Le rêve dévoré – Jo Rouxinol

Bonjour, aujourd’hui on se retrouve pour ma chronique du roman « Le rêve dévoré » de Jo Rouxinol. C’est le deuxième roman que je lis de cet auteur. Le premier était « Le temps des étoiles » un roman jeunesse, que j’avais vraiment apprécié, notamment pour son aspect pédagogique. Fin Janvier, Jo Rouxinol m’a proposé de recevoir « Le rêve dévoré », qui cette fois n’est pas un roman jeunesse et qui aborde l’histoire d’une jeune fille qui fugue. La fugue est un thème souvent utilisé autant dans le monde littéraire, qu’artistique ou cinématographique. Mais j’avais envie de découvrir ce livre, car ayant apprécié la façon dont l’auteur a abordé l’antisémitisme dans « Le temps des étoiles »,  j’étais curieux de voir comment il allait traiter le thème de la fugue.

Encore merci à Jo Rouxinol pour l’envoi de ce livre.

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Résumé :

Clarisse est une jeune fille de treize ans et demi, intellectuellement précoce. À son âge, elle est déjà une écorchée vive. Elle n’est pas en phase avec ce que le quotidien à lui offrir, elle est en totale rébellion. Ses parents divorcés ne savent plus comment la gérer, malgré les avertissements, Clarisse persiste dans une attitude insolente à l’école. Plus rien ne va dans le monde de notre jeune adolescente, elle a besoin de s’en soustraire. Clarisse va fuguer, pour fuir la réalité et tenter d’atteindre ses rêves.

Mon Avis :

En commençant ce livre, j’ai été surpris par certaines expressions assez crues. Tout de suite, ça donne le ton, on ne va pas passer par quatre chemins, les réalités sont montrées sans filtre et le langage est sans complexe. Si j’ai de prime abord été surpris par la vulgarité, je ne l’ai pas trouvé gênante, dans le sens où elle n’est pas non plus extrêmement présente et puis ce n’est pas un roman jeunesse. Le langage de Clarisse nous fait rentrer brutalement dans l’histoire et cette brutalité fait écho avec la violence que représente le quotidien pour notre protagoniste.

Clarisse est une jeune fille à la personnalité très forte. L’expression « écorchée vive » la caractérise parfaitement, on comprend dès le début qu’elle est brisée de l’intérieur même si on ne sait pas encore pourquoi. Clarisse est un personnage très intéressant à suivre, elle est littéralement tout et son contraire. Elle peut faire preuve de grande maturité et parallèlement de naïveté et même de bêtise. J’ai adoré la détester, comme j’ai détesté l’adorer. Clarisse reste après tout une jeune fille très sensible, elle nous touche par sa façon d’être avec ses qualités comme ses défauts. Je me suis attaché à elle et je ne l’oublierai pas de si tôt!

J’ai été agréablement étonné par le style d’écriture de l’auteur. Je l’avais déjà apprécié dans « Le temps des étoiles », mais avec « Le rêve dévoré » on est nettement sur un niveau supérieur. C’est vraiment très bien écrit! L’écriture est légère, fluide, avec un petit côté poétique, le tout est sincèrement très agréable à lire.

Le récit est bien construit, avec des choix audacieux, mais qui à la fin payent! L’action démarre très tôt, donc très tôt on est embarqué par l’histoire de Clarisse. L’auteur réussit à maintenir notre intérêt tout au long du récit. Le rythme est maîtrisé, il y a un bon dosage au niveau de l’action et des rebondissements. Dans cette fugue que l’on suit, on ne peut pas réellement prévoir ce qui va se passer. Clarisse cueille le jour, elle vit le moment, le lecteur se trouve dans une même situation et j’ai apprécié cela. Ce roman nous invite indirectement à réfléchir sur des aspects de notre quotidien, il nous invite à un dépaysement. Dans nos sociétés modernes on intériorise un certain modèle de vie, mais l’histoire de Clarisse nous permet de voyager, de nous montrer une alternative à ce que peut être le quotidien.

Au cours de la lecture, on est confronté à des passages, que je juge personnellement choquants. Outre le fait que ce soient des passages à caractère sexuel, ce qui est choquant ce sont réellement les situations, qui sont selon moi d’une grande violence. Ce sont des choses, qu’on ne souhaite pas voir, qu’on ne trouve pas appropriées. Durant ma lecture, ces passages ont été des moments difficiles, qui m’ont gêné, d’autant plus que tout le reste de ma lecture me plaisait grandement. Seulement, comme je le disais plus tôt, le récit est bien construit, rien n’est laissé au hasard. Ces passages s’expliquent au fil de la lecture ou expliquent un point de l’histoire. Ils ajoutent un autre type de violence et de brutalité, ce qui rajoute de la profondeur à l’histoire. C’est malin! J’aurais aimé qu’on n’ait pas à avoir ce genre de passage, mais d’autre part je n’arrive pas à voir ce qui aurait pu à la place donner autant d’intensité au récit.

La fin du roman est maîtrisée, le dénouement est assez inattendu. C’est un parfait condensé d’émotions, c’est surtout une fin très poignante et touchante.

En conclusion :

« Le rêve dévoré » de Jo Rouxinol est un très bon roman. Honnêtement, je ne pensais pas aimer autant ce livre, qui a dépassé mes attentes. J’ai été agréablement étonné! Le récit est parfaitement structuré, on prend un réel plaisir à tourner la page à chaque fois pour découvrir ce qui va se passer. Si le récit est si captivant, c’est en grande partie grâce à Clarisse, un personnage principal attachant, qui fonctionne à merveille et que l’on prend plaisir à suivre. L’écriture de l’auteur est également un très bon point. La lecture est agréable, fluide et il y a ce soupçon de poésie qui est vraiment appréciable.

Carton plein pour ce roman. Spontanément, je vous le conseille totalement. Après, attention, comme je le dis dans la chronique, il y a des passages qui peuvent heurter à mon avis la sensibilité de certains. Je conseille donc ce roman à un lecteur averti!


Titre : Le rêve dévoré
Auteur : Jo Rouxinol
Edition : Adamastor
Parution : 11 Décembre 2017
Pages : 257 pages
Prix : 2.99€

Arena 13 – Joseph Delaney

« Arena 13 » est un roman qui me faisait de l’œil depuis un bon moment. Faisant partie de la sélection du CODE LEA, j’ai directement saisi l’occasion pour me lancer dans cette lecture. Qu’en ai-je pensé? Je vous laisse le découvrir tout de suite.

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Résumé :

Vaincue par des machines douées de conscience, l’humanité n’existe presque plus. Les derniers habitants vivent dans le pays de Midgard, confinés par l’épaisse barrière de brouillard qui les entoure. Au-delà de cette barrière infranchissable, personne ne sait ce qu’est devenu le monde. Le pays de Midgard est dominé par une créature qui terrorise les habitants, qui vole les âmes : Hob.  Gindeen, la seule ville du pays abrite des arènes, dans lesquelles se succèdent des combats à longueur de journée. Il existe treize arènes dont la plus prestigieuse est la treizième. Dans l’arène treize, on parie sur celui qui fera couler le sang en premier, on parie sur celui qui trouvera la mort… Le jeune Leif arrive un jour à Gindeen, dans un but précis. Il souhaite à tout prix combattre dans l’Arene 13, pour se venger…

Mon Avis :

L’univers de ce roman est la première chose qui m’a plu. C’est un univers fantasy avec un aspect dystopique, construit autour d’éléments qui rappellent la civilisation romaine. Il est en effet question de combats dans des arènes, comme des combats de gladiateurs, avec aussi l’idée du prestige des combattants et de toute une fascination du peuple concernant tout cela. C’est un univers prenant, intéressant, à la fois sombre, mystérieux et fascinant. Malheureusement, j’ai trouvé que cet univers, n’a pas su toujours être mis correctement en valeur au cours du récit. Je trouve que ce monde que l’auteur a créé n’est pas assez enraciné et un peu instable parfois. J’aurais aimé que Joseph Delaney aille plus loin avec cet univers-là.

