Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers – Benjamin Alire Saenz

Hello, hello! J’espère que vous allez tous et toutes bien! Je vous retrouve en ce début de mois de Septembre avec ma chronique du roman « Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers » de Benjamin Alire Sáenz. C’est parti!

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Résumé :

Aristote et Dante, deux jeunes garçons du même âge, n’ont a priori rien en commun. Dante est un garçon décomplexé, sûr de lui, drôle, qui baigne dans l’amour de ses parents. Aristote, lui est plus réservé, c’est un garçon silencieux. Mais, au fond de lui, c’est plutôt la tempête. Ari est en colère, principalement contre ses parents qui agissent comme si son grand frère, qui est en prison, n’avait jamais existé. « Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers » c’est l’histoire d’une rencontre singulière entre Aristote et Dante. Ils vont nouer une amitié forte et passionnée comme on en rencontre rarement. Ensemble ou seuls, ils vont passer par des moments de questionnements, de quêtes d’identité. Ils veulent découvrir les secrets de l’univers.

Mon Avis :

L’histoire d’Aristote et Dante commence en 1987, ils ont alors quinze ans. Après avoir cette information de temps, j’ai trouvé que plus rien ne faisait vraiment écho à l’époque où se déroule le récit. Je dois dire que cela m’a assez perturbé, si ce n’était pas indiqué j’aurai totalement pu croire que l’action se déroulait à une année proche de la nôtre. C’est assez perturbant, mais après réflexion je trouve ça finalement intelligent. Déjà, cela permet de fixer l’intérêt du lecteur uniquement sur l’essentiel du récit, puisque les indications de temps, les détails, les descriptions de décors sont absentes ou floues. Aussi, je trouve que cela rappelle l’univers et donc le titre du livre. On est finalement comme en apesanteur, on suit ce qui se passe dans notre microcosme et ce qui est autour n’est que néant.

J’ai eu sincèrement du mal avec le début du roman, qui m’a laissé dubitatif. Toutefois, ce roman exerçait sur moi une attraction inexplicable. J’ai été à la fois envoûté par un « je-ne-sais-quoi » et à la fois je suis resté perplexe. Déjà, je n’ai pas vraiment apprécié les personnages au début. Ils m’ont intéressé dès les premières pages, puis ils m’ont exaspéré. Ce roman est basé sur les interactions entre Ari et Dante et dans ce début de roman, j’ai vite saturé. Les personnages partaient dans de longues discussions, sur des sujets parfois « futiles » et débâtaient. Ils faisaient pour moi trop de manières, à toujours ressasser les mêmes choses, à se compliquer la vie pour « rien ». En plus de cela, par moments les dialogues s’enchaînaient comme des stichomythies, j’ai trouvé ça éprouvant à lire. Il n’y avait rien de vraiment concret, c’était ces dialogues, des états d’âme encore et encore et je n’arrivais pas à trouver mon intérêt là-dedans.

J’ai également trouvé perturbant, le caractère enfantin des personnages dans ce début de roman. Ils ont quinze ans, mais ils pensent, disent ou font des choses, qui pour moi ne correspondent pas à leur âge. Dans le contexte de ce roman qui est tout à fait réaliste, cela m’a gêné. Ce qui m’a par exemple marqué, c’est lorsqu’ils décident d’aller dans la rue pour jouer à celui qui lancera sa chaussure le plus loin, tout en se disputant sur les règles. Je n’arrive vraiment pas à imaginer deux garçons de quinze ans jouer à de telles choses, même en 1987.

Les cent premières pages passées, le récit a commencé à évoluer vers quelque chose de différent et c’est à partir de là que j’ai commencé à pleinement apprécier ma lecture. On découvre Ari surtout, mais également Dante sous un autre jour. On suit Ari dans sa petite vie d’adolescent, on apprend à mieux le connaître, à l’aimer. C’est un personnage extrêmement touchant et sincère, il a un humour assez piquant et sa façon de jouer l’indifférent me plaît. C’est un garçon calme d’apparence, mais à l’intérieur ses sentiments se bousculent. J’ai aimé sa sensibilité, sa façon de réfléchir, de voir les choses et j’ai parfois pu me reconnaître en lui. Dante est complètement différent, mais il partage avec Aristote une grande sincérité, beaucoup d’intelligence et une vraie sensibilité.

