La mer infinie – Rick Yancey

Bonjour, comment allez-vous? On se retrouve pour ma chronique du second tome de la trilogie « La 5ème Vague ». Pour lire mon avis intégral sur le premier tome, je vous invite à cliquer ici. Je dois dire que j’attendais beaucoup de ce livre. J’avais trouvé que le premier tome avec quelques faiblesses qui m’ont empêché de l’aimer autant que je l’aurais pu. J’espérais donc que ce deuxième me satisfasse davantage pour aller, peut-être même, jusqu’au coup de cœur.

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Résumé :

Cassie Sullivan et ses nouveaux compagnons, ont survécu aux quatre premières vagues. Tous ensemble ils forment un groupe pour se soutenir face à l’ennemi. La 5ème vague vient de commencer à déferler, le petit groupe de rescapés connaît la cruauté de l’ennemi, mais ils ne savent pas à quoi s’attendre réellement. Justement alors, que faire? Attendre, espérer, partir et se battre? Le choix est compliqué car personne ne peut prédire ce que qui adviendra en fonction de la décision prise. Pour survivre et ne pas tomber dans les pièges ennemis, nos protagonistes vont devoir redoubler d’intelligence et de prudence. En effet l’ennemi continu d’utiliser d’étranges stratagèmes pour les nuire. La question centrale reste la même : pourquoi et quels sont leurs buts? En tout cas, dès maintenant, la bataille finale commence…

Mon Avis :

Dès le début, j’ai été happé par le roman. On arrive dans une situation tendue, où tous les personnages (ou presque) sont réunis. Cela m’a fait réellement plaisir de débuter le récit en les retrouvant tous au même endroit. Ils se cachent dans un hôtel en attendant de trouver une solution. Evan a promis à Cassie qu’il la retrouverait donc celle-ci s’accroche à cet espoir. Les autres, se demandent s’ils ne feraient pas mieux de quitter les lieux. Ainsi, on rentre tout de suite dans l’ambiance et on est directement focalisé sur ce qui se passe. Cette situation précaire et tendue nous attire directement, car elle donne dors et déjà envie de connaître le dénouement.

Les péripéties vont réellement débuter lorsqu’un premier personnage va décider de quitter le repaire. Cette décision va doubler la tension déjà très présente dans le groupe. Un autre personnage va ensuite décider d’aller à la recherche du précédent. Grâce à cela, on sort un peu de l’environnement intérieur pour des scènes d’extérieurs. On a alors le droit à quelques bonnes scènes d’action, assez dynamiques et notamment avec un passage plutôt émouvant.

Cependant, pendant presque la moitié du roman, l’action reste plutôt stable. Contrairement au tome précédent où ça commençait dès le départ, là ça arrive après. Comme nos protagonistes restent tous (à quelques exceptions faites) dans l’hôtel, il y a déjà moins de mouvements et moins de chances qu’il se passe quelque chose de différent. Vous ne le savez peut-être pas, mais le tome un « La 5ème vague », est coupé en différentes parties et pour chacune d’entre elles, le narrateur change. C’est la même chose dans ce tome ci et grâce à ce procédé on varie les plaisirs. On a beau savoir que la majorité des personnages sont dans un lieu clos, en tant que lecteur on ne le sent presque pas et c’est tout à fait appréciable. Grâce aux personnages se trouvant à l’extérieur on obtient un bon nombre d’informations qui vont introduire la suite des événements.

Au fur et à mesure, on découvre les dangers et on obtient des révélations, le récit devient donc un peu plus palpitant. On a toutes les cartes en main et on n’a qu’une seule hâte : voir ce qui se produira une fois tous les éléments rassemblés. Pendant que tout se prépare, le récit est surtout focalisé sur Cassie qui est avec les autres dans l’hôtel. Elle se livre sur ses sentiments et émotions vis-à-vis de la situation ainsi que sur son attente d’Evan. Elle s’accroche à l’espoir et à la promesse qu’il lui a faite. J’ai tout autant apprécié, voire même plus, le caractère de Cassie. Elle est simple, vraie et déterminée. Elle m’a touché, dans ses actions, dans ses attentions mais surtout dans l’amour passionné et sincère qu’elle offre à Evan et à son petit frère. C’est un personnage définitivement très attachant.

Dans ce deuxième tome, j’ai appris à apprécier tous les personnages, notamment ceux considérés comme secondaires. Les personnages qui étaient relativement dans l’ombre au premier tome, ont chacun à leur tour été mis à la lumière, le temps d’un passage. De cette façon, on a pu découvrir leur passé, se révélant être tous tristes, bouleversants et émouvants. Dès lors, on comprend mieux leurs caractères, leurs surnoms et on les voit d’un tout autre œil. Au travers de la vie en communauté, on observe aussi de nouvelles facettes des personnages. Entre désaccords, jalousies, préférences, amitiés, c’est très mouvementé. En cumulant cela à la situation, à l’atmosphère pesante, à la peur, aux dangers environnants… c’est plutôt haut en couleurs. Ce n’est pas forcément à ce moment extrêmement palpitant, mais ça reste tout de même assez attractif et intéressant.

À partir de la moitié du roman environ, l’ambiance va commencer à changer. Les éléments dont on avait pris connaissance auparavant vont progressivement venir déstabiliser les protagonistes, toujours réfugiés dans l’hôtel. Tous les problèmes existants et qui tournaient précédemment autour d’eux, sont donc désormais concentré en un seul lieu. À partir de ce moment, la pression et la tension vont augmenter constamment. Il y a urgence, on sait que les dangers vont bientôt s’abattre sur eux, mais on ne connaît pas la manière exacte dont ça va se faire. Les révélations vont rajouter du désordre et même de la peur. La situation se durcit de plus en plus et parallèlement on est davantage captivé. Environ vers cette période du récit, Ringer (un personnage féminin) va tenir la narration pour un bon moment. Au départ, j’ai été déçu car ce n’est pas forcément celle que j’aurais voulu comme narratrice à ce moment là. Mais finalement, j’ai été satisfait que ce soit elle. C’est quand même aussi un personnage très marqué dans le récit. Elle a selon moi le caractère le plus fort, qui ne la rend d’ailleurs pas la plus sympathique au premier abord. Elle est forte, à un mental d’acier et se laisse vraiment difficilement submerger par les émotions. Sa personnalité est digne d’une grande héroïne, elle fait son petit effet et est bien utile au récit. Je l’ai plus amplement découverte, elle m’a encore surpris et c’est ma révélation de ce deuxième tome.

Dans ce roman, le rythme évolue crescendo. Le récit consolide son emprise sur le lecteur. De plus, la lecture devient plus frénétique est palpitante. Le danger rodait constamment au départ, ce n’était presque qu’une menace sourde. Dans la deuxième moitié du roman, le danger va maintenant arriver perfidement une première fois et de manière significative. Les protagonistes sont attaqués par leurs ennemis, indirectement grâce à des stratagèmes qu’ils ont mis en place. Cette première attaque est marquante et efficace, en plus de rajouter de la peur et de la panique, elle fait naître de la pitié. C’est un passage triste et poignant qui va faire vivement réagir les personnages, et précipité des scènes d’action.

Dans ma chronique du premier tome, je disais que les ennemis, ces êtres venus d’ailleurs semant le trouble, procuraient une vraie force au récit. C’est toujours le cas dans ce second tome, car comme je le disais, tout tourne autour d’eux. Déjà ils nous intriguent par le fait qu’ils aient une apparence humaine. Cette première énigme va être levée, car au cours du récit on apprend certaines choses sur le sujet. Cependant il reste les questions que l’on continue toujours de se poser : quels sont leurs buts? Pourquoi tout ça? Pourquoi de cette manière-là? Personnellement, comme les personnages, ça me torture l’esprit. L’auteur est très malin et joue avec nous. On a extrêmement envie de comprendre mais il crée de l’attente, ainsi pour satisfaire ce besoin on reste plongé dans l’histoire et on tourne chaque page avec l’espoir à la fin, d’avoir ne serait-ce que quelques clés de résolutions. Ne pouvant pas satisfaire ce besoin à la fin du tome, c’est une des raisons pour lesquels on peut avoir envie de lire la suite.