Le récit en lui-même est plutôt sympathique, on suit le personnage principal, Leif, dès son arrivée à Gindeen où il a un but bien précis. Ce personnage de Leif est plaisant à suivre, assez attachant, mais selon moi il n’a pas eu un caractère assez marqué pour porter l’histoire. Il est quand-même assez effronté, il est courageux, il a de belles valeurs, c’est le type de personnages que l’on voudrait avoir pour ami. Mais, même si je l’ai beaucoup apprécié, il a manqué cette touche qui le rendrait unique et marquant. Les personnages dans son genre sont construits à partir de codes assez récurrents, et Leif n’a pas cette singularité qui lui permettrait de se détacher de tout ce genre de personnage que l’on retrouve souvent.

La lecture est tout à fait fluide et agréable, on a un bon univers, un bon personnage principal. Les péripéties sont assez plaisantes également, on a des moments de tension, de doutes, de peur, de joie… J’étais attaché au personnage, le récit m’a vraiment entraîné de telle sorte qu’à certains moments, j’étais littéralement en colère ou déçu. J’ai vibré avec Leif, et cela est un bon point. Malgré ces bons points, je n’ai pas vraiment apprécié le roman dans sa globalité. Je trouve que la construction du récit est assez étrange et je m’y suis un peu perdu.

On a dès le départ une première intrigue, Leif a un but précis et unique. À partir de là, viennent les péripéties. On a des moments d’action, on avance au niveau de l’intrigue etc… Puis vers la fin, une nouvelle intrigue apparaît. Cette dernière est bien sûr étroitement liée à la première, mais personnellement j’ai été un peu perturbé. Même si je sais que ce n’est pas le cas, il n’empêche que j’ai eu l’impression que tout ce qui a été construit avant a été balayé par ce rebondissement qui arrive à contre-courant de tout ce qui a déjà été mis en place. Je sais pertinemment que ce rebondissement va probablement apporter plus dynamisme et de sensations à la suite de l’histoire. Cependant, même au moment où je vous écris je n’arrive toujours pas à comprendre, j’ai presque du mal à voir le récit comme un ensemble tout à fait cohérent. J’ai cette impression d’avoir été roulé dans la farine au dernier moment.

Paradoxalement, (ou pas d’ailleurs) cette fin en elle-même je la trouve réussie. On a du rebondissement, du dynamisme et un très bon rythme. C’est une fin prenante, surprenante, émouvante aussi. C’est riche, ça crée une rupture qui relance l’intérêt du lecteur. De ce point de vue précis, c’est satisfaisant.

Tristement, je ne vais pas terminer cette chronique en beauté, puisque j’ai encore deux bémols à évoquer. Tout d’abord, j’ai trouvé qu’il y avait un manque de description des personnages fantastiques de ce récit. Dans « Arena 13 » il est question de quelques bêtes étranges et j’ai trouvé qu’elles n’étaient pas toujours bien décrites. C’est peut-être pour garder un peu le côté mystérieux, mais j’ai peiné à visualiser pleinement ces êtres étranges, pourtant au cœur du récit.

Deuxième point, j’ai été extrêmement déçu par le fait que ce roman ne corresponde pas au genre qu’on lui donne. J’ai vu partout qu’ « Arena  13 » était catégorisé comme « roman ado » même sur les pages officielles de l’éditeur, alors que je ne trouve pas que ce roman corresponde vraiment à ce que je qualifierais comme tel. J’ai trouvé pour le coup que faisait plus jeunesse que roman ado. L’élément qui m’avait conforté dans l’idée que ça soit un roman davantage typé « ado » a été l’indication « pour lecteurs avertis. Découvre d’autres livres à ne pas lire la nuit sur ww…. », que l’on retrouve sur la quatrième de couverture. L’univers à beau être assez sombre, je n’ai pas vraiment pas eu peur en lisant ce livre, et c’est un froussard qui vous le dit! Il y a pourtant des romans jeunesse que j’avoue eu avoir du mal à lire la nuit, mais pas celui-là.

En conclusion :

« Arena 13 » est un bon roman, simple à lire, avec un univers intéressant, un personnage attachant et un récit plutôt captivant. Cependant, je trouve qu’il manque plein de petits éléments, qui font que ce roman n’est pour moi pas pleinement abouti. Ce livre n’est pas à la hauteur de ce qu’il nous promet, de ce à quoi je m’attendais pour un tel livre, par conséquent je suis assez déçu par cette lecture.

Dans le cadre du CODE LEA 2017 je dois donner à ce roman une note.
Voici le système de notation :
-1 étoile (nul)
-2 étoiles (pourquoi pas?)
-3 étoiles (intéressant)
-4 étoiles (très bien)
-5 étoiles (excellent !)
Voici ma note pour cette BD :
*** Trois étoiles (intéressant).

 


Titre : Arena 13
Auteur  : Joseph Delaney
Edition : Bayard Jeunesse
Parution : 5 Novembre 2015
Pages : 390 pages
Prix : 15,90€

Les derniers jours de Pompei – Edward Bulwer-Lytton

Hello! Je vous retrouve aujourd’hui pour ma chronique du roman « Les derniers jours de Pompei » d’Edward Bulwer-Lytton, aux éditions Livre de Poche Jeunesse. Après avoir fini ma lecture, j’en ai parlé avec d’autres personnes qui ont lu ce même livre et ont été déçus. Aussi, en le commandant sur Amazon, j’ai lu de nombreux commentaires négatifs. Mais alors, où est-ce que je me positionne moi dans tout cela? Eh bien, je vous laisse le découvrir tout de suite…

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Résumé :

En 79 après Jésus-Christ, Pompei est une petite ville romaine du sud de l’Italie, près de la ville de Naples. Le 24 Août 79 après J.C. elle vit sans le savoir ses derniers jours. Pourtant, la vie de cette cité florissante ne laisse pas prévoir le désastre à venir. Á quelques centaines de mètres de là, un volcan : le Vésuve, est en train de se réveiller. Ce roman d’Edward Bulwer-Lytton, retrace les derniers jours de cette ville historique de Pompei, qui a été détruite par l’éruption du Vésuve.

Mon Avis :

J’ai lu l’édition roman de Poche Jeunesse, qu’il existe de ce roman. C’est une édition particulière, dans laquelle on ne retrouve pas le texte original dans son intégralité. Ce n’est ni une adaptation, ni un résumé. On retrouve dans cette édition une version abrégée du texte original, et je cite « Les coupures y sont effectuées de manière à laisser intacts le ton et le style de l’auteur ». Malheureusement, je ne pourrai pas donner mon opinion sur ces derniers points puisque je n’ai pas lu le texte original. Toutefois, même si l’on ressent que le récit a été abrégé, très distinctement, je n’ai pas trouvé que cela a été un problème. Cela permet de rendre le roman accessible dès onze ans, et permet aussi de découvrir cette histoire d’une manière assez globale, tout à fait appréciable finalement.

