À la place du coeur – Arnaud Cathrine

Salut! À la suite des attentats qui ont touché la France en 2015, plusieurs livres sont sortis à ce sujet. J’ai regardé cette arrivée de livres dans la blogosphère, d’un regard assez distant. Je ne me voyais absolument pas me plonger dans ce genre de livre. Parmi tous ceux-ci, il y a un qui s’est démarqué et sur lequel j’ai lu de nombreux avis élogieux : « À la place du cœur ». Ce n’est que maintenant, par curiosité que j’ai décidé de le lire, et je vous donne aujourd’hui mon avis sur ce roman.

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Résumé :

Caumes, dix-sept ans, n’attend qu’une chose, que l’année soit finie, qu’il ait passé son bac pour rejoindre son grand frère à Paris. Pour l’instant, il mène sa vie de lycéen, dans sa petite ville natale, entre amitié, école, parents, ennemis et amour. Justement, niveau amour, un changement est en train de s’opérer dans la vie du jeune Caumes. Il se pourrait qu’Esther, la fille de ses rêves, s’intéresse aussi à lui. Comme on le sait, le premier vrai amour crée un bouleversement dans la vie d’un adolescent. Mais Caumes, ne va pas être au bout de sa peine et va devoir faire face en même temps à un autre tsunami. Le 7 Janvier 2015, la France bascule dans l’horreur, avec l’attentat contre Charlie Hebdo. Dans « À la place du cœur » on suit une semaine d’effroi pour la France, une semaine avec Caumes, entre horreur et passion.

Mon Avis :

Dans ce roman, nous suivons Caumes, un adolescent de dix-sept ans, durant une semaine qui a marqué la France. Le cadre se veut réaliste, mais celui-ci ne l’est pour moi pas complètement. Le souci se pose surtout au niveau de la représentation des adolescents, assez présents dans l’histoire puisque nous suivons la vie d’un lycéen. J’ai trouvé que les adolescents étaient parfois trop caricaturaux et faisaient tache dans le cadre réaliste que nous propose ce roman. Caumes est en terminale, à ce niveau les jeunes ne sont pas vraiment comme ils sont dans le roman. Dans « À la place du coeur » ils sont parfois montrés comme vraiment immatures et leurs réactions étaient des fois si puériles que l’on aurait dit des collégiens. J’ai en mémoire certains passages où ils étaient en classe, qui étaient bonnement ridicules. Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse donner une telle immaturité à des jeunes à l’aube de leur majorité.

Certaines réactions des parents de Caumes et scènes familiales étaient également un peu caricaturales et surtout vues et revues. Les personnages principaux sont intéressants, leurs caractères s’accordent bien ensemble, mais ils n’ont rien d’exceptionnels. Les caractères ne sont vraiment pas très développés, ils servent à l’histoire mais sans plus, je ne m’y suis pas du tout attaché.

Le récit est construit sur deux points principaux, une histoire d’amour et les attentats. L’histoire d’amour est à mon goût tout à fait banale, elle n’apporte rien de bien important. Les choses se font vite et simplement, il n’y a pas vraiment de force ou de réelle beauté dans l’expression des sentiments. Cette histoire d’amour est certainement davantage marquée par des scènes de sexe que par une élévation de leur amour. Les passages où ils font l’amour pourraient même renforcer leur amour justement, le rendre plus beau, plus profond, mais je n’ai pas trouvé que c’étaient le cas. Ces scènes d’amour on les tolère ou pas, moi ce n’est pas ce qui m’a forcément gêné, je les ai juste trouvées parfois un poil indélicates.

Le sujet principal de ce roman, reste avant tout les attentats. À travers ce roman on revit cette semaine de Janvier 2015 qui a vraiment été difficile. On la revit à travers le regard d’adolescents, ce qui est vraiment une bonne idée. Les médias, ne donne pas forcément de façon spontanée la parole aux adolescents dans ces moments-là.  On sait moins ce qu’ils peuvent penser, ce qu’ils peuvent ressentir. Avec « À la place du cœur » on découvre comment les jeunes peuvent réagir face à de tels événements. Les réactions des adolescents dans le roman, comme je l’ai dit plus tôt sont parfois un peu étranges, mais au moins les situations mises en place sont vraisemblables. L’auteur nous montre par exemple toutes les tensions qu’il peut exister, ou encore la difficulté pour le corps enseignant de gérer la situation, à savoir expliquer ou pas, comment le faire etc… Mais l’auteur reste quand même beaucoup dans le factuel à mon goût. Il ne crée pas vraiment quelque chose de poignant derrière.