Justement, il est maintenant temps d’évoquer la fin de ce livre. Celle-ci est vraiment très dynamique. On y retrouve l’action pure, telle qu’il y en a dans le premier tome en grande quantité. La situation initiale se dénoue et ça part progressivement dans tous les sens. Depuis le début, la pression s’accumule et arrivé là tout explose. Malgré que la situation soit très agitée, on ne perd pas le fil, l’auteur maîtrise bien ses dosages. Les scènes d’action sont d’une excellente qualité, elles vous transportent au cœur même des événements et vous font vibrer. C’est la partie qui m’a le plus accroché et captivé. C’est riche, il y a des rebondissements, des imprévus et tout ça fait naître chez le lecteur beaucoup de sensations et émotions. En somme, c’est une fin mouvementée et pleine d’action, avec des scènes finales qui vous laissent sur votre faim et qui donnent vraiment envie de lire la suite.

En conclusion :

J’ai vraiment beaucoup aimé ce second tome. Etonnement, j’ai même presque l’impression que je l’ai légèrement plus apprécié que le premier. Bien que le lieu central du récit soit clos et que les personnages y sont tous rassemblés, on ne s’ennuie pas. Je pense que j’ai légèrement plus apprécié ce tome-là, car j’ai été totalement plongé dans ma lecture du début à la fin. Les enjeux, dangers, révélations, mystères… m’ont énormément captivé. Le récit est agréablement structuré, les narrateurs choisis sont intéressants, pareil pour leurs narrations qui d’autant plus, sont efficaces. Le rythme n’est pas aussi vif qu’il aurait pu être, mais ce n’est pas foncièrement gênant. L’auteur a préféré dans ce tome diminuer la vitesse pour davantage susciter notre intérêt sur l’histoire en elle-même, sur les défis, les dangers, les sentiments… On est souvent surpris dans la lecture par des rebondissements, retournements de situation qui font naître de plus ou moins grandes sensations et émotions. Je trouve que Rick Yancey a fait un bon compromis car grâce aux éléments que je viens de citer, on ressent moins la diminution des scènes d’action, par rapport au premier tome qui en était richement fourni. Au cours de ma lecture c’est vrai que ça m’a un peu manqué, mais heureusement la fin est très dynamique, de sorte à que je n’ai finalement eu aucun regret.

J’attends le troisième tome avec impatience pour voir comment tout cela va se terminer, et pour avoir les réponses à mes questions.


Titre :  La mer infinie

Auteur : Rick Yancey

Édition : Robert Laffont (Collection R)

Parution : 16 Octobre 2014
Pages : 416 pages
Prix : 17,90€

Divergente, tome trois – Veronica Roth

Bonjour, j’ai le plaisir de vous retrouver pour ma chronique du tome trois de « Divergente ». J’avais beaucoup aimé le second tome, pour lire mon avis intégral dessus, cliquez ici. J’attendais de ce dernier tome d’être encore plus grandiose que les précédents, et de nous fournir une fin de trilogie à la hauteur.

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Résumé :

Ça y est, au terme de multiples batailles, le règne des ennemis a été renversé. La société basée sur le système de factions n’existe maintenant plus. Elle a laissé place à une dictature dirigée par les sans-factions. Le nouveau régime n’est pas vraiment ce à quoi Tris et ses amis s’attendaient, en plus de cela certaines énigmes restent irrésolues. Accompagnée de ses alliés les plus fidèles, Tris va donc choisir de s’enfuir et de passer de l’autre côté de la clôture. Là-bas, ils espèrent trouver les réponses à leurs questions ainsi qu’une vie simple, sans problème. Mais de l’autre côté, la vie est loin d’être si paisible et ce qu’ils vont y découvrir pourrait bien radicalement changer le cours de leur vie…

Mon Avis :

Lorsque l’on commence ce livre, le système de factions n’existe plus. On rentre dans une atmosphère particulière à laquelle on n’est pas encore familier. L’ambiance est plutôt légère et calme, on ne démarre pas sur les chapeaux de roues. La nouvelle société mise en place n’est absolument pas idéale, c’est un régime totalitaire. Ce nouveau gouvernement ne satisfait aucunement Tris qui préfère l’ancien système, c’est pour cela qu’elle éprouve peu de scrupules à quitter la ville. En effet, à la fin du tome précédent, une bombe a été lâchée, il y a des gens qui les attendent et qui comptent sur eux de l’autre côté de la clôture.

Dès que la fuite commence, on sent que le récit commence vraiment . On est très vite intéressé par ce qui se passe car on a hâte de savoir ce qu’il y a de l’autre côté. Ce sont Tris et Tobias qui nous narrent tour à tour les événements. C’est un tout nouveau procédé qui n’a pas été utilisé dans les tomes précédents. Même si j’ai trouvé intéressant d’accéder aux pensées de Tobias pour la première fois, et que je trouve que ça apporte aussi beaucoup au récit, je n’ai pas toujours apprécié. J’aime beaucoup la narration exclusive de Tris et j’aurais aimé que cela continue ainsi. Alternativement, à chaque changement de chapitre on change de narrateur. Cela m’a réellement perturbé au début puisqu’en ayant l’habitude d’un unique narrateur dans « Divergente », je ne percutais pas immédiatement que ce ne fût plus Tris, mais Tobias qui s’exprimait.

Nos protagonistes arrivent alors à la clôture et la franchise. À partir de là, l’univers va complètement changer. On comprend l’état des personnages à ce moment, on perd également tous repères et on se retrouve aussi bouleversé qu’eux. D’ailleurs, on découvre à peine le nouvel univers, qu’une immense révélation nous tombe dessus. Elle est très importante et crée un énorme renversement de situation qui va permettre d’introduire les enjeux de ce dernier tome. Les intrigues sont bien plus concrètes que dans les tomes précédents et les enjeux nettement plus globaux. On découvre un univers angoissant et mystérieux qui nous change totalement de ce dont on a l’habitude.

Dans une première partie, le récit suit un rythme plutôt paisible, néanmoins on sent bien que c’est un calme avant la tempête. Tout se passe plus ou moins doucement, avec légereté et sans qu’il y ait énormément d’action. Au même rythme que les personnages, on se met progressivement dans le bain. On découvre ce nouveau monde, les manières de vivre et de penser, les différents groupes, les tensions… On fait la connaissance de nouveaux personnages aussi, qui vont pour certains avoir un grand rôle. J’ai trouvé que ces nouveaux personnages principaux apportent beaucoup au récit. Je pense surtout aux personnages qui ont le mauvais rôle, par leurs actions suivant leur caractère hypocrite, manipulateur etc…ils vont dynamiser le récit.

Entre Tris et Tobias ça a toujours été compliqué et on ne peut pas dire que ça va vraiment s’améliorer. Dans le tome précédent j’avais trouvé certaines de leurs « scènes de ménage » répétitives et lassantes. Ici, ce n’a plus été le cas, car les problèmes avaient des origines un peu plus sérieuses pour la plupart. Aussi, du fait qu’ils ne soient pas toujours ensemble on retrouve moins ce genre de scène. En effet, Tris et Tobias ne vont pas avoir les mêmes fréquentations et occupations, c’est dans ces moments que l’on remarque à quel point la double narration est utile. Tris est fidèle à elle-même, je ne l’ai donc qu’apprécié davantage. Son caractère à la fois affirmé et sensible, fonctionne toujours parfaitement avec moi et fait d’elle une héroïne dont je me souviendrai longtemps, je pense. J’ai notamment apprécié dans ce tome, la sincérité de son discours quant à la complexité de la situation entre elle et son frère. Tobias, comme dans le tome précédent, a continué de me surprendre mais pas toujours dans le bon sens. Il a encore fait de mauvais choix, dus au fait qu’il soit facilement influençable, et il persistait à croire que c’était les bons. Sincèrement, ce trait de sa personnalité m’a bien agacé par moments. Autrement j’ai quand même adoré retrouver Tobias. Il évolue constamment, on découvre encore de nombreuses facettes de sa personnalité. Par exemple, j’ai été étonné de voir à quel point il a perdu confiance en lui, à la suite d’une lourde révélation sur le statut de Divergent et de sa vraie signification. Malgré ses quelques choix ratés, il en a quand même fait de bons et a montré toutes ses qualités dans ses réactions.