« Les derniers jours de Pompei » est un roman historique écrit par Edward Bulwer-Lytton en 1834, c’est une fiction construite sur des faits historiques. Et justement, cette part d’Histoire et de civilisation que nous offre ce livre est quelque chose que j’apprécie. On découvre un moment important de l’histoire antique, mais c’est principalement l’apport qu’il y a au niveau de la civilisation qui ma plu. On découvre la ville de Pompei, les modes de vie de ses habitants, les coutumes de la ville, sa mixité… On est réellement imprégné par cette ambiance antique, que personnellement j’aime beaucoup. Ce voyage que m’a permis ce roman a été tout à fait plaisant et surtout enrichissant. Il y a néanmoins des limites. Déjà, c’est une fiction, certains éléments ne sont pas des faits historiques vérifiés et ne servent qu’au récit. Aussi, là où il faut le plus faire attention à mon avis, c’est au niveau de la religion. Il y avait à l’époque de Pompei des croyances païennes et une minorité de chrétiens. L’auteur s’attache à donner une image positive et belle de la religion chrétienne, alors que c’est une vision médiocre des croyances  païennes, qui nous est donnée. On peut légitimement se demander pourquoi, l’auteur ne montre pas aussi la beauté qu’il existe dans les croyances païennes et ici plus précisément dans le culte d’Isis.

Puisque le texte a été abrégé, il est par conséquent très simple à lire. Ainsi, ce livre peut se lire dès onze, mais cette simplicité ne m’a pas gêné. La construction du récit fonctionne et nous tient tout au long de la lecture. Le récit est construit de manière assez classique, mais cela est fait intelligemment et avec dextérité. Je n’ai à aucun moment pu imaginer ce qui allait se passer par la suite. Petit à petit, des éléments, des intrigues, viennent garnir le bouquet global et notre intérêt grandit crescendo. Aussi, ce récit est construit autour de l’éruption du volcan, chaque stade notable du réveil du volcan donne lieu à un important moment d’action. Mais encore, ce réveil progressif du Vésuve va de pair avec la tension grandissante dans le récit. J’ai été captivé par l’ambiance, et la tension qui augmentait n’a fait que multiplier mon intérêt pour l’histoire.

Dans ce roman, on suit de front plusieurs intrigues, qui sont surtout des intrigues amoureuses. Moi, qui ne suis vraiment pas fan des intrigues amoureuses,  j’ai été étonné de voir que ça ne m’a aucunement gêné. Je les ai même beaucoup apprécié. Ces intrigues pourtant nombreuses, sont bien menées tout au long du roman. Elles sont toutes intéressantes et importantes pour le récit. Le côté « amour » n’est pas si imposant et c’est que j’ai apprécié. Je pense que le fait que le récit ait été abrégé a permis d’éviter de longues scènes d’amour, que je n’aurai pas aimé. De plus, j’ai trouvé que l’auteur a été très fort, car il ne perd pas le lecteur au milieu de toutes ses intrigues. La situation est complexe, mais finalement simple à comprendre et c’est cela que j’ai adoré. On a des personnages amoureux, mais ceux dont ils sont amoureux, sont amoureux d’un ou d’une autre, et puis certains ne s’aiment pas du coup blabla… Bref, vous voyez le tableau. Partir de ce genre d’emmêlement de relations, et faire quelque chose de cohérent, je trouve que peu y réussissent complètement. Pour moi, ici l’auteur a relevé le challenge haut la main.

En plus des intrigues qui s’allient harmonieusement ensemble et qui donnent un corps solide au récit, il y a également les personnages qui consolident l’ensemble. Peu importe si on les aime ou pas, il faut reconnaître que ce sont des personnages qui par leur caractère apportent beaucoup au bon fonctionnement du récit. Ce sont des personnages passionnés et passionnants à suivre. Ils ne font pas les choses à moitié et c’est ce qui fait que ce roman est si riche et dynamique. On s’attache facilement à certains personnages et notre cœur est au cours de ce roman, de nombreuses fois tiraillé entre des sentiments incompatibles.

Le dénouement  de ce roman est plutôt grandiose, tout explose, littéralement. Il y a de beaux moments d’action et la vérité est enfin révélée au grand jour. C’est une fin très mouvementée, bien pensée et avec quelques surprises. C’est une jolie fin, avec un évènement réellement émouvant et puis on finit l’histoire sur une belle morale. .

En conclusion :

J’ai beaucoup aimé ma lecture et le fait d’avoir lu une édition dans laquelle le texte est raccourci, ne m’a pas gêné plus que cela. Cette édition rend l’histoire simple et abordable dès onze ans. Mais pour moi, c’est un roman qui de la sorte est appréciable à n’importe qu’elle âge. L’action est plus concentrée, donc on va à l’essentiel. Le contexte dans lequel se déroule l’histoire nous permet de découvrir la civilisation romaine, au travers de la cité de Pompei. Le récit est bien construit, les intrigues sont nombreuses, intéressantes et surtout bien accordées entre elles. La trame est ainsi vraiment bonne, la lecture agréable et captivante. Enfin, les personnages font une grande part de la réussite de ce roman. Ils sont très caractériels, on s’y attache et on prend plaisir à les suivre.


Titre : Les derniers jours de Pompei.

Auteur  : Edward Bulwer-Lytton

Edition : Livre de Poche Jeunesse

Parution : 17 Septembre 2014
Pages : 256 pages
Prix : 4,95€

Moi présidente – Gérard Mordillat

Hey! Vous n’êtes pas sans savoir que cette année 2017 se déroule les élections présidentielles en France. Quand j’ai vu le roman « Moi présidente » sur le présentoir d’une bibliothèque, c’est avec curiosité que je me suis avancé vers celui-ci. La quatrième de couverture m’a intrigué davantage et c’est comme ça que je me suis décidé à lire ce roman, on ne peut plus dans l’actualité du moment!

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Résumé :

Avis de tempête à l’Elysée, la nouvelle présidente a une sacrée personnalité! Elle dévoile ses meilleures mesures pour remettre le pays d’aplomb. Levée d’une croisade, polygamie obligatoire, rétablissement de l’esclavage ne sont que quelques exemples des brillantes idées de la présidente. Elle souhaite « purger la France de toute racaille », c’est-à-dire « des Rebeux, des Blacks, des Niakoués, des Roms… ». Pour atteindre ses objectifs, la présidente est épaulé de ses  ministres de la Précarité Raisonnable et du Racisme Efficace, qui applaudissent à chacun de ses dires.

Mon Avis :

Ce roman est qualifié de sotie et lorsque l’on rapproche déjà la définition de sotie au résumé de ce livre, on comprend totalement pourquoi. Une sotie est « Une farce à caractère satirique jouée par des acteurs en costumes de bouffons, allégorie de la société du temps ». Précision : ici il s’agit d’un récit en prose, ce n’est pas une pièce de théâtre à lire. Alors moi, avec ce livre je m’attendais à me fendre la poire, ou du moins à passer des moments très drôles. Vous allez le découvrir, mes attentes ont dépassé la réalité…

Dans ce roman, nous suivons une journée de la présidente, par l’intermédiaire d’une chaîne de télé qui doit la filmer en direct live toute la journée. Première prise de parole de la présidente et première grossièreté. Il est vrai que dans les romans, les grossièretés je ne les aime pas ou sinon avec parcimonie. Cette première prise de parole a donné le ton, les grossièretés dans ce roman, on en trouve dans presque toutes les pages. Un peu, par ici, par là c’est drôle, mais là constamment, j’ai trouvé ça vraiment pesant au niveau de la lecture.

