The revolution of Ivy – Amy Engel

« The revolution of Ivy » d’Amy Engel est le second tome de la duologie « The book of Ivy ». J’ai adoré le premier tome, qui m’a conquis du début à la fin. J’avais hâte de lire ce deuxième et dernier tome, j’en attendais beaucoup.

the-revolution-of-ivy-amy-engel

Résumé :

Condamnée comme traîtresse, Ivy doit quitter Westfall. Elle est maintenant de l’autre côté de la barrière, jetée au milieu d’un univers hostile et dangereux. Ivy a tout perdu, son foyer, sa famille et Bishop, l’homme qu’elle aime. Elle pourrait s’apitoyer, se laisser mourir de faim, de soif, ou laisser une bête sauvage s’occuper d’elle. Mais Ivy refuse d’abandonner. L’hiver arrive, elle va devoir survivre et désormais elle fera ses propres choix…

Mon Avis :

Dès les toutes premières pages de ce roman, je me suis retrouvé à nouveau plongé dans l’univers de cette saga dystopique. On retrouve Ivy là où on l’avait quitté, l’action démarre directement, je n’aurais pas pu souhaiter mieux!

Ivy , est livrée à elle-même en terrain hostile, on la suit dans sa nouvelle condition de survivante. L’ambiance est alors plus crue et froide, que le tome précédent. On est enveloppé par cette ambiance, captivé et attentif à la moindre chose qui pourrait se passer. Justement, des choses il s’en passe! On a de nombreux rebondissements, qui nous prennent à chaque fois à contrecoup, on ne s’y attend jamais. Il y a toujours une certaine tension dans l’air, l’auteur joue avec ça. Certains passages, sont pour nous lecteurs même angoissants, on est inquiet et on s’imagine tous les scénarios possibles. Tout cela donne donc un ensemble très prenant et addictif. La lecture est fluide et on ne voit pas les pages défiler.

À la suite d’un ultime rebondissement, complètement inattendu et nous faisons passer par toutes sortes d’émotions, le récit va prendre une toute autre tournure. Progressivement, le rythme décélère, la tension diminue. Moi aussi, mon intérêt a diminué, on quitte une partie haletante, que j’appréciais lire pour rentrer dans quelque chose que j’ai moins aimé. Désolé, je reste flou avec mon « quelques chose », mais j’essaye de ne pas spoiler.

Ce qui m’a surtout déplu, c’est le caractère d’Ivy. Elle est en temps normal déjà assez atypique comme personnage. C’est une jeune femme, déterminée, passionnée, aussi forte que faible, elle est complètement indéchiffrable. Mais là, Ivy devenait de plus en plus insupportable par sa façon d’être. Elle se contredisait dans ses actes, dans ses paroles, faisait de nombreuses histoires, que je trouvais assez futiles. Et pendant, une bonne partie le récit ne se concentrait que sur Ivy et tout le « cirque » qu’elle faisait, pour pas grand-chose selon moi. J’avais constamment envie de la secouer, de lui crier « arrête » et de lui conseiller les choses à faire. Du coup, une bonne partie de ma lecture a été « gâché » parce que je l’ai trouvé (désolé du terme) soûlante. Ivy, c’est un personnage que j’aime beaucoup, mais là c’était trop pour moi. Dans ce tome, on a également deux nouveaux personnages importants, que j’ai adorés. J’ai apprécié leur personnalité, ce qu’ils apportent au récit et ils sont attachants. Bishop, lui, reste fidèle à lui-même et je ne l’ai que davantage apprécié.

Le dernier tiers du roman est très bien réussi! Il y a de gros enjeux, on rentre dans une partie plus palpitante avec de l’action. J’ai été encore plus captivé que je ne l’ai été au début, c’était très dynamique et haletant. On vibre avec les personnages, on a peur avec eux, on est heureux avec eux. C’est surtout une fin de roman émouvante et poignante. Certains passages font vraiment mal au cœur, les émotions sont en effet très importantes. C’est une fin magnifiquement réussie, pas tout à fait extraordinaire, mais je suis quand même satisfait.

En conclusion :

J’ai beaucoup aimé ce second tome, pas autant que je l’aurais voulu malheureusement. Le premier tome est selon moi bien meilleur. Là, ce qui m’a principalement posé problème c’est Ivy, qui dans le milieu du roman m’a été insupportable. Si elle est devenue comme ça c’est à cause d’un élément principal de ce roman et de cette saga. Mais je ne peux pas en dire plus au risque de gâcher la lecture de certains. À part ça, le récit était agréable à suivre, les personnages sont sympathiques et attachants. Le début et la fin du roman sont des parties vraiment réussies. Il y a de l’action, c’est mouvementé et addictif. On finit ce dernier tome et donc cette duologie en beauté, sur de beaux passages et de belles émotions.

Je vous conseille entièrement la duologie « The book of Ivy ». Si vous aimer la romance et la dystopie, je pense que vous serez totalement conquit.


Titre :  The revolution of Ivy

Auteur : Amy Engel

Edition : Lumen

Parution : 5 Novembre 2015
Pages : 326 pages
Prix : 15,00€

Trollhunters – Guillermo Del Toro – Daniel Kraus

« Trollhunters » est un roman écrit à quatre mains, que j’avais très envie de lire. En effet, « deux de ces mains » appartiennent à Guillermo Del Toro qui est un producteur, scénariste et réalisateur mexicain assez connu. J’ai vu un de ses films qui n’est autre que « Le labyrinthe de Pan » et j’ai adoré l’univers qu’il a inventé. Vu l’imagination débordante de Guillermo Del Toro, je voulais vraiment découvrir ce qu’il allait alors proposer dans ce roman.

troll-hunters-guillermo-del-toro-daniel-kraus

RÉSUMÉ :

Tout commence en 1965, dans une petite ville de Californie où des enfants disparaissent mystérieusement. Un jour, c’est le jeune Jack Sturges de treize ans, qui est enlevé sous le regard horrifié de son cadet Jim. Quarante ans plus tard, Jim Sturges ne s’est toujours pas remis de l’événement marquant qui a marqué son enfance, à tel point qu’il est devenu un brin paranoïaque. Il a transformé sa maison en vrai forteresse, pour protéger sa famille. Sa femme l’a quitté, Jim vit seulement avec son fils Jim Junior, un lycéen. Malgré toutes les précautions prises par Jim Struges, une créature parvient dans la chambre de son fils et le kidnappe…

MON AVIS :

J’ai très vite accroché à ce roman, dès le prologue en fait. Ces histoires de disparitions, de créatures effrayantes qui sont des trolls, ça m’a donné envie. J’ai trouvé aussi l’écriture très fluide, on ne ressent absolument pas que c’est un récit rédigé à quatre mains. Il n’y a pas de mélanges de style, qui pourrait rendre la lecture déséquilibrée, vraiment tout est homogène.

