, en faisant attention à ne pas se donner trop d’informations sur leur véritable identité. Seul Blue sait que Simon est homosexuel. Simon et Blue sont dans le même lycée, ils se croisent peut-être tous les jours sans le savoir…

Mon Avis :

Il y a une certaine douceur et quelque chose de réconfortant qui émanent de ce livre et plus précisément de son écriture. C’est une écriture très simple, sans faire pour autant trop enfantine. Le style est léger, doux, fluide et correctement maitrisé, ce roman est donc très agréable à lire.

Le personnage de Simon m’a plu dès les premières pages. On peut s’identifier à lui facilement car sa personnalité fait très « vraie », Simon pourrait être une personne que l’on pourrait croiser tous les jours dans la rue. Pour ses mêmes raisons, on s’attache très vite à lui. Simon est sincère, sarcastique par moments, touchant. On a un rapport privilégié avec lui, il se confie à nous tout au long du roman. C’est un personnage qui apparaît comme banal pour dire vrai, mais il a ce petit quelque chose qui le rend unique et intéressant. J’ai adoré Simon. J’ai grandement apprécié le fait que sa sexualité ne soit pas utilisée comme la chose la plus importante. Que le simple fait qu’il soit gay, devienne le seul moyen de nous attendrir, de nous toucher. Sans condamner les livres qui utilisent la sexualité à ses fins, là je trouve que du coup ça dédramatise l’homosexualité, ça la normalise et ça fait du bien. Aussi, Simon et même Blue ne sont pas, je trouve, d’énièmes clichés de ce que l’on montre souvent des gays et ça aussi c’est un bon point!

J’ai apprécié le fait que l’homosexualité soit dédramatisée dans ce roman, mais je trouve qu’il y a peut-être un certain manque d’équilibre. Il n’y a rien de vraiment dramatique dans ce roman, ça fait peut-être plaisir, mais ce roman selon moi, peut peut-être flouter une face plus sombre de l’homosexualité et donner presque (j’insiste sur le presque) l’impression qu’au niveau de l’homosexualité tout est acquis aujourd’hui, alors qu’on sait bien que non. On a d’une part des romans, qui ne montrent presque que l’homophobie. Là on a un roman tout mignon, qui ne montre pas vraiment les problèmes liés à l’homosexualité de façon percutante, on ne retient que du positif. Est-ce bien ou non? À chacun de se faire son avis.

Tout au long du récit, on suit l’évolution de la relation entre Simon et Blue qui s’écrivent par mail et en même temps on suit Simon dans sa vie au lycée etc… L’ensemble est très juste, les liens qui se font entre mails et réalité rendent ces deux éléments constitutifs du récit encore plus intéressants au fur et à mesure de notre lecture. La relation entre Simon et Blue est mignonne et touchante, mais son évolution est compliquée. Très vite, on se met nous lecteurs aussi à mener l’enquête. On veut savoir qui est Blue. Le récit est construit intelligemment, il m’a captivé entièrement. Je n’arrivais pas à quitter ce livre, j’avais toujours besoin de tourner la page, pour découvrir ce qui allait se passer. J’ai passé d’excellents moments avec ce livre, j’ai ressenti de nombreuses émotions. Je pense qu’il faut vraiment le lire pour comprendre à quel point ce roman vous attrape et ne vous lâche pas.

Toutes les bonnes choses ont une fin et je dirais que pour « Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens », la fin n’a pas été une bonne chose, malheureusement. Plus la fin du roman approchait, plus l’excitation montait car le dénouement arrivait. J’attendais beaucoup de ce dénouement, et je dois dire que le passage du dénouement était beau, imprévu et vraiment mignon. Personnellement, je ne m’y attendais pas et ce qui est bien c’est que ce dénouement apporte une autre dimension à cette histoire. Cependant, les quelques pages qui suivent ce dénouement m’ont littéralement déçu. Tout de suite, j’ai trouvé que ça devenait niais, je ne me retrouvais plus dedans. Tout était trop beau, trop parfait, il n’y avait plus d’équilibre selon moi et j’ai trouvé que ça devenait un peu ridicule. Ça m’attriste beaucoup car j’ai adoré ce roman, mais la fin m’a déçu profondément et j’ai terminé sur un mauvais ressenti, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout!

En conclusion :

« Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens » est un coup de cœur! J’ai adoré ce roman. C’est frais, doux, mignon, léger. On prend un plaisir fou à suivre Simon, qui est un personnage attachant. On est très vite captivé par le récit. Bien que simple, le récit est bien mené et sait faire grandir notre intérêt au fil des pages. Ce roman se lit tout seul, il nous fait sourire, il nous crée un pincement au cœur parfois, il nous transporte littéralement à travers bon nombre d’émotions. Malheureusement, le dénouement passé, ma lecture n’a été que déception, le côté trop niais, m’a déplu. Heureusement je dirais, le dénouement arrive tard donc il ne reste que quelques pages après avant de terminer le livre.

Je conseille totalement ce roman, malgré ma déception pour la fin. Ce livre est, je trouve, géniale, il faut le lire!

Aussi, « Love Simon », une adaptation du roman devrait sortir au cinéma en Mars 2018, j’ai extrêmement HAAAAAATE!

Je vous laisse avec le trailer officiel!


Titre : Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens
Auteur : Becky Albertalli
Edition : Le livre de poche jeunesse
Parution : 12 Avril 2017
Pages : 352 pages
Prix : 6.90€ (poche)

U4 Koridwen – Yves Grevet

Salut, aujourd’hui je vous propose ma chronique du roman « U4 Koridwen » d’Yves Grevet. Ce roman s’inscrit dans la série « U4 », dont j’ai aimé le concept avant même d’avoir lu un seul livre. Quatre auteurs français : Yves Grevet, Vincent Villeminot, Carole Trébor et Florence Hinckel se sont lancés dans un projet ambitieux. Ils ont eu pour but de raconter chacun une même histoire au travers d’un personnage différent. Il y a donc quatre romans avec une narration à la première personne. Je n’imagine même pas tout le travail mis en œuvre rien que pour faire coïncider les différents récits. Aussi, on peut lire chaque livre de la série dans l’ordre souhaité et ça c’est vraiment génial!