La période d’adaptation de nos protagonistes dans leur nouvel environnement (et de nous-mêmes), va se terminer lorsque l’action prend son tournant décisif. Ceci marque pour moi, le commencement d’une deuxième partie dans ce récit. Celle-ci suit un rythme bien plus soutenu. Le cadre général et les objectifs ayant été posés, il ne nous reste plus qu’à visualiser la suite des événements. L’action m’a entièrement captivé et la lecture était frénétique. De plus, une notion d’urgence a rajouté une part de tension. On est embarqué dans la dernière ligne droite, entre missions, trahisons, responsabilités, devoirs…

Dans sa globalité, j’ai trouvé le récit correctement maîtrisé. On peut dire qu’il est relativement bien synthétisé sans foncièrement l’être, car il se passe un grand nombre de choses en moins de cinq cents pages. Veronica Roth a pris le risque de faire évoluer ses personnages, dans un tout nouvel environnement pour ce dernier tome, et je trouve que c’est payant. L’auteur joue beaucoup avec nos émotions et sur l’effet de surprise, il y a un bon nombre de grandes révélations, qui vont semer le trouble et susciter notre intérêt. On a également le droit à de jolis retournements de situation et à de magnifiques scènes d’action. Les enjeux et objectifs sont selon moi très bien choisis, ils apportent du suspense et donnent au lecteur l’envie d’en savoir toujours plus.

Bien sûr, les enjeux de ce dernier tome vont dans le sens du dénouement. Plus on y approche, plus la tension augmente et ça devient palpitant. Petit à petit, l’action arrive à son apogée, les événements s’entrecroisent et tous les regards convergent vers le mouvement final. Ce dernier mouvement est capital et vital, on ressent le stress des personnages. La pression est à son comble, au niveau des sensations on est aussi au maximum. Soudainement, un important rebondissement tombe et nous met davantage dans le doute, la peur et l’expectative. On se retrouve alors doublement saisi d’effroi. Finalement, tout cela va déboucher sur une scène tragique. C’est un dénouement qui fonctionne au point de vue de l’histoire, mais qui est surtout émouvant. J’ai été profondément touché et ce qui s’est passé m’a fait vraiment mal au cœur. C’est clairement le genre de fin qui peut vous faire pleurer ou vous donner envie de balancer votre livre. C’est une fin tristement surprenante, mais qui m’a entièrement satisfait. Elle a su faire naître en moi de très fortes émotions. Je pense qu’elle convient parfaitement car elle suit les valeurs que l’on a rencontré depuis le premier tome. En tout cas, bien qu’elle rende certains lecteurs perplexes et déçus, il faut dire qu’elle laisse une empreinte marquante et indélébile.

En conclusion :

Je suis entièrement satisfait par ce troisième et dernier tome. Le récit est maîtrisé et très bien exécuté. Je trouve que l’auteur a pris un risque conséquent pour ce tome final et là heureusement ça a fonctionné. Tout est assez bien dosé, on retrouve bien sûr de l’action avec de grandes et importantes scènes. C’est un tome rempli de nouveautés, on a donc plein d’informations, de révélations, il y a également au cours du récit de nombreux rebondissements. On reste captivé du début à la fin, car les enjeux et dangers nous retiennent avec force. Le rythme est agréable, on ne s’ennuie pas. Les passages moins dynamiques ne sont pas pour autant moins attrayants, mais tout aussi intéressants. J’ai aimé, une fois encore suivre les personnages qui sont toujours si attachants. Leurs caractères s’affirment pour le meilleur et parfois pour le pire. L’univers est différent mais tout aussi plaisant, le récit est riche en sensations et m’a fait vibrer. La fin très haletante et émouvante m’a plu. Bien qu’elle soit déchirante, selon moi elle finalise correctement la trilogie.

Si vous n’avez pas encore commencé « Divergente » je ne peux que vous conseiller de le faire. C’est une trilogie qui vous transporte, qui vous captive et l’univers est très plaisant.


Titre : Divergente

Auteur : Veronica Roth

Édition : Nathan

Parution : 15 Mai 2014
Pages : 464 pages

Prix : 16,90

La 5ème Vague – Rick Yancey

Bonjour les amis, je vous retrouve pour ma chronique du roman « La 5ème Vague » de Rick Yancey. Vous vous en doutez, je n’ai pas pu échapper au phénomène « La 5 ème vague », qui est même adapté maintenant au cinéma. J’ai lu de nombreux retours positifs sur ce livre, le synopsis m’intéressait, j’ai donc décidé moi aussi de tenter l’aventure.

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Résumé :

La planète Terre a été envahi par Eux, des êtres venus tout de droit du fond de l’univers, qui ressemblent traits pour traits à des humains. Leur débarquement n’a aucun caractère amical ou pacifique, en effet ils s’efforcent de tuer les humains. Pour cela, ils ont procédé par étapes, quatre vagues ont déjà déferlé et chacune d’entre elles extermine l’humanité d’une manière différente. Eux, ont ainsi massacré des milliards d’humains, balayé les résistants et les derniers rescapés sont décimés. Cassie, fait partie de ces derniers rescapés. Ne pouvant faire confiance à personne, elle est condamnée à rester seule et fuir pour rester en vie. Elle sait bien que ces êtres mystérieux sont en pleine chasse et qu’ils n’hésiteront pas à l’exécuter si elle a le malheur de croiser leur chemin. Elle s’accroche à sa règle de solitude jusqu’à sa rencontre avec Evan Walker. Elle sait qu’il est peut-être sa dernière chance pour atteindre son but, retrouver son petit frère. Cassie va-t-elle faire le bon choix…

 Mon Avis :

L’univers du roman « La 5ème Vague » est post-apocalyptique. La menace issue de l’univers a détruit la civilisation et il ne reste plus beaucoup de rescapés. J’ai tout de suite adhéré à l’univers car l’idée m’a plu, on a quelque chose ni trop complexe, ni trop simple. On accroche vite au récit, on démarre la lecture sur du mouvement, qui va directement nous transporter. On suit au départ Cassie, seule et fuyante. Elle a un fort caractère qui fait d’elle une héroïne hors pair. Elle est à la fois forte, courageuse, déterminée mais aussi se révèle être sensible et passionnée. Par-dessus tout, elle a un franc-parler et un humour à toute épreuve. Elle m’a fait rire de nombreuses fois, Cassie est un personnage attachant et j’ai pris un grand plaisir à la suivre.

C’est par l’intermédiaire d’analepses que nous découvrons de passé de Cassie. Ainsi, nous visualisons comment s’est déroulé la vie sur Terre depuis l’arrivée de ces êtres venus d’ailleurs. Ce procédé est fréquemment utilisé, notamment pour les autres personnages par la suite. Le récit des événements passés est passionnant et permet d’introduire les intrigues.

Dès que nous prenons connaissance du danger que représentent les mystérieux arrivants, le récit devient plus angoissant. La tension est palpable, on a peur pour les personnages. Le récit, les intrigues, tout tourne autour des êtres mystérieux qui ont débarqué sur Terre. En effet, de la même manière que les personnages, on se pose de nombreuses questions sur Eux. Qui sont-ils, quels sont leurs buts… Mais, ce qui chez Eux, procure une force au récit, c’est le fait qu’ils aient une apparence humaine. C’est très étrange, on ne comprend pas bien qui ils sont. Cela rend le récit réellement poignant, les vrais humains peuvent difficilement, au premier abord, faire la différence entre un humain et un non humain.

Ce roman est constitué de plusieurs parties de longueurs différentes. Pour chacune d’entre elles, on découvre un nouveau personnage ou on en retrouve un que l’on connaît déjà. Ces derniers, n’évoluent pas tous ensemble, du moins au départ. En fonction du narrateur, le mode de vie, le milieu etc… change. J’aime beaucoup ce procédé qui nous permet d’être sur plusieurs fronts en même temps et qui permet de gagner bon nombre d’informations.

Les personnages principaux de cette histoire sont surtout Cassie et Evan, mais il y a également Zombie et Ringer dans une autre mesure. Ces personnages-là, comme les secondaires m’ont beaucoup plu. Ils ont des histoires différentes, toutes tristes et émouvantes, des tempéraments plus ou moins forts. Malgré le caractère que l’on discerne en premier, il se cache toujours chez l’un, l’autre extrême. Celui qui semble faible peut avoir un grand courage et celui qui semble inflexible peut s’avérer être très émotionnel. Je trouve que ce sont de bons et intéressants personnages et ils évoluent de manière intéressante.

Les personnages qui m’ont le plus plu resteront cependant Cassie et Evan. Je ne fais pas dans l’originalité, c’est vrai. Ils m’ont accroché, dès leur rencontre qui s’est faite dans d’improbables circonstances. Au long du roman, ils vont entretenir une relation spéciale qui suscite l’intérêt. En effet, il y a de nombreux mystères et non-dits qui tournent autour d’Evan.