Il y a une chose dans ce roman, qui m’a assez énervé et que je trouve lassant. C’est le contexte dans lequel se situe notre jeune protagoniste Jim. Il vit dans une petite ville d’Amérique, il va au lycée, n’est pas populaire, son ami est obèse, roux et porte un appareil dentaire, il y a un beau sportif que tout le monde acclame… Bref, je vais m’arrêter là, je pense que vous voyez déjà le genre. Vraiment, je commence à saturer, j’ai l’impression de trouver ça partout et c’est fatigant à la longue. C’est trop de clichés, trop d’éléments qui n’apporte plus de valeur ajoutée à force de les retrouver partout. Qui plus est, au fur et à mesure de la lecture on retrouve encore des éléments ou prétextes vus et revus. Pour n’en citer qu’un, par exemple il y a le fait que Jim s’inscrive au club de théâtre par ce qu’il est amoureux d’une fille qui y est.

Autrement, pour ce qui est de l’univers imaginaire, fantastique de ce roman, je n’ai rien à redire. J’ai retrouvé la patte de Guillermo Del Toro que j’ai apprécié dans son film « Le labyrinthe de Pan ». C’est un univers riche, mais pas complexe, tout est bien maîtrisé et de plus c’est un univers que je trouve original. Je n’ai pas l’habitude de lire des romans avec des trolls, du coup j’apprécie qu’il y en ait dans celui-ci. On retrouve le goût pour les créatures de Guillermo Del Toro et parfois j’aurai peut-être eu envie de davantage de descriptions. C’est un univers particulier, pas trop sombre et qui fonctionne parfaitement dans ce roman jeunesse.

Outre l’aspect cliché des personnages, je les ai bien aimé. Ils ont heureusement des caractères qui ne sont pas pour le coup totalement dans le stéréotype. Je ne trouve pas que ce sont des personnages incroyables, mais j’ai accroché à leur caractère, je me suis attaché et j’ai aimé les suivre. Jim, le personnage principal est très sympathique, j’aime particulièrement sa personnalité. Avec son acolyte Toby, ils forment un chouette duo et ils sont drôles.

Le rythme du récit est pas mal. La lecture est agréable, légère, sans prise de tête et on ne s’ennuie pas. Il y a quelques beaux passages, avec de belles émotions. Mais, j’ai trouvé que niveau actions et péripéties c’est plutôt faible et ce durant une grande partie du récit. Le rythme du récit bien que convenable, est assez linéaire. Lorsqu’il y a un peu plus d’action, ce n’est jamais très transcendant ou sinon il peut parfois y avoir des ellipses pour passer directement à la suite. Il y a également le fait que le déroulement de l’action soit trop prévisible, le schéma du récit est en lui-même aussi très prévisible. J’ai vite fait de comprendre comment les choses allaient se dérouler et je n’ai pas eu tort. Oui, c’est un roman jeunesse, mais quand même…

La fin a été la partie la plus amusante. C’est là que se concentre le cœur de l’intrigue et toute l’action. Cependant, l’action n’est toujours pas extraordinaire et très prenante, mais ça reste sympathique et plutôt accrochant. S’il y avait déjà eu cette même intensité d’action en milieu de récit, cela aurait bien mieux. Le dénouement est simple, clairement prévisible mais avec des éléments surprenants. J’ai bien aimé, c’est une fin de roman assez chouette finalement.

EN CONCLUSION :

S’il y a bien une chose que je retiens de ce roman c’est qu’il « fait » très jeunesse. Je lis beaucoup de romans jeunesse pourtant, mais là je dois reconnaître que c’était un peu trop enfantin à mon goût. La lecture reste cependant agréable et sympathique, c’est très plaisant à lire. L’univers fantastique est génial et les personnages fonctionnent bien. Il y a de belles choses qui ressortent de ce roman, comme l’amour familial ou les valeurs de l’amitié. Gros bémol sinon pour tout ce qui est des éléments clichés qu’il y a dans ce roman et que l’on retrouve PAR-TOUT ailleurs. À force de retrouver ces mêmes ingrédients dans des livres, dans des séries, dans des films, moi ça me lasse totalement.

Spontanément, c’est un roman que je ne conseille pas forcément. Mais si vous avez envie d’une lecture légère et sympathique, ça pourrait entièrement vous satisfaire.


Titre : Trollhunters

Édition : Bayard

Auteurs : Guillermo Del Toro et Daniel Kraus

Parution : 25 Mai 2016
Pages : 384 pages
Prix : 15.90€

Douze ans, sept mois et onze jours – Lorris Murail

« Douze ans, sept mois et onze jours » de Lorris Murail… C’est un roman que j’avais hâte de découvrir, maintenant que c’est chose faite je vais vous en parler.

douze-ans-sept-mois-et-onze-jours-lorris-murail

RÉSUMÉ :

Walden a douze ans, sept mois et quatre jours lorsqu’il est abandonné par son père dans l’épaisse forêt du Maine. Le jeune Walden est seul, perdu dans la forêt, vivant dans une cabane. Il a avec lui quelques boîtes de conserve, un livre de Thoreau et une carabine. À douze ans, sept mois et quatre jours, Walden va devoir se débrouiller par ses propres moyens pour survivre dans les bois hostiles du Maine.

MON AVIS :

À la lecture du résumé, on comprend que ce roman est un thriller (ce qu’il est en effet). On navigue à travers une atmosphère sombre, inquiétante, angoissante, mais pas de quoi faire couler des sueurs froides (du moins au début). Walden, est abandonné par son père dans la forêt, tel Hansel et Gretel, mais on ne sait pas pourquoi et on se pose la question constamment au fil de la lecture. L’intrigue se met en place très vite et j’ai tout de suite été captivé par ce roman tout à fait intrigant. J’avais donc hâte de suivre le cours de l’action.

Le personnage principal, Walden, est un garçon de douze ans d’apparence frêle et candide. J’ai énormément aimé ce personnage que j’ai trouvé touchant, plein de sincérité et attachant. C’est un personnage que je trouve cohérent du début la fin. Sa personnalité est vraie, simple et je pense que c’est la raison pour laquelle que je me suis si attaché à Walden. Il transpire l’humanité, il n’est aucunement idéalisé au fil de son évolution. Vous l’aurez compris, c’est un gros coup de cœur.

Une fois que l’intrigue est mise en place et que l’action commence, j’ai eu une crainte. J’ai eu peur de m’ennuyer. On suit « tout simplement » ce que vit Walden et au départ, il ne se passait rien de transcendant à mon goût. Ce roman n’étant pas du genre « Hunger Games » avec énormément d’actions et de mouvements, il me fallait quelque chose pour rester captivé. La crainte que j’ai eue ne s’est pas vraiment concrétisée, puisqu’au fur et à mesure j’ai trouvé ma lecture de plus en plus prenante. Oui, il se passait  des choses un peu plus intéressantes, mais ce ne sont pas les actions en elles-mêmes qui m’ont captivé, c’est l’assemblage des actions, de la narration et de l’ambiance que j’ai adoré.