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RÉSUMÉ :

Un virus nommé U4 décime la population européenne. Koridwen est la dernière survivante d’un hameau de Bretagne, d’où elle est originaire. Elle a perdu sa famille, tout le monde autour d’elle est mort. Avant de mourir, sa grand-mère lui a confié une enveloppe à ouvrir de jour de ses quinze ans. Kori est bouleversée par le contenu de la lettre de sa grand-mère. De plus, cette mystérieuse lettre fait étrangement écho au dernier message qu’elle a reçu sur le jeu en ligne Warriors Of Time, dans lequel elle fait partie du groupe des Experts. Poussée par son instinct, elle décide de se rendre avec son cousin à Paris, pour assister au rendez-vous annoncé par le message qu’elle a reçu, qui réunira les Experts du jeu.

MON AVIS :

J’ai de suite été transporté dans l’univers du roman, assez sombre et à l’aspect  mi-post-apocalyptique, mi-dystopique. Dès la prise en compte du contenu de la lettre de la grand-mère de Koridwen, il y a aussi un côté magique qui va être apporté à ce roman qui a un aspect tout à fait réaliste.On rentre aussi directement dans le récit, car tout commence plutôt vite. L’intrigue se met rapidement en place, ainsi j’ai été captivé très vite.

Le but de Koridwen est simple, mais le moyen de l’atteindre (en toute pièce) l’est beaucoup moins. On suit donc au cours du récit toutes les péripéties de Koridwen et il faut dire qu’il y en a pas mal! Le récit est construit autour d’une comptine bretonne qui existe pour de vrai et je trouve cela très original et audacieux. En plus, c’est très bien fait car tout ce qui va arriver colle parfaitement au récit. D’ailleurs, j’apprécie aussi beaucoup le fait que la culture celte et bretonne soit mise en avant à travers ce roman. J’ai rarement lu, pour ne pas dire jamais, de livre où on retrouve cette culture-là. Ça m’a fait plaisir et j’ai appris des choses, donc c’est en plus bénéfique.

J’ai adoré le personnage de Koridwen, c’est totalement le type d’héroïne que j’aime. Elle a une forte personnalité, un grand courage, elle est très intelligente, très humaine, malgré sa carapace c’est une jeune fille qui est pleine de sentiments. J’ai tellement apprécié la suivre que je me dis que je ne pourrais pas aimer davantage les trois autres personnages de la série U4.

Globalement, le récit est vraiment dynamique, ça bouge constamment mais ce n’est jamais de trop. Il y a un bon rythme, ponctué de nombreux rebondissements. L’auteur joue avec nos émotions, j’ai complètement vibré avec ce roman. La lecture est dynamique, riche et tellement captivante! Dans ce roman, j’ai aussi adoré le fait qu’il y ait beaucoup d’action. Les scènes sont géniales, l’action est bien présente mais dans une juste mesure. Le récit est bien structuré, il y a ce qu’il faut quand il faut, ce livre de trois cents pages se finit donc vite (trop vite!).

La fin de ce tome est simplement excellente. Il y a beaucoup d’action et de rebondissements importants. Une chose aussi que j’ai adoré et que je trouve fin, c’est que les autres personnages de la série U4 vont apparaître dans le récit de Koridwen. La façon dont ils apparaissent dans le récit de Kori et leurs actions nous donnent un aperçu de comment ils sont et surtout nous donnent envie de lire les autres tomes.

EN CONCLUSION :

Franchement, j’ai eu un coup de cœur pour ce livre. J’adore le concept de la série U4. J’adore ce roman, autant son personnage principal, que l’ensemble de récit qui est riche, dynamique et bien structuré. J’ai été captivé du début à la fin, ça été une magnifique lecture. L’intrigue est simple, mais entrainante et l’histoire est bien développée. J’ai hâte de découvrir ce qu’ont vécu les trois autres personnages (Yannis, Jules et Stéphane) à travers les trois autres titres de la série.

Je ne sais pas ce que valent les autres tomes de U4, celui là en tous cas, vaut entièrement la peine. Je vous le recommande totalement.


Titre : U4 Koridwen

Édition : Syros Jeunesse

Auteur : Yves Grevet

Parution : 27 Août 2015
Pages :  300 pages
Prix : 16,90€

Moi, Malala – Malala Yousafzaï

Autant vous dire que cela faisait vraiment longtemps que je voulais lire ce livre. Comme la majorité d’entre vous, j’ai entendu parler de Malala, de son parcours, de ses combats et forcément ce livre allait me permettre d’en apprendre davantage. Aujourd’hui, je chronique donc « Moi Malala », un roman autobiographique signé Malala Yousafzaï.

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RÉSUMÉ :

Malala et sa famille, vivent dans la paisible vallée du Swat au Pakistan. Malala est une fille studieuse qui a toujours aimé l’école. Petit à petit, les talibans prennent le contrôle du Swat, la vie de Malala prend alors un nouveau tournant. Les fanatiques donnent une position supérieure aux hommes, dictent des règles strictes auxquelles les populations doivent se soumettre et bannissent l’école, surtout pour les filles. La jeune Malala, avec l’appui de ses parents ne va pas se laisser faire, elle va lutter contre l’extrémisme religieux et s’engage en faveur de l’éducation.