Ainsi, le récit a réussi à me retenir grâce au contexte et aux personnages que j’ai apprécié. Ensuite, les intrigues ont aussi su me captiver, il y a de bons enjeux qui nous donnent envie de suivre le déroulement des evenements. Peu importe où se trouvent les personnages, le danger plane. On est dans une ambiance électrique, lourde en tension et qui est maîtrisée par l’auteur. Au cours de la lecture, on a le droit à de nombreuses révélations, qui crescendo augmentent la curiosité du lecteur. Il y a une bonne dose de mystères et de suspense qui nous tient en haleine. L’action est bien sûr énormément présente, dans ce type de roman c’est un peu fondamental je pense. C’est savamment dosé, les scènes ont ce qu’il faut de dynamisme pour faire naître de puissantes sensations. Rick Yancey nous offre de très belles scènes d’action, il s’y prend à merveille pour nous transporter au cœur des événements, on visualise les scènes et souvent avec effroi. C’est toujours de très bonne qualité.

Malheureusement, je pense qu’il y a des passages qui manquent un peu d’action. On a d’une part des passages forts en dynamisme et d’autre part des passages assez longuets. C’est dommage car ces passages sont quelque peu récurrents, l’histoire avance, mais du point de vue du lecteur on a l’impression que ça stagne. Je ne dirais pas que je me suis ennuyé car ce n’est absolument pas le cas. Tous les autres éléments indiqués précédemment m’ont permis de ne pas arriver à cet extrême-là, j’étais toujours aussi accroché à l’histoire. Simplement, ces moments de flottement on peur effet de casser le tempo et de créer un rythme irrégulier. Je ne pense pas que ce point rende le roman moins attrayant, je pense plutôt qu’il ne lui permet pas d’atteindre son maximum. J’ai été déçu à niveau là, car ayant entendu tellement de bien sur ce roman, je ne pensais pas ressentir un problème de ce genre.

Enfin, à un moment, les récits des différents narrateurs se croisent. Dès lors, tout s’accélère et nous n’avons plus aucun répit. Il y a beaucoup plus d’action et de tension. On est totalement imprégnés par les événements et on vit les choses avec beaucoup de réalisme. C’est très rythmé et dynamique mais on ne perd jamais le fil. Certains éléments se dénouent, il y a un bon nombre de révélations et en même temps de nouveaux enjeux naissent. On passe d’une émotion à une autre, c’est aussi très riche en sensations. C’est une fin que je trouve vraiment bien réussi, elle m’a captivé, m’a fait frémir ainsi que donné envie de lire la suite.

En conclusion :

J’ai adoré « Le 5ème Vague ». L’univers post-apocalyptique est bien réalisé et enivrant. Le sujet est captivant, les envahisseurs nous intriguent et les personnages sont attachants et intéressants. De la tension plane constamment, on ne sait pas à quoi s’attendre et le mystère tout aussi présent nous donne envie d’en savoir toujours plus. On se retrouve à multiples reprises embarqué au cœur de l’action, les scènes y sont d’une qualité poignante. Cependant, le rythme est assez irrégulier à cause de passages longs et plutôt ternes, qui cassent le tempo. Ceci est tout de même peu dérangeant car les points positifs, nombreux, contrebalancent. Moi, ça m’a laissé un petit goût amer, créant quand même de la déception. Avec tout les avis positifs qu’a eu ce roman, je ne m’attendais pas à ce que quelque chose de ce genre me gêne, j’en attendais plus.

« La 5ème vague » est effectivement un très bon roman que je vous conseille. Néanmoins, si vous ne voulez pas être légèrement déçu comme je l’ai été, ne surestimez pas trop ce livre. Il manque pour moi quelques petits éléments pour que je dise que c’est un véritable coup de cœur.


Titre :  La 5ème Vague

Auteur : Rick Yancey

Édition : Robert Laffont (collection R)

Parution : 16 Mai 2013
Pages : 608 pages
Prix : 18,50 euros

Oublier Camille – Gael Aymon

Salut, aujourd’hui je vous propose ma chronique du roman « Oublier Camille » de Gael Aymon.

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Résumé :

Yanis, un jeune lycéen est complètement amoureux de Camille. Depuis le collège, il entretient avec elle une relation particulière, entre amitié et amour. Officieusement on pourrait presque dire qu’ils sortent ensemble, mais officiellement non. Yanis n’a pas eu le courage de faire le premier pas. C’est devenu encore plus difficile de prendre l’initiative, puisqu’ils ne sont pas dans le même lycée. L’attente, la situation et la distance ont eu un effet néfaste. Camille l’a finalement trahi, elle s’en veut et l’avoue à Yanis. Celui-ci est alors totalement chamboulé, il s’engouffre dans une mer de questionnements. Entre déceptions, manques, amitiés et sentiments, la vie d’adolescent de Yanis n’est pas de tout repos.

Mon Avis :

Je pense que l’atout charme de ce petit roman de soixante-seize pages, c’est son sujet. Moi, c’est ce qui m’a donné envie de découvrir ce roman et la façon dont cela allait être abordé. En plus de traiter de manière globale la vie d’un adolescent « type », l’auteur se concentre particulièrement sur l’aspect sentimental de sa vie. Il évoque ainsi, d’une certaine manière, le passage de la jeunesse à l’âge adulte. Tout cela est fait sur un fond composé de légers problèmes familiaux . Yanis vit avec sa mère dans un petit appartement à Paris, cette dernière quitte régulièrement le domicile pour aller travailler en province. J’ai apprécié le fait que l’auteur se soit vraiment concentré sur le sujet, et qu’il ait seulement utilisé la condition du personnage principal à bon escient. Yanis n’est pas stigmatisé et l’auteur ne cherche pas foncièrement à nous émouvoir sur son sort, il nous montre juste la situation. Je trouve que c’est un bon point car c’est tout de suite plus crédible et ça peut faciliter l’identification du lecteur.

Le contexte est réaliste, on rentre facilement dans l’ambiance du récit. On apprend progressivement à connaître le personnage principal, son caractère, son histoire et on s’attache à lui. C’est un beau personnage, il est touchant, gentil et sincère. Je le soutenais car il est tellement vrai que l’on arrive à comprendre ce qu’il ressent. Tout au long du récit, on partage les émotions de ce jeune homme. Je trouve bien, que ce soit les sentiments d’un garçon qui soient mis en avant dans ce roman. On voit très souvent des filles dans ce genre de situation, montrer ici les faiblesses et la vulnérabilité d’un jeune adolescent, je trouve que c’est une bonne idée. De plus, on a l’impression que Camille est dans une position de force car elle semble moins affectée par la situation, ça pourrait alors faire naitre un deuxième message.

Je dis bien que Camille « semble » moins touchée par la situation, car on ne peut à aucun moment en être sûr. En effet, Yanis est l’unique narrateur de ce roman, on n’accède pas aux pensées de Camille. Au départ, cela ne me gênait pas, ça donnait un côté mystérieux et créait de l’attente. Au fur et à mesure de la lecture, je voyais que mon attente n’était toujours pas récompensée et ça m’a légèrement frustré. J’ai compris le choix de l’auteur de ne pas la faire parler et trouve qu’avec cette histoire c’est un bon choix. J’aurais cependant aimé que Camille, au moins une fois, interagisse pour satisfaire et répondre aux multiples questions du lecteur. Autrement, j’ai trouvé que lecture se faisait toute seule. La plume de l’auteur est légère, douce et simple, c’est donc plutôt agréable à lire.

Il n’y a pas vraiment d’intrigue principale dans ce roman, ou s’il y en a vraiment elle est très discrète. On ne retrouve ni réels enjeux, ni réels buts. On suit simplement le cours de la vie de Yanis. Comme rapidement dit précédemment, le récit est principalement composé de ça, de l’expression des sentiments et des questionnements du jeune homme. En tout cas, l’auteur maîtrise cela assez bien et le contexte réaliste rend le tout doublement plus beau. En complément du manque d’intrigue, il n’y a aussi, pas tellement d’action, de rebondissements ou autres. C’est plutôt simple à ce niveau-là également. Ce format me plaisait initialement, mais par la suite j’ai trouvé que cela rendait le récit quelque peu lassant. À un moment de la lecture, on se demande finalement ou l’auteur veut nous emmener. On avance, mais il ne se passe pas grand-chose, rien d’attrayant ou de réellement accrochant. Le rythme est assez linéaire, il n’y a pas de moment forts pour ponctuer la lecture et faire naître chez lecteur, de plus grandes émotions ou sensations.

La fin m’a tout de même plu. On termine sur de belles notes positives, avec de très beaux messages. Elle plutôt satisfaisante, j’ai bien aimé. Néanmoins, à mon avis elle aurait dû être un peu plus marquante. Le récit est très court, donc je pense qu’il fallait que la fin marque le coup. Un rebondissement ou une scène déterminante, par exemple. Cela aurait sûrement laissé une touche forte, améliorant mon ressenti global sur l’ensemble du livre. Là, à l’image du reste du récit, ça manquait d’intensité.