Lorris Murail a un talent certain, la narration et le récit qu’il nous offre relève pour moi d’un certain génie. Dans la simplicité de la narration, il arrive à faire passer des émotions et sentiments puissants. Il faut lire entre les lignes, pour apprécier pleinement ce livre. Le récit est magnifiquement bien structuré, tout est intelligent, fin et juste. Des éléments d’apparences même banals, comme des dialogues, peuvent avoir une résonance forte. Ainsi, ce roman aborde de nombreux points de la vie en général, de choses profondes qui emmènent à réfléchir.

J’ai adoré la deuxième partie du roman, que j’ai trouvé passionnante et doublement plus haletante. On a un important retournement de situation, des révélations et on rentre on ne peut plus au cœur de l’histoire. C’est une partie plus angoissante, plus crue, plus froide et plus captivante. On est imprégné par l’atmosphère, par le récit et son intrigue, je ne voulais plus lâcher ma lecture jusqu’à la fin du livre.

Justement, cette fin, je l’ai trouvée moyenne. Elle n’est pas forcément décevante, mais j’aurais aimé mieux. C’est un fin convenable, avec de l’action et qui nous tient jusqu’au bout. Néanmoins, c’est un dénouement que j’ai trouvé simple et qui n’est pas marquant. Je n’ai pas fini ce livre en beauté, au vu de la finesse que l’auteur a montré dans son récit, je m’attendais à bien mieux.

EN CONCLUSION :

J’ai beaucoup aimé ce thriller. L’ambiance, l’atmosphère générale sombre, angoissante et haletante est très bien gérée. Le personnage principal Walden, est attachant, il est agréable à suivre au cours de ce roman. Le récit est structuré et maîtrisé à merveille. La narration fluide et simple, est en fait plus complexe qu’il n’y paraît. Elle transmet de nombreux sentiments profondément humains, qui résonnent en nous et qui nous mènent à réflexion. C’est un roman très réussi, mais la fin m’a laissé sur ma faim.

Je conseille tout à fait ce roman, la lecture est agréable, poignante. Vous pouvez vraiment faire une belle découverte.


Titre : Douze ans, sept mois et onze jours

Édition : Pocket Jeunesse

Auteur : Lorris Murail

Parution : 15 Janvier 2015
Pages : 304 pages
Prix : 13.90€

Génération K – Marine Carteron

Bonjour, je vous retrouve aujourd’hui pour ma chronique du roman « Génération K » de Marine Carteron.

generation-k-marine-carteron

RÉSUMÉ :

Kassandre, Georges et Mina, sont trois jeunes que tout oppose. Pourtant, leurs destins sont étroitement liés. Ils portent chacun un ADN mutant, faisant d’eux des êtres aux pouvoirs redoutables. Leur ADN attise de nombreuses convoitises, ils vont devoir slalomer entre les pièges, traqués, ils vont aussi devoir se sauver. Mais, ils ne sont pas seuls… Le Maître revient… Ils sont la génération K et ce livre raconte leur histoire.

MON AVIS :

Ce roman, a immédiatement suscité mon interêt. Déjà, on commence la lecture sur un prologue, plein de mystère. L’intrigue se met en place dès le début et pour le coup j’ai directement été intrigué. Je sentais, que ça partait très bien. Ainsi, j’ai démarré ma lecture de manière positive. J’ai trouvé l’univers de ce roman assez intéressant, mais pas forcément des plus originals, vu que le thème de l’ADN mutant est assez utilisé et connu. L’ambiance de ce roman m’a par contre un peu dérangé. Je trouve que c’est une ambiance bien agencée, mais moi elle ne m’a pas plu. C’est une ambiance sombre, froide, angoissante et mystérieuse. Ce genre d’ambiance peut parfois me plaire, malheureusement là ça n’a pas été le cas.

Chaque chapitre est narré par un des trois personnages : Kassandre, Georges ou Mina. Ils vont chacun prendre des chemins différents, et j’ai apprécié les suivre dans leurs différentes péripéties. Ces trois personnages, sont bien pensés, ils sont complémentaires, mais les caractères ne sont pas assez développés selon moi. Les trois protagonistes peuvent avoir quelques aspects un peu clichés, et leurs caractères ne sont pas assez marqués pour que je m’y attache. Aussi, ce sont des personnages mystérieux et intrigants, je n’ai pas appris assez sur eux, dans ce premier tome, pour m’y attacher.

Le récit est dynamique, plein d’actions et de rebondissements. Il y a un rythme sympathique, on ne s’ennuie pas, ce sont donc de bons points. Mais, malgré mon enthousiasme du début, je suis allé de déconvenues en déconvenues. Je n’ai pas réussi à entrer dans le récit, je n’ai pas du tout été captivé. Ce sentiment de distance que j’ai eu vis-à-vis du récit, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas ressenti. Pourtant, à chaque fois que je lisais ce roman c’était pendant une durée plus importante que ma moyenne habituelle. Ce n’est donc même pas la faut d’une lecture trop saccadée.

Si je n’ai pas réussi à être entièrement entraîné par ce roman, je pense que c’est d’une part à cause des personnages. Je m’y suis vraiment peu attaché, même s’ils m’ont globalement plu. De ce fait, n’étant pas captivé ces derniers, j’ai eu du mal à l’être par ce qu’ils vivaient. Aussi, je pense surtout que le problème vient de la narration. J’aime les romans, où plusieurs personnages sont narrateurs, mais là je pense qu’il y avait certaines failles, ce n’était pas totalement solide. Par exemple, il a manqué pour moi de fluidité par moments. Aussi, je n’ai pas réussi à entrer dans le récit, car il n’y avait pas assez de descriptions. Je ne suis pas grand fan de description pourtant, c’est rare que j’en demande! Surtout que c’est un roman fantastique, il y a eu par exemple des créatures que je n’ai pas réussi à bien me représenter.

La fin de ce roman est tout à fait satisfaisante. On a vécu et appris de nombreuses choses au cours de ce premier tome, et on finit encore sur des passages mouvementés. Il se passe beaucoup de choses, des choses importantes, ça crée une certaine excitation et envie de lire le tome suivant. Malheureusement, il y a eu pour moi, là aussi un certain manque de maîtrise. Ça partait un peu dans un fouillis, que je n’ai pas trouvé plaisant.