MON AVIS :

Publier une autobiographie à seulement seize ans, ça peut sembler ridicule, mais au vu de tout ce que Malala a vécu en si peu de temps, c’est ici légitime. Malala, commence son récit en nous parlant de la période avant l’arrivée des talibans. Elle nous parle de son pays, de sa famille, des coutumes, de la politique… Cette lecture m’a directement intéressé car j’ai appris beaucoup sur un pays que je ne connais que très peu. C’est très enrichissant et ça aide à comprendre la suite du récit et certains enjeux actuels.

Lorsque l’on rentre dans la deuxième partie du récit où les talibans commencent à arriver dans le Swat, le ton se fait légèrement plus polémique. La narratrice évoque des sujets sensibles qui portent à débat. Ce que j’ai réellement apprécié, c’est que Malala ne tombe jamais dans un registre trop politique. Elle décrit simplement les changements causés dans sa vie, les causes, les effets et ses sentiments par rapport tout cela. On observe pas à pas la montée de l’extrémisme religieux, d’un point de vue intérieur et fidèle, ce qui rend la lecture très instructive et poignante.

Les maîtres mots de ce récit sont : « éducation » et « scolarisation ». Dès son jeune âge, Malala a compris la nécessité de l’instruction. Au Pakistan, énormément de petits pakistanais ne vont pas à l’école. Sans instruction, on ne peut pas se forger un regard objectif sur ce qu’on nous dit ou ce que l’on voit. Ainsi, les talibans jouent sur cela pour embrigader les populations. Ce roman, c’est une grosse claque, qui nous rappelle à quel point nous sommes chanceux dans les pays occidentaux d’avoir accès au savoir et aussi à quel point c’est essentiel. Malala, épaulé par son père va lutter en faveur de l’éducation dans son pays, surtout au niveau de la scolarisation des filles.

Malala est un personnage incroyable, elle est d’une maturité et d’un courage inouï. Elle a surpassé les diktats, la peur et la pression des fanatiques pour mener son combat. Elle a une force de caractère et une si forte ambition que petit à petit, elle a réussi à faire entendre sa voix, son engagement. Petite fille de la vallée du Swat , elle s’est fait connaître dans son pays et dans le monde entier. C’est devenu une figure de l’engagement pour l’accès au savoir et de la lutte contre les talibans. Forcément, cela n’a pas plu à ces derniers.

En Octobre 2012 son courage a failli lui coûter la vie.

La fin du récit de Malala, est extrêmement poignante, triste et émouvante, incroyable aussi. C’est la partie qui m’a le plus touché et je m’en souviendrai longtemps.

PS : Dans l’édition que j’ai, il y a un petit dossier photos. Je trouve que c’est fort sympathique, même s’il y a une ou deux images assez dures à regarder.

EN CONCLUSION :

Coup de cœur pour ce roman autobiographique de Malala. Le récit est intéressant, bouleversant, inspirant et très enrichissant. Malala est un personnage extraordinaire, elle a beaucoup de courage et de mérite. Très jeune, elle s’est engagée pour l’accès à l’éducation pour tous et à opposer une résistance aux talibans, qui vivaient à seulement quelques kilomètres de chez elle. Je trouve cela incroyable, félicitations Malala.

Si vous lisez ces mots et que vous n’avez pas lu « Moi, Malala », je vous assomme de le faire, c’est un très beau livre.


Titre : Moi, Malala

Édition : Le Livre de Poche

Auteur : Malala Yousafzaï

Parution : 1 Novembre 2012 (
Pages : 424 pages
Prix : 7,10€

Phobos – Victor Dixen

 Je pense que si vous suivez, ne serait-ce qu’un peu, la sphère littéraire, vous avez dû déjà entendre le titre de ce roman, le nom de son auteur ou vu la couverture quelque part. « Phobos », moi j’en entends parler en bien depuis sa sortie, beaucoup de lecteurs l’ont adoré. Avec tous ces avis dithyrambiques que j’ai vu passer, j’ai énormément eu envie de me faire aussi ma propre opinion. De plus, le sujet m’a fait tout de suite fait envie.

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Résumé :

Le programme Genesis est peut-être le plus fou de l’Histoire. Dans un même vaisseau mais dans des compartiments distincts, six filles et six garçons deviennent des prétendantes et prétendants, de la plus grande émission de télé réalité jamais inventée. Leur vaisseau se dirige vers Mars, où ils devront créer la première colonie humaine. Ils ont tout le temps de leur trajet pour trouver l’amour. Ainsi, les candidats ont chaque semaine six minutes de speed dating où ils se découvrent et se séduisent dans l’optique de faire un choix au terme du voyage. La vie à bord du Cupido, comme les séances de speed dating sont filmées par des caméras embarquées et les images sont diffusées sur la chaîne Genesis, suivies par la terre entière. Léonor, une orpheline française de dix-huit ans est l’une des prétendantes choisies parmi des millions de candidatures venant de partout dans le monde. Elle, comme ses compagnons d’aventure sont projetés à la lumière, promis à la gloire. En allant sur Mars ils ont signé un aller sans retour, mais sont loin de se douter de certaines choses…

Mon Avis :

Avant tout, il faut savoir que le sujet me plaisait à la base et cela c’est confirmé en commençant ce roman. Je trouve le sujet original, moderne, vraiment dans l’air du temps. Cette histoire de téléréalité dans l’espace m’a directement accroché, l’idée est très bonne. On rentre dans cette lecture avec une grande rapidité, le livre débute au moment où les candidats sont prêts à partir. Pour moi ça a été un démarrage de lecture parfait, le contexte me plaisant et l’histoire commençant directement, j’ai pu de suite m’immerger dans ce roman.