Ainsi, ce récit est surtout bien pour revivre la chronologie de cette fameuse semaine de Janvier 2015. Je m’attendais à ce qu’il y ait quelque chose de profond au-delà de ça, ce qui n’a pas été le cas. C’est l’histoire d’amour qui aurait pu apporter quelque chose d’intéressant , mais encore il n’en a rien été. Pendant tout le récit je me suis donc demandé à quoi servait cette histoire d’amour, puisqu’elle n’apportait pour moi rien. Je comprends l’idée de l’auteur de vouloir associer ces deux bouleversements qui arrivent dans la vie de Caumes sauf que là ça ne marche pas correctement. Entre les personnages qui ne sont pas très bons, le côté réaliste parfois trop caricatural, l’histoire d’amour insipide et le récit qui n’est pas plus approfondi, clairement je n’ai pas apprécié. C’était pour moi trop simple et sans grand intérêt. De plus, j’ai eu la preuve de ce pour quoi je ne voulais pas lire ce genre de roman, en effet me replonger dans ces histoires d’attentats n’a vraiment pas été agréable.

Le dernier tiers du roman a tout de même relevé le niveau, ça été mieux. Le dénouement approchait, il y avait davantage d’action, c’était plus intéressant. Je dois dire que le dénouement et la fin du récit ont été bien exécuté. J’ai enfin trouvé la profondeur dans le récit, que je cherchais tout au long de ma lecture. C’est là que l’auteur a vraiment donné un sens à son histoire. On a des passages, poignants, émouvants et avec des émotions fortes. Cette fin elle est extrêmement bouleversante et tragique, elle fait passer des messages forts. Le ton employé était également plus affirmé et les personnages plus matures. Je n’ai pas énormément aimé ce livre, mais là fin est incroyablement belle.

En conclusion :

« À la place du cœur » est un roman avec de bonnes idées, mais qui ne fonctionne pas tout à fait. Les personnages sont parfois caricaturaux, le récit est un peu trop simple, l’histoire d’amour est assez banale et n’apporte rien de vraiment nécessaire ou d’intéressant. C’est un bon roman pour revivre la chronologie de cette semaine d’attentats de Janvier 2015. Mais derrière ça comme le récit n’est pas plus approfondi, je n’y ai pas trouvé mon intérêt, surtout que par nature le sujet n’est pas des plus agréable. Heureusement, la fin du roman relève le niveau et pour le coup est presque parfaite.

Personnellement, je ne comprends pas du tout l’engouement qu’il y a eu pour ce livre et je ne le vous conseille pas. Mais bien sûr, si le roman vous fait envie, n’hésitez pas à tenter, beaucoup d’autres l’ont adoré.


Titre : À la place du cœur, saison 1
Auteur  : Arnaud Cathrine
Edition : Robert Laffont
Parution : 1 Septembre 2016
Pages : 252 pages
Prix : 16.00€

 

Moi présidente – Gérard Mordillat

Hey! Vous n’êtes pas sans savoir que cette année 2017 se déroule les élections présidentielles en France. Quand j’ai vu le roman « Moi présidente » sur le présentoir d’une bibliothèque, c’est avec curiosité que je me suis avancé vers celui-ci. La quatrième de couverture m’a intrigué davantage et c’est comme ça que je me suis décidé à lire ce roman, on ne peut plus dans l’actualité du moment!

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Résumé :

Avis de tempête à l’Elysée, la nouvelle présidente a une sacrée personnalité! Elle dévoile ses meilleures mesures pour remettre le pays d’aplomb. Levée d’une croisade, polygamie obligatoire, rétablissement de l’esclavage ne sont que quelques exemples des brillantes idées de la présidente. Elle souhaite « purger la France de toute racaille », c’est-à-dire « des Rebeux, des Blacks, des Niakoués, des Roms… ». Pour atteindre ses objectifs, la présidente est épaulé de ses  ministres de la Précarité Raisonnable et du Racisme Efficace, qui applaudissent à chacun de ses dires.