EN CONCLUSION :

J’ai globalement aimé ce roman, mais je suis quand même déçu. C’est un livre, qui dès ses premières pages est plein de promesses et de bonnes idées. L’univers est chouette, l’ambiance sombre est bien créée, l’intrigue est également intéressante, tout comme l’histoire en elle-même d’ailleurs. Je n’ai cependant pas réussi à entrer véritablement dans ce récit, à cause de petits éléments qui cumulés ont eu un poids négatif. Les personnages ne sont pas assez caractériels, ça manque de descriptions pour bien se représenter ce que l’on lit. Parfois la narration n’est pas aussi très stable, je trouve. Tout cela est vraiment dommage car dans l’ensemble c’est un bon roman, intriguant, mystérieux, avec de l’action et des rebondissements bien placés.

Je ne suis pas assez convaincu,  je ne vais donc pas courir acheter le second tome (qui sort le 1 Mars 2017). Mais, bien sûr, si l’occasion se présente je le lirai car j’ai foi en ce que je puisse l’aimer intégralement, pour le coup.

Je ne peux pas vous conseiller ce roman de manière générale. Mais si vous aimez vraiment les romans fantastiques, où il est question de créatures, de pouvoirs et de traques, ce roman peut sûrement vous plaire!


Titre : Génération K

Édition : Rouergue

Auteur : Marine Carteron

Parution : 14 Septembre 2016
Pages : 304 pages
Prix : 14.00€

Le temps des étoiles – Jo Rouxinol

Quand l’auteur m’a proposé de recevoir son roman, j’ai de suite accepté. J’ai trouvé le sujet bon et je voulais voir comment il allait être traité. Mais comme vous allez le découvrir, avec ce genre de sujet, c’est à double tranchant. Soit ça passe, soit ça casse. Je vous laisse donc lire ce que j’en ai pensé.

Merci encore à l’auteur pour l’envoi de son livre.

le-temps-des-etoiles-jo-rouxinol

RÉSUMÉ :

Ilyes, une jeune de quinze ans, en classe de troisième vit en banlieue parisienne. Lorsqu’un nouvel élève, Mehdi, va arriver dans sa classe, il va se mettre à le fréquenter. Mais Mehdi n’exerce pas une bonne influence sur l’assez bon élève qu’est Ilyes. Il lui transmet ses idées antisémites avec ferveur, et le pousse vers pire encore… Ilyes, va finir par se faire remarquer par sa prof d’Histoire qui va le coller. Durant cette fameuse heure de colle, Ilyes va littéralement partir en voyage à travers l’Histoire…

MON AVIS :

En commençant ma lecture, j’ai été rassuré directement sur quelque chose qui m’était important. L’auteur, n’a pas stigmatisé la banlieue, il la montre telle qu’elle est, avec ses défauts et ses qualités. L’auteur n’essaye pas de créer de la pitié, il n’exagère pas le langage etc… On a un décor fidèle à la réalité,  ça m’a fait plaisir et j’ai pu commencer ma lecture sur des points positifs. L’intrigue s’installe vite et on rentre de suite dans le récit d’Ilyes.

Ce roman a pour sujet principal l’antisémitisme. Traité de sujet de ce genre, pour moi, c’est à double tranchant. Un mot de trop, une allusion mal placée et on tombe dans quelque chose qui devient moralement illisible. De plus, c’est un roman destiné à la jeunesse, il faut donc être doublement plus prudent. Je dois dire que l’auteur s’en est très bien sorti. Je dirai que tout est « politiquement correct », il n’y a pas de prises de position et tout est dans la juste mesure. Je pense que la formation d’enseignant de l’auteur l’a aidé sur ce point.

L’amitié qui naît entre Ilyes et le nouvel élève Mehdi est dangereuse. Mehdi, antisémite, va influencer Ilyes.  Ce roman aborde donc du processus d’influence, en traitant d’un sujet plus grave que ce que l’on retrouve souvent dans les romans jeunesse. C’est une bonne chose je trouve car finalement, les romans jeunesse n’abordent pas beaucoup ce genre de choses, alors qu’on influence plus facilement les jeunes. L’auteur donne ainsi indirectement un avertissement. À tout âge, on est susceptible de tomber dans le discours quelque qu’il soit, d’un tiers et de dériver, encore plus à l’adolescence. C’est encore plus d’actualité malheureusement. Aussi, Jo Rouxinol a pris le parti de développer légèrement vers la radicalisation. Sujet peut être tabou, mais dont l’auteur fait écho dans un roman jeunesse, sans côté trash. Il, nous expose des réalités d’aujourd’hui avec simplicité, vérité et c’est très bien fait.

Lors de son heure de colle, Ilyes va basculer en 1942, dans la France de Vichy. Dès lors, commence le gros du récit. On va faire un bond dans l’Histoire avec Ilyes, et vivre avec réalisme ce qui se passait en ces temps de Seconde Guerre mondiale, où la France était sous occupation allemande. Le roman traite d’antisémitisme, donc le récit se concentre sur l’antisémitisme durant la Seconde Guerre mondiale. C’est un magnifique cours d’Histoire qui nous est donné, qui plus est, est agréable par la simplicité du récit et grâce au personnage principal, Ilyes, qui est sympathique à suivre. Je n’ai pas forcément appris plus que ce que je ne savais déjà, mais j’ai adoré la sensation de pouvoir vivre l’action comme si j’y étais. On est au cœur, d’une famille juive, on voit comment l’antisémitisme se manifestait, comment il a évolué. C’est un peu troublant, mais vraiment enrichissant et saisissant. On vit l’action, on est totalement imprégné. J’adore l’Histoire, donc j’ai adoré ce côté historique, surtout qu’on peut faire confiance à l’auteur qui est lui-même prof d’Histoire-Géographie.

Le seul bémol, mais qui n’en ait pas vraiment, c’est que j’ai tellement aimé ce récit historique, que j’aurais voulu que ça dure plus longtemps. Le roman est en effet très court, et j’aurai adoré qu’il soit plus long, pour vivre encore plus cette histoire. Le récit est maîtrisé, fluide, léger, intéressant, instructif et les intrigues sont bonnes, donc c’est une lecture vraiment agréable.

La fin, dans la lignée du reste du récit est simple, mais elle est belle, touchante et pleine de poésie. Il y a eu un rebondissement inattendu, qui m’a mis dans tous mes états. Le dénouement est tout à fait réussi.

EN CONCLUSION :

« Le temps des étoiles » est un roman court et simple mais réussi. Le cadre de la banlieue, où vit Ilyes n’est pas stigmatisé. Le roman aborde de sujets importants et d’actualités avec légèreté, mais sans pour autant les rendre insignifiants. Tout est dans la juste mesure. La lecture est simple, mais très sympathique, en rentre facilement dans le récit et on voyage à travers l’Histoire. Ce voyage à travers l’histoire est prenant, réaliste, on est au cœur de l’action et on vit l’antisémitisme dans la France de 1942 au premier plan. Ce roman est une belle leçon de vie et d’Histoire.

Je conseille ce roman à tous, il est vraiment chouette. Si vous pouvez l’offrir ou le conseiller à un jeune dès treize ans n’hésitez pas. Ça permet de réviser son Histoire de façon agréable, tout cela inconsciemment. De plus, les sujets abordés touchent la vie des adolescents, et je pense qu’il est important que les jeunes sachent certaines choses, pour mieux les éviter.