En conclusion :

« Oublier Camille » est un court roman ado, que j’ai plutôt aimé. Le sujet, le personnage principal et le contexte réaliste sont des points que j’ai appréciés. Cependant, l’inexistence d’une intrigue principale, découlant sur un manque de rythme, rend le récit peu attractif et accrochant. On lit sans savoir où on avance et c’est un peu dérangeant. L’écriture légère et simple de l’auteur est tout à fait appréciable. La fin, bien qu’agréable en soi, manque de force pour être efficace et nous marquer.


Titre :  Oublier Camille

Auteur : Gaël Aymon

Édition : Actes Sud Junior

Parution : 20 Août 2014
Pages : 75
Prix : 10,90€

Divergente, tome deux – Veronica Roth

Salut, je vous retrouve pour ma chronique du deuxième tome de la trilogie « Divergente ». J’ai débuté cette trilogie depuis un certain moment avec le tome un que j’ai adoré. Depuis ce temps, je n’ai pas lu la suite, non pas parce que je ne le voulais pas, mais plutôt par manque de temps et parce que j’avais d’autres lectures de prévu. Avec la sortie du 3ème volet de « Divergente » au cinéma, je me suis dit qu’il fallait absolument que je termine cette trilogie et que je regarde les films. J’ai enchaîné les tomes deux et trois, aujourd’hui c’est la chronique du second et celle du dernier tome arrivera prochainement.

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Résumé :

Le monde dans lequel vit Tris, est régi par des factions qui constituent la société. Celle-ci a volé en éclats, les villes sont à feu, à sang et la guerre est déclarée. Tris est très affecté par la mort de ses parents et amis, qu’elle a perdu pendant les batailles. Rongée par le chagrin, elle va devoir se remettre vite d’aplomb, d’autant plus que sa situation de Divergente la met dans une situation compliquée. Elle aura à fuir, à se protéger mais aussi à se battre pour sauver ce qui est encore possible. Les combats ont repris, accompagnés de ceux qui lui paraissent fidèles, elle va défier ses ennemis…

Mon Avis :

Bien que j’aie lu le premier tome il y a presque un an maintenant, je n’ai pas eu besoin de le relire avant de commencer le second tome. Une fois rentré dans l’univers, j’ai tout de suite retrouvé mes marques. L’auteure rappelle avec finesse certains éléments pour nous remettre dans le bain, c’est très appréciable quand on se trouve dans un cas comme le mien.

Le premier tome s’est fini sur de grandes scènes pleines d’action. On débute le second tome à la suite de ces dernières. Il y a un beau prolongement entre ces deux tomes. Cela fait qu’on est vite absorbé par l’univers et que c’est directement attrayant. On découvre aussi progressivement les nouveaux problèmes et enjeux qui seront traités au cours du roman.

Le récit démarre sur une fuite qui va en quelque sorte durer jusqu’à la fin. Rien que de ce fait, il y a du dynamisme et du mouvement. On passe constamment d’un lieu à l’autre. Partout où les personnages iront, des choses se mettront en travers de leur chemin, en complément des soucis qui planent déjà constamment sur eux. Le rythme est excellent, les personnages n’ont pas le temps de se reposer et nous aussi. Il y a la base un bon tempo qui est en plus magnifié par différents éléments ponctuels. On a le droit à des révélations, à des rebondissements et à des enjeux supplémentaires fréquemment au cours de la lecture. L’action est également omniprésente. C’est un de mes points préférés car l’auteure utilise cela à merveille. Elle joue sur les degrés d’intensité avec des émotions différentes, des longueurs de scènes différentes et des importances plus ou moins grandes. Sa maîtrise lui permet donc d’en placer souvent et malgré leur fréquence, je trouve que l’on ne se perd pas.

L’intrigue m’a totalement captivé et a permis de me faire vibrer tout au long du récit. Elle est née à la fin du premier tome mais c’est dans ce tome ci qu’elle prend toute son importance. L’ambiance change donc considérablement par rapport au tome précédent. L’ambiance est plus sombre et le mystère plane toujours. Les enjeux sont aussi plus globaux. Ceux-ci sont presque tous issus du problème politique, noyau du récit. Le problème majeur qui en découle est la guerre. Tout se complique au niveau des relations entre factions. Entre leurs envies, l’hostilité des uns envers les autres, les personnalités spécifiques à chaque faction et les traîtres, c’est un joyeux florilège. Il y a bien deux camps distincts , mais à l’intérieur de chaque, les buts et priorités ne sont pas toujours les mêmes. Il y a par conséquent plusieurs niveaux de tension.

Je trouve que le mélange constitué du système de factions et de l’intrigue fonctionne parfaitement. J’ai aimé observer l’évolution d’une telle société dans une période de troubles. Chaque faction représente un de nos caractères humains (altruisme, sincérité, audace…), j’ai trouvé intéressant de voir les réactions de chacun ainsi que leur façon de protéger les intérêts généraux et personnels. Pour moi, c’est assez représentatif de la raison pour laquelle, dans notre monde, on ne peut pas tous être en accord sur certains sujets. En fonction de nos traits de caractère dominants on ne réfléchit pas de la même manière.

Une fois transporté au cœur du récit, on a du mal à lâcher le livre. Tous les éléments réunis rendent la lecture mouvementée et enivrante. C’est très riche en sensations et très captivant. Les personnages s’affirment davantage. On découvre de nouvelles facettes de Tris ainsi que d’étonnantes facettes de la personnalité de Tobias (les deux personnages principaux). La relation qu’ils entretiennent se complexifie aussi, ils s’aiment mais les événements font apparaître des disputes. Ainsi, au milieu du tumulte général, on retrouve dans ce tome des « scènes de ménage ». J’ai beau aimer Tris et Tobias de même que leur relation, j’ai trouvé que certaines « scènes de ménage » étaient de trop. Même si ça rajoute un petit effet dramatique par ici par là, que j’apprécie en soi, j’ai trouvé que parfois c’était un peu répétitif. Autrement, j’ai adoré retrouver ces deux personnages auxquels on s’attache facilement, surtout Tris que j’ai encore plus apprécié. Les personnages secondaires sont également plus nombreux et actifs, j’ai trouvé leurs caractères intéressants, ils apportent tous une touche différente à l’histoire.

La fin du récit va être précipitée par de nombreux événements dont un énorme retournement de situation, une poignante trahison. Je dois dire que j’ai été tout autant choqué que les personnages. Je ne m’ y attendais pas le moins du monde, je suis resté un moment abasourdi comme cela m’arrive rarement. Tout s’enchaîne très vite. Nos protagonistes vont se retrouver dans des positions très délicates, encore une fois il y a beaucoup de mouvements et d’action. C’est extrêmement rythmé, il y a de beaux passages tant au niveau des émotions qu’au niveau des sensations que l’on peut ressentir. C’est clairement une fin vive et haletante. L’histoire se termine comme au tome précédent, à un moment important avec d’étonnantes révélations. À partir de là, on comprend que de nouveaux enjeux encore plus globaux vont naitrent. Ceci attise vraiment la curiosité et donne donc très envie de lire le tome suivant et final.

En conclusion :

Un second tome agréable et maîtrisé. Le récit est rythmé, riche en action et rebondissements. Les enjeux nous accrochent, mettent du mystère et de la tension rendant le tout très haletant. L’univers est captivant et nous transporte tout du long. Le caractère des personnages principaux et secondaires s’affirme, les relations se complexifient et le mélange est réussi. Tris et Tobias sont toujours aussi touchants ensemble même si la récurrence d’un même type de « scenes de menage » peut s’avérer un peu répétitif. Il y a beaucoup d’action, mais on ne se perd jamais, l’intrigue est clairement placée. Enfin, révélations et retournements de situation ajoutent leur part de sensations à l’ensemble.

J’ai beaucoup aimé ce second tome, ce fut une lecture très plaisante et je n’ai pas été déçu.


Titre :  Divergente

Auteur : Veronica Roth

Édition : Nathan

 Parution :  20 Mars 2014
Pages :  460
Prix : 16,90€

Instinct – Vincent Villeminot

Bonjour tout le monde, comment allez-vous? Vous avez pu le voir au titre, on se retrouve aujourd’hui pour ma chronique du roman « Instinct » de Vincent Villeminot. Cette trilogie me faisait envie depuis un bon moment. Les avis sont généralement très positifs et puis le résumé m’intriguait. C’est donc avec une curiosité particulière que j’ai démarré ce roman.