Ce roman est dans son intégralité une satire de notre société actuelle. Principalement, on a surtout une satire de la classe politique. Le système politique est ridiculisé, à travers cette nouvelle présidente décadente et ces ministres, qui doivent toujours aller dans son sens. Cette image, m’a immédiatement rappelé les systèmes monarchiques d’antan où le roi faisait parfois, il faut le dire, un peu n’importe quoi et les conseillers, les ministres n’osaient pas le contredire. Dans cette satire que nous propose Gérard Mordillat, auteur de ce roman, c’est finalement la présidente qui en prend le moins de façon directe. Cette dernière, dans son extravagance, fait ce qu’elle veut et il est délectable de voir son entourage essayer de se dépatouiller. La situation au palais présidentiel est d’un ridicule absolu, et le fait qu’une chaîne de télé filme tout cela en direct live, ne fait que rajouter du ridicule.

La présidente est un personnage très fort dans ce roman. Son attitude est décomplexée, sa manière de parler est cinglante, clairement elle en impose et son exubérance est tout à fait risible. Cette présidente, qui souhaite « Purger la France de toute racaille », et qui met en place des mesures aberrantes, bien sûr peut nous faire penser à une certaine dame, que l’on connaît tous et qui pourrait devenir présidente cette année. Néanmoins, rien d’explicite ne pourrait clairement donner la certitude que ce roman vise cette femme en particulier. Surtout, que ce roman vise clairement un peu tout le monde, les socialistes sont visés par exemple.

Dans une farce à caractère satirique, l’humour est un élément essentiel. L’humour dans ce roman était de la partie, c’est indéniable, mais est-ce qu’il m’a plu, pas entièrement. C’est un humour parfois très fin et que j’ai de nombreuses fois apprécié. Ça se joue parfois à des références historiques ou récentes et si on y prête pas attention, on peut passer à côté. Il y a plein de petites situations, qui m’ont réellement amusé. Mais à part ça, je n’ai pas vraiment ri lors de ma lecture. Le langage grossier, je l’ai dit précédemment m’a vite agacé et puis il y a un certain comique de répétition qui m’a également épuisé.

Au niveau du récit, j’ai trouvé que c’était assez linéaire, le même schéma général est réutilisé, on sait à quoi s’attendre. Il n’y a pas de nouveauté apporté, pas d’effet de surprise. De ce fait, je n’ai pas réussi à être captivé par ce récit auquel je n’ai pas trouvé un profond intérêt. J’ai tenu jusqu’à la fin, qui elle également n’offre rien de plus. Selon moi, ce roman fonctionnerait mieux adapté au théâtre. Le genre s’y prête totalement, et le jeu scénique pourrait être alors intéressant et drôle.

En conclusion :

Je ne suis clairement pas convaincu par ce roman. L’écriture est bonne, l’humour est parfois fin et alors crée quelque chose d’intéressant, le personnage de la présidente est bon. Mais, le récit manque de texture, tout est focalisé sur la situation et sur l’humour, alors que l’humour n’est selon moi pas optimal. Le langage grossier, le même comique de répétition utilisé du début à la fin du roman, par exemple, rendent la lecture assez indigeste et parfois aussi lassante je trouve.

Je ne conseille pas ce livre, globalement je n’ai pas passé de très bons moments de lecture. Finir, ce livre a carrément été une sorte de délivrance tellement je n’étais captivé par le récit, c’est malheureux!


Titre : Moi présidente

Auteur  : Gérard Mordillat

Edition : Autrement

Parution : 21 Septembre 2016
Pages : 118 pages
Prix : 10.00 €

L’épreuve tome deux, La Terre Brûlée – James Dashner

Bonjour, aujourd’hui je reviens avec la chronique du tome deux de la trilogie « L’épreuve », « La Terre Brûlée » de James Dashner. J’avais adoré le premier tome, il me tardait donc de lire celui-ci. Maintenant que c’est enfin chose faite, je peux vous en parler.

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Résumé :

À la fin du premier tome, Thomas et ses amis blocards ont réussi à sortir du labyrinthe. Ils apprennent alors clairement, qu’ils y ont été placés par une organisation, le W.I.C.K.E.D. À leur sortie, on les sauve, les protège… Les blocards voient enfin leur existence avec plus de positivité et pensent être sortis d’affaire. Mais il s’avère que pas du tout! Ils sont piégés et vont devoir réaliser une autre épreuve sous le contrôle du W.I.C.K.E.D. s’ils ne veulent pas mourir. Après le Labyrinthe, les voici maintenant sur La Terre Brûlée…

Mon Avis :

Ce second roman démarre aussi vite que le premier, dès les premières pages on est replongé dans l’univers et le ton est donné. Les blocards se retrouvent de nouveau dans une situation compliquée, alors qu’ils pensaient être tirés d’affaire. L’organisme à l’origine de tout cela,  le W.I.C.K.E.D, dit avoir encore besoin de les tester, afin de mettre au point un remède. Ce remède devrait permettre de guérir une épidémie de peste nommée « La Braise », qui fait des ravages dans le monde. Remis à l’épreuve avec un objectif et une récompense à la clé, les blocards vont devoir traverser la Terre Brûlée, avec sa horde de personnes infectées en proie à la folie…

L’intrigue se met en place dès le début et nous accroche tout de suite. Il est fondamental pour les blocards d’arriver à la fin de leur nouvelle épreuve s’ils veulent se sauver et sauver l’humanité. L’action est présente tout au long du roman et deux fois plus que dans le tome précédent. C’est constamment rythmé, dynamique, mais ce n’est à aucun moment de trop. L’auteur s’est concentré sur l’intrigue principale, il ne divague jamais trop d’elle. Le récit est vraiment accrochant, on ne s’ennuie pas une seconde.

En plus d’être absorbé par l’histoire, on se sent aussi réellement impliqué. Thomas et ses amis nous embarquent dans leurs péripéties, on vit l’histoire activement en passant de la peur, à la tristesse, à l’excitation… Les personnages sont tous géniaux, il y en a plein de nouveaux ce tome. Que je les ai aimés ou pas, je trouve leurs caractères et rôles parfaits et intéressants. J’adore toujours autant Thomas, personnage principal, il est fidèle à lui-même et j’ai apprécié le suivre encore une fois.

L’atmosphère de ce roman est attrayante, elle mélange savamment espoir, danger et quête de la vérité. De plus le récit est vraiment bien construit, comme je le disais précédemment, il y a un bon rythme et largement assez d’action. Mais ce qui, je trouve, caractérise ce second tome, ce sont les rebondissements, retournements de situations. On sait que tout peut arriver, mais on ne s’y attend jamais, ainsi le moment venu c’est toujours une grande surprise. Les relations se complexifient, la méfiance grandit, notamment chez nous, lecteurs. Il y a de la trahison, de la manipulation… Bref, c’est riche et diversifié.