Plus j’avançais dans ma lecture et plus j’étais captivé. La lecture est simple et légère, le récit va tout en fluidité, c’est vraiment agréable. Il n’y a rien dans le récit qui soit extraordinaire en soi, mais ce sont les personnages et leur histoire qui rend ce roman extraordinaire. La relation entre Ari et Dante est complexe, étonnante, belle et touchante. Ils sont différents, mais se complètent à merveille et j’ai adoré suivre leur évolution.

Je lis beaucoup de livres, mais la fin de celui-ci m’a touché d’une façon rare. Cette fin de roman est divine, parfaitement exécutée. C’est une fin tellement poignante, avec des émotions fortes et variées. J’ai été profondément touché. Les dernières pages, surtout, sont tellement magnifiques, tellement parfaites!!! Cette fin m’a bouleversé, ce roman m’a bouleversé. En fermant ce livre, je suis resté interdit un bon moment. Mes sentiments se mélangeaient, j’avais à la fois envie de crier, de pleurer et de sourire bêtement, c’était très étrange. Mais par-dessus tout, je voulais relire ce livre de suite pour tout revivre.

En conclusion :

Je dirais que pour moi ce livre est un coup de cœur mitigé. C’est indéniablement un très beau livre, agréable, avec de beaux personnages et une belle histoire. Mais, je n’oublie pas que les cent premières pages ont été compliquées et que mon sentiment d’agacement n’a pas été fugace. Le début de ce roman est donc selon moi un gros bémol, mais le reste vaut entièrement le coup. Je ne peux que vous conseillez de le lire, c’est un livre sublime, qui m’a marqué et que je relirai, même si encore j’ai vraiment un réel souci avec le début.


Titre : Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers
Auteur  : Benjamin Alire Saenz
Edition : Pocket Jeunesse
Parution : 18 Juin 2015
Pages : 368 pages
Prix : 17.90€

À la place du coeur – Arnaud Cathrine

Salut! À la suite des attentats qui ont touché la France en 2015, plusieurs livres sont sortis à ce sujet. J’ai regardé cette arrivée de livres dans la blogosphère, d’un regard assez distant. Je ne me voyais absolument pas me plonger dans ce genre de livre. Parmi tous ceux-ci, il y a un qui s’est démarqué et sur lequel j’ai lu de nombreux avis élogieux : « À la place du cœur ». Ce n’est que maintenant, par curiosité que j’ai décidé de le lire, et je vous donne aujourd’hui mon avis sur ce roman.

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Résumé :

Caumes, dix-sept ans, n’attend qu’une chose, que l’année soit finie, qu’il ait passé son bac pour rejoindre son grand frère à Paris. Pour l’instant, il mène sa vie de lycéen, dans sa petite ville natale, entre amitié, école, parents, ennemis et amour. Justement, niveau amour, un changement est en train de s’opérer dans la vie du jeune Caumes. Il se pourrait qu’Esther, la fille de ses rêves, s’intéresse aussi à lui. Comme on le sait, le premier vrai amour crée un bouleversement dans la vie d’un adolescent. Mais Caumes, ne va pas être au bout de sa peine et va devoir faire face en même temps à un autre tsunami. Le 7 Janvier 2015, la France bascule dans l’horreur, avec l’attentat contre Charlie Hebdo. Dans « À la place du cœur » on suit une semaine d’effroi pour la France, une semaine avec Caumes, entre horreur et passion.