Titre : Le Temps des étoiles

Édition : Adamastor

Auteur : Jo Rouxinol

Parution : 5 Décembre 2016
Pages :  128 pages
Prix : 9,50€

La passe miroir, Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

Bonjour, je vous propose de découvrir mon avis sur le roman « La passe miroir » de Christelle Dabos. Ce livre, et même l’autre tome paru à ce jour, ont été plébiscités par un grand nombre. La booktubeuse Bulledop, n’a cessé d’en parler, partageant tout son amour pour cette série signée Christelle Dabos. J’ai donc décidé de découvrir le tome un et je vais vous en parler tout de suite. Fun fact : en choisissant ce livre dans un rayon à la fnac, une cliente lambda, me voyant le livre à ma main, lance spontanément : « Ah il est génial ce livre, il faut le lire! ».

les-fiancés-de-lhiver-la-passe-miroir-christelle-dabos

RÉSUMÉ :

Dans un monde fantastique, sur l’arche D’Anima, vit Ophélie. Derrière son aspect banal, de jeune fille myope introvertie, elle cache des dons d’animistes. Cette dernière peut en effet lire le passé des objets rien qu’en les touchant, et aussi rare que cela puisse être est même pour une animiste, elle arrive à traverser les miroirs. C’est une passe-miroir. Un jour, elle apprend qu’elle va être fiancé à Thorn qui fait partie du clan des Dragons. Elle va donc devoir quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale volante du Pôle. À son arrivée, elle va progressivement se rendre compte, qu’elle n’est pas au bout de ses peines, loin de là!

MON AVIS :

Dès les premières pages, j’ai été engloutit par l’univers fantastique de ce roman. Ce n’est pas un univers fantastique énormément marqué, donc j’ai été satisfait. Je trouve que ce monde dans lequel on évolue avec les personnages, est dans sa conception assez simple, mais il est original et ça fonctionne. On tombe dans quelque chose d’assez unique, avec de belles idées et tout cela est maîtrisé. J’ai donc adoré au fil des pages avancer dans cet univers fascinant.

L’intrigue principale de ce tome se met en place très tôt, ce qui est un bon point. C’est ce qui nous permet d’entrer aussi vite dans l’ambiance du récit, et d’être captivé dès le début. Malheureusement, il y a un bémol, c’est le bémol principal de ce livre pour moi. Après avoir découvert l’intrigue le récit devient long. Du début, à plus ou moins la moitié du livre j’ai vraiment ressenti que le récit avançait lentement. Il ne se passe vraiment rien d’extraordinaire. Je ne me suis pas ennuyé, car la lecture est quand même intéressante, j’aime l’univers etc, donc ça allait. Durant cette période, les actions n’étaient pas inutiles, c’est simplement qu’elle ne permettait pas d’avancer assez, au niveau de l’intrigue. On suit surtout l’arrivée, l’acclimatation d’Ophélie dans son nouvel univers… C’est sympathique, mais pas exaltant.

Dans le cas où j’aurais abandonné ce roman lors de la première moitié du roman, je vous aurais dit que cette lecture est une pure déception. Mais, puisque j’ai bien sûr lu tout le roman, je ne peux plus dire cela. En effet, vers la fin de la première moitié du roman (encore une fois tout cela est approximatif), mon intérêt a commencé à croitre crescendo. On commence alors à entrer dans le vif du sujet.

Pour ce qui est des personnages, je les ai sincèrement tous aimé. Secondaires ou non, méchants ou non, j’ai apprécié chez eux leur caractère et surtout ce qu’ils apportent au récit. À ce niveau, l’auteur fait un sans faute, elle a inventé des personnages qui marchent à merveille. Plus particulièrement, j’ai énormément aimé les deux personnages principaux, Thorn et Ophélie. Thorn, malgré son caractère antipathique, froid, les révélations qui ne vont pas en sa faveur et son côté mystérieux, m’intrigue. On a toutes les raisons de ne pas l’aimer, mais j’ai la certitude qu’au fond c’est une belle personne. Ophélie, je l’ai simplement adoré, malgré sa timidité et son insociabilité elle a un caractère affirmé dont je suis fan. Elle est m’a énormément fait rire aussi, c’est clair que je ne l’oublierai pas d’aussi tôt! Ce fût un pur bonheur de la suivre.

Précédemment, je disais que dès la seconde moitié du roman j’ai davantage été intéressé par le roman. Le dernier quart du récit a alors été ma partie FA-VO-RITE! Franchement, c’était dynamique, les actions étaient nombreuses, plus intéressantes et importantes. On en apprend davantage sur le pourquoi du comment Ophélie a été choisie comme fiancée pour Thorn. Il y a beaucoup de révélations et de rebondissements, qui sont très bien placés. Pour vous dire, je lâchais des cris de stupeur, tellement j’étais choqué et pris par ma lecture! Cette fin de récit est riche, captivante à souhait, simplement excellente. Bien sûr elle donne totalement envie de lire le tome suivant.

EN CONCLUSION :

Malgré une première moitié du récit que je juge lente et qui m’a déçu, j’ai beaucoup aimé cette lecture. Les personnages sont géniaux, tout comme l’univers de ce récit. Ce n’est que vers la fin du roman, que le récit prend toute son ampleur. On a de l’action, du rebondissement à souhait et c’est très prenant. Les révélations nous captivent, l’intrigue du tome suivant se met en place et nous donne envie de lire ce second tome. Pour moi, la fin du roman a été un coup de cœur, l’ensemble ne l’est pas car le récit n’est pas uniforme.

Je place beaucoup d’espoir sur le tome suivant, en espérant qu’il soit alors un véritable coup de cœur. En tout cas, pour l’instant je peux vous conseiller sans problème ce premier tome.


Titre : Les fiancés de l’hiver, tome un : La passe miroir

Édition : Gallimard Jeunesse

Auteur : Christelle Dabos

Parution : 6 Juin 2013
Pages :  608 pages
Prix : 8,65€

U4 Koridwen – Yves Grevet

Salut, aujourd’hui je vous propose ma chronique du roman « U4 Koridwen » d’Yves Grevet. Ce roman s’inscrit dans la série « U4 », dont j’ai aimé le concept avant même d’avoir lu un seul livre. Quatre auteurs français : Yves Grevet, Vincent Villeminot, Carole Trébor et Florence Hinckel se sont lancés dans un projet ambitieux. Ils ont eu pour but de raconter chacun une même histoire au travers d’un personnage différent. Il y a donc quatre romans avec une narration à la première personne. Je n’imagine même pas tout le travail mis en œuvre rien que pour faire coïncider les différents récits. Aussi, on peut lire chaque livre de la série dans l’ordre souhaité et ça c’est vraiment génial!

u4-koridwen-yves-grevet

RÉSUMÉ :

Un virus nommé U4 décime la population européenne. Koridwen est la dernière survivante d’un hameau de Bretagne, d’où elle est originaire. Elle a perdu sa famille, tout le monde autour d’elle est mort. Avant de mourir, sa grand-mère lui a confié une enveloppe à ouvrir de jour de ses quinze ans. Kori est bouleversée par le contenu de la lettre de sa grand-mère. De plus, cette mystérieuse lettre fait étrangement écho au dernier message qu’elle a reçu sur le jeu en ligne Warriors Of Time, dans lequel elle fait partie du groupe des Experts. Poussée par son instinct, elle décide de se rendre avec son cousin à Paris, pour assister au rendez-vous annoncé par le message qu’elle a reçu, qui réunira les Experts du jeu.