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Résumé :

Tim a perdu son frère et ses parents dans un accident de voiture. Il n’en garde qu’un souvenir flou. Mais, il y a quand même une chose dont il se souvient distinctement, probablement juste un rêve. Il se rappelle qu’après avoir repris conscience, il semblait se trouver dans la peau d’un grizzli avide de tuerie. Que s’est-il passé? Dans quelles circonstances est réellement morte sa famille? Autant de questions qui restent en suspens dans son esprit troublé. L’étrange professeur McItyre va alors l’emmener dans son institut au fond des Alpes Françaises. Dans ce centre de recherches vivent d’autres initiés qui comme Tim sont sujets à des métamorphoses animales. Il y découvrira que tout cela n’était pas un rêve finalement. Aux côtés de Shariff et Flora il va faire de nombreuses découvertes et vivre différentes aventures…

Mon Avis :

Dès les premières pages, j’ai été étonné par le ton choisi. Il est assez lourd, brut et inquiétant. On rentre directement dans le vif du sujet, on découvre aussitôt la problématique qui fait tout de suite naître un intérêt chez le lecteur. Le sujet est en effet plutôt original et intéressant. L’auteur traite bien des sujets que sont les métamorphoses et la lycanthropie, ce qui est d’autant plus important que ça constitue le thème principal du récit. On ressent un vrai travail de documentation, au fil des pages on retrouve aussi des citations d’écrivains, de sages, de musiciens, de poètes etc… C’est vraiment très enrichissant, j’ai appris beaucoup sur un sujet peu conventionnel et cela m’a fait plaisir.

Juste après s’être plongé dans l’univers du roman, l’intrigue se met en place.

Cependant, l’action ne commence pas tout de suite. On fait d’abord la connaissance des personnages et on découvre plus encore l’univers du roman. Mes premières impressions positives se sont affirmés et les personnages m’ont tout de suite plu. La petite bande créée par Tim, Shariff et Flora fonctionne à merveille. Je me suis attaché à chacun de leurs caractères, à leurs atouts comme à leurs défauts. La relation qu’ils entretiennent devient vite très forte. De par l’ambiance du roman et la personnalité des personnages, les sentiments ne sont pas ostentatoires. Ils sont le plus souvent plus cachés et implicitement exprimés, c’est ce qui les rend encore plus beaux, je trouve. J’ai eu un coup de cœur particulier pour le personnage de Shariff. C’est un garçon de douze ans, extrêmement touchant. Il est passionné, gentil, attentionné, soucieux de bien faire, drôle… Bref, je l’ai littéralement adoré.

Ce qui m’a un peu perturbé dans la première partie du récit, c’est le sentiment de longueur que j’ai ressenti. Il nous est donné plein d’informations, il y a aussi des scènes déterminantes, du mouvement. Ce n’était pas ennuyant mais au contraire plutôt agréable à lire. J’ai trouvé dérangeant le fait de perdre totalement de vue l’intrigue. Celle-ci s’était très vite imposée et je n’ai pas compris son progressif effacement par la suite. Tout a commencé tellement vite que ça m’a fait étrange de passer d’un tel extrême à quelque chose de plus calme.

Par la suite, petit à petit, de nouveaux enjeux ont vu le jour. J’ai été encore plus déstabilisé car le but premier de Tim a vraiment été mis de côté. On reçoit quand même des informations mais excepté quelques brefs rappels on ne sent pas une réelle implication chez Tim. C’est surement un mal pour un bien car à la naissance des nouveaux enjeux, le récit prend un tournant nouveau.

Dès lors, on a le droit à une importante dose d’action. C’est très riche à ce niveau-là, il y a de l’aventure donc beaucoup de mouvements ainsi qu’une bonne dose de suspense. Le récit devient plus accrochant et extrêmement rythmé. Il y a également des retournements de situation et une belle touche d’émotions. La tension rajoute un aspect inquiétant qui nous met dans une situation particulière. À la fois on n’a peur pour la suite des évènements et à la fois on a très envie de découvrir la suite. Cela crée une sensation d’excitation, que j’ai personnellement bien apprécié.

La fin de ce premier tome m’a tout autant conquis. Il y avait encore un bon rythme avec pas mal de rebondissements et d’action. L’auteur a également beaucoup joué avec nos émotions. C’était mouvementé et j’ai été entièrement absorbé par ma lecture. De plus, le dénouement est sympathique et m’a bien plu.

En conclusion :

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce roman. Les principaux bémols notables sont un sentiment de longueur au début ainsi qu’un sentiment d’incompréhension suite à un changement des enjeux principaux. Autrement, j’ai apprécié l’univers de ce livre et ce très tôt. Le récit est riche et bien rythmé, il contient de l’action et des rebondissements. Il nous entraîne totalement dans l’ambiance et c’est agréable. Enfin, le thème abordé est selon moi bien choisi car intéressant.

« Instinct » est une belle découverte qui m’a donné envie et convaincu de lire la suite.


 

Titre :  Instinct

Auteur : Vincent Villeminot

Édition : Nathan

 Parution :  7 Avril 2011
Pages : 372
Prix : 15,90

Le voleur de magie, tome 2 – Sarah Prineas

Bonjour, je vous retrouve aujourd’hui pour la chronique du roman « Le voleur de magie », tome deux, de Sarah Prineas. C’est une série que j’ai découvert sur le fil il y a quelques mois. Elle nous promet un univers semblable à celui de « Harry Potter » ce qui est plus ou moins vrai. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que j’y ai accroché, le premier tome m’a agréablement surpris et ce fut une belle découverte.

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Résumé :

Dans le tome précédent, Conny le garçon des rues devenu magicien à Wellmet, a réussi à vaincre ses ennemis et ainsi sauver la magie. Mais, de nouveaux problèmes apparaissent, mettant une fois de plus en grand danger la cité de Wellmet.  En même temps, Conny tente de communiquer avec la magie par le biais d’expériences explosives. En effet, il a perdu sa locus magicalus qui lui conférait ses pouvoirs, à la fin du tome précédent. Malgré les avertissements de son maître Nihil, qui est celui qui l’a sorti du Crépuscule et de sa situation de voleur, Conny s’entête et réalise un accident. Contraint de s’exiler, il va quand même répondre à l’appel de la magie et se livrer dans un nouveau combat contre les forces obscures…

Mon Avis :

Je suis rapidement rentré dans l’ambiance et ce notamment grâce au personnage principal. J’ai aimé retrouver Conny, un garçon intrépide, têtu mais également très gentil et attachant. J’ai tout autant apprécié l’univers que dans le premier tome, la magie à un interêt fondamental, vital et politique. La façon dont tout cela est traité est pour moi intéressante, la magie est plus qu’un outil utilisé pour embellir l’histoire, c’est le sujet principal et ce pourquoi Conny se bat.

J’ai trouvé l’intrigue pas mal, elle captive assez bien le lecteur, mais j’ai le sentiment qu’il manque un petit quelque chose. En étant liés à des événements marquants, les enjeux ont un poids certain et permettent de nous retenir au récit. Du début à la fin, je n’ai pas noté d’importants moments de flottement, l’action est omniprésente. On est constamment, ou presque, dans le mouvement. On voyage avec Conny dans ses aventures et c’est plaisant.

Sarah Prineas a parsemé son récit de diverses émotions. C’est parfois, triste, pathétique, inquiétant puis parfois plus joyeux et drôle. Elles ne sont pas exploitées pleinement mais très justement dosées par l’auteur. C’est tout à fait harmonieux et certains passages se démarquent par la pureté des émotions transmises. Il y a également dans ce roman, une bonne dose des mystères et de suspense. Malheureusement, malgré la présence de ces deux éléments, je trouve que la tension n’est pas assez forte et constante. Celle-ci ne grimpe pas de pair avec l’évolution du récit et j’ai à un moment même constaté une régression. Par exemple, lors d’un passage, certains éléments font diminuer notre inquiétude. L’opposant ne joue pas dès le départ le rôle qui lui est destiné, par conséquent, le côté piquant n’y est pas. Même si la tension remonte crescendo par la suite, ce n’est toujours pas très convaincant.

Les effets du manque de tension s’observent au niveau du rythme. Celui-ci est plutôt linéaire, il y a une répétition de passages lents puis de passages quelques peu plus mouvementés. Il n’y a pas tellement au cours de ce roman de pics où l’action est forte et importante, de façon à faire naître en nous de grandes sensations.