Les six prétendants et prétendantes du programme Genesis ont été choisi à travers le monde. C’est un choix très spécifique qui a été réalisé, en effet pour le bien de l’opération il ne fallait pas que les jeunes gens aient quelque chose à regretter en quittant la planète. Les participants ont tous ont une histoire atypique, quelque chose à cacher qui explique leur volonté de quitter la planète. Dès que l’on comprend cela, on a soif de découvrir leur passé. La première personne dont on va découvrir le passé, n’est autre que Léonor, personnage principal de ce récit. Elle a dix-huit ans, c’est une orpheline française qui a eu une vie assez difficile. Elle a une particularité qu’elle va s’efforcer de cacher, elle-ci fait littéralement partie intégrante de son corps et est en lien avec son histoire personnelle.

Comme je le disais précédemment, le récit démarre dès la première page et tout de suite l’intrigue se met en place. L’auteur n’a pas perdu de temps, on n’a même pas encore pris toutes ses aises qu’un premier imprévu arrive, puis un premier fait intrigant qui s’avérera être très important pour la suite. Le contexte général a été exécuté par l’auteur avec brio, on sent bien qu’il est allé au bout de son ambition, il y a eu un travail certain de documentation. Ce qui nous est proposé de voir fait tellement vrai que l’insertion dans l’environnement de ce roman en devient simple. Par exemple, le programme Genesis est une téléréalité où les prétendants cherchent l’amour, ceci colle tout à fait avec ce qui se fait actuellement. De plus, tout ce qui est de l’ordre du voyage dans l’espace, de la façon d’arriver jusqu’à Mars et de l’agencement du vaisseau respectent globalement les connaissances et technologies aujourd’hui réalisables (évidemment certains éléments révèlent de l’invention). Ce n’est donc ni totalement futuriste, ni totalement fantastique, c’est un roman de science-fiction que je qualifierai de contemporain. En tout cas, cette atmosphère a suscité mon intérêt et m’a absorbé.

Pour moi, l’un des plus gros points forts de ce roman, est le fait qu’il y ait quatre points de vues différents qui se succèdent. Il y a le champ, le contrechamp, l’hors champ et la chaîne Genesis. Ce procédé m’a énormément plu, car il permet d’être sur plusieurs fronts en même temps. Nous suivons bien sûr principalement les prétendants dans le vaisseau, mais sur Terre il y a certaines choses qui se déroulent et qui attisent notre curiosité. Le récit est donc extrêmement divertissant et accrochant. Une fois entré dans l’histoire, celui-ci nous happe totalement. Nous suivons une émission de téléréalité de l’intérieur, la narration est imagée et tel que l’on a l’impression saisissante d’être devant sa télé et surtout d’être dans le programme. On est embarqué dans la vie à bord du Cupido et il s’y passe plein de choses. En effet malgré les affinités, la compétition est réelle pour trouver l’âme sœur. Entre mensonges, amitiés, trahisons, amours, et j’en passe, c’est très riche. Rien que cela tient beaucoup le lecteur en haleine. Il faut aussi ajouter à ça les secrets personnels que chacun possède et qu’il nous importe de découvrir.

Justement, pour ce qui est des personnages, je dois dire que le casting est on ne peut plus satisfaisant. Que ce soit des candidats ou pas, peu importe leurs caractères, je les ai tous adoré pour le rôle qui leur ont été attribué. Chacun à leur manière apporte une touche, qui assemblées donne quelque chose d’agréable et de captivant à lire. Les personnages ont tous des caractères bien construits et développés au cours du roman, il y en a pour tous les goûts. Aussi se sont globalement des personnages surprenants et donc que l’on ne se lasse pas de les suivre. Pour ce qui est de Léonor, le personnage principal, je l’ai bien sûr adoré, elle a une personnalité attractive, je me suis vraiment attaché à ce personnage. C’est une personne sincère dans ses actions et dans sa façon de penser à laquelle on peut vraiment s’identifier. Elle a ses faiblesses, ses peurs, ce n’est pas la plus extravertie mais pas la plus introvertie non plus. Elle impose ses idées, ne se laisse pas facilement influencer. Elle a un vrai caractère, elle va au bout de ce qu’elle entreprend, est intelligente, vive. On découvre de nouvelles facettes de sa personnalité jusqu’au bout, ce que j’ai trouvé tout à fait appréciable. Il faut que vous sachiez que les points de vue à l’intérieur du vaisseau, sont concentrés exclusivement sur le compartiment des filles. Ce sont elles que l’on apprend à connaître. Nous ne voyons les garçons que lors des séances de speed dating. Je me suis fait cette remarque en finissant le livre et j’ai vu que ça ne m’a finalement aucunement dérangé. D’une part, ça a permis et ça permet de garder un certain mystère autour de ces messieurs. D’autre part je n’ai pas ressenti une forte envie quant à voir ce qui se passait de l’autre côté, car la lecture était déjà très prenante telle qu’elle était.

Selon moi, le récit est structuré à merveille, chaque chose arrivait au bon moment, on va à l’essentiel et rien ne dépasse. Je trouve l’auteur très fort pour cela, son écriture est maîtrisée et vraiment agréable pour le lecteur. L’histoire est bien rythmée et on est constamment impliqué. Il se passe toujours quelque chose d’intéressant ou d’important, il n’ y a pas de moments de flottement, on ne s’ennuie donc jamais. La succession des différents plans aide beaucoup à cela car en tant que lecteur, on à la fois accès aux différentes choses qui se passe sur Terre et dans l’espace. Aux différents endroits que nous suivons, des enjeux se mettent en place très vite et sont fondamentalement intéressants et importants pour l’avancement du récit. Ces différents enjeux sont liés les uns les autres. Au début, ceux-ci donnent du suspense car il y a une aura de mystère à cause de certains points. Plus on avance dans la lecture, plus on a d’informations et progressivement une notion d’urgence et de l’appréhension naissent à cause de menaces qui se confirment. Il y a un bon grand nombre de révélations, de retournements de situation et de rebondissements qui viennent tinter notre lecture et ce tout du long. Ainsi, on passe par un grand nombre de sensations et d’émotions diverses et variables dans leurs intensités.