MON AVIS :

J’ai de suite été transporté dans l’univers du roman, assez sombre et à l’aspect  mi-post-apocalyptique, mi-dystopique. Dès la prise en compte du contenu de la lettre de la grand-mère de Koridwen, il y a aussi un côté magique qui va être apporté à ce roman qui a un aspect tout à fait réaliste.On rentre aussi directement dans le récit, car tout commence plutôt vite. L’intrigue se met rapidement en place, ainsi j’ai été captivé très vite.

Le but de Koridwen est simple, mais le moyen de l’atteindre (en toute pièce) l’est beaucoup moins. On suit donc au cours du récit toutes les péripéties de Koridwen et il faut dire qu’il y en a pas mal! Le récit est construit autour d’une comptine bretonne qui existe pour de vrai et je trouve cela très original et audacieux. En plus, c’est très bien fait car tout ce qui va arriver colle parfaitement au récit. D’ailleurs, j’apprécie aussi beaucoup le fait que la culture celte et bretonne soit mise en avant à travers ce roman. J’ai rarement lu, pour ne pas dire jamais, de livre où on retrouve cette culture-là. Ça m’a fait plaisir et j’ai appris des choses, donc c’est en plus bénéfique.

J’ai adoré le personnage de Koridwen, c’est totalement le type d’héroïne que j’aime. Elle a une forte personnalité, un grand courage, elle est très intelligente, très humaine, malgré sa carapace c’est une jeune fille qui est pleine de sentiments. J’ai tellement apprécié la suivre que je me dis que je ne pourrais pas aimer davantage les trois autres personnages de la série U4.

Globalement, le récit est vraiment dynamique, ça bouge constamment mais ce n’est jamais de trop. Il y a un bon rythme, ponctué de nombreux rebondissements. L’auteur joue avec nos émotions, j’ai complètement vibré avec ce roman. La lecture est dynamique, riche et tellement captivante! Dans ce roman, j’ai aussi adoré le fait qu’il y ait beaucoup d’action. Les scènes sont géniales, l’action est bien présente mais dans une juste mesure. Le récit est bien structuré, il y a ce qu’il faut quand il faut, ce livre de trois cents pages se finit donc vite (trop vite!).

La fin de ce tome est simplement excellente. Il y a beaucoup d’action et de rebondissements importants. Une chose aussi que j’ai adoré et que je trouve fin, c’est que les autres personnages de la série U4 vont apparaître dans le récit de Koridwen. La façon dont ils apparaissent dans le récit de Kori et leurs actions nous donnent un aperçu de comment ils sont et surtout nous donnent envie de lire les autres tomes.

EN CONCLUSION :

Franchement, j’ai eu un coup de cœur pour ce livre. J’adore le concept de la série U4. J’adore ce roman, autant son personnage principal, que l’ensemble de récit qui est riche, dynamique et bien structuré. J’ai été captivé du début à la fin, ça été une magnifique lecture. L’intrigue est simple, mais entrainante et l’histoire est bien développée. J’ai hâte de découvrir ce qu’ont vécu les trois autres personnages (Yannis, Jules et Stéphane) à travers les trois autres titres de la série.

Je ne sais pas ce que valent les autres tomes de U4, celui là en tous cas, vaut entièrement la peine. Je vous le recommande totalement.


Titre : U4 Koridwen

Édition : Syros Jeunesse

Auteur : Yves Grevet

Parution : 27 Août 2015
Pages :  300 pages
Prix : 16,90€

La vérité sur Alice – Jennifer Mathieu

Il y a un certain temps, j’entendais pas mal parler de ce roman. Récemment, j’ai donc décidé de me pencher dessus, et je vais vous en parler tout de suite!

la-verite-sur-alice-jennifer-mathieu

RÉSUMÉ :

Au lycée de la petite ville d’Healy, court une rumeur. Cette rumeur concerne Alice Franklin. Cette dernière est traitée de traînée. C’est qu’elle aurait fait des choses pas très catholique! Tout le monde le sait, tout le monde en parle et chacun est persuadé que ce qu’elle a fait est avéré. Au lycée, chacun a sa vérité sur Alice et certains vont nous la dévoiler dans ce roman…

MON AVIS :

Vu que de nombreuses personnes ont été enthousiastes sur ce livre, je m’attendais aussi à l’adorer. Déjà, j’aime beaucoup le sujet. Ce roman aborde le thème de la rumeur et du harcèlement. J’apprécie vraiment le fait, que de plus en plus les romans abordent de ces sujets, qui ont été «  »banalisé » » dans le passé et dont on se soucie davantage maintenant. Ce roman est donc avant tout une bonne initiative puisqu’il va dans le sens de tout ce qui est « Non au harcèlement ».

Quatre personnages vont à tour de rôle raconter leur vérité au sujet d’Alice Franklin, et ce tout au long du roman. On a Josh, Elaine la fille populaire du lycée, Kelsie l’ancienne meilleure amie d’Alice et Kurt l’admirateur secret d’Alice Franklin. Chacun leur tour, il nous raconte ce qui s’est passé, comment les choses se passent actuellement, leurs pensées, leurs avis, leurs déceptions etc… On a donc plusieurs points de vue et je trouve cela toujours sympathique.

Les quatre personnages principaux ne m’ont pas tous totalement plu. Déjà, Josh et Elaine sont le type de personnages trop récurrents, trop clichés. En plus, ils n’ont pas de traits de caractère particuliers les rendant un peu plus unique parmi tous les personnages de leur type. Pour ce qui est des deux autres, Kelsie et Kurt, bien qu’ils soient eux aussi des personnages un peu clichés, je les ai bien plus aimé, surtout Kurt. Kelsie a une histoire intéressante, qui fait réfléchir sur la course à la popularité. À part cela, je ne lui ai pas trouvé beaucoup plus d’intérêt. Kurt a été mon personnage préféré. Lui, c’est le geek sans ami (ça fait bizarre de dire ça, mais c’est ce qu’il en est). Comparativement aux autres, il a une personnalité plus développée et attachante. Il est touchant, sincère et vrai. C’est vraiment un beau personnage, heureusement  qu’il était là.

