Call me by your name – André Aciman

Salut! Alors aujourd’hui c’est avec un immense plaisir et beaucoup d’excitation que je reviens pour vous parler du roman « Call me by your name » d’André Aciman. Il est sorti depuis 2007, mais a été mis en avant dernièrement grace à l’adaptation cinématographique du roman, qui sort en France le 28 Février 2018. Sans ce film je n’aurais peut-être jamais connu ce livre. C’est là que l’on voit clairement un des aspects positifs des adaptations cinématographiques! Bref, je ne parle pas plus et je vous invite à découvrir mon avis complet!

call-me-by-your-name-appelle-moi-par-ton-nom-andre-aciman

Résumé :

 Elio raconte l’été qui l’a marqué à vie, alors qu’il avait dix-sept ans, à la fin des années quatre-vingt. Comme tous les étés, Elio et ses parents reçoivent dans leur maison de vacances sur la côte italienne, un jeune universitaire pour aider le père d’Elio, professeur de littérature, dans son travail. Le charme et l’intelligence d’Oliver, la muvi star comme le qualifie la mère d’Elio, n’échappe à personne. Sous le soleil d’Italie, entre promenades, piscine, parties de tennis, Elio va être de plus en plus attiré par le jeune homme…

« Call me by your name » c’est l’histoire d’une romance d’à peine six semaines, six semaines à peine qui marqueront Elio et Oliver pour toute leur vie.

Mon Avis :

J’ai lu ce livre en VO anglais, c’est la raison pour laquelle le titre est en anglais. Le titre de la version française est « Appelle-moi par ton nom ». D’ailleurs, je vous ferai surement bientôt un article sur mon expérience jusqu’à maintenant avec la VO en anglais.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je rappelle que j’ai lu ce roman à la suite du film, ce que je ne fais généralement pas. Je suis un pro du « livre avant le film » et je ne lis jamais un livre dont j’ai vu le film avant. C’est la première fois que je déroge à cette règle, car le film m’a énormément donné envie de lire le livre. Mais ça c’est une autre histoire, je vous ferai peut-être un article sur le film.

Dès que l’on commence ce roman, on rentre dans une ambiance enivrante. C’est une ambiance douce, chaleureuse et calme, qui détend. Tout au long du roman, j’avais l’impression d’être moi aussi en été en Italie avec eux, de sentir le soleil briller, détendu en train d’écouter les bruits environnant. C’est une ambiance extrêmement réconfortante, j’ai adoré avoir ce goût de vacances d’été en plein hiver.

Elio, le personnage principal de ce roman raconte son histoire au passé, lorsqu’il avait dix-sept ans. Il raconte donc des souvenirs, mais il les rend très vivant de telle sorte qu’on peut parfois oublier que ce qui nous est raconté ne sont que des faits passés. Elio est un personnage que je juge inoubliable. Sa personnalité est magnifique, il est tellement sincère dans sa façon d’être. Il nous raconte absolument tout, ses sensations, ses états d’âme, ses douleurs. Tout cela est raconté avec une grande poésie. André Aciman a une plume divine, mais surtout il y a beaucoup d’intelligence dans son style d’écriture. Aussi, il parsème le récit de nombreuses références en tous genres, surtout littéraires et j’apprécie cela.

Je pense sincèrement qu’il me faudrait un article entier pour vous dire à quel point j’aime Elio. Sa sincérité m’a profondément touché, m’a chamboulé même, de nombreuses fois. Je me suis senti très proche de lui, déjà parce que dans sa façon de narrer il est très proche du lecteur. Mais aussi parce que je me suis à certains moments identifiés à ce qu’il ressentait. Je pense que dans une certaine mesure, tout le monde peut dans ce roman trouver quelque chose qui va faire écho avec un passé, un présent, avec des émotions et je trouve cela extraordinaire.

Le narrateur nous emporte totalement dans son récit qui pourtant dans sa construction n’a rien d’attrayant, au contraire. C’est un récit linéaire, l’inverse total des romans très structuré, avec un rythme soutenu, calculé etc… D’habitude je fuis ce genre de récit pour la simple et bonne raison que je m’ennuie. Ici, on suit le cours de l’été d’Elio, les choses vont à leur rythme, c’est-à-dire ici assez lentement, calmement, vraiment dans l’idée de ce qu’on s’imagine de vacances d’été tranquilles. Si je ne me suis pas ennuyé, c’est parce que l’histoire que l’on suit est elle seule très forte. Et c’est pourquoi dans l’éventualité où vous passiez à côté de l’histoire, de toutes les émotions etc, je pense sincèrement que avez de grandes chances de vous ennuyer et probablement même d’arrêter votre lecture!

Ce que « Call me by your name » a à nous offrir, c’est une histoire d’amour, profondément humaine et brute. Pour moi, l’histoire d’Elio et d’Oliver est bien plus qu’une romance, c’est une histoire d’Amour avec un grand A. C’est une histoire d’amour assez complexe entre un adolescent de dix-sept ans et un jeune homme de vingt quatre ans. Tout est parfait dans ce livre, il n’y a rien de problématique, malgré l’écart d’âge, qui je sais peut faire parler certains. Aussi, c’est une relation homosexuelle, mais l’auteur n’en fait pas plus cas, c’est une relation amoureuse avant tout. C’est une histoire passionnée, l’histoire d’un désir entre deux hommes. On suit le premier amour d’un adolescent, sa découverte du désir, de la sexualité. Je n’ai jamais lu une histoire d’amour aussi intense et vraie. Ce roman, vous chamboule totalement, il vous bouleverse, sans que vous ne puissiez rien faire. Je n’ai jamais pleuré en lisant un livre, mais ce livre méritait toutes mes larmes, en tout cas il m’a donné envie de pleurer à plusieurs reprises. Définitivement c’est une histoire qui m’a touché au plus profond de moi-même. Je ne compte pas le nombre de fois où je m’arrêtais parce que je me prenais des claques par la beauté et la profondeur de ce que je venais de lire!

J’ai pris un plaisir immense à lire ce livre, je le relirai encore et encore. Ça faisait très longtemps que je n’avais pas autant aimé un livre! Elio et Oliver sont des personnages plus qu’attachants, je ne sais pas comment je pourrais les oublier, je ne pense pas que ça soit possible. J’ai lu de nombreux livres, certains que j’ai bien aimé, d’autres moins, d’autres que j’ai adorés. Mais rares sont les coups de cœur de ce genre, rares sont les romans et les personnages qui vous marquent à ce point.

La fin, ayant regardé le film, je pensais la connaître, mais je me suis trompé! Ce n’est pas la même fin que dans le film et ça, je ne m’y attendais absolument pas. C’est une fin extrêmement émouvante, qui m’a déchiré. Mon cœur n’était pas prêt à cette intensité en émotions qui est juste phénoménale! Tout était parfait jusqu’à la dernière ligne. L’auteur joue avec nos émotions tout au long du roman, mais avec cette dernière ligne, en fermant le livre juste après, il ne veut clairement pas nous laisser tranquille! Franchement, c’est une fin digne d’un tel roman!

En conclusion :

J’ai adoré « Call me by your name », qui a été un immense coup de cœur! Selon moi tout est parfait dans ce roman. Le rythme est assez lent, la construction du récit est linéaire, n’a rien d’extraordinaire en soi, mais permet de donner toute la lumière à l’histoire. Une histoire d’Amour comme on en voit peut souvent. Une histoire belle, touchante, profondément humaine et sincère. « Call me by your name » est un tourbillon d’émotions. L’ambiance est également très agréable. Les personnages sont très attachants et marquants, surtout Elio à mon avis, JE L’ADORE! Ce roman est sublime, divin, excellent selon moi! C’est une lecture bouleversante et inoubliable.