Le récit s’accélère indépendamment du lieu qu’il nous ait donné d’observer, mais cette accélération n’a pas partout la même origine. D’un côté il y a des enjeux qui pèsent sur la tête des candidats dans l’espace, mais ceux-ci sont préoccupés par d’autres choses, qui elles aussi deviennent toujours plus urgentes et importantes. À un moment, les menaces vont être découvertes par les candidats et dès lors, le dénouement de ce premier tome se met en place. La tension montant crescendo jusque là, va se faire tout de suite plus conséquente. Les différents éléments que l’on suivait séparément avant, se rejoignent. Le rythme évolue considérablement, c’est beaucoup plus dynamique. En tant que lecteur, on est entraîné de toutes parts, ce sont les montagnes russes au niveau des sensations. Il y a beaucoup de mouvements et d’action. C’est un dénouement maîtrisé avec génie. L’auteur nous met en haleine jusqu’aux dernières lignes. On finit sur une scène très importante, à partir de là on sait que le récit va prendre une tout autre tournure. Mais bien sur, ça finit brusquement à ce moment, le reste est pour le tome suivant. Vous l’aurez compris c’est une fin qui donne envie de lire la suite et plus que ça, qui fait naître une sorte de nécessité. Clairement, en finissant ce livre je regrettais de ne pas avoir le deuxième tome sous la main.

En conclusion :

« Phobos » est évidemment un coup de cœur, j’ai adoré ce roman du début à la fin. L’écriture de l’auteur est maîtrisée, envoûtante et même enivrante. Une fois entré dans cette histoire, vous ne pouvez plus la lâcher. C’est une lecture captivante et rythmée, c’est toujours dynamique on ne s’ennuie jamais. Le contexte est plutôt original, moderne et bien créé. Les personnages sont attachants, intéressants et parfois intrigants, chacun à leur manière ils deviennent utiles au récit. Au cours de cette lecture l’auteur joue souvent avec nos émotions et sensations par le biais de rebondissements, révélations et autres.

Ce roman vous emporte dans son univers du début jusqu’à la fin, je vous le conseille vivement. Lisez-le et vous m’en direz des nouvelles…


Titre :  Phobos

Auteur : Victor Dixen

Édition : Robert Laffont (Collection R)

Parution : 11 Juin 2015
Pages : 448 pages
Prix : 17,90€

L’infini + un – Amy Harmon

Amy Harmon est une auteure dont j’ai beaucoup entendu parler, notamment pour son roman « Nos faces cachées », un véritable best-seller aux Etats-Unis. En gagnant un concours organisé par le compte Twitter de la « collection R » de chez Robert Laffont, j’ai eu l’immense chance de recevoir un de ses romans qui s’intitule « L’infini + un ». Immédiatement après sa réception je me suis empressé de le lire.

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Résumé :

Bonnie Rae Shelby est une superstar. Son quotidien se partage entre les fans, les strass et les paillettes. Elle est jeune, a la beauté, la gloire et de l’argent … Pourtant, Bonnie n’est pas forcément la plus heureuse. À tel point qu’elle va même jusqu’à vouloir perdre la vie. Grâce au destin, elle va faire la rencontre de Finn Clyde. Ce dernier, est à première vue un banal jeune homme, il vit avec sa mère, est passionné de math… Bref, l’opposé total de Bonnie. Cependant, à seulement vingt-quatre ans, Finn a déjà fait cinq ans de prison. Ce n’est donc surement pas la personne la plus fréquentable pour Bonnie. Leur improbable rencontre va pourtant se poursuivre sur un périple à travers les Etats-Unis qui vont les transformer pour le meilleur et pour le pire.

Mon Avis :

Dès la première page, le ton est donné. On arrive au moment où, dans des circonstances particulières, Bonnie Rae la superstar, va faire la rencontre du jeune Finn Clyde. Au premier abord, ces deux jeunes gens sont diamétralement opposés. Pourtant, au fond ils ont de nombreux points communs.

J’ai adoré les personnages principaux, et ce dès le départ. Ils ont chacun un caractère intéressant. Bonnie est impulsive, vive, pétillante, pleine de vie. Son côté sombre et triste prend parfois le dessus et elle change soudainement d’humeur. Finn est un brave garçon qui a connu de rudes choses dans sa vie. De par son noir passé ce n’est pas foncièrement la personne à qui on ferait confiance, il est mystérieux et froid. Il est cependant très aimable, protecteur et passionné même s’il n’est pas du genre à le montrer ostensiblement. Bonnie et Finn m’ont tout autant touché et je me suis vraiment attaché à eux.

Après leur rencontre, nos deux protagonistes nous embarquent dans un voyage à travers les Etats-Unis. Ainsi, on est constamment dans le mouvement, il y a du rythme et on ne s’ennuie pas. Dans un premier temps, le voyage prend une allure plutôt paisible et sympathique, Bonnie et Finn apprennent à se connaître. Progressivement une romance va aussi naître, celle-ci constitue une grande part du squelette du récit. Vous ne le savez peut-être pas, mais bien que je retrouve très souvent des romances dans mes lectures c’est un point sur lequel je suis presque intransigeant. Le problème est que je peux trouver très vite une relation amoureuse niaise et ridicule. C’est la raison pour laquelle je ne lis quasiment jamais de romance à proprement parler.

Dans ce roman, j’ai trouvé que la romance était maîtrisée d’une main de maître. Ce n’est absolument pas excessif, il y a un aspect très sincère et réel qui rend le récit terriblement émouvant. Leurs personnalités, leurs passés respectifs, leurs ressemblances et leurs différences donnent un ensemble agréablement surprenant. L’ensemble est donc joli et agréable à lire.