Mon Avis :

Dans ce roman, nous suivons Caumes, un adolescent de dix-sept ans, durant une semaine qui a marqué la France. Le cadre se veut réaliste, mais celui-ci ne l’est pour moi pas complètement. Le souci se pose surtout au niveau de la représentation des adolescents, assez présents dans l’histoire puisque nous suivons la vie d’un lycéen. J’ai trouvé que les adolescents étaient parfois trop caricaturaux et faisaient tache dans le cadre réaliste que nous propose ce roman. Caumes est en terminale, à ce niveau les jeunes ne sont pas vraiment comme ils sont dans le roman. Dans « À la place du coeur » ils sont parfois montrés comme vraiment immatures et leurs réactions étaient des fois si puériles que l’on aurait dit des collégiens. J’ai en mémoire certains passages où ils étaient en classe, qui étaient bonnement ridicules. Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse donner une telle immaturité à des jeunes à l’aube de leur majorité.

Certaines réactions des parents de Caumes et scènes familiales étaient également un peu caricaturales et surtout vues et revues. Les personnages principaux sont intéressants, leurs caractères s’accordent bien ensemble, mais ils n’ont rien d’exceptionnels. Les caractères ne sont vraiment pas très développés, ils servent à l’histoire mais sans plus, je ne m’y suis pas du tout attaché.

Le récit est construit sur deux points principaux, une histoire d’amour et les attentats. L’histoire d’amour est à mon goût tout à fait banale, elle n’apporte rien de bien important. Les choses se font vite et simplement, il n’y a pas vraiment de force ou de réelle beauté dans l’expression des sentiments. Cette histoire d’amour est certainement davantage marquée par des scènes de sexe que par une élévation de leur amour. Les passages où ils font l’amour pourraient même renforcer leur amour justement, le rendre plus beau, plus profond, mais je n’ai pas trouvé que c’étaient le cas. Ces scènes d’amour on les tolère ou pas, moi ce n’est pas ce qui m’a forcément gêné, je les ai juste trouvées parfois un poil indélicates.

Le sujet principal de ce roman, reste avant tout les attentats. À travers ce roman on revit cette semaine de Janvier 2015 qui a vraiment été difficile. On la revit à travers le regard d’adolescents, ce qui est vraiment une bonne idée. Les médias, ne donne pas forcément de façon spontanée la parole aux adolescents dans ces moments-là.  On sait moins ce qu’ils peuvent penser, ce qu’ils peuvent ressentir. Avec « À la place du cœur » on découvre comment les jeunes peuvent réagir face à de tels événements. Les réactions des adolescents dans le roman, comme je l’ai dit plus tôt sont parfois un peu étranges, mais au moins les situations mises en place sont vraisemblables. L’auteur nous montre par exemple toutes les tensions qu’il peut exister, ou encore la difficulté pour le corps enseignant de gérer la situation, à savoir expliquer ou pas, comment le faire etc… Mais l’auteur reste quand même beaucoup dans le factuel à mon goût. Il ne crée pas vraiment quelque chose de poignant derrière.

Ainsi, ce récit est surtout bien pour revivre la chronologie de cette fameuse semaine de Janvier 2015. Je m’attendais à ce qu’il y ait quelque chose de profond au-delà de ça, ce qui n’a pas été le cas. C’est l’histoire d’amour qui aurait pu apporter quelque chose d’intéressant , mais encore il n’en a rien été. Pendant tout le récit je me suis donc demandé à quoi servait cette histoire d’amour, puisqu’elle n’apportait pour moi rien. Je comprends l’idée de l’auteur de vouloir associer ces deux bouleversements qui arrivent dans la vie de Caumes sauf que là ça ne marche pas correctement. Entre les personnages qui ne sont pas très bons, le côté réaliste parfois trop caricatural, l’histoire d’amour insipide et le récit qui n’est pas plus approfondi, clairement je n’ai pas apprécié. C’était pour moi trop simple et sans grand intérêt. De plus, j’ai eu la preuve de ce pour quoi je ne voulais pas lire ce genre de roman, en effet me replonger dans ces histoires d’attentats n’a vraiment pas été agréable.