Ce livre m’aura surpris jusqu’au bout. La fin est encore un énorme rebondissement. Je la qualifierais de parfaite (notez que je le fais très rarement). Tout est maîtrisé, l’auteur joue avec nos émotions jusqu’à la dernière seconde. Forcément, j’ai hâte de lire la suite, c’est sûr que je vais découvrir et mieux comprendre certaines choses…

En conclusion :

« La Terre Brûlée » est un second tome de haut volet. L’intrigue est captivante et l’atmosphère enivrante. Les personnages sont intéressants et leurs divers caractères créent une certaine nuance dans notre lecture. Il est de plus toujours agréable de suivre le personnage principal qu’est Thomas. Le récit est accrochant, rythmé, plein d’action et de surprises. Enfin, la touche finale de ce tome est parfaitement réussie.

J’ai adoré ce second tome et passé d’agréables moments de lecture, j’attends beaucoup du dernier tome et espère qu’il sera magistral.


Titre : La Terre Brûlée

Édition : Pocket Jeunesse

Auteur : James Dashner

Parution : 2 Juin 2016 (pour le format poche)
Pages : 480 pages
Prix : 7,80€

Qui es-tu papa – Allan Stratton

Bonjour, je vous propose aujourd’hui de découvrir mon avis sur le roman « Qui es-tu papa? » d’Allan Stratton.

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Résumé :

Sami Mohammed Sabiri est un jeune adolescent américain de seize ans. Son père a fui l’Iran quand il était jeune et est maintenant directeur de recherche dans un laboratoire de biologie. Les parents de Sami sont de fervents musulmans, surtout le père qui tient à élever son fils selon des principes stricts. Ces principes privent Sami de certaines libertés, raisons pour laquelle celui-ci à un peu de mal avec son père. Un jour, le FBI débarque dans la maison de la famille et embarque M. Sabiri. C’est à la télévision que femme et fils apprendront qu’il est en fait soupçonné de préparer un attentat contre les États-Unis…

Mon Avis :

Je n’avais jamais entendu parler de ce livre auparavant, mais rien que le titre et le résumé m’ont fait envie. Pendant un gros tiers du récit, presque la moitié, on découvre la vie de Sami. Celle-ci n’est pas des plus faciles… À cause de sa religion, il a eu du mal à se faire des amis et a préféré se faire appeler Sami que Mohammed, pour faciliter les choses. Il a souffert et souffre encore de la sévérité de son père et de ses principes indéfectibles. En effet, c’est indirectement à cause des principes de son père qu’il a dû quitter l’établissement où se trouvaient ses deux seuls amis pour aller dans une académie. Dans cette académie il est au plus mal, sans ses amis, il doit en plus faire face aux insultes de certains camarades. Il vit réellement du harcèlement, de la discrimination et est seul face à ses détracteurs. J’apprécie vraiment que ces sujets aient été traités. En nous montrant la situation, on comprend mieux la venimosité du harcèlement pour ensuite mieux le combattre dans nos vies. On apprend vraiment à découvrir le personnage de Sami, on s’y attache et on a parfois envie d’être avec lui pour l’aider et le secouer. On prend aussi conscience de la vie familiale des Sabiri, des tensions existant entre le père et le fils. Sami est déçu par son père, il ne le comprend pas mais essaye quand même.  C’est une première partie globalement intéressante, mais il ne se passe pas grand-chose.

Un jour le FBI débarque et emporte Mr.Sabiri, celui-ci est accusé d’avoir voulu perpétrer un attentat contre les états unis. Dès lors, le récit prend un nouveau tournant, il devient captivant et doublement plus intéressant. Du jour au lendemain Mr.Sabiri devient la personne la plus connue du pays, l’ennemi public. On le soupçonne d’être de mèche avec le chef d’un groupe présumé terroriste, qui lui, est introuvable. Tous les éléments sont contre Mr.Sabiri et sa famille qui ne comprend pas ce qui se passe, suit l’affaire depuis la télévision. L’ambiance est mouvementée, froide, on est sous tension. On ne comprend pas non plus ce qui se passe et on a soif de le découvrir. Sami est accablé de toutes parts et ses sentiments à l’égard de son père sont contradictoires. L’ harcèlement qu’il subit s’amplifie et il va aussi subir en plus de l’injustice. On prend en pitié cette mère et ce fils qui n’ont rien demandé, c’est triste et touchant. Certaines scènes sont très émouvantes et marquantes, on se sent vraiment impliqués, tristes et frustrés.

Pour l’amour de son père, Sami a décidé de se battre pour connaitre le fond de la situation et pour la débloquer. La démarche et la volonté de ce jeune garçon sont belles à voir, pour son père il se met en grand danger. Avec l’aide de ses deux fidèles acolytes il court vers la vérité. Ce périple représente beaucoup au niveau de l’histoire et par nature s’annonçait prenant et semé d’embûches. De plus, c’est ce que l’éditeur nous vend à la quatrième de couverture, je cite « Le combat d’un adolescent prêt à tout pour faire éclater la vérité ». En effet, ce voyage vers la vérité m’a captivé, il a été riche en émotions et sensations, j’ai vraiment vibré. On est tantôt apeuré, tantôt surpris. C’est riche, dynamique et il y a de bons rebondissements. Cependant, j’ai également été déçu, pour moi ce n’est pas entièrement à la hauteur. Rien qu’en l’état, je n’aurais pas été satisfait, alors ajouté à la façon dont c’est présenté c’est forcément frustrant. Le périple de Sami, se situe à la fin du récit et cette partie est infime comparée à l’entièreté du roman. On nous annonce la chose comme étant le cœur du récit, et pour moi ça devait l’être aussi, pourtant ce n’est pas le cas. L’action ne survient qu’à la fin et je trouve ça dommage.

Tout au long du roman, il y a un bon rythme. Le sujet est intéressant et l’intrigue nous tient bien en haleine. Ce sont pour ces raisons que je ne me suis pas une fois ennuyé alors qu’il y avait surtout des faits mais peu d’action. Sami est un bon personnage, il a une personnalité très vraie, qui le rend attachant. Comme je le dis plus tôt, l’action n’arrive malheureusement qu’à la fin et c’est court. Le récit reste toujours intéressant, parfois c’est aussi prenant, mais dans l’ensemble ce n’est pas très captivant. C’est un roman avec du potentiel, mais selon moi l’auteur a fait un mauvais choix quant à la structure du récit. Le grand point positif qui ressort quand même, ce sont les sujets abordés. Allan Stratton traite surtout du harcèlement et des discriminations et j’apprécie totalement son engagement. Surtout que là, il utilise des exemples que l’on retrouve peu à mon sens, c’est donc encore plus intéressant et profond. Il nous montre aussi indirectement la « perversité » des médias et des institutions qui modulent l’opinion publique à leur gré.

La fin de ce roman m’a fait plaisir, elle est sympathique. De beaux messages sont passés, de belles valeurs sont véhiculées. L’élément déclenchant le début du dénouement est bien trouvé et surprenant, mais par la suite rien il n’y a rien d’exceptionnel. C’est une fin qui reste malgré tout simpliste, pas sensationnelle. C’est une fin un peu banale, mais ça va, je n’ai pas une grande déception sur ce point-là.