Si ce roman est aussi agréable à lire, c’est en grande partie grâce à l’envoûtante plume de Amy Harmon. C’est la première fois que je lis un livre de cette auteure et ce ne sera clairement pas la dernière. Elle a un vrai don pour absorber le lecteur, quand on plonge dans le récit on a du mal à le quitter. Son style d’écriture est doux, léger et poétique et met en valeur l’histoire avec brio.

Au fur et à mesure du roman, le périple va prendre une tournure plus inquiétante pour nos deux protagonistes. Il vont enfin découvrir qu’ils sont poursuivis. Après l’inquiétude viennent la panique et la précipitation, de ce fait l’histoire devient doublement plus mouvementée. C’est une partie que j’ai énormément apprécié pour sa concentration en sensations et émotions. Il y a un très bon rythme, saccadé par intermittence avec des passages plus mélancoliques et avec des sentiments forts. Il y a plein de belles choses qui ressortent de cette lecture, c’est riche et marquant.

La fin du roman nous embarque dans une sorte de montages russes. On passe d’un extrême à l’autre, tantôt on sourit puis tantôt on s’inquiète. Qu’elles soient tristes ou joyeuses les scènes y sont débordantes d’émotions et l’écriture de l’auteure rend ces passages justes divins. Tout est parfaitement bien orchestré et on ferme ce livre sur des notes positives, satisfaisantes et qui mettent du baume au cœur.

En conclusion :

« L’infini + un » est un road-trip passionnant qui nous fait voyager avec deux personnages attachants. L’histoire est belle, émouvante, pleine de vie et de jolis sentiments. Le roman est poignant et agréable à lire notamment grâce à la plume magistrale de Amy Harmon. J’ai entièrement été conquis par son style d’écriture, elle fait passer de puissantes émotions sur un ton doux et fluide. La romance est sublime et surtout maîtrisée, elle a ainsi un aspect profond qui lui confère un côté réel. Ce récit est une vraie pépite.

Vous l’aurez donc compris, j’ai adoré ce roman et c’est un véritable coup de cœur. Par conséquent, j’ai très envie de lire un autre livre de Amy Harmon. « L’infini + un » est un roman que je n’oublierai pas de sitôt et que je pense relire un jour.

Si vous avez l’occasion de vous procurer ce livre, foncez!


Titre :      L’infini + un

 Auteur : Amy Harmon

Édition : Robert Laffont (Collection R)

 Parution : 16 Septembre 2015
Pages : 432
Prix : 17,90€

The book of Ivy, T1 / Amy Engel

Comme nombreux d’entre vous, j’ai énormément entendu parler de « The book of Ivy ». Ça été un coup de cœur pour beaucoup, mais il y a quand même eu des déceptions. J’étais intrigué par ce roman et souhaitais découvrir ce qu’il renfermait. Maintenant que c’est chose faite, je peux vous en parler.

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Résumé :

À la suite d’une guerre dévastatrice, un groupe de survivants va se créer. Deux familles, aux idéaux opposés, vont se disputer le pouvoir. Les Lattimer vont l’emporter sur les Westfall. Dès lors, la famille Lattimer décide d’unir une fois par an, les enfants du camp vainqueur aux enfants des ennemis d’autrefois. Cette cérémonie est censée unir la nation. Mais l’envie de vengeance n’a pas quitté les descendants directs du Westfall qui s’est battu pour le pouvoir. Ivy en est la petite fille, elle est missionnée par son père pour les venger et pour qu’ils puissent prendre le pouvoir. Lorsqu’elle se marie au descendant des Lattimer, Bishop, elle sait qu’elle ne peut plus faire machine arrière et qu’elle va devoir voler une vie. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu…

Mon Avis :

La situation initiale m’a tout de suite conquis. Cette histoire d’union et de destinée me rappelle l’univers des tragédies grecques. C’est assez agréable, car cela change un peu de ce que l’on peut retrouver habituellement dans ce genre de livres.

L’idée du mariage forcé est intéressante et bien développée tout au long du roman. En finissant ce livre, j’ai aussi remarqué que c’est d’autant plus enrichissant, car on peut faire un lien avec notre monde actuel. En effet, à certains endroits de la planète, de jeunes gens doivent encore se marier de force. Quand j’ai fait ce lien, j’ai réellement été troublé, car ces deux situations se ressemblent beaucoup. En présentant ce sujet, le roman nous fait  réfléchir indirectement sur un fait de l’actualité mondiale, c’est un premier point positif.

Ivy a une mission, nous le savons et donc entrons très rapidement dans l’expectative. Crescendo, on arrive au vif du sujet et là tout se complique. C’est le début d’une partie riche en sensations.

Ivy va être face à un dilemme, plusieurs facteurs vont envenimer l’affaire. Elle à un devoir a accomplir, mais elle n’est plus sûre d’être prête à le faire. Même quand l’ambiance s’adoucit, sa famille n’est jamais très loin pour remettre de l’huile sur le feu. Les événements vont progressivement s’accélérer et Ivy va se retrouver face au fait accompli.

Amy Engel à la main mise sur le lecteur, elle nous transporte là où elle le souhaite. C’est les montagnes russes, on passe successivement d’une émotion à une autre. Elle joue aussi sur le côté psychologique, par conséquent, c’est également très poignant. Je me suis mis à détester la famille d’Ivy comme j’en ai rarement eu l’occasion dans mes lectures.