Est-ce que je vous conseille ce roman??? OUI, OUI, OUI!!! Si ce livre vous tente, je ne peux que vous dire de foncer! Si vous le lisez ou si vous l’avez lu, n’hésitez pas à me laisser un commentaire ici, ou bien m’envoyer un message sur les réseaux sociaux (Instagram, Twitter et Facebook) à @nosamislesmots. J’ai vraiment envie de connaître vos impressions aussi!


Titre : Call me by your name (vf : Appelle-moi par ton nom)
Auteur : André Aciman
Edition : Atlantic books (vf : Grasset)
Parution : 21 Septembre 2017 (vf : 7 Février 2018)
Pages : 248 pages (vf : 336 pages)
Prix : 10.20€ (vf : 20.90€)

Moi, Simon 16 ans, homo sapiens – Becky Albertalli

Bonjour! On se retrouve aujourd’hui pour ma première chronique de l’année 2018, sur le roman « Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens ». C’est un roman sur lequel j’avais lu pas mal d’avis positif et que j’avais très envie de découvrir. Donc, quand j’ai aperçu la couverture rouge de ce livre en me promenant à Gilbert Jeune, ni une ni deux, je l’ai attrapé et direction la caisse. Pour vous dire à quel point j’étais pressé de le lire, dès que je suis rentré chez moi, je me suis installé sur un fauteuil et j’ai commencé ma lecture!

moi-simon-16-ans-homo-sapiens-becky-albertalli

Résumé :

Simon Spier, 16 ans (au début de l’histoire), vit dans une petite ville en banlieue d’Atlanta. Il a trois meilleurs amis qu’il adore, deux soeurs et un chien, il fait du théâtre. C’est un grand fan d’Harry Potter et il a une passion profonde pour les délicieux biscuits que sont les Oreo. Aussi, Simon est amoureux, raide dingue d’un certain Blue, qu’il a rencontré sur le compte Tumblr de son lycée. Simon, sous le pseudonyme « Jacques » et Blue, communiquent tous les jours virtuellement. Ils se racontent tout, en faisant attention à ne pas se donner trop d’informations sur leur véritable identité. Seul Blue sait que Simon est homosexuel. Simon et Blue sont dans le même lycée, ils se croisent peut-être tous les jours sans le savoir…

Mon Avis :

Il y a une certaine douceur et quelque chose de réconfortant qui émanent de ce livre et plus précisément de son écriture. C’est une écriture très simple, sans faire pour autant trop enfantine. Le style est léger, doux, fluide et correctement maitrisé, ce roman est donc très agréable à lire.

Le personnage de Simon m’a plu dès les premières pages. On peut s’identifier à lui facilement car sa personnalité fait très « vraie », Simon pourrait être une personne que l’on pourrait croiser tous les jours dans la rue. Pour ses mêmes raisons, on s’attache très vite à lui. Simon est sincère, sarcastique par moments, touchant. On a un rapport privilégié avec lui, il se confie à nous tout au long du roman. C’est un personnage qui apparaît comme banal pour dire vrai, mais il a ce petit quelque chose qui le rend unique et intéressant. J’ai adoré Simon. J’ai grandement apprécié le fait que sa sexualité ne soit pas utilisée comme la chose la plus importante. Que le simple fait qu’il soit gay, devienne le seul moyen de nous attendrir, de nous toucher. Sans condamner les livres qui utilisent la sexualité à ses fins, là je trouve que du coup ça dédramatise l’homosexualité, ça la normalise et ça fait du bien. Aussi, Simon et même Blue ne sont pas, je trouve, d’énièmes clichés de ce que l’on montre souvent des gays et ça aussi c’est un bon point!

J’ai apprécié le fait que l’homosexualité soit dédramatisée dans ce roman, mais je trouve qu’il y a peut-être un certain manque d’équilibre. Il n’y a rien de vraiment dramatique dans ce roman, ça fait peut-être plaisir, mais ce roman selon moi, peut peut-être flouter une face plus sombre de l’homosexualité et donner presque (j’insiste sur le presque) l’impression qu’au niveau de l’homosexualité tout est acquis aujourd’hui, alors qu’on sait bien que non. On a d’une part des romans, qui ne montrent presque que l’homophobie. Là on a un roman tout mignon, qui ne montre pas vraiment les problèmes liés à l’homosexualité de façon percutante, on ne retient que du positif. Est-ce bien ou non? À chacun de se faire son avis.

Tout au long du récit, on suit l’évolution de la relation entre Simon et Blue qui s’écrivent par mail et en même temps on suit Simon dans sa vie au lycée etc… L’ensemble est très juste, les liens qui se font entre mails et réalité rendent ces deux éléments constitutifs du récit encore plus intéressants au fur et à mesure de notre lecture. La relation entre Simon et Blue est mignonne et touchante, mais son évolution est compliquée. Très vite, on se met nous lecteurs aussi à mener l’enquête. On veut savoir qui est Blue. Le récit est construit intelligemment, il m’a captivé entièrement. Je n’arrivais pas à quitter ce livre, j’avais toujours besoin de tourner la page, pour découvrir ce qui allait se passer. J’ai passé d’excellents moments avec ce livre, j’ai ressenti de nombreuses émotions. Je pense qu’il faut vraiment le lire pour comprendre à quel point ce roman vous attrape et ne vous lâche pas.

Toutes les bonnes choses ont une fin et je dirais que pour « Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens », la fin n’a pas été une bonne chose, malheureusement. Plus la fin du roman approchait, plus l’excitation montait car le dénouement arrivait. J’attendais beaucoup de ce dénouement, et je dois dire que le passage du dénouement était beau, imprévu et vraiment mignon. Personnellement, je ne m’y attendais pas et ce qui est bien c’est que ce dénouement apporte une autre dimension à cette histoire. Cependant, les quelques pages qui suivent ce dénouement m’ont littéralement déçu. Tout de suite, j’ai trouvé que ça devenait niais, je ne me retrouvais plus dedans. Tout était trop beau, trop parfait, il n’y avait plus d’équilibre selon moi et j’ai trouvé que ça devenait un peu ridicule. Ça m’attriste beaucoup car j’ai adoré ce roman, mais la fin m’a déçu profondément et j’ai terminé sur un mauvais ressenti, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout!

En conclusion :

« Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens » est un coup de cœur! J’ai adoré ce roman. C’est frais, doux, mignon, léger. On prend un plaisir fou à suivre Simon, qui est un personnage attachant. On est très vite captivé par le récit. Bien que simple, le récit est bien mené et sait faire grandir notre intérêt au fil des pages. Ce roman se lit tout seul, il nous fait sourire, il nous crée un pincement au cœur parfois, il nous transporte littéralement à travers bon nombre d’émotions. Malheureusement, le dénouement passé, ma lecture n’a été que déception, le côté trop niais, m’a déplu. Heureusement je dirais, le dénouement arrive tard donc il ne reste que quelques pages après avant de terminer le livre.

Je conseille totalement ce roman, malgré ma déception pour la fin. Ce livre est, je trouve, géniale, il faut le lire!

Aussi, « Love Simon », une adaptation du roman devrait sortir au cinéma en Mars 2018, j’ai extrêmement HAAAAAATE!

Je vous laisse avec le trailer officiel!


Titre : Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens
Auteur : Becky Albertalli
Edition : Le livre de poche jeunesse
Parution : 12 Avril 2017
Pages : 352 pages
Prix : 6.90€ (poche)

À la place du coeur – Arnaud Cathrine

Salut! À la suite des attentats qui ont touché la France en 2015, plusieurs livres sont sortis à ce sujet. J’ai regardé cette arrivée de livres dans la blogosphère, d’un regard assez distant. Je ne me voyais absolument pas me plonger dans ce genre de livre. Parmi tous ceux-ci, il y a un qui s’est démarqué et sur lequel j’ai lu de nombreux avis élogieux : « À la place du cœur ». Ce n’est que maintenant, par curiosité que j’ai décidé de le lire, et je vous donne aujourd’hui mon avis sur ce roman.