En conclusion :

Le sujet de ce livre attire l’attention et donne envie d’en découvrir plus. En commençant ce roman, on a l’agréable surprise de voir que l’auteur s’aventure aussi sur les sujets que sont la discrimination et le harcèlement. L’intrigue est bonne, intéressante et la lecture entraînante. Cependant la structure du récit me paraît bancale. L’évènement déclencheur de l’histoire arrive pratiquement à la moitié du récit et « le combat de l’adolescent » qu’on nous vend au dos du livre débute vraiment à la fin du récit. Ça reste quand même une belle histoire d’amour entre un père et un fils et le personnage de Sami est agréable à suivre. La fin est simpliste, mais convaincante et de belles valeurs nous sont transmises.

« Qui es-tu papa? » est une histoire profonde, vraie et touchante, une belle lecture. Encore une fois, je trouve regrettable que le potentiel ait été mal exploité. Enfin, dans sa globalité je vous conseille ce livre.


Titre : Qui es-tu papa?

Édition : Bayard Jeunesse

Auteur : Allan Stratton

Parution : 2 Février 2012
Pages : 346 pages
Prix : 12,50€

La mer infinie – Rick Yancey

Bonjour, comment allez-vous? On se retrouve pour ma chronique du second tome de la trilogie « La 5ème Vague ». Pour lire mon avis intégral sur le premier tome, je vous invite à cliquer ici. Je dois dire que j’attendais beaucoup de ce livre. J’avais trouvé que le premier tome avec quelques faiblesses qui m’ont empêché de l’aimer autant que je l’aurais pu. J’espérais donc que ce deuxième me satisfasse davantage pour aller, peut-être même, jusqu’au coup de cœur.

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Résumé :

Cassie Sullivan et ses nouveaux compagnons, ont survécu aux quatre premières vagues. Tous ensemble ils forment un groupe pour se soutenir face à l’ennemi. La 5ème vague vient de commencer à déferler, le petit groupe de rescapés connaît la cruauté de l’ennemi, mais ils ne savent pas à quoi s’attendre réellement. Justement alors, que faire? Attendre, espérer, partir et se battre? Le choix est compliqué car personne ne peut prédire ce que qui adviendra en fonction de la décision prise. Pour survivre et ne pas tomber dans les pièges ennemis, nos protagonistes vont devoir redoubler d’intelligence et de prudence. En effet l’ennemi continu d’utiliser d’étranges stratagèmes pour les nuire. La question centrale reste la même : pourquoi et quels sont leurs buts? En tout cas, dès maintenant, la bataille finale commence…

Mon Avis :

Dès le début, j’ai été happé par le roman. On arrive dans une situation tendue, où tous les personnages (ou presque) sont réunis. Cela m’a fait réellement plaisir de débuter le récit en les retrouvant tous au même endroit. Ils se cachent dans un hôtel en attendant de trouver une solution. Evan a promis à Cassie qu’il la retrouverait donc celle-ci s’accroche à cet espoir. Les autres, se demandent s’ils ne feraient pas mieux de quitter les lieux. Ainsi, on rentre tout de suite dans l’ambiance et on est directement focalisé sur ce qui se passe. Cette situation précaire et tendue nous attire directement, car elle donne dors et déjà envie de connaître le dénouement.

Les péripéties vont réellement débuter lorsqu’un premier personnage va décider de quitter le repaire. Cette décision va doubler la tension déjà très présente dans le groupe. Un autre personnage va ensuite décider d’aller à la recherche du précédent. Grâce à cela, on sort un peu de l’environnement intérieur pour des scènes d’extérieurs. On a alors le droit à quelques bonnes scènes d’action, assez dynamiques et notamment avec un passage plutôt émouvant.

Cependant, pendant presque la moitié du roman, l’action reste plutôt stable. Contrairement au tome précédent où ça commençait dès le départ, là ça arrive après. Comme nos protagonistes restent tous (à quelques exceptions faites) dans l’hôtel, il y a déjà moins de mouvements et moins de chances qu’il se passe quelque chose de différent. Vous ne le savez peut-être pas, mais le tome un « La 5ème vague », est coupé en différentes parties et pour chacune d’entre elles, le narrateur change. C’est la même chose dans ce tome ci et grâce à ce procédé on varie les plaisirs. On a beau savoir que la majorité des personnages sont dans un lieu clos, en tant que lecteur on ne le sent presque pas et c’est tout à fait appréciable. Grâce aux personnages se trouvant à l’extérieur on obtient un bon nombre d’informations qui vont introduire la suite des événements.

Au fur et à mesure, on découvre les dangers et on obtient des révélations, le récit devient donc un peu plus palpitant. On a toutes les cartes en main et on n’a qu’une seule hâte : voir ce qui se produira une fois tous les éléments rassemblés. Pendant que tout se prépare, le récit est surtout focalisé sur Cassie qui est avec les autres dans l’hôtel. Elle se livre sur ses sentiments et émotions vis-à-vis de la situation ainsi que sur son attente d’Evan. Elle s’accroche à l’espoir et à la promesse qu’il lui a faite. J’ai tout autant apprécié, voire même plus, le caractère de Cassie. Elle est simple, vraie et déterminée. Elle m’a touché, dans ses actions, dans ses attentions mais surtout dans l’amour passionné et sincère qu’elle offre à Evan et à son petit frère. C’est un personnage définitivement très attachant.

Dans ce deuxième tome, j’ai appris à apprécier tous les personnages, notamment ceux considérés comme secondaires. Les personnages qui étaient relativement dans l’ombre au premier tome, ont chacun à leur tour été mis à la lumière, le temps d’un passage. De cette façon, on a pu découvrir leur passé, se révélant être tous tristes, bouleversants et émouvants. Dès lors, on comprend mieux leurs caractères, leurs surnoms et on les voit d’un tout autre œil. Au travers de la vie en communauté, on observe aussi de nouvelles facettes des personnages. Entre désaccords, jalousies, préférences, amitiés, c’est très mouvementé. En cumulant cela à la situation, à l’atmosphère pesante, à la peur, aux dangers environnants… c’est plutôt haut en couleurs. Ce n’est pas forcément à ce moment extrêmement palpitant, mais ça reste tout de même assez attractif et intéressant.

À partir de la moitié du roman environ, l’ambiance va commencer à changer. Les éléments dont on avait pris connaissance auparavant vont progressivement venir déstabiliser les protagonistes, toujours réfugiés dans l’hôtel. Tous les problèmes existants et qui tournaient précédemment autour d’eux, sont donc désormais concentré en un seul lieu. À partir de ce moment, la pression et la tension vont augmenter constamment. Il y a urgence, on sait que les dangers vont bientôt s’abattre sur eux, mais on ne connaît pas la manière exacte dont ça va se faire. Les révélations vont rajouter du désordre et même de la peur. La situation se durcit de plus en plus et parallèlement on est davantage captivé. Environ vers cette période du récit, Ringer (un personnage féminin) va tenir la narration pour un bon moment. Au départ, j’ai été déçu car ce n’est pas forcément celle que j’aurais voulu comme narratrice à ce moment là. Mais finalement, j’ai été satisfait que ce soit elle. C’est quand même aussi un personnage très marqué dans le récit. Elle a selon moi le caractère le plus fort, qui ne la rend d’ailleurs pas la plus sympathique au premier abord. Elle est forte, à un mental d’acier et se laisse vraiment difficilement submerger par les émotions. Sa personnalité est digne d’une grande héroïne, elle fait son petit effet et est bien utile au récit. Je l’ai plus amplement découverte, elle m’a encore surpris et c’est ma révélation de ce deuxième tome.