Mon Avis :

Ce roman est qualifié de sotie et lorsque l’on rapproche déjà la définition de sotie au résumé de ce livre, on comprend totalement pourquoi. Une sotie est « Une farce à caractère satirique jouée par des acteurs en costumes de bouffons, allégorie de la société du temps ». Précision : ici il s’agit d’un récit en prose, ce n’est pas une pièce de théâtre à lire. Alors moi, avec ce livre je m’attendais à me fendre la poire, ou du moins à passer des moments très drôles. Vous allez le découvrir, mes attentes ont dépassé la réalité…

Dans ce roman, nous suivons une journée de la présidente, par l’intermédiaire d’une chaîne de télé qui doit la filmer en direct live toute la journée. Première prise de parole de la présidente et première grossièreté. Il est vrai que dans les romans, les grossièretés je ne les aime pas ou sinon avec parcimonie. Cette première prise de parole a donné le ton, les grossièretés dans ce roman, on en trouve dans presque toutes les pages. Un peu, par ici, par là c’est drôle, mais là constamment, j’ai trouvé ça vraiment pesant au niveau de la lecture.

Ce roman est dans son intégralité une satire de notre société actuelle. Principalement, on a surtout une satire de la classe politique. Le système politique est ridiculisé, à travers cette nouvelle présidente décadente et ces ministres, qui doivent toujours aller dans son sens. Cette image, m’a immédiatement rappelé les systèmes monarchiques d’antan où le roi faisait parfois, il faut le dire, un peu n’importe quoi et les conseillers, les ministres n’osaient pas le contredire. Dans cette satire que nous propose Gérard Mordillat, auteur de ce roman, c’est finalement la présidente qui en prend le moins de façon directe. Cette dernière, dans son extravagance, fait ce qu’elle veut et il est délectable de voir son entourage essayer de se dépatouiller. La situation au palais présidentiel est d’un ridicule absolu, et le fait qu’une chaîne de télé filme tout cela en direct live, ne fait que rajouter du ridicule.

La présidente est un personnage très fort dans ce roman. Son attitude est décomplexée, sa manière de parler est cinglante, clairement elle en impose et son exubérance est tout à fait risible. Cette présidente, qui souhaite « Purger la France de toute racaille », et qui met en place des mesures aberrantes, bien sûr peut nous faire penser à une certaine dame, que l’on connaît tous et qui pourrait devenir présidente cette année. Néanmoins, rien d’explicite ne pourrait clairement donner la certitude que ce roman vise cette femme en particulier. Surtout, que ce roman vise clairement un peu tout le monde, les socialistes sont visés par exemple.

Dans une farce à caractère satirique, l’humour est un élément essentiel. L’humour dans ce roman était de la partie, c’est indéniable, mais est-ce qu’il m’a plu, pas entièrement. C’est un humour parfois très fin et que j’ai de nombreuses fois apprécié. Ça se joue parfois à des références historiques ou récentes et si on y prête pas attention, on peut passer à côté. Il y a plein de petites situations, qui m’ont réellement amusé. Mais à part ça, je n’ai pas vraiment ri lors de ma lecture. Le langage grossier, je l’ai dit précédemment m’a vite agacé et puis il y a un certain comique de répétition qui m’a également épuisé.

Au niveau du récit, j’ai trouvé que c’était assez linéaire, le même schéma général est réutilisé, on sait à quoi s’attendre. Il n’y a pas de nouveauté apporté, pas d’effet de surprise. De ce fait, je n’ai pas réussi à être captivé par ce récit auquel je n’ai pas trouvé un profond intérêt. J’ai tenu jusqu’à la fin, qui elle également n’offre rien de plus. Selon moi, ce roman fonctionnerait mieux adapté au théâtre. Le genre s’y prête totalement, et le jeu scénique pourrait être alors intéressant et drôle.

En conclusion :

Je ne suis clairement pas convaincu par ce roman. L’écriture est bonne, l’humour est parfois fin et alors crée quelque chose d’intéressant, le personnage de la présidente est bon. Mais, le récit manque de texture, tout est focalisé sur la situation et sur l’humour, alors que l’humour n’est selon moi pas optimal. Le langage grossier, le même comique de répétition utilisé du début à la fin du roman, par exemple, rendent la lecture assez indigeste et parfois aussi lassante je trouve.