à-la-place-du-coeur-arnaud-cathrine

Résumé :

Caumes, dix-sept ans, n’attend qu’une chose, que l’année soit finie, qu’il ait passé son bac pour rejoindre son grand frère à Paris. Pour l’instant, il mène sa vie de lycéen, dans sa petite ville natale, entre amitié, école, parents, ennemis et amour. Justement, niveau amour, un changement est en train de s’opérer dans la vie du jeune Caumes. Il se pourrait qu’Esther, la fille de ses rêves, s’intéresse aussi à lui. Comme on le sait, le premier vrai amour crée un bouleversement dans la vie d’un adolescent. Mais Caumes, ne va pas être au bout de sa peine et va devoir faire face en même temps à un autre tsunami. Le 7 Janvier 2015, la France bascule dans l’horreur, avec l’attentat contre Charlie Hebdo. Dans « À la place du cœur » on suit une semaine d’effroi pour la France, une semaine avec Caumes, entre horreur et passion.

Mon Avis :

Dans ce roman, nous suivons Caumes, un adolescent de dix-sept ans, durant une semaine qui a marqué la France. Le cadre se veut réaliste, mais celui-ci ne l’est pour moi pas complètement. Le souci se pose surtout au niveau de la représentation des adolescents, assez présents dans l’histoire puisque nous suivons la vie d’un lycéen. J’ai trouvé que les adolescents étaient parfois trop caricaturaux et faisaient tache dans le cadre réaliste que nous propose ce roman. Caumes est en terminale, à ce niveau les jeunes ne sont pas vraiment comme ils sont dans le roman. Dans « À la place du coeur » ils sont parfois montrés comme vraiment immatures et leurs réactions étaient des fois si puériles que l’on aurait dit des collégiens. J’ai en mémoire certains passages où ils étaient en classe, qui étaient bonnement ridicules. Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse donner une telle immaturité à des jeunes à l’aube de leur majorité.

Certaines réactions des parents de Caumes et scènes familiales étaient également un peu caricaturales et surtout vues et revues. Les personnages principaux sont intéressants, leurs caractères s’accordent bien ensemble, mais ils n’ont rien d’exceptionnels. Les caractères ne sont vraiment pas très développés, ils servent à l’histoire mais sans plus, je ne m’y suis pas du tout attaché.

Le récit est construit sur deux points principaux, une histoire d’amour et les attentats. L’histoire d’amour est à mon goût tout à fait banale, elle n’apporte rien de bien important. Les choses se font vite et simplement, il n’y a pas vraiment de force ou de réelle beauté dans l’expression des sentiments. Cette histoire d’amour est certainement davantage marquée par des scènes de sexe que par une élévation de leur amour. Les passages où ils font l’amour pourraient même renforcer leur amour justement, le rendre plus beau, plus profond, mais je n’ai pas trouvé que c’étaient le cas. Ces scènes d’amour on les tolère ou pas, moi ce n’est pas ce qui m’a forcément gêné, je les ai juste trouvées parfois un poil indélicates.

Le sujet principal de ce roman, reste avant tout les attentats. À travers ce roman on revit cette semaine de Janvier 2015 qui a vraiment été difficile. On la revit à travers le regard d’adolescents, ce qui est vraiment une bonne idée. Les médias, ne donne pas forcément de façon spontanée la parole aux adolescents dans ces moments-là.  On sait moins ce qu’ils peuvent penser, ce qu’ils peuvent ressentir. Avec « À la place du cœur » on découvre comment les jeunes peuvent réagir face à de tels événements. Les réactions des adolescents dans le roman, comme je l’ai dit plus tôt sont parfois un peu étranges, mais au moins les situations mises en place sont vraisemblables. L’auteur nous montre par exemple toutes les tensions qu’il peut exister, ou encore la difficulté pour le corps enseignant de gérer la situation, à savoir expliquer ou pas, comment le faire etc… Mais l’auteur reste quand même beaucoup dans le factuel à mon goût. Il ne crée pas vraiment quelque chose de poignant derrière.

Ainsi, ce récit est surtout bien pour revivre la chronologie de cette fameuse semaine de Janvier 2015. Je m’attendais à ce qu’il y ait quelque chose de profond au-delà de ça, ce qui n’a pas été le cas. C’est l’histoire d’amour qui aurait pu apporter quelque chose d’intéressant , mais encore il n’en a rien été. Pendant tout le récit je me suis donc demandé à quoi servait cette histoire d’amour, puisqu’elle n’apportait pour moi rien. Je comprends l’idée de l’auteur de vouloir associer ces deux bouleversements qui arrivent dans la vie de Caumes sauf que là ça ne marche pas correctement. Entre les personnages qui ne sont pas très bons, le côté réaliste parfois trop caricatural, l’histoire d’amour insipide et le récit qui n’est pas plus approfondi, clairement je n’ai pas apprécié. C’était pour moi trop simple et sans grand intérêt. De plus, j’ai eu la preuve de ce pour quoi je ne voulais pas lire ce genre de roman, en effet me replonger dans ces histoires d’attentats n’a vraiment pas été agréable.

Le dernier tiers du roman a tout de même relevé le niveau, ça été mieux. Le dénouement approchait, il y avait davantage d’action, c’était plus intéressant. Je dois dire que le dénouement et la fin du récit ont été bien exécuté. J’ai enfin trouvé la profondeur dans le récit, que je cherchais tout au long de ma lecture. C’est là que l’auteur a vraiment donné un sens à son histoire. On a des passages, poignants, émouvants et avec des émotions fortes. Cette fin elle est extrêmement bouleversante et tragique, elle fait passer des messages forts. Le ton employé était également plus affirmé et les personnages plus matures. Je n’ai pas énormément aimé ce livre, mais là fin est incroyablement belle.

En conclusion :

« À la place du cœur » est un roman avec de bonnes idées, mais qui ne fonctionne pas tout à fait. Les personnages sont parfois caricaturaux, le récit est un peu trop simple, l’histoire d’amour est assez banale et n’apporte rien de vraiment nécessaire ou d’intéressant. C’est un bon roman pour revivre la chronologie de cette semaine d’attentats de Janvier 2015. Mais derrière ça comme le récit n’est pas plus approfondi, je n’y ai pas trouvé mon intérêt, surtout que par nature le sujet n’est pas des plus agréable. Heureusement, la fin du roman relève le niveau et pour le coup est presque parfaite.

Personnellement, je ne comprends pas du tout l’engouement qu’il y a eu pour ce livre et je ne le vous conseille pas. Mais bien sûr, si le roman vous fait envie, n’hésitez pas à tenter, beaucoup d’autres l’ont adoré.