J’ai tout de même apprécié ma lecture, qui fut agréable. Le récit est juste mais peut-être un peu trop. Tous les éléments nécessaires au bon fonctionnement du récit sont au rendez-vous, ils sont bien dosés mais on ne sent pas de touches de folies et c’est ce qui est particulièrement dommage.

Le dénouement de ce deuxième tome est surprenant et m’a satisfait. Il est plus riche en sensations que le reste du récit, ce qui donc plaisant. L’action est de la partie et permet de rendre le dénouement plus accrochant. Les scènes y sont assez dramatiques et marquantes. Enfin, on referme ce livre sur une note contrastée qui éveille le désir de lire la suite.

En conclusion :

Avis assez mitigé sur le second tome d’un roman que je juge agréable mais pas pour autant transcendant. Le récit est bien, certes, mais ça ne va pas plus loin que ça. J’ai apprécié ce livre, aimé me plonger à nouveau dans son univers et retrouver ses personnages. Néanmoins, je ressens un peu de déception même si je savais pertinemment que ça n’allait pas être le coup de cœur du mois.

« Le voleur de magie » reste une belle découverte, si vous cherchez une lecture légère avec un univers magique vous pourriez être intéressé. Moi, si l’occasion se présente, je lis les tomes suivants sans problème.

 


Titre :  Le voleur de magie

 Auteur :  Sarah Prineas

Édition : Gallimard Jeunesse

 Parution :  9 Decembre 2010
Pages : 336
Prix : 7,30 €

L’infini + un – Amy Harmon

Amy Harmon est une auteure dont j’ai beaucoup entendu parler, notamment pour son roman « Nos faces cachées », un véritable best-seller aux Etats-Unis. En gagnant un concours organisé par le compte Twitter de la « collection R » de chez Robert Laffont, j’ai eu l’immense chance de recevoir un de ses romans qui s’intitule « L’infini + un ». Immédiatement après sa réception je me suis empressé de le lire.

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Résumé :

Bonnie Rae Shelby est une superstar. Son quotidien se partage entre les fans, les strass et les paillettes. Elle est jeune, a la beauté, la gloire et de l’argent … Pourtant, Bonnie n’est pas forcément la plus heureuse. À tel point qu’elle va même jusqu’à vouloir perdre la vie. Grâce au destin, elle va faire la rencontre de Finn Clyde. Ce dernier, est à première vue un banal jeune homme, il vit avec sa mère, est passionné de math… Bref, l’opposé total de Bonnie. Cependant, à seulement vingt-quatre ans, Finn a déjà fait cinq ans de prison. Ce n’est donc surement pas la personne la plus fréquentable pour Bonnie. Leur improbable rencontre va pourtant se poursuivre sur un périple à travers les Etats-Unis qui vont les transformer pour le meilleur et pour le pire.

Mon Avis :

Dès la première page, le ton est donné. On arrive au moment où, dans des circonstances particulières, Bonnie Rae la superstar, va faire la rencontre du jeune Finn Clyde. Au premier abord, ces deux jeunes gens sont diamétralement opposés. Pourtant, au fond ils ont de nombreux points communs.

J’ai adoré les personnages principaux, et ce dès le départ. Ils ont chacun un caractère intéressant. Bonnie est impulsive, vive, pétillante, pleine de vie. Son côté sombre et triste prend parfois le dessus et elle change soudainement d’humeur. Finn est un brave garçon qui a connu de rudes choses dans sa vie. De par son noir passé ce n’est pas foncièrement la personne à qui on ferait confiance, il est mystérieux et froid. Il est cependant très aimable, protecteur et passionné même s’il n’est pas du genre à le montrer ostensiblement. Bonnie et Finn m’ont tout autant touché et je me suis vraiment attaché à eux.

Après leur rencontre, nos deux protagonistes nous embarquent dans un voyage à travers les Etats-Unis. Ainsi, on est constamment dans le mouvement, il y a du rythme et on ne s’ennuie pas. Dans un premier temps, le voyage prend une allure plutôt paisible et sympathique, Bonnie et Finn apprennent à se connaître. Progressivement une romance va aussi naître, celle-ci constitue une grande part du squelette du récit. Vous ne le savez peut-être pas, mais bien que je retrouve très souvent des romances dans mes lectures c’est un point sur lequel je suis presque intransigeant. Le problème est que je peux trouver très vite une relation amoureuse niaise et ridicule. C’est la raison pour laquelle je ne lis quasiment jamais de romance à proprement parler.

Dans ce roman, j’ai trouvé que la romance était maîtrisée d’une main de maître. Ce n’est absolument pas excessif, il y a un aspect très sincère et réel qui rend le récit terriblement émouvant. Leurs personnalités, leurs passés respectifs, leurs ressemblances et leurs différences donnent un ensemble agréablement surprenant. L’ensemble est donc joli et agréable à lire.

Si ce roman est aussi agréable à lire, c’est en grande partie grâce à l’envoûtante plume de Amy Harmon. C’est la première fois que je lis un livre de cette auteure et ce ne sera clairement pas la dernière. Elle a un vrai don pour absorber le lecteur, quand on plonge dans le récit on a du mal à le quitter. Son style d’écriture est doux, léger et poétique et met en valeur l’histoire avec brio.

Au fur et à mesure du roman, le périple va prendre une tournure plus inquiétante pour nos deux protagonistes. Il vont enfin découvrir qu’ils sont poursuivis. Après l’inquiétude viennent la panique et la précipitation, de ce fait l’histoire devient doublement plus mouvementée. C’est une partie que j’ai énormément apprécié pour sa concentration en sensations et émotions. Il y a un très bon rythme, saccadé par intermittence avec des passages plus mélancoliques et avec des sentiments forts. Il y a plein de belles choses qui ressortent de cette lecture, c’est riche et marquant.

La fin du roman nous embarque dans une sorte de montages russes. On passe d’un extrême à l’autre, tantôt on sourit puis tantôt on s’inquiète. Qu’elles soient tristes ou joyeuses les scènes y sont débordantes d’émotions et l’écriture de l’auteure rend ces passages justes divins. Tout est parfaitement bien orchestré et on ferme ce livre sur des notes positives, satisfaisantes et qui mettent du baume au cœur.

En conclusion :

« L’infini + un » est un road-trip passionnant qui nous fait voyager avec deux personnages attachants. L’histoire est belle, émouvante, pleine de vie et de jolis sentiments. Le roman est poignant et agréable à lire notamment grâce à la plume magistrale de Amy Harmon. J’ai entièrement été conquis par son style d’écriture, elle fait passer de puissantes émotions sur un ton doux et fluide. La romance est sublime et surtout maîtrisée, elle a ainsi un aspect profond qui lui confère un côté réel. Ce récit est une vraie pépite.

Vous l’aurez donc compris, j’ai adoré ce roman et c’est un véritable coup de cœur. Par conséquent, j’ai très envie de lire un autre livre de Amy Harmon. « L’infini + un » est un roman que je n’oublierai pas de sitôt et que je pense relire un jour.

Si vous avez l’occasion de vous procurer ce livre, foncez!


Titre :      L’infini + un

 Auteur : Amy Harmon

Édition : Robert Laffont (Collection R)

 Parution : 16 Septembre 2015
Pages : 432
Prix : 17,90€

Le jeu du maître – James Dashner

Bonjour à vous! Comme vous savez peut-être, j’ai adoré le roman « Le Labyrinthe », premier tome de la trilogie « L’épreuve » de James Dashner. Après cette lecture, j’avais envie de découvrir davantage le style d’écriture de l’auteur mais à travers un autre livre. En gagnant un concours proposé par le compte twitter de la maison d’édition Pocket Jeunesse, j’en ai eu l’occasion. J’ai donc reçu avec joie et excitation, l’édition non corrigée du roman « Le jeu du maître » de James Dashner.

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Résumé :

Comme de nombreux jeunes de son âge, Michael passe son temps sur le VirNet, une plateforme de jeu vidéo qui fait aussi office de réseau social. Le VirNet se situe dans un univers parallèle, les adeptes y accèdent par le biais de fils sensoriels. Ceux-ci relient le cerveau ainsi que différentes parties de leurs corps, au serveur du jeu afin de fournir une expérience d’immersion totale pleine de sensations. Mais une succession de vrais suicides, va compromettre la barrière entre virtuelle et réelle dans le VirNet. Michael et ses amis hackers missionnés, vont devoir agir tout en sachant que leur vie est en péril.