Le dernier tiers du roman a tout de même relevé le niveau, ça été mieux. Le dénouement approchait, il y avait davantage d’action, c’était plus intéressant. Je dois dire que le dénouement et la fin du récit ont été bien exécuté. J’ai enfin trouvé la profondeur dans le récit, que je cherchais tout au long de ma lecture. C’est là que l’auteur a vraiment donné un sens à son histoire. On a des passages, poignants, émouvants et avec des émotions fortes. Cette fin elle est extrêmement bouleversante et tragique, elle fait passer des messages forts. Le ton employé était également plus affirmé et les personnages plus matures. Je n’ai pas énormément aimé ce livre, mais là fin est incroyablement belle.

En conclusion :

« À la place du cœur » est un roman avec de bonnes idées, mais qui ne fonctionne pas tout à fait. Les personnages sont parfois caricaturaux, le récit est un peu trop simple, l’histoire d’amour est assez banale et n’apporte rien de vraiment nécessaire ou d’intéressant. C’est un bon roman pour revivre la chronologie de cette semaine d’attentats de Janvier 2015. Mais derrière ça comme le récit n’est pas plus approfondi, je n’y ai pas trouvé mon intérêt, surtout que par nature le sujet n’est pas des plus agréable. Heureusement, la fin du roman relève le niveau et pour le coup est presque parfaite.

Personnellement, je ne comprends pas du tout l’engouement qu’il y a eu pour ce livre et je ne le vous conseille pas. Mais bien sûr, si le roman vous fait envie, n’hésitez pas à tenter, beaucoup d’autres l’ont adoré.


Titre : À la place du cœur, saison 1
Auteur  : Arnaud Cathrine
Edition : Robert Laffont
Parution : 1 Septembre 2016
Pages : 252 pages
Prix : 16.00€

 

Oublier Camille – Gael Aymon

Salut, aujourd’hui je vous propose ma chronique du roman « Oublier Camille » de Gael Aymon.

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Résumé :

Yanis, un jeune lycéen est complètement amoureux de Camille. Depuis le collège, il entretient avec elle une relation particulière, entre amitié et amour. Officieusement on pourrait presque dire qu’ils sortent ensemble, mais officiellement non. Yanis n’a pas eu le courage de faire le premier pas. C’est devenu encore plus difficile de prendre l’initiative, puisqu’ils ne sont pas dans le même lycée. L’attente, la situation et la distance ont eu un effet néfaste. Camille l’a finalement trahi, elle s’en veut et l’avoue à Yanis. Celui-ci est alors totalement chamboulé, il s’engouffre dans une mer de questionnements. Entre déceptions, manques, amitiés et sentiments, la vie d’adolescent de Yanis n’est pas de tout repos.

Mon Avis :

Je pense que l’atout charme de ce petit roman de soixante-seize pages, c’est son sujet. Moi, c’est ce qui m’a donné envie de découvrir ce roman et la façon dont cela allait être abordé. En plus de traiter de manière globale la vie d’un adolescent « type », l’auteur se concentre particulièrement sur l’aspect sentimental de sa vie. Il évoque ainsi, d’une certaine manière, le passage de la jeunesse à l’âge adulte. Tout cela est fait sur un fond composé de légers problèmes familiaux . Yanis vit avec sa mère dans un petit appartement à Paris, cette dernière quitte régulièrement le domicile pour aller travailler en province. J’ai apprécié le fait que l’auteur se soit vraiment concentré sur le sujet, et qu’il ait seulement utilisé la condition du personnage principal à bon escient. Yanis n’est pas stigmatisé et l’auteur ne cherche pas foncièrement à nous émouvoir sur son sort, il nous montre juste la situation. Je trouve que c’est un bon point car c’est tout de suite plus crédible et ça peut faciliter l’identification du lecteur.