Dans ce roman, le rythme évolue crescendo. Le récit consolide son emprise sur le lecteur. De plus, la lecture devient plus frénétique est palpitante. Le danger rodait constamment au départ, ce n’était presque qu’une menace sourde. Dans la deuxième moitié du roman, le danger va maintenant arriver perfidement une première fois et de manière significative. Les protagonistes sont attaqués par leurs ennemis, indirectement grâce à des stratagèmes qu’ils ont mis en place. Cette première attaque est marquante et efficace, en plus de rajouter de la peur et de la panique, elle fait naître de la pitié. C’est un passage triste et poignant qui va faire vivement réagir les personnages, et précipité des scènes d’action.

Dans ma chronique du premier tome, je disais que les ennemis, ces êtres venus d’ailleurs semant le trouble, procuraient une vraie force au récit. C’est toujours le cas dans ce second tome, car comme je le disais, tout tourne autour d’eux. Déjà ils nous intriguent par le fait qu’ils aient une apparence humaine. Cette première énigme va être levée, car au cours du récit on apprend certaines choses sur le sujet. Cependant il reste les questions que l’on continue toujours de se poser : quels sont leurs buts? Pourquoi tout ça? Pourquoi de cette manière-là? Personnellement, comme les personnages, ça me torture l’esprit. L’auteur est très malin et joue avec nous. On a extrêmement envie de comprendre mais il crée de l’attente, ainsi pour satisfaire ce besoin on reste plongé dans l’histoire et on tourne chaque page avec l’espoir à la fin, d’avoir ne serait-ce que quelques clés de résolutions. Ne pouvant pas satisfaire ce besoin à la fin du tome, c’est une des raisons pour lesquels on peut avoir envie de lire la suite.

Justement, il est maintenant temps d’évoquer la fin de ce livre. Celle-ci est vraiment très dynamique. On y retrouve l’action pure, telle qu’il y en a dans le premier tome en grande quantité. La situation initiale se dénoue et ça part progressivement dans tous les sens. Depuis le début, la pression s’accumule et arrivé là tout explose. Malgré que la situation soit très agitée, on ne perd pas le fil, l’auteur maîtrise bien ses dosages. Les scènes d’action sont d’une excellente qualité, elles vous transportent au cœur même des événements et vous font vibrer. C’est la partie qui m’a le plus accroché et captivé. C’est riche, il y a des rebondissements, des imprévus et tout ça fait naître chez le lecteur beaucoup de sensations et émotions. En somme, c’est une fin mouvementée et pleine d’action, avec des scènes finales qui vous laissent sur votre faim et qui donnent vraiment envie de lire la suite.

En conclusion :

J’ai vraiment beaucoup aimé ce second tome. Etonnement, j’ai même presque l’impression que je l’ai légèrement plus apprécié que le premier. Bien que le lieu central du récit soit clos et que les personnages y sont tous rassemblés, on ne s’ennuie pas. Je pense que j’ai légèrement plus apprécié ce tome-là, car j’ai été totalement plongé dans ma lecture du début à la fin. Les enjeux, dangers, révélations, mystères… m’ont énormément captivé. Le récit est agréablement structuré, les narrateurs choisis sont intéressants, pareil pour leurs narrations qui d’autant plus, sont efficaces. Le rythme n’est pas aussi vif qu’il aurait pu être, mais ce n’est pas foncièrement gênant. L’auteur a préféré dans ce tome diminuer la vitesse pour davantage susciter notre intérêt sur l’histoire en elle-même, sur les défis, les dangers, les sentiments… On est souvent surpris dans la lecture par des rebondissements, retournements de situation qui font naître de plus ou moins grandes sensations et émotions. Je trouve que Rick Yancey a fait un bon compromis car grâce aux éléments que je viens de citer, on ressent moins la diminution des scènes d’action, par rapport au premier tome qui en était richement fourni. Au cours de ma lecture c’est vrai que ça m’a un peu manqué, mais heureusement la fin est très dynamique, de sorte à que je n’ai finalement eu aucun regret.

J’attends le troisième tome avec impatience pour voir comment tout cela va se terminer, et pour avoir les réponses à mes questions.


Titre :  La mer infinie

Auteur : Rick Yancey

Édition : Robert Laffont (Collection R)

Parution : 16 Octobre 2014
Pages : 416 pages
Prix : 17,90€

Espions de famille, tome 1 / Thierry Gaudin – Romain Ronzeau

Bonjour tout le monde! Cela faisait un petit bout de temps que je n’avais plus lu de bandes dessinées alors que pourtant j’adore ça! J’ai donc décidé d’arranger cela en commençant en douceur avec la BD « Espions de Famille ».

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Résumé :

Amédée Caillebotis est le grand père d’Alex, un adolescent ordinaire fan de jeux vidéos et qui aime secrètement Leïla, une fille de sa classe. Amédée adore son petit fils et ne se rend pas compte qu’il prend parfois trop de place.  A la suite d’une scène humiliante, Alex ne se contiendra plus et exprimera son mécontentement vis à vis de son grand père. Pour recoller les morceaux, Amédée va lui conter son passé d’agent secret émérite. Alex est perplexe, mais un ancien ennemi de son grand père va refaire surface et mettre sa famille en danger. Plus de doute possible, maintenant il va falloir faire face aux complots qui menacent la famille Caillebotis ainsi que toute la planète.

Mon avis :

« Espions de famille » c’est un bande dessinée en toute simplicité. Le contexte, n’est pas vraiment des plus originaux et les personnages sont à première vu assez banals. Pourtant, j’ai beaucoup aimé cette lecture.

J’ai décroché un sourire dès la première page. On s’attache très vite à Alex ainsi qu’aux autres personnages principaux, on a l’impression qu’ils sont réelles. Cet effet de réalisme est efficace car on peut à de nombreuses reprises s’identifier à un personnage ou à une réaction. Je mettrai ma main à couper que, vous qui me lisez, avez déjà vécu au moins une des situations présentes dans cet ouvrage.

L’intrigue en elle même n’est pas plus captivante que ça. C’est un peu du déjà vu, un ennemi qui revient de nulle part qui enlève une partie de la famille… vous voyez un peu le tableau. Cependant, elle a suffi à mettre assez de rythme. Il y a beaucoup de mouvements, on est au cœur de l’action et on n’a pas le temps de s’ennuyer. Les rebondissements sont quant à eux minimes, pas assez très transcendants pour créer un effet de surprise ou d’étonnement.

Les personnages sont des points forts de cette bande dessinée, ils arrivent à nous faire oublier la faiblesse de l’intrigue et du reste. Je les ai adoré, l’effet de proximité ressenti grâce à leur coté réaliste, en est pour beaucoup. Ils nous embarquent dans leur intimité. De plus, le trio intergénerationnel composé d’Alexis, de son grand père et de son amie marche à merveille. Je trouve qu’on ne retrouve pas assez souvent ce genre de trio. C’est bien dommage, car ça peut donner naissance à des scènes mémorables.

Par « scènes mémorables » je sous-entends entre autre ici des moments de fous rires. En effet, l’humour qui ressort de ce livre en fait sa force. Sans ça, je pense que le reste s’effondrerai un peu et c’est sûr que n’aurai pas autant aimé. J’avais un sourire collé aux lèvres du début jusqu’à la fin. Sincèrement, c’était vraiment drôle, si vous avez le moral dans les chaussettes et que vous lisez ce livre, à la fin vous retrouverez votre bonne humeur. Juste pour ça, je pourrai le relire plusieurs fois.