Titre : À la place du cœur, saison 1
Auteur  : Arnaud Cathrine
Edition : Robert Laffont
Parution : 1 Septembre 2016
Pages : 252 pages
Prix : 16.00€

 

Arena 13 – Joseph Delaney

« Arena 13 » est un roman qui me faisait de l’œil depuis un bon moment. Faisant partie de la sélection du CODE LEA, j’ai directement saisi l’occasion pour me lancer dans cette lecture. Qu’en ai-je pensé? Je vous laisse le découvrir tout de suite.

arena-13-joseph-delaney

Résumé :

Vaincue par des machines douées de conscience, l’humanité n’existe presque plus. Les derniers habitants vivent dans le pays de Midgard, confinés par l’épaisse barrière de brouillard qui les entoure. Au-delà de cette barrière infranchissable, personne ne sait ce qu’est devenu le monde. Le pays de Midgard est dominé par une créature qui terrorise les habitants, qui vole les âmes : Hob.  Gindeen, la seule ville du pays abrite des arènes, dans lesquelles se succèdent des combats à longueur de journée. Il existe treize arènes dont la plus prestigieuse est la treizième. Dans l’arène treize, on parie sur celui qui fera couler le sang en premier, on parie sur celui qui trouvera la mort… Le jeune Leif arrive un jour à Gindeen, dans un but précis. Il souhaite à tout prix combattre dans l’Arene 13, pour se venger…

Mon Avis :

L’univers de ce roman est la première chose qui m’a plu. C’est un univers fantasy avec un aspect dystopique, construit autour d’éléments qui rappellent la civilisation romaine. Il est en effet question de combats dans des arènes, comme des combats de gladiateurs, avec aussi l’idée du prestige des combattants et de toute une fascination du peuple concernant tout cela. C’est un univers prenant, intéressant, à la fois sombre, mystérieux et fascinant. Malheureusement, j’ai trouvé que cet univers, n’a pas su toujours être mis correctement en valeur au cours du récit. Je trouve que ce monde que l’auteur a créé n’est pas assez enraciné et un peu instable parfois. J’aurais aimé que Joseph Delaney aille plus loin avec cet univers-là.

Le récit en lui-même est plutôt sympathique, on suit le personnage principal, Leif, dès son arrivée à Gindeen où il a un but bien précis. Ce personnage de Leif est plaisant à suivre, assez attachant, mais selon moi il n’a pas eu un caractère assez marqué pour porter l’histoire. Il est quand-même assez effronté, il est courageux, il a de belles valeurs, c’est le type de personnages que l’on voudrait avoir pour ami. Mais, même si je l’ai beaucoup apprécié, il a manqué cette touche qui le rendrait unique et marquant. Les personnages dans son genre sont construits à partir de codes assez récurrents, et Leif n’a pas cette singularité qui lui permettrait de se détacher de tout ce genre de personnage que l’on retrouve souvent.

La lecture est tout à fait fluide et agréable, on a un bon univers, un bon personnage principal. Les péripéties sont assez plaisantes également, on a des moments de tension, de doutes, de peur, de joie… J’étais attaché au personnage, le récit m’a vraiment entraîné de telle sorte qu’à certains moments, j’étais littéralement en colère ou déçu. J’ai vibré avec Leif, et cela est un bon point. Malgré ces bons points, je n’ai pas vraiment apprécié le roman dans sa globalité. Je trouve que la construction du récit est assez étrange et je m’y suis un peu perdu.

On a dès le départ une première intrigue, Leif a un but précis et unique. À partir de là, viennent les péripéties. On a des moments d’action, on avance au niveau de l’intrigue etc… Puis vers la fin, une nouvelle intrigue apparaît. Cette dernière est bien sûr étroitement liée à la première, mais personnellement j’ai été un peu perturbé. Même si je sais que ce n’est pas le cas, il n’empêche que j’ai eu l’impression que tout ce qui a été construit avant a été balayé par ce rebondissement qui arrive à contre-courant de tout ce qui a déjà été mis en place. Je sais pertinemment que ce rebondissement va probablement apporter plus dynamisme et de sensations à la suite de l’histoire. Cependant, même au moment où je vous écris je n’arrive toujours pas à comprendre, j’ai presque du mal à voir le récit comme un ensemble tout à fait cohérent. J’ai cette impression d’avoir été roulé dans la farine au dernier moment.

Paradoxalement, (ou pas d’ailleurs) cette fin en elle-même je la trouve réussie. On a du rebondissement, du dynamisme et un très bon rythme. C’est une fin prenante, surprenante, émouvante aussi. C’est riche, ça crée une rupture qui relance l’intérêt du lecteur. De ce point de vue précis, c’est satisfaisant.

Tristement, je ne vais pas terminer cette chronique en beauté, puisque j’ai encore deux bémols à évoquer. Tout d’abord, j’ai trouvé qu’il y avait un manque de description des personnages fantastiques de ce récit. Dans « Arena 13 » il est question de quelques bêtes étranges et j’ai trouvé qu’elles n’étaient pas toujours bien décrites. C’est peut-être pour garder un peu le côté mystérieux, mais j’ai peiné à visualiser pleinement ces êtres étranges, pourtant au cœur du récit.

Deuxième point, j’ai été extrêmement déçu par le fait que ce roman ne corresponde pas au genre qu’on lui donne. J’ai vu partout qu’ « Arena  13 » était catégorisé comme « roman ado » même sur les pages officielles de l’éditeur, alors que je ne trouve pas que ce roman corresponde vraiment à ce que je qualifierais comme tel. J’ai trouvé pour le coup que faisait plus jeunesse que roman ado. L’élément qui m’avait conforté dans l’idée que ça soit un roman davantage typé « ado » a été l’indication « pour lecteurs avertis. Découvre d’autres livres à ne pas lire la nuit sur ww…. », que l’on retrouve sur la quatrième de couverture. L’univers à beau être assez sombre, je n’ai pas vraiment pas eu peur en lisant ce livre, et c’est un froussard qui vous le dit! Il y a pourtant des romans jeunesse que j’avoue eu avoir du mal à lire la nuit, mais pas celui-là.

En conclusion :

« Arena 13 » est un bon roman, simple à lire, avec un univers intéressant, un personnage attachant et un récit plutôt captivant. Cependant, je trouve qu’il manque plein de petits éléments, qui font que ce roman n’est pour moi pas pleinement abouti. Ce livre n’est pas à la hauteur de ce qu’il nous promet, de ce à quoi je m’attendais pour un tel livre, par conséquent je suis assez déçu par cette lecture.

Dans le cadre du CODE LEA 2017 je dois donner à ce roman une note.
Voici le système de notation :
-1 étoile (nul)
-2 étoiles (pourquoi pas?)
-3 étoiles (intéressant)
-4 étoiles (très bien)
-5 étoiles (excellent !)
Voici ma note pour cette BD :
*** Trois étoiles (intéressant).

 


Titre : Arena 13
Auteur  : Joseph Delaney
Edition : Bayard Jeunesse
Parution : 5 Novembre 2015
Pages : 390 pages
Prix : 15,90€

U4.Yannis – Florence Hinckel

Bonjour, je reviens aujourd’hui avec ma chronique sur le roman « U4.Yannis ». « U4 » est une série littéraire au concept assez original. Quatre auteurs français : Yves Grevet, Vincent Villeminot, Carole Trébor et Florence Hinckel se sont lancés dans un projet ambitieux. Ils ont eu pour but de raconter chacun la même histoire au travers d’un personnage différent. Il y a donc quatre romans et on peut lire chaque livre de la série dans l’ordre souhaité.

« U4.Yannis » est le second roman de la série que je lis, après « U4.Koridwen« .

u4-yannis-florence-hinckel

Résumé :

Le jeune Yannis vit à Marseille. Ses parents et sa petite sœur sont morts à cause du virus U4, qui a décimé quatre-vingt-dix pourcent de la population mondiale, et dont les seuls survivants (à quelques exceptions près) sont des adolescents. Yannis, comme les trois autres protagonistes de la série a le statut d’Expert dans le jeu en ligne WOT. Comme tous les Experts, il a reçu le message du maître du jeu Khronos, qui les invite à Paris le 24 Décembre pour éviter la catastrophe. Yannis n’a plus personne, si ce n’est son fidèle chien, les fantômes de membres de sa famille le hantent. Pour éviter la folie, Yannis s’accroche à ce dernier espoir :  le rendez-vous de Khronos à Paris.