Le contexte est réaliste, on rentre facilement dans l’ambiance du récit. On apprend progressivement à connaître le personnage principal, son caractère, son histoire et on s’attache à lui. C’est un beau personnage, il est touchant, gentil et sincère. Je le soutenais car il est tellement vrai que l’on arrive à comprendre ce qu’il ressent. Tout au long du récit, on partage les émotions de ce jeune homme. Je trouve bien, que ce soit les sentiments d’un garçon qui soient mis en avant dans ce roman. On voit très souvent des filles dans ce genre de situation, montrer ici les faiblesses et la vulnérabilité d’un jeune adolescent, je trouve que c’est une bonne idée. De plus, on a l’impression que Camille est dans une position de force car elle semble moins affectée par la situation, ça pourrait alors faire naitre un deuxième message.

Je dis bien que Camille « semble » moins touchée par la situation, car on ne peut à aucun moment en être sûr. En effet, Yanis est l’unique narrateur de ce roman, on n’accède pas aux pensées de Camille. Au départ, cela ne me gênait pas, ça donnait un côté mystérieux et créait de l’attente. Au fur et à mesure de la lecture, je voyais que mon attente n’était toujours pas récompensée et ça m’a légèrement frustré. J’ai compris le choix de l’auteur de ne pas la faire parler et trouve qu’avec cette histoire c’est un bon choix. J’aurais cependant aimé que Camille, au moins une fois, interagisse pour satisfaire et répondre aux multiples questions du lecteur. Autrement, j’ai trouvé que lecture se faisait toute seule. La plume de l’auteur est légère, douce et simple, c’est donc plutôt agréable à lire.

Il n’y a pas vraiment d’intrigue principale dans ce roman, ou s’il y en a vraiment elle est très discrète. On ne retrouve ni réels enjeux, ni réels buts. On suit simplement le cours de la vie de Yanis. Comme rapidement dit précédemment, le récit est principalement composé de ça, de l’expression des sentiments et des questionnements du jeune homme. En tout cas, l’auteur maîtrise cela assez bien et le contexte réaliste rend le tout doublement plus beau. En complément du manque d’intrigue, il n’y a aussi, pas tellement d’action, de rebondissements ou autres. C’est plutôt simple à ce niveau-là également. Ce format me plaisait initialement, mais par la suite j’ai trouvé que cela rendait le récit quelque peu lassant. À un moment de la lecture, on se demande finalement ou l’auteur veut nous emmener. On avance, mais il ne se passe pas grand-chose, rien d’attrayant ou de réellement accrochant. Le rythme est assez linéaire, il n’y a pas de moment forts pour ponctuer la lecture et faire naître chez lecteur, de plus grandes émotions ou sensations.

La fin m’a tout de même plu. On termine sur de belles notes positives, avec de très beaux messages. Elle plutôt satisfaisante, j’ai bien aimé. Néanmoins, à mon avis elle aurait dû être un peu plus marquante. Le récit est très court, donc je pense qu’il fallait que la fin marque le coup. Un rebondissement ou une scène déterminante, par exemple. Cela aurait sûrement laissé une touche forte, améliorant mon ressenti global sur l’ensemble du livre. Là, à l’image du reste du récit, ça manquait d’intensité.

En conclusion :

« Oublier Camille » est un court roman ado, que j’ai plutôt aimé. Le sujet, le personnage principal et le contexte réaliste sont des points que j’ai appréciés. Cependant, l’inexistence d’une intrigue principale, découlant sur un manque de rythme, rend le récit peu attractif et accrochant. On lit sans savoir où on avance et c’est un peu dérangeant. L’écriture légère et simple de l’auteur est tout à fait appréciable. La fin, bien qu’agréable en soi, manque de force pour être efficace et nous marquer.


Titre :  Oublier Camille

Auteur : Gaël Aymon

Édition : Actes Sud Junior

Parution : 20 Août 2014
Pages : 75
Prix : 10,90€