J’ai également apprécié les illustrations et les couleurs à la fois vives et pastels qui vont parfaitement à l’ambiance de cette bande dessinée.

En Conclusion :

C’est une BD simple et agréable à lire. Ce n’est pas grandiose mais c’est étoffé d’une manière à cacher les points négatifs. On les oublierai presque grâce à la sympathie des personnages et à l’hilarité qu’ils nous fournissent.

C’est une petite bande dessinée enfantine pour une lecture sans prise de tête, par ce qu’il en faut aussi parfois.


Titre :  Espions de famille 1 – Bon baisers de papi

 Scénariste : Thierry Gaudin

Dessinateur : Romain Ronzeau

Parution : 23 mai 2012
Pages :56
Prix : 9.95€

Sally Lockhart / Philip Pullman

sally-lockhartRésumé :

Lorsque son père meurt mystérieusement en mer, Sally se retrouve seule. N’ayant personne en qui elle peut faire confiance. Elle est vouée à elle même dans le Londres du XIX ème siècle et est le centre d’une attention toute particulière. L’apprenant à ses dépens, elle comprendra qu’elle est en grand danger. Progressivement, le piège se referme. Il lui faut éclaircir tous ces mystères, et vite!

L’histoire de Sally, jeune fille de seize ans, nous transporte deux siècles en arrière. On est embarqué dans le Londres de l’époque victorienne et on s’imagine bien le décor. Cette impression est accentuée pas la vraisemblance avec l’Histoire. Dans ce roman on parle par exemple d’opium, drogue qui a bien existé et sévit à cette époque là.

L’ambiance sombre et ténébreuse sied à merveille ce roman aux multiples mystères.

Héroïque, courageuse, intrépide et curieuse, Sally est aussi très mature pour son âge. Son caractère tranche avec son époque. Elle est à part. Ce contraste est d’abord assez troublant mais on s’y fait très vite.. De plus sa vivacité égaye ce roman et aide à maintenir le récit. C’est un des points forts du roman.

En effet, l’intrigue ne m’a pas accroché. J’ai eu du mal au début à entrer dans l’histoire. Dès le premier chapitre on est assailli d’informations, de noms… Par conséquent on s’y perd très vite. J’ai été déçu car, sincèrement, j’avais le sentiment de m’ennuyer et ça ne me donnait pas l’envie de continuer.

Une fois les premiers chapitres passés, le rythme se calme pour un temps, on se familiarise avec les personnages et c’est tout de suite plus agréable. On s’attache encore plus à Sally ainsi qu’aux personnages adjuvants. Parallèlement les pièces du puzzle se mettent en place. On est tantôt surpris, tantôt apeuré par ce que l’on apprend. La tension monte et notre intérêt grandit.

Malheureusement, je trouve qu’il y a un déficit d’actions dans ce roman, pour qu’il soit totalement captivant. Ce genre littéraire se prête bien aux filatures par exemple mais il y en a eu que très peu. C’est vraiment dommage, car c’est l’élément qui aurait fait naître, en nous lecteurs, plus de sensations et d’émotions.

Par contre, mystères et énigmes étaient au rendez-vous et liés avec la belle plume de Philip Pullman ça a donné lieu à de très beaux passages.

La fin de l’histoire est de qualité. Indéniablement ça été ma partie préférée. Le dénouement est très fin, bien maîtrisé pour ne pas dire parfait. Le rythme s’accélère, le suspens est à son comble, il y a plus d’actions et de rebondissements. C’est assez frustrant parce que c’est tout ce qu’il aurait fallu de plus au reste du roman.

En conclusion, c’est un bon roman. Un peu trop irrégulier pour être totalement satisfaisant. Le contexte, l’atmosphère, le caractère de Sally et l’écriture de l’auteur sont des points forts. En revanche, certains passages sont lents et manquent de rythme pour nous captiver entièrement.

Humains/ Matt Haig

Humains de Matt Haig. Le livre humain de Matt Haig. EnjoyPhoenixSalut tout le monde!

Je vous retrouve aujourd’hui pour donner mon avis sur un deuxième livre de la sélection du code Lea. Comme vous l’avez vu grâce au titre, ce livre est « Humains » de Matt Haig. C’est le livre qui me faisait le plus envie dans la sélection et je dois dire que je n’ai pas été déçu…

Résumé :

Un extraterrestre arrive sur la planète Terre pour accomplir une mission. Il a prit l’apparence d’un mathématicien qui a résolu un équation majeure pour l’avenir de l’humanité. Au début, il est choqué et dégouté par les humains. Mais petit à petit, il commence à comprendre leurs réactions et émotions et les trouves moins « bizarres ». Il s’apprivoise beaucoup trop à ce nouveau monde,  au risque de rater sa mission…

C’est un roman que j’ai adoré, c’est un grand coup de cœur! Premièrement je trouve que le contexte et déroutant et original. Nous vivons tous sur Terre mais l’extraterrestre non! Et ce qui est vraiment drôle, ce sont ses réactions. Il est étonné par tout, par nos visages, par notre nourriture, par nos façons de vivre, par nos sentiments etc… Pour nous, tout ça c’est normal et je trouve que son point de vue est vraiment intéressant et amusant. Ca fait vraiment étrange de nous voir d’une autre façon et j’ai adoré ça!

J’ai aussi beaucoup aimé l’humour qu’il y avait tout au long du roman. L’extraterrestre est drôle mais sans le faire exprès, c’est à cause de sa naïveté et de son manque de connaissance sur notre planète. Il y a eu des passages vraiment rigolo que j’ai très apprécié.

L’histoire de cet extraterrestre qui débarque sur Terre est vraiment très belle. Il y a des passages très émouvants, très beaux. C’est plein des sentiments, c’est juste magnifique! L’extraterrestre est aussi un très beau personnage. On s’attache à lui au fur et à mesure de l’histoire et il est très touchant.

L’un des plus grand point positif de ce roman est l’écriture de Matt Haig. Il écrit divinement bien, c’est très poétique et très philosophique. Du coup, on peut en sortir plein de citations aussi belles les unes que les autres. Son style me rappelle celui de John Green mais la différence est que l’écriture de Matt Haig est bien plus philosophique. Il nous invite au fil des pages à réfléchir tout en racontant une histoire. Je trouve cela génial, c’est bien fait, tout s’accorde bien. Ca fait vraiment du bien de lire quelque chose de plaisant tout en réfléchissant sur plein de sujets.

En conclusion, c’est un superbe roman. C’est extrêmement bien écrit. Le contexte est déroutant car peu commun. L’histoire est belle et touchante, les personnages le sont également. C’est un livre à la fois drôle, poétique et philosophique qui nous invite à réfléchir sans pour autant être « barbant »

Personnellement, je le conseille à partir de 14/15 ans. Mais j’invite bien sûr les plus grands à le lire car c’est tout autant adapté et je pense réellement qu’ils aimeront!

Je donne à ce livre cinq étoiles sur cinq car c’est un très grand coup de cœur!

Le barème de notation (pour mieux comprendre) :

-1 étoile (nul)

-2 étoiles (pourquoi pas?)

-3 étoiles (intéressant)

-4 étoiles (très bien)

-5 étoiles (excellent !)

 

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