Mon Avis :

Yannis est de Marseille. Depuis le désastre qu’a créé le virus U4, la ville est extrêmement dangereuse. Plusieurs groupes patrouillent à travers la ville, volent et sont sans pitié. C’est la loi du plus fort. Les jeunes de ses groupes, jeunes des quartiers de Marseille, disent avoir trop souffert de l’ordre social d’autrefois. Ils profitent du chaos entraîné par U4, pour changer tout ça, devenir maintenant les maîtres de la ville et imposer leurs lois. Sous l’un de mes articles, dans lequel je disais que je lisais « U4.Yannis » une personne a commenté en disant qu’elle trouvait que la ville de Marseille était un peu stigmatisée, du fait qu’elle soit la ville la plus dangereuse de la série U4 apparemment. Moi, je n’ai pas eu ce ressenti, bien que tout ce qui est stigmatisation etc a tendance à m’énerver. Yannis vit dans un quartier « chaud » de Marseille, il est d’origine maghrébine, mais j’ai apprécié le fait que l’auteur ne joue pas à fond sur cela. Pour ce qui est de la violence dans la ville, c’est vrai qu’il y en a beaucoup, mais je ne pense pas que c’est tant de la stigmatisation, ce qui se passe dans les autres villes, ce n’est pas tout rose non plus.

Comme pour Koridwen dans « U4 Koridwen« , durant la majeure partie de ce récit, nous suivons Yannis dans son cheminement vers Paris. Cheminement qui est une véritable aventure et qui nous tient captivé. Le rythme est agréable, il se passe toujours quelque chose. L’action est clairement de la partie et nous met de nombreuses fois en émois. On passe par des moments de stress, de peur, de pitié, d’énervement, de joie… Ce récit nous entraîne totalement, de sorte que l’on ne voit plus les pages défiler.

Ce récit a beau m’avoir plu, il ne surpasse clairement pas celui de « U4.Koridwen ». La construction du récit, qui suivait une comptine bretonne, dans « U4.Koridwen » était géniale, alors que là on a une structure de récit  habituelle, sans superflu. Ce qui m’a aussi manqué dans ce roman, ce sont les rebondissements, qui auraient pu relever davantage la lecture. J’ai vibré avec Yannis, mais pas autant qu’avec Koridwen. Je trouve que l’on a moins d’effets de surprise et moins de bouleversements, qui permettent de créer encore plus d’intérêt. J’ai aussi trouvé que l’aventure de Yannis était globalement moins trépidante que celle de Koridwen.

Yannis est un personnage que j’ai moyennement aimé. J’ai envie de dire que c’est « une bonne personne », il est tout à fait sympathique, il a une belle personnalité. Mais, je ne suis pas toujours en phase avec son énergie et certains de ces choix. C’est un personnage que je n’ai pas trouvé foncièrement attachant. Durant ses péripéties, Yannis va rencontrer de nombreuses personnes, il y a donc une diversité de personnages, c’est chouette. Mais, un des personnages qui va l’accompagner très tôt dans ses péripéties est un personnage de la série U4. Là ça me pose un problème, parce qu’il passe la moitié du récit avec ce personnage. Par conséquent, quand je lirai le livre de ce personnage, je connaîtrai déjà la moitié du récit. Je trouve cela dommage, même si, bien sûr on a ainsi un point de vue différent sur de mêmes évènements. En plus de cela, je n’ai pas aimé le caractère du personnage en question, donc à suivre…

La fin, je dois le reconnaître m’a un peu déçu. Le récit est mouvementé et dynamique tout au long du roman, mais le dénouement est simple, insipide je dirais. Un dénouement n’a pas besoin d’être forcément dynamique pour être bon, on est d’accord, mais dans ce cas, la simplicité ne fonctionnait pas. Yannis avait un objectif clair depuis le début, et alors qu’il touche du doigt son objectif il se rétracte. Il n’y a même pas avant qu’il se rétracte une action forte créant une rupture. On attend depuis le départ, pour finalement rien de concret et moi ça m’a déçu. Également, j’ai trouvé que certaines choses étaient un peu trop faciles dans cette fin.

En conclusion :

J’ai beaucoup apprécié ma lecture. Le récit est dynamique, on est constamment dans l’action. On suit le cours des péripéties de Yannis, dans une France décimé par U4, entre violences et complots. On est captivé du début à la fin. Le personnage de Yannis est sympathique, mais ne m’a pas énormément plu. Enfin, la fin de ce roman est pour moi un mauvais point, car je trouve qu’elle n’est pas satisfaisante et en certains points assez simpliste. Globalement ça reste donc un bon roman, mais si vous avez lu avant « U4.Koridwen« , qui est à mon avis bien meilleur, peut être que comme moi, vous apprécierez moins ce tome-ci.


Titre : U4.Yannis

Auteur  : Florence Hinckel

Edition : Nathan

Parution : 27 Août 2015
Pages : 300 pages
Prix : 16.90 €

Trollhunters – Guillermo Del Toro – Daniel Kraus

« Trollhunters » est un roman écrit à quatre mains, que j’avais très envie de lire. En effet, « deux de ces mains » appartiennent à Guillermo Del Toro qui est un producteur, scénariste et réalisateur mexicain assez connu. J’ai vu un de ses films qui n’est autre que « Le labyrinthe de Pan » et j’ai adoré l’univers qu’il a inventé. Vu l’imagination débordante de Guillermo Del Toro, je voulais vraiment découvrir ce qu’il allait alors proposer dans ce roman.

troll-hunters-guillermo-del-toro-daniel-kraus

RÉSUMÉ :

Tout commence en 1965, dans une petite ville de Californie où des enfants disparaissent mystérieusement. Un jour, c’est le jeune Jack Sturges de treize ans, qui est enlevé sous le regard horrifié de son cadet Jim. Quarante ans plus tard, Jim Sturges ne s’est toujours pas remis de l’événement marquant qui a marqué son enfance, à tel point qu’il est devenu un brin paranoïaque. Il a transformé sa maison en vrai forteresse, pour protéger sa famille. Sa femme l’a quitté, Jim vit seulement avec son fils Jim Junior, un lycéen. Malgré toutes les précautions prises par Jim Struges, une créature parvient dans la chambre de son fils et le kidnappe…

MON AVIS :

J’ai très vite accroché à ce roman, dès le prologue en fait. Ces histoires de disparitions, de créatures effrayantes qui sont des trolls, ça m’a donné envie. J’ai trouvé aussi l’écriture très fluide, on ne ressent absolument pas que c’est un récit rédigé à quatre mains. Il n’y a pas de mélanges de style, qui pourrait rendre la lecture déséquilibrée, vraiment tout est homogène.

Il y a une chose dans ce roman, qui m’a assez énervé et que je trouve lassant. C’est le contexte dans lequel se situe notre jeune protagoniste Jim. Il vit dans une petite ville d’Amérique, il va au lycée, n’est pas populaire, son ami est obèse, roux et porte un appareil dentaire, il y a un beau sportif que tout le monde acclame… Bref, je vais m’arrêter là, je pense que vous voyez déjà le genre. Vraiment, je commence à saturer, j’ai l’impression de trouver ça partout et c’est fatigant à la longue. C’est trop de clichés, trop d’éléments qui n’apporte plus de valeur ajoutée à force de les retrouver partout. Qui plus est, au fur et à mesure de la lecture on retrouve encore des éléments ou prétextes vus et revus. Pour n’en citer qu’un, par exemple il y a le fait que Jim s’inscrive au club de théâtre par ce qu’il est amoureux d’une fille qui y est.