Ivy et Bishop sont de très beaux personnages. J’ai adoré les deux, mais en particulier Ivy. C’est une héroïne avec un mental solide, elle ne se laisse pas faire et à de belles qualités morales. Elle me rappelle un peu Katniss de « Hunger Games » mais la différence majeure entre ces deux personnages, se situe dans le fait qu’Ivy soit bien plus calme et mystérieuse. Elle n’en fait pas beaucoup, mais arrive pourtant à nous accrocher.

La relation entre Bishop et Ivy est tout aussi belle. Elle est cependant très ambiguë, on arrive à comprendre mais ce n’est pas explicitement écrit. Leurs caractères conviennent à merveille pour ce genre de relation. On remarque leur attachement, mais c’est toujours dans un nuage de mystère et de sous-entendus. Ils ne font pas de manières, il n’y a pas de grandes scènes d’effusion…  Ça n’aurait pas pu mieux me convenir. L’éternel risque avec moi, c’est que je trouve certaines parties niaises, là ce n’est donc pas le cas. C’était très joli de les voir évoluer ensemble.

La fin de roman est un nouvel ascenseur émotionnel. Ivy va devoir prendre sa décision. Le rythme augmente davantage, c’est dix fois plus riche en émotions, en rebondissements. C’était palpitant, surprenant, ça devenait presque impossible de lâcher le livre. Moi, j’étais suspendu aux lignes et je crois même que j’ai lâché quelques cris de stupeur.

Les derniers événements sont assez tristes. Nous avons eu droit à de belles scènes pathétiques qui fendent le cœur.

Les toutes dernières lignes contrastent avec l’atmosphère plus légère du reste du roman. C’est un avant-goût du tome suivant qui nous fais comprendre que ce sera assez différent. Ça donne vraiment envie, je n’ai maintenant qu’une hâte voir comment va se terminer cette duologie.

En conclusion :

Ce premier de « The Book of Ivy » mérite amplement son succès. L’intrigue nous accroche, le contexte est « original » et intéressant. Ivy et Bishop sont attachants, il est plaisant de suivre l’évolution de leur relation. Amy Engel a créé un subtil mélange, elle place un cadre dystopique et y ajoute un aspect psychologique avec un soupçon de romance. L’histoire est ainsi équilibrée, rythmée et procure au lecteur de nombreuses sensations et émotions. C’est un roman captivant.

J’ai adoré ce livre, je n’en espérais pas autant. Je vous le conseille les yeux fermés, je ne sais pas encore ce que vaut la suite, mais selon moi ce tome-là vaut le détour.


Titre :  The book of Ivy

 Auteur : Amy Engel

Edition : Lumen

Parution : 5 mars 2015
Pages : 341
Prix : 15,00€

L’élite, tome 2/ Joelle Charbonneau

livre dystopie hunger games l'éliteRésumé :

Cia a réussi le Test et entre à l’université. Prête à faire partie de l’élite de la société. Mais tout cela a eu un prix, certains l’ont payés très fort… Les personnes ayant échoués au Test ont disparus, ou plutôt ont été redirigés comme le dirait le gouvernement. Mais Cia sait que beaucoup de morts se cachent derrière ce terme énigmatique.

Elle va devoir faire les bons choix et plus que jamais etre sur ses gardes…

Elle en a toujours rêvé, mais maintenant qu’elle a atteint son but le goût reste amer. Elle a déjoué certains pièges qui lui permette de savoir ce que tout le monde (ou presque) a oublié. Le Test est une machinerie infernale administrée par des personnes mal intentionnées du gouvernement. Elle ne peut pas cautionner cela, elle doit agir et donc se ranger secrètement du côté de l’oppositon.

Si le premier tome avait été extrêmement rythmé par le Test, celui là est beaucoup plus calme mais la tension y est palpable.

Cia est intelligente et combative. De plus elle est toujours déterminée, que ce soit dans le travail où elle excelle, ou dans ses enquêtes. Sa détermination et son acharnement dans le travail sont telles qu’elle devient un modèle de motivation pour tout un chacun. Elle est sur plusieurs fronts, attaquées de tous cotés, sous pression, sous surveillance mais tient toujours le coup. Elle a une très belle personnalité, c’est un personnage que j’adore et je ne l’oublierai pas de si tôt.

Si ce deuxième tome à été nommé « Sous surveillance » ce n’est évidement pas pour rien. Chaque mouvement et action des nouveaux universitaires sont surveillés et décryptés. L’ambiance est pesante, il leur faut être d’une rigueur exemplaire car tout est mis en place pour tester leurs capacités, un faute et c’est la « redirection ». On ressent très bien ce sentiment d’opression, de crainte et de peur d’échouer, comme si on etait réellement parmi eux. On a aussi de la peine, c’est inhumain de vivre dans une telle atmosphère. Ainsi, évidemment, on prend parti pour Cia face à la monstruosité du système.

La tension s’installe petit à petit au fil de ce roman. Des péripéties, des enquêtes et des rebondissements viennent agrémenter le tout. A la fin, un subtil mélange d’actions et de retournements de situation vont placer la tension à son paroxysme.

On termine ce roman sous le choc, totalement confus et intrigué. Joelle Charbonneau a bien réussi son coup, après un second tome comme celui là on ne peut que vouloir lire la suite. Malheureusement il va falloir attendre puisque le troisième tome ne sort qu’a la mi-février. D’ailleurs, j’ai vu qu’on peut déjà le précommander sur certains sites marchands, si ça vous intéresse.

En conclusion, c’est un second tome tout en finesse. La lecture est fluide est agréable. On reste captivé du début jusqu’à la fin. Les pièces du puzzle se mettent en place progressivement, en vue du prochain tome. J’en attends donc beaucoup et vu mon engouement jusqu’ici, j’espère et je pense que je ne serai pas déçu.

Si vous n’avez pas encore commencé à lire cette serie je vous conseille vivement de le faire, à mon avis vous ne le regretterez pas!

 

L’élite / Joelle Charbonneau

l'eliteSalut!

Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre dont j’ai entendu beaucoup de bien, que ce soit sur les blogs ou sur YouTube. J’avais très envie de le lire, maintenant que c’est chose faite, je vais vous donner mon avis.

Résumé :

Dans un monde post-apocalyptique, il faut passer un test pour faire partie de l’élite de la société. Cia, a toujours voulu en faire partie. Elle est sélectionnée pour passer le test. Mais devant le fait accompli, elle apprend d’horribles et étranges informations sur le test. Jusqu’où ira t-elle?…

J’ai plus qu’adoré ce roman, je l’ai trouvé génial!

Déjà, j’ai beaucoup aimé l’univers. C’est complètement dystopique et moi j’aime de plus en plus ce genre. Le style m’a rappelé un peu celui du roman « Divergente » de Veronica Roth, c’est un peu le même contexte dans les deux romans mais ils sont quand même bien différents.

J’ai été emporté très rapidement dans l’histoire, j’ai tout de suite été captivé car l’intrigue s’est mis en place vraiment rapidement.

Ensuite, j’ai apprécié le personnage de Cia. Elle est déterminée et intelligente. Ce fut un grand plaisir de la suivre tout au long de l’histoire.

Ce roman est composé d’une grande partie d’aventures. C’était une partie que j’ai énormément aimé car elle est vraiment riche. Il y avait beaucoup d’actions, de mystères et de rebondissements. Le tempo était assez rapide, on est entièrement captivé et on ne s’ennuie point. Il y avait aussi pas mal de sentiments, d’amitiés etc… C’était une partie hyper attractive et intéressante.

C’était vraiment plaisant de lire ce livre, les pages semblaient passer toutes seules. Du coup, j’ai terminé le livre très vite.

J’ai trouvé que la fin était aussi très belle. Elle était condensée. Il y a eu un grand rebondissement auquel je ne m’attendais vraiment pas. C’était deux fois plus captivant que le reste du roman je trouve. C’était une belle fin et elle m’a donné envie de lire le tome suivant.

En conclusion, c’est un super roman. Je trouve qu’il contient tout ce qu’il faut. C’est hyper mouvementé, on est tout le temps en haleine. Je n’ai pas été déçu et je n’ai même pas trouvé un seul point négatif. C’est un vrai coup de cœur!

C’est un roman que je conseille à tous et à partir de 13/14 ans.

Humains/ Matt Haig

Humains de Matt Haig. Le livre humain de Matt Haig. EnjoyPhoenixSalut tout le monde!

Je vous retrouve aujourd’hui pour donner mon avis sur un deuxième livre de la sélection du code Lea. Comme vous l’avez vu grâce au titre, ce livre est « Humains » de Matt Haig. C’est le livre qui me faisait le plus envie dans la sélection et je dois dire que je n’ai pas été déçu…

Résumé :

Un extraterrestre arrive sur la planète Terre pour accomplir une mission. Il a prit l’apparence d’un mathématicien qui a résolu un équation majeure pour l’avenir de l’humanité. Au début, il est choqué et dégouté par les humains. Mais petit à petit, il commence à comprendre leurs réactions et émotions et les trouves moins « bizarres ». Il s’apprivoise beaucoup trop à ce nouveau monde,  au risque de rater sa mission…

C’est un roman que j’ai adoré, c’est un grand coup de cœur! Premièrement je trouve que le contexte et déroutant et original. Nous vivons tous sur Terre mais l’extraterrestre non! Et ce qui est vraiment drôle, ce sont ses réactions. Il est étonné par tout, par nos visages, par notre nourriture, par nos façons de vivre, par nos sentiments etc… Pour nous, tout ça c’est normal et je trouve que son point de vue est vraiment intéressant et amusant. Ca fait vraiment étrange de nous voir d’une autre façon et j’ai adoré ça!

J’ai aussi beaucoup aimé l’humour qu’il y avait tout au long du roman. L’extraterrestre est drôle mais sans le faire exprès, c’est à cause de sa naïveté et de son manque de connaissance sur notre planète. Il y a eu des passages vraiment rigolo que j’ai très apprécié.

L’histoire de cet extraterrestre qui débarque sur Terre est vraiment très belle. Il y a des passages très émouvants, très beaux. C’est plein des sentiments, c’est juste magnifique! L’extraterrestre est aussi un très beau personnage. On s’attache à lui au fur et à mesure de l’histoire et il est très touchant.

L’un des plus grand point positif de ce roman est l’écriture de Matt Haig. Il écrit divinement bien, c’est très poétique et très philosophique. Du coup, on peut en sortir plein de citations aussi belles les unes que les autres. Son style me rappelle celui de John Green mais la différence est que l’écriture de Matt Haig est bien plus philosophique. Il nous invite au fil des pages à réfléchir tout en racontant une histoire. Je trouve cela génial, c’est bien fait, tout s’accorde bien. Ca fait vraiment du bien de lire quelque chose de plaisant tout en réfléchissant sur plein de sujets.

En conclusion, c’est un superbe roman. C’est extrêmement bien écrit. Le contexte est déroutant car peu commun. L’histoire est belle et touchante, les personnages le sont également. C’est un livre à la fois drôle, poétique et philosophique qui nous invite à réfléchir sans pour autant être « barbant »

Personnellement, je le conseille à partir de 14/15 ans. Mais j’invite bien sûr les plus grands à le lire car c’est tout autant adapté et je pense réellement qu’ils aimeront!

Je donne à ce livre cinq étoiles sur cinq car c’est un très grand coup de cœur!

Le barème de notation (pour mieux comprendre) :

-1 étoile (nul)

-2 étoiles (pourquoi pas?)

-3 étoiles (intéressant)

-4 étoiles (très bien)

-5 étoiles (excellent !)

 

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