Mon Avis :

Je trouve que le contexte général, du jeu en immersion totale est plus ou moins innovant et très intéressant. La technologie avance à une vitesse folle. Ce type d’appareillage n’existe pas encore, mais ça pourrait bien exister un jour. On prend donc ce sujet avec importance, il nous est fourni une hypothèse des problèmes que causerait une telle technologie. C’est saisissant, on se rend compte (avec effroi) des conséquences néfastes de l’évolution de la technologie. C’est pour moi une sorte de mise en garde.

James Dashner nous immerge dans l’univers du VirNet et ce dès les premières pages. L’intrigue s’installe très vite, de même qu’une ambiance pavée de mystère et de suspense.

Ce récit nous fait voyager à travers le monde des jeux vidéos. C’est là que nos trois protagonistes, Michael, Bryson et Sarah vont évoluer au cours du roman. Ils passent premièrement d’un jeu à l’autre. On retrouve des scènes d’action, mouvementées mais également des moments de réflexion et de peurs. On expérimente une grande palette d’émotions, de la plus infime à la plus intense. En effet, les personnages puisent au plus profond leur courage et peuvent aller très loin, puisque leur mort n’est pas réelle. On bénéficie donc bonne dose de rebondissements et de sensations. C’est extrêmement rythmé et par conséquent véritablement accrochant.

Progressivement, nos protagonistes ne vont plus tellement passer par la face visible des jeux vidéo. Ils vont devoir s’aventurer dans leurs failles. On remarque à partir de ce moment, un changement radical de l’atmosphère. Ça devient plus sombre, plus inquiétant. La tension et le suspense redoublent d’intensité. On passe par d’autres types d’émotions, dans des tons plus froids et que l’auteur maîtrise tout aussi bien.

J’ai vraiment apprécié les personnages principaux. Ce sont trois bons amis, tous très sympathiques. Leur amitié fait plaisir à voir et leurs caractères très naturels apportent une dose de légèreté à l’ensemble du roman. Ils sont plutôt attachants.

La fin de ce roman est caractérisée par un grand rebondissement, suivi de nombreuses révélations. C’est complètement bouleversant pour le cours de l’histoire et surprenant pour le lecteur. On ne s’y attend pas du tout, aucun élément ne pouvait nous guider. J’adore quand la fin d’un livre réussit à me surprendre et avec celle-ci je ne pouvais mieux tomber.

En conclusion :

« Le jeu du maître » est un excellent premier tome. Le sujet m’a directement conquis et l’univers m’a littéralement absorbé. On est plongé dans un monde fascinant entre réalité et virtuelle. L’ensemble est parfaitement exécuté, les ingrédients sont tous bien dosés pour nous offrir un roman rythmé et riche en sensations. L’histoire nous retient du début à la fin, ça se lit donc très vite d’autant plus que c’est déjà un roman court par son nombre de pages.

La fin est bouleversante et donne extrêmement envie de lire la suite. J’attends Octobre prochain avec impatience, pour me procurer le second tome.


TitreLe jeu du maître

 Auteur : James Dashner

Edition : Pocket Jeunesse

Parution : 3 Mars 2016
Pages : 288 pages
Prix : 16,90 €

The book of Ivy, T1 / Amy Engel

Comme nombreux d’entre vous, j’ai énormément entendu parler de « The book of Ivy ». Ça été un coup de cœur pour beaucoup, mais il y a quand même eu des déceptions. J’étais intrigué par ce roman et souhaitais découvrir ce qu’il renfermait. Maintenant que c’est chose faite, je peux vous en parler.

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Résumé :

À la suite d’une guerre dévastatrice, un groupe de survivants va se créer. Deux familles, aux idéaux opposés, vont se disputer le pouvoir. Les Lattimer vont l’emporter sur les Westfall. Dès lors, la famille Lattimer décide d’unir une fois par an, les enfants du camp vainqueur aux enfants des ennemis d’autrefois. Cette cérémonie est censée unir la nation. Mais l’envie de vengeance n’a pas quitté les descendants directs du Westfall qui s’est battu pour le pouvoir. Ivy en est la petite fille, elle est missionnée par son père pour les venger et pour qu’ils puissent prendre le pouvoir. Lorsqu’elle se marie au descendant des Lattimer, Bishop, elle sait qu’elle ne peut plus faire machine arrière et qu’elle va devoir voler une vie. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu…

Mon Avis :

La situation initiale m’a tout de suite conquis. Cette histoire d’union et de destinée me rappelle l’univers des tragédies grecques. C’est assez agréable, car cela change un peu de ce que l’on peut retrouver habituellement dans ce genre de livres.

L’idée du mariage forcé est intéressante et bien développée tout au long du roman. En finissant ce livre, j’ai aussi remarqué que c’est d’autant plus enrichissant, car on peut faire un lien avec notre monde actuel. En effet, à certains endroits de la planète, de jeunes gens doivent encore se marier de force. Quand j’ai fait ce lien, j’ai réellement été troublé, car ces deux situations se ressemblent beaucoup. En présentant ce sujet, le roman nous fait  réfléchir indirectement sur un fait de l’actualité mondiale, c’est un premier point positif.

Ivy a une mission, nous le savons et donc entrons très rapidement dans l’expectative. Crescendo, on arrive au vif du sujet et là tout se complique. C’est le début d’une partie riche en sensations.

Ivy va être face à un dilemme, plusieurs facteurs vont envenimer l’affaire. Elle à un devoir a accomplir, mais elle n’est plus sûre d’être prête à le faire. Même quand l’ambiance s’adoucit, sa famille n’est jamais très loin pour remettre de l’huile sur le feu. Les événements vont progressivement s’accélérer et Ivy va se retrouver face au fait accompli.

Amy Engel à la main mise sur le lecteur, elle nous transporte là où elle le souhaite. C’est les montagnes russes, on passe successivement d’une émotion à une autre. Elle joue aussi sur le côté psychologique, par conséquent, c’est également très poignant. Je me suis mis à détester la famille d’Ivy comme j’en ai rarement eu l’occasion dans mes lectures.

Ivy et Bishop sont de très beaux personnages. J’ai adoré les deux, mais en particulier Ivy. C’est une héroïne avec un mental solide, elle ne se laisse pas faire et à de belles qualités morales. Elle me rappelle un peu Katniss de « Hunger Games » mais la différence majeure entre ces deux personnages, se situe dans le fait qu’Ivy soit bien plus calme et mystérieuse. Elle n’en fait pas beaucoup, mais arrive pourtant à nous accrocher.

La relation entre Bishop et Ivy est tout aussi belle. Elle est cependant très ambiguë, on arrive à comprendre mais ce n’est pas explicitement écrit. Leurs caractères conviennent à merveille pour ce genre de relation. On remarque leur attachement, mais c’est toujours dans un nuage de mystère et de sous-entendus. Ils ne font pas de manières, il n’y a pas de grandes scènes d’effusion…  Ça n’aurait pas pu mieux me convenir. L’éternel risque avec moi, c’est que je trouve certaines parties niaises, là ce n’est donc pas le cas. C’était très joli de les voir évoluer ensemble.

La fin de roman est un nouvel ascenseur émotionnel. Ivy va devoir prendre sa décision. Le rythme augmente davantage, c’est dix fois plus riche en émotions, en rebondissements. C’était palpitant, surprenant, ça devenait presque impossible de lâcher le livre. Moi, j’étais suspendu aux lignes et je crois même que j’ai lâché quelques cris de stupeur.

Les derniers événements sont assez tristes. Nous avons eu droit à de belles scènes pathétiques qui fendent le cœur.

Les toutes dernières lignes contrastent avec l’atmosphère plus légère du reste du roman. C’est un avant-goût du tome suivant qui nous fais comprendre que ce sera assez différent. Ça donne vraiment envie, je n’ai maintenant qu’une hâte voir comment va se terminer cette duologie.

En conclusion :

Ce premier de « The Book of Ivy » mérite amplement son succès. L’intrigue nous accroche, le contexte est « original » et intéressant. Ivy et Bishop sont attachants, il est plaisant de suivre l’évolution de leur relation. Amy Engel a créé un subtil mélange, elle place un cadre dystopique et y ajoute un aspect psychologique avec un soupçon de romance. L’histoire est ainsi équilibrée, rythmée et procure au lecteur de nombreuses sensations et émotions. C’est un roman captivant.

J’ai adoré ce livre, je n’en espérais pas autant. Je vous le conseille les yeux fermés, je ne sais pas encore ce que vaut la suite, mais selon moi ce tome-là vaut le détour.


Titre :  The book of Ivy

 Auteur : Amy Engel

Edition : Lumen

Parution : 5 mars 2015
Pages : 341
Prix : 15,00€