Autrement, pour ce qui est de l’univers imaginaire, fantastique de ce roman, je n’ai rien à redire. J’ai retrouvé la patte de Guillermo Del Toro que j’ai apprécié dans son film « Le labyrinthe de Pan ». C’est un univers riche, mais pas complexe, tout est bien maîtrisé et de plus c’est un univers que je trouve original. Je n’ai pas l’habitude de lire des romans avec des trolls, du coup j’apprécie qu’il y en ait dans celui-ci. On retrouve le goût pour les créatures de Guillermo Del Toro et parfois j’aurai peut-être eu envie de davantage de descriptions. C’est un univers particulier, pas trop sombre et qui fonctionne parfaitement dans ce roman jeunesse.

Outre l’aspect cliché des personnages, je les ai bien aimé. Ils ont heureusement des caractères qui ne sont pas pour le coup totalement dans le stéréotype. Je ne trouve pas que ce sont des personnages incroyables, mais j’ai accroché à leur caractère, je me suis attaché et j’ai aimé les suivre. Jim, le personnage principal est très sympathique, j’aime particulièrement sa personnalité. Avec son acolyte Toby, ils forment un chouette duo et ils sont drôles.

Le rythme du récit est pas mal. La lecture est agréable, légère, sans prise de tête et on ne s’ennuie pas. Il y a quelques beaux passages, avec de belles émotions. Mais, j’ai trouvé que niveau actions et péripéties c’est plutôt faible et ce durant une grande partie du récit. Le rythme du récit bien que convenable, est assez linéaire. Lorsqu’il y a un peu plus d’action, ce n’est jamais très transcendant ou sinon il peut parfois y avoir des ellipses pour passer directement à la suite. Il y a également le fait que le déroulement de l’action soit trop prévisible, le schéma du récit est en lui-même aussi très prévisible. J’ai vite fait de comprendre comment les choses allaient se dérouler et je n’ai pas eu tort. Oui, c’est un roman jeunesse, mais quand même…

La fin a été la partie la plus amusante. C’est là que se concentre le cœur de l’intrigue et toute l’action. Cependant, l’action n’est toujours pas extraordinaire et très prenante, mais ça reste sympathique et plutôt accrochant. S’il y avait déjà eu cette même intensité d’action en milieu de récit, cela aurait bien mieux. Le dénouement est simple, clairement prévisible mais avec des éléments surprenants. J’ai bien aimé, c’est une fin de roman assez chouette finalement.

EN CONCLUSION :

S’il y a bien une chose que je retiens de ce roman c’est qu’il « fait » très jeunesse. Je lis beaucoup de romans jeunesse pourtant, mais là je dois reconnaître que c’était un peu trop enfantin à mon goût. La lecture reste cependant agréable et sympathique, c’est très plaisant à lire. L’univers fantastique est génial et les personnages fonctionnent bien. Il y a de belles choses qui ressortent de ce roman, comme l’amour familial ou les valeurs de l’amitié. Gros bémol sinon pour tout ce qui est des éléments clichés qu’il y a dans ce roman et que l’on retrouve PAR-TOUT ailleurs. À force de retrouver ces mêmes ingrédients dans des livres, dans des séries, dans des films, moi ça me lasse totalement.

Spontanément, c’est un roman que je ne conseille pas forcément. Mais si vous avez envie d’une lecture légère et sympathique, ça pourrait entièrement vous satisfaire.


Titre : Trollhunters

Édition : Bayard

Auteurs : Guillermo Del Toro et Daniel Kraus

Parution : 25 Mai 2016
Pages : 384 pages
Prix : 15.90€

La vérité sur Alice – Jennifer Mathieu

Il y a un certain temps, j’entendais pas mal parler de ce roman. Récemment, j’ai donc décidé de me pencher dessus, et je vais vous en parler tout de suite!

la-verite-sur-alice-jennifer-mathieu

RÉSUMÉ :

Au lycée de la petite ville d’Healy, court une rumeur. Cette rumeur concerne Alice Franklin. Cette dernière est traitée de traînée. C’est qu’elle aurait fait des choses pas très catholique! Tout le monde le sait, tout le monde en parle et chacun est persuadé que ce qu’elle a fait est avéré. Au lycée, chacun a sa vérité sur Alice et certains vont nous la dévoiler dans ce roman…

MON AVIS :

Vu que de nombreuses personnes ont été enthousiastes sur ce livre, je m’attendais aussi à l’adorer. Déjà, j’aime beaucoup le sujet. Ce roman aborde le thème de la rumeur et du harcèlement. J’apprécie vraiment le fait, que de plus en plus les romans abordent de ces sujets, qui ont été «  »banalisé » » dans le passé et dont on se soucie davantage maintenant. Ce roman est donc avant tout une bonne initiative puisqu’il va dans le sens de tout ce qui est « Non au harcèlement ».

Quatre personnages vont à tour de rôle raconter leur vérité au sujet d’Alice Franklin, et ce tout au long du roman. On a Josh, Elaine la fille populaire du lycée, Kelsie l’ancienne meilleure amie d’Alice et Kurt l’admirateur secret d’Alice Franklin. Chacun leur tour, il nous raconte ce qui s’est passé, comment les choses se passent actuellement, leurs pensées, leurs avis, leurs déceptions etc… On a donc plusieurs points de vue et je trouve cela toujours sympathique.

Les quatre personnages principaux ne m’ont pas tous totalement plu. Déjà, Josh et Elaine sont le type de personnages trop récurrents, trop clichés. En plus, ils n’ont pas de traits de caractère particuliers les rendant un peu plus unique parmi tous les personnages de leur type. Pour ce qui est des deux autres, Kelsie et Kurt, bien qu’ils soient eux aussi des personnages un peu clichés, je les ai bien plus aimé, surtout Kurt. Kelsie a une histoire intéressante, qui fait réfléchir sur la course à la popularité. À part cela, je ne lui ai pas trouvé beaucoup plus d’intérêt. Kurt a été mon personnage préféré. Lui, c’est le geek sans ami (ça fait bizarre de dire ça, mais c’est ce qu’il en est). Comparativement aux autres, il a une personnalité plus développée et attachante. Il est touchant, sincère et vrai. C’est vraiment un beau personnage, heureusement  qu’il était là.

Au début du roman, je vois que chaque personnage raconte ce qu’il a à dire, c’est sympathique, tout va bien. Je lis, j’arrive au quart du roman et je remarque que le rythme n’avance pas vraiment. La lecture n’est pas ennuyante, mais pas captivante, non plus. Les actions sont minimes, il ne se passe pas grand-chose, pas de rebondissements majeurs, le rythme est plutôt linéaire… J’ai été davantage intéressé par le récit dès lors que Kurt est devenue l’ami d’Alice. J’ai vraiment apprécié les suivre et ce de plus en plus au fil de ma lecture. J’ai beaucoup apprécié suivre leur relation et a travers elle on découvre davantage qui est réellement Alice.

Le récit, je trouve, est globalement terne. Il se passe des choses quand même, ne vous y méprenez pas, mais ce ne sont pas des actions transcendantes. On suit les ragots, les rumeurs, les anecdotes, quelques bribes de vérités… L’intrigue était presque invisible selon moi, il n’y avait rien à quoi je me raccrochais, pas d’enjeux ou de buts réels. On attend même pas vraiment de savoir toute la vérité, car on obtient des informations petit à petit et puis on devine bien avant si les rumeurs sont vraies ou non. Au cours de l’histoire, il y a quelques beaux passages, des passages marquants et je peux dire que le sujet est plutôt bien traité. Cependant, l’ensemble est trop simple pour moi.