Au début du roman, je vois que chaque personnage raconte ce qu’il a à dire, c’est sympathique, tout va bien. Je lis, j’arrive au quart du roman et je remarque que le rythme n’avance pas vraiment. La lecture n’est pas ennuyante, mais pas captivante, non plus. Les actions sont minimes, il ne se passe pas grand-chose, pas de rebondissements majeurs, le rythme est plutôt linéaire… J’ai été davantage intéressé par le récit dès lors que Kurt est devenue l’ami d’Alice. J’ai vraiment apprécié les suivre et ce de plus en plus au fil de ma lecture. J’ai beaucoup apprécié suivre leur relation et a travers elle on découvre davantage qui est réellement Alice.

Le récit, je trouve, est globalement terne. Il se passe des choses quand même, ne vous y méprenez pas, mais ce ne sont pas des actions transcendantes. On suit les ragots, les rumeurs, les anecdotes, quelques bribes de vérités… L’intrigue était presque invisible selon moi, il n’y avait rien à quoi je me raccrochais, pas d’enjeux ou de buts réels. On attend même pas vraiment de savoir toute la vérité, car on obtient des informations petit à petit et puis on devine bien avant si les rumeurs sont vraies ou non. Au cours de l’histoire, il y a quelques beaux passages, des passages marquants et je peux dire que le sujet est plutôt bien traité. Cependant, l’ensemble est trop simple pour moi.

À la fin du roman, enfin, Alice s’exprime. Je plaçais beaucoup d’espoir sur cette dernière narration, qui finalement n’a rien eu d’exceptionnel car l’essentiel du récit a déjà été dit. Avant même qu’elle s’exprime, j’ai été dégoûté par le personnage d’Alice. Elle a un caractère auquel je n’accroche guère, à tel point que j’ai fini par ne plus la prendre en pitié. La fin est jolie et sympathique, mais dans la lignée du reste, elle est simpliste. Aussi, je pensais qu’il aurait pu y avoir une scène marquante pour finaliser le message de ce roman en beauté, mais il n’y en a pas eu.

EN CONCLUSION :

Le sujet du roman m’avait tout de suite enthousiasmé et je m’attendais à quelque chose de très bon, mais j’ai été déçu. Tout est un peu trop simple, l’intrigue n’est pas captivante, le rythme est mou, il y a peu d’actions, heureusement le récit reste assez intéressant. J’ai globalement aimé suivre les personnages, surtout Kurt, et même si ce ne sont pas des personnages très originaux, j’ai aimé lire ce qu’ils avaient à raconter. Le sujet est bien traité, mais n’est selon moi pas bien mis en valeur. C’est dommage, car il y a de bonnes choses qui méritaient approfondissement. La fin, n’est pas extraordinaire, elle m’a aussi déçu même si je la trouve jolie.

Sincèrement, je ne conseille pas ce roman. De plus, il est déconseillé avant 15 ans à cause des gros mots que l’on peut y trouver. Avec le même genre de sujet et dès 15 ans, il existe de meilleurs romans que celui-ci, selon moi.


Titre : La vérité sur Alice

Édition :  Pocket Jeunesse

Auteur : Jennifer Mathieu

Parution : 4 Février 2016
Pages :  224 pages
Prix : 16,90€

L’Ordre Terne 2 : La colère du magicien – I.M. Nancy

Bonjour! Aujourd’hui, je vous retrouve pour ma chronique du tome deux de la saga « L’ordre Terne » de I.M. Nancy. À ma grande surprise et bien que je ne sois pas fan du genre qu’est la fantasy, j’ai apprécié le premier tome. J’ai lu le second tome et je suis maintenant prêt à vous en parler.

Merci à l’auteur pour l’envoi de son livre.

lordre-terne-tome-deux-la-colere-des-magiciens-i-m-nancy

RÉSUMÉ du livre:

Qui donc tire les ficelles de la catastrophe qui guette les Cinq Royaumes ? Les trois Lunes dans leur folle quête de vengeance ? Berendor Cairn, ce sorcier déchu et vieillissant qui n’a de cesse de vouloir racheter ses fautes ? Ou bien cette mystérieuse gemme noire qui promène de main en main son pouvoir malfaisant ? Dans ce deuxième volet de la saga de l’Ordre Terne les acteurs de la catastrophe qui se profile se confrontent à leurs destins, aussi sombres soient-ils. Tandis que les intrigues politiques voient s’affronter les puissants et les ambitieux dans des querelles de pouvoir et d’argent rien ne semble pouvoir arrêter la Prophétie. Et pourtant, elle ne prédit rien d’autre que le retour d’une guerre dévastatrice qui ne laissera aucune chance aux hommes.

Voilà une épopée passionnante dans laquelle Cinq Royaumes vont affronter le plus grand péril auquel ils puissent être confrontés : la fin de tout espoir.

MON AVIS :

Première chose que je dois souligner, il y un résumé du premier tome au début du livre! On ne retrouve pas ça souvent, pourtant c’est parfois très pratique pour ne pas être totalement perdu en commençant la lecture d’un nouveau tome. Ce petit résumé m’a bien aidé, c’est bête, mais ça m’a fait plaisir qu’il y en ait un.

Malgré le résumé du tome précédent, il faut dire que comme avec le premier tome, j’ai ramé au début. Dans cette saga, il y a beaucoup de gens importants, mais leurs noms sont compliqués à retenir. Même s’il y a une liste des personnages, je trouve que c’est un peu fastidieux et pas forcément agréable de devoir toujours revenir à la liste. Moi, ce que j’ai fait et que je fais habituellement, c’est que je poursuis ma lecture comme si de rien était. Au fur et à mesure, j’ai remis les bons statuts sur les noms des personnages que je commençais à assimiler et j’ai commencé à sortir la tête de l’eau.

Après cette courte période où je nageais en eaux troubles, j’ai pu enfin rentrer dans le récit. Celui-ci démarre sur les chapeaux de roue, les péripéties commencent de suite, on découvre de nouveaux personnages. La narration nous fait changer de point de vue constamment, ce n’est pas dérangeant mais au contraire assez plaisant. On découvre plusieurs personnages et on les suit tous en parallèle, on varie de sensations, il n’y a donc pas de lassitude qui se crée. L’intrigue principale est dans la continuité de celle du premier tome. Elle est très bonne et bien emmenée au cours du roman. Comme je viens de le dire, grâce à la narration on est sur plusieurs fronts, par conséquent il existe différentes petites intrigues qui découlent de la principale. Ces intrigues sont sincèrement toutes aussi bonnes les unes que les autres. Elles sont passionnantes, bien maniées ce qui fait que la trame du récit est excellente.