À la fin du roman, enfin, Alice s’exprime. Je plaçais beaucoup d’espoir sur cette dernière narration, qui finalement n’a rien eu d’exceptionnel car l’essentiel du récit a déjà été dit. Avant même qu’elle s’exprime, j’ai été dégoûté par le personnage d’Alice. Elle a un caractère auquel je n’accroche guère, à tel point que j’ai fini par ne plus la prendre en pitié. La fin est jolie et sympathique, mais dans la lignée du reste, elle est simpliste. Aussi, je pensais qu’il aurait pu y avoir une scène marquante pour finaliser le message de ce roman en beauté, mais il n’y en a pas eu.

EN CONCLUSION :

Le sujet du roman m’avait tout de suite enthousiasmé et je m’attendais à quelque chose de très bon, mais j’ai été déçu. Tout est un peu trop simple, l’intrigue n’est pas captivante, le rythme est mou, il y a peu d’actions, heureusement le récit reste assez intéressant. J’ai globalement aimé suivre les personnages, surtout Kurt, et même si ce ne sont pas des personnages très originaux, j’ai aimé lire ce qu’ils avaient à raconter. Le sujet est bien traité, mais n’est selon moi pas bien mis en valeur. C’est dommage, car il y a de bonnes choses qui méritaient approfondissement. La fin, n’est pas extraordinaire, elle m’a aussi déçu même si je la trouve jolie.

Sincèrement, je ne conseille pas ce roman. De plus, il est déconseillé avant 15 ans à cause des gros mots que l’on peut y trouver. Avec le même genre de sujet et dès 15 ans, il existe de meilleurs romans que celui-ci, selon moi.


Titre : La vérité sur Alice

Édition :  Pocket Jeunesse

Auteur : Jennifer Mathieu

Parution : 4 Février 2016
Pages :  224 pages
Prix : 16,90€

#Bleue – Florence Hinckel

Bonjour, je vous propose de découvrir aujourd’hui mon avis sur le roman « #Bleue » de Florence Hinckel.

bleue-florence-hinckel

RÉSUMÉ :

Silas, un jeune adolescent, vit dans une société où l’on oblige à être heureux à tout prix. Pour arriver à cela, la Cellule d’Éradication de la Douleur Émotionnelle (CEDE) efface les souvenirs douloureux. Plus de douleurs, de dépressions, de tristesses, mais un point bleu sur le poignet, signe d’une souffrance évitée. Si les adultes peuvent encore choisir de ne pas passer par la CEDE (même si cela est très mal vu), les mineurs eux, n’ont pas ce choix-là. Le monde dans lequel vit Silas, repose aussi sur le Réseau, où les gens « veillent » les uns sur les autres et partagent chaque fait et gestes de leur vie. Silas, n’est pas un grand fan du Réseau, il préfère garder intimes les moments passés avec sa petite amie Astrid. Mais quand cette dernière se fera renverser par une voiture devant ses yeux, il sera emmené de force en CEDE. Pour l’oublier…

MON AVIS :

L’univers de science-fiction de ce roman m’a directement plu. La société décrite par l’auteur est à la fois futuriste et réaliste. En premier lieu, cette société nous paraît idyllique, les gens ne souffrent pas et sont heureux. Le récit va pourtant nous montrer tout le contraire.

Dès les premières pages, j’ai été embarqué, l’histoire commence vite et m’a de suite captivé. Ce récit est constitué de trois parties. La première partie est narrée par Silas, la troisième aussi et la deuxième partie  est narrée par Astrid. On fait donc d’abord la connaissance de Silas, qui est un personnage très attachant. Il a été pris en charge par la CEDE pour oublier la mort de sa petite copine Astrid. On lui a enlevé tous ses souvenirs d’elle, les bons moments passés… Mais il semblerait que la CEDE n’ait pas bien fonctionné, Silas revoit parfois des souvenirs d’Astrid et de son amour pour elle. Je me suis moins attaché au personnage d’Astrid, elle a un caractère bien trempé, l’inverse de Silas. Elle est téméraire, fragile, imprévisible, passionnée… C’est un sacré personnage, que j’ai cependant apprécié suivre tout au long du roman.

Le récit tourne autour d’un sujet principal : la CEDE. Une technologie qui enlève les douleurs des hommes pour les rendre plus heureux. Le long du récit, on voit les dangers de cette technologie qui déshumanise complètement. Utilisée sur Silas pour lui enlever le poids du deuil d’Astrid, elle lui enlève forcément avec le souvenir qu’il a de cette personne. Cette fille qu’il a tellement aimé ne signifie alors plus rien pour lui. Est-ce cela le bonheur? Faut-il être dénué de douleurs pour vivre heureux? Ce roman a cet aspect philosophique que j’aime beaucoup et qui rend la lecture enrichissante en plus d’être agréable.

L’histoire est bien structurée, bien rythmée, tout s’enchaîne avec fluidité. L’intrigue est prenante et le récit est parsemé d’imprévus qui ajoutent en sensations. Plus on avance dans la lecture et plus ça devient dynamique, poignant et même haletant. C’est à partir, de la fin de la première partie que les événements ont commencé à prendre cette nouvelle tournure que j’ai adoré. La lecture est plaisante, il y a ce qu’il faut d’action, on ne s’ennuie pas. Les enjeux ont été intelligemment choisis par l’auteur et elle a très bien su les manier tout au long du roman, c’est un pur régal.

Le déroulement de l’histoire n’a fait qu’accélérer depuis la moitié du roman. La fin est donc mouvementée et le dénouement est très appréciable. Rien d’exceptionnel, mais c’est une fin tout en justesse, qui passe parfaitement. C’est aussi une fin ouverte, qui pour moi introduisait un second tome et peut être même tout une série. Vous n’imaginez donc pas ma déception quand j’ai lu sur le site de l’auteur qu’il n’y aura pas de second tome. Rien que de l’écrire là, ça me fait encore mal. J’ai beaucoup aimé ce roman et je rêve d’une suite qui n’existera jamais. N’est-ce pas tragique?

EN CONCLUSION :

Un excellent roman. L’univers est intéressant, les personnages sont sympathiques. L’histoire est dynamique, poignante  et nous fait réfléchir sur l’idée du bonheur. C’est une lecture très agréable, qui nous emporte totalement du début à la fin. La trame du récit est très bonne, la fin aussi. En terminant ce livre, on a envie d’en lire plus, mais ce n’est pas possible malheureusement, il n’y a pas de second tome.

Je vous conseille totalement ce roman!


Titre : #Bleue

Édition :  Syros Jeunesse

Auteur : Florence Hinckel

Parution : 29 Janvier 2015
Pages : 272 pages
Prix : 15,95€

Pandemonium – Sho Shibamoto

 Bonjour, aujourd’hui je chronique le manga « Pandémonium » tome un, de Sho Shibamoto.

pandemonium-sho-shibamoto

RÉSUMÉ :

Même si la vie se déroule avec une apparente quiétude, les gens n’oublient pas la menace de « ceux qui hantent le ciel ». Ces êtres désignés si mystérieusement, apparaissent parfois soudainement, pour faire tomber depuis le firmament, une foudre qui souille la terre. Une légende dit que coupés du monde par des rochers, proche d’une certaine ville côtière, « ceux qui hantent le ciel » vivent dans un pays surnommé « La terre des difformes ». Malgré tout cela, Zipher prend son courage à deux mains et par à la rencontre de « ceux qui hantent le ciel ». Il a une requête particulière à leur faire…

MON AVIS :

En ouvrant ce manga, j’ai été doublement surpris. Déjà, c’est un manga que l’on pourrait qualifier « d’occidentalisé » car il se lit dans le sens dont nous avons l’habitude (qui n’est pas celui propre aux mangas). De plus, les dessins sont entièrement en couleur et non en noir et blanc, comme il est usuel dans les mangas. Deuxième surprise et pas des moindres, les pages sont toutes totalement noires et les illustrations sont colorées uniquement dans des tons bruns, ocres.

J’ai commencé à parler des dessins et bien je vais continuer. Je trouve les illustrations très jolies, j’aime beaucoup la manière dont Sho Shibamoto fait ses dessins. Il y a le souci du détail, mais pas de façon outrancière donc ça reste très agréable visuellement. Par rapport aux couleurs, je suis mitigé. Les pages sont noires et en plus les dessins dans des tons bruns, ça fait très sombre. Ces couleurs font que parfois je n’arrive pas à distinguer certains éléments illustratifs instantanément, je trouve cela légèrement frustrant. Après, je trouve l’utilisation des couleurs brunes intéressantes, il y a du contraste, les dessins sont quand même bien définis, le tout ne fait pas tout terne et monochrome. De plus, c’est malin de la part du mangaka, car ces couleurs sombres nous aident énormément à entrer dans l’univers particulier de ce livre.

image-article-pandemonium-sho-shibamoto

J’ai vraiment apprécié l’univers de ce manga. C’est à la fois sombre et triste, c’est intelligemment bien fait. L’ambiance est plutôt paisible, mais elle est en même temps inquiétante. On découvre un monde où les personnages sont des animaux. D’ailleurs, j’ai eu un coup de cœur pour deux personnages, qui sont les deux plus importants. Il y a d’abord Zipher, le personnage principal, qui va à la rencontre de « ceux qui hantent le ciel. Je l’ai adoré, il est imprévisible, passionné, extrêmement drôle et touchant, aussi il ne manque pas de toupet. D’un autre côté, sous ses airs de gentil, on sent sa fourberie et peut-être aussi de l’hypocrisie. Il est difficile à cerner. En tout cas, c’est un personnage qui marche à merveille dans ce manga, et qui apporte du contraste à la lecture. Deuxièmement, il y a Domika, la jeune fille qui reçoit et s’occupe de Zipher à son arrivée. Elle est d’une sensibilité à fleur de peau et d’une grande sincérité. Elle est vraiment attachante.

Le scénario est très bien conçu, il n’y a aucun moment de flottement, tout s’enchaîne correctement. Le rythme est parfait et donc la lecture est fluide et plaisante. Il y a ce qu’il faut d’action, au moment où il faut, il y a une bonne dose de mystère. On suit le parcours de Zipher et c’est assez captivant. Les plans de celui-ci ne fonctionnent pas comme prévu, il doit faire face à des difficultés particulières, qui aiguisent notre curiosité.

La fin de ce premier tome est réussie. On finit sur une grosse scène très importante et riche en sensation. De plus, ça nous donne vraiment envie de lire la suite.

EN CONCLUSION :

Je ne m’y attendais pas, mais j’ai beaucoup aimé ce manga. Bien que je ne sois pas totalement convaincu par l’utilisation de couleurs uniquement ocres et par le fait que les pages soient noires, j’ai quand même apprécié les illustrations. L’univers, le scénario et les personnages sont bien pensés. Tout fonctionne parfaitement et la lecture est fluide et agréable. C’est un premier tome prometteur, qui donne envie de découvrir le suivant.


Titre : Pandemonium

Édition :  Ki-oon

Auteur : Sho Shibamoto

Parution : 13 novembre 2014
Pages : 208 pages
Prix : 15,00€

Quartier lointain, tome deux – Jirô Taniguchi

Bonjour. Bien que peu familier à l’univers des mangas, j’ai su apprécier « Quartier lointain, tome un, de Jirô Taniguchi« , qui fut pour moi une jolie découverte. J’ai lu le second et dernier tome de cette série et je suis maintenant prêt à vous en parler.

quartier-lointain-tome-2

RÉSUMÉ :

Hiroshi, un homme proche de la cinquantaine, a été replongé à l’époque où il n’avait que quatorze ans. Il ne sait pas par quel miracle cela a bien pu se produire et ne sait pas non plus comment sortir de là. Alors, tant qu’il y est, il profite de sa jeunesse retrouvée. Si pour l’instant tout va bien, Hiroshi sait que bientôt, la disparition de son père va semer le malheur dans sa famille. Il détient maintenant la chance unique d’essayer de comprendre pourquoi cette disparition va avoir lieu et comment l’éviter…

MON AVIS :

La réinsertion dans l’univers de ce manga ne s’est pas fait avec fluidité, pour ma part. On commence sur un passage concernant le passé des personnages. Avec les noms que j’ai oubliés et qui plus est, ne me sont pas usuels, c’est vrai je pataugeais un peu. Rien de grave en somme, puisque dès le second chapitre je retrouvais un peu plus mes marques.

Dans ce tome, Jirô Taniguchi aborde des sujets qu’il a choisi de façon plus profonde. Avec le contexte particulier du retour en arrière dans la vie d’Hiroshi,  cela donne naissance à quelque chose d’assez étonnant. Tout comme dans le tome précédent, nous suivons le quotidien d’Hiroshi, sauf que là deux thèmes ressortent particulièrement. Il y a tout d’abord celui de l’amour. Bien que notre personnage principal ait de nouveau quatorze en apparence, il garde sa maturité d’homme de quarante huit ans. De ce fait, tomber amoureux d’une jeune fille de quatorze alors qu’il en a réellement le double, c’est plutôt particulier. J’ai trouvé, que ça été bien abordé au cours du récit. On a quelque chose de beau, de touchant, mais en tant que lecteur on reste sur la réserve à cause de sentiments contradictoires. Cette petite intrigue a été joliment maniée, mais je juge le dénouement un peu trop brutal et simpliste finalement.

Pour ce qui est de l’intrigue principale de ce livre, je n’ai pas été déçu. Elle nous entraîne totalement et est vraiment captivante. Un évènement lié au père d’Hiroshi a bouleversé le cours de son enfance. Maintenant qu’il se retrouve à quelques mois de cet évènement marquant, Hiroshi n’a qu’un seul but : éviter que celui-ci arrive. Pour cela, il va devoir creuser dans le passé familial, enquêter, pour comprendre et empêcher le drame. Cette quête m’a captivé et touché. L’auteur nous tient en haleine tout du long et la lecture est prenante. L’ambiance générale est assez triste, mélancolique, poétique, l’ensemble est fin et de toute beauté. J’ai adoré suivre Hiroshi, qui est un personnage attachant et sincère.

La fin de ce livre renferme de magnifiques passages, avec de belles émotions. Hiroshi arrive au bout de sa quête, tout se dénoue et on comprend enfin. Je trouve le dénouement surprenant et réussi, je ne suis absolument pas déçu. À travers celui-ci, un superbe message est véhiculé, un message inspirant sur une chose à laquelle nous pouvons tous être confronté. L’auteur a parfaitement finalisé son deuxième tome, j’ai fermé ce manga avec un sentiment de satisfaction (que demander de plus!).

EN CONCLUSION :

Ce second et dernier tome m’a conquis. Avec le contexte du retour dans le temps, qui tel quel, est déjà particulier, le mangaka a choisi des sujets puissants. Le cocktail des deux marche agréablement bien. On est captivé du début à la fin, il y a de belles émotions, de beaux passages. J’apprécie l’ambiance du récit qui mélange joie, insouciance et mélancolie. C’est doux, poétique et agréable. Enfin, le dénouement fort en émotions et avec son joli message est pour moi satisfaisant et réussi.

Je vous conseille vivement la duologie « Quartier Lointain » qui vous fournira de bons moments de lecture.


Titre : Quartier Lointain, tome deux

Édition : Casterman

Auteur : Jirô Taniguchi

Parution : 4 Juin 2003
Pages : 208 pages
Prix : 14,50€