Le récit est dynamique, rythmé et palpitant. Plus j’avançais dans ma lecture et moins je voulais la quitter. Les enjeux nous tiennent avec force, on veut savoir ce qui va se passer. Dans ce second tome, l’action est clairement de la partie, on n’a pas le temps de s’ennuyer. La structure est de qualité et le développement du récit est bon. J’avais peur que ça aille dans tous les sens, mais finalement pas du tout. La lecture est fluide, agréable dans l’ensemble et passionnante.

Le style d’écriture de l’auteur me laisse mitigé. Je trouve sa plume bien différente de ce dont j’ai l’habitude, c’est en partie pour cela que le début de la lecture a été compliqué, il faut pour moi un temps d’adaptation. Si je trouve son style d’écriture si différent, c’est parce qu’il est très élaboré. Le registre utilisé est fin, le vocabulaire est soutenu. Il y a aussi une forte utilisation des figures de style. D’une part, je trouve son style d’écriture beau et plaisant, les mots sont maniés avec une belle dextérité. Ce qui me gêne par contre un peu, c’est l’utilisation des figures de style que je trouve par moments excessif. C’est surtout dans les cent premières pages que j’ai ressenti ça. Après je n’ai plus été gêné, tout allait bien. Je ne sais pas, peut-être que là c’est encore une question d’habitude.

EN CONCLUSION :

C’est un très bon second tome. Après s’être habitué à l’écriture de l’auteur et avoir retrouvé ses repères, on se retrouve plongé dans l’univers fantasy de cette saga. Le récit est passionnant, rythmé, les intrigues sont bonnes, il y a de l’action. La trame est menée avec maîtrise, la lecture est donc plaisante. C’est un tome bien meilleur que le précédent et qui donne à la fin envie de lire le suivant.

Si vous êtes friand de fantasy, n’hésitez pas à découvrir la saga « L’Ordre Terne » de I.M. Nancy.


Titre : L’Ordre Terne tome deux : La colère des magiciens

Édition :  Autoédité

Auteur : I.M. Nancy

Parution : 12 Octobre 2016
Pages :  402 pages
Prix : 13,90€

#Bleue – Florence Hinckel

Bonjour, je vous propose de découvrir aujourd’hui mon avis sur le roman « #Bleue » de Florence Hinckel.

bleue-florence-hinckel

RÉSUMÉ :

Silas, un jeune adolescent, vit dans une société où l’on oblige à être heureux à tout prix. Pour arriver à cela, la Cellule d’Éradication de la Douleur Émotionnelle (CEDE) efface les souvenirs douloureux. Plus de douleurs, de dépressions, de tristesses, mais un point bleu sur le poignet, signe d’une souffrance évitée. Si les adultes peuvent encore choisir de ne pas passer par la CEDE (même si cela est très mal vu), les mineurs eux, n’ont pas ce choix-là. Le monde dans lequel vit Silas, repose aussi sur le Réseau, où les gens « veillent » les uns sur les autres et partagent chaque fait et gestes de leur vie. Silas, n’est pas un grand fan du Réseau, il préfère garder intimes les moments passés avec sa petite amie Astrid. Mais quand cette dernière se fera renverser par une voiture devant ses yeux, il sera emmené de force en CEDE. Pour l’oublier…

MON AVIS :

L’univers de science-fiction de ce roman m’a directement plu. La société décrite par l’auteur est à la fois futuriste et réaliste. En premier lieu, cette société nous paraît idyllique, les gens ne souffrent pas et sont heureux. Le récit va pourtant nous montrer tout le contraire.

Dès les premières pages, j’ai été embarqué, l’histoire commence vite et m’a de suite captivé. Ce récit est constitué de trois parties. La première partie est narrée par Silas, la troisième aussi et la deuxième partie  est narrée par Astrid. On fait donc d’abord la connaissance de Silas, qui est un personnage très attachant. Il a été pris en charge par la CEDE pour oublier la mort de sa petite copine Astrid. On lui a enlevé tous ses souvenirs d’elle, les bons moments passés… Mais il semblerait que la CEDE n’ait pas bien fonctionné, Silas revoit parfois des souvenirs d’Astrid et de son amour pour elle. Je me suis moins attaché au personnage d’Astrid, elle a un caractère bien trempé, l’inverse de Silas. Elle est téméraire, fragile, imprévisible, passionnée… C’est un sacré personnage, que j’ai cependant apprécié suivre tout au long du roman.

Le récit tourne autour d’un sujet principal : la CEDE. Une technologie qui enlève les douleurs des hommes pour les rendre plus heureux. Le long du récit, on voit les dangers de cette technologie qui déshumanise complètement. Utilisée sur Silas pour lui enlever le poids du deuil d’Astrid, elle lui enlève forcément avec le souvenir qu’il a de cette personne. Cette fille qu’il a tellement aimé ne signifie alors plus rien pour lui. Est-ce cela le bonheur? Faut-il être dénué de douleurs pour vivre heureux? Ce roman a cet aspect philosophique que j’aime beaucoup et qui rend la lecture enrichissante en plus d’être agréable.

L’histoire est bien structurée, bien rythmée, tout s’enchaîne avec fluidité. L’intrigue est prenante et le récit est parsemé d’imprévus qui ajoutent en sensations. Plus on avance dans la lecture et plus ça devient dynamique, poignant et même haletant. C’est à partir, de la fin de la première partie que les événements ont commencé à prendre cette nouvelle tournure que j’ai adoré. La lecture est plaisante, il y a ce qu’il faut d’action, on ne s’ennuie pas. Les enjeux ont été intelligemment choisis par l’auteur et elle a très bien su les manier tout au long du roman, c’est un pur régal.

Le déroulement de l’histoire n’a fait qu’accélérer depuis la moitié du roman. La fin est donc mouvementée et le dénouement est très appréciable. Rien d’exceptionnel, mais c’est une fin tout en justesse, qui passe parfaitement. C’est aussi une fin ouverte, qui pour moi introduisait un second tome et peut être même tout une série. Vous n’imaginez donc pas ma déception quand j’ai lu sur le site de l’auteur qu’il n’y aura pas de second tome. Rien que de l’écrire là, ça me fait encore mal. J’ai beaucoup aimé ce roman et je rêve d’une suite qui n’existera jamais. N’est-ce pas tragique?

EN CONCLUSION :

Un excellent roman. L’univers est intéressant, les personnages sont sympathiques. L’histoire est dynamique, poignante  et nous fait réfléchir sur l’idée du bonheur. C’est une lecture très agréable, qui nous emporte totalement du début à la fin. La trame du récit est très bonne, la fin aussi. En terminant ce livre, on a envie d’en lire plus, mais ce n’est pas possible malheureusement, il n’y a pas de second tome.

Je vous conseille totalement ce roman!


Titre : #Bleue

Édition :  Syros Jeunesse

Auteur : Florence Hinckel

Parution : 29 Janvier 2015
Pages : 272 pages
Prix : 15,95€