Je ne conseille pas ce livre, globalement je n’ai pas passé de très bons moments de lecture. Finir, ce livre a carrément été une sorte de délivrance tellement je n’étais captivé par le récit, c’est malheureux!


Titre : Moi présidente

Auteur  : Gérard Mordillat

Edition : Autrement

Parution : 21 Septembre 2016
Pages : 118 pages
Prix : 10.00 €

Le temps des étoiles – Jo Rouxinol

Quand l’auteur m’a proposé de recevoir son roman, j’ai de suite accepté. J’ai trouvé le sujet bon et je voulais voir comment il allait être traité. Mais comme vous allez le découvrir, avec ce genre de sujet, c’est à double tranchant. Soit ça passe, soit ça casse. Je vous laisse donc lire ce que j’en ai pensé.

Merci encore à l’auteur pour l’envoi de son livre.

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RÉSUMÉ :

Ilyes, une jeune de quinze ans, en classe de troisième vit en banlieue parisienne. Lorsqu’un nouvel élève, Mehdi, va arriver dans sa classe, il va se mettre à le fréquenter. Mais Mehdi n’exerce pas une bonne influence sur l’assez bon élève qu’est Ilyes. Il lui transmet ses idées antisémites avec ferveur, et le pousse vers pire encore… Ilyes, va finir par se faire remarquer par sa prof d’Histoire qui va le coller. Durant cette fameuse heure de colle, Ilyes va littéralement partir en voyage à travers l’Histoire…

MON AVIS :

En commençant ma lecture, j’ai été rassuré directement sur quelque chose qui m’était important. L’auteur, n’a pas stigmatisé la banlieue, il la montre telle qu’elle est, avec ses défauts et ses qualités. L’auteur n’essaye pas de créer de la pitié, il n’exagère pas le langage etc… On a un décor fidèle à la réalité,  ça m’a fait plaisir et j’ai pu commencer ma lecture sur des points positifs. L’intrigue s’installe vite et on rentre de suite dans le récit d’Ilyes.

Ce roman a pour sujet principal l’antisémitisme. Traité de sujet de ce genre, pour moi, c’est à double tranchant. Un mot de trop, une allusion mal placée et on tombe dans quelque chose qui devient moralement illisible. De plus, c’est un roman destiné à la jeunesse, il faut donc être doublement plus prudent. Je dois dire que l’auteur s’en est très bien sorti. Je dirai que tout est « politiquement correct », il n’y a pas de prises de position et tout est dans la juste mesure. Je pense que la formation d’enseignant de l’auteur l’a aidé sur ce point.

L’amitié qui naît entre Ilyes et le nouvel élève Mehdi est dangereuse. Mehdi, antisémite, va influencer Ilyes.  Ce roman aborde donc du processus d’influence, en traitant d’un sujet plus grave que ce que l’on retrouve souvent dans les romans jeunesse. C’est une bonne chose je trouve car finalement, les romans jeunesse n’abordent pas beaucoup ce genre de choses, alors qu’on influence plus facilement les jeunes. L’auteur donne ainsi indirectement un avertissement. À tout âge, on est susceptible de tomber dans le discours quelque qu’il soit, d’un tiers et de dériver, encore plus à l’adolescence. C’est encore plus d’actualité malheureusement. Aussi, Jo Rouxinol a pris le parti de développer légèrement vers la radicalisation. Sujet peut être tabou, mais dont l’auteur fait écho dans un roman jeunesse, sans côté trash. Il, nous expose des réalités d’aujourd’hui avec simplicité, vérité et c’est très bien fait.

Lors de son heure de colle, Ilyes va basculer en 1942, dans la France de Vichy. Dès lors, commence le gros du récit. On va faire un bond dans l’Histoire avec Ilyes, et vivre avec réalisme ce qui se passait en ces temps de Seconde Guerre mondiale, où la France était sous occupation allemande. Le roman traite d’antisémitisme, donc le récit se concentre sur l’antisémitisme durant la Seconde Guerre mondiale. C’est un magnifique cours d’Histoire qui nous est donné, qui plus est, est agréable par la simplicité du récit et grâce au personnage principal, Ilyes, qui est sympathique à suivre. Je n’ai pas forcément appris plus que ce que je ne savais déjà, mais j’ai adoré la sensation de pouvoir vivre l’action comme si j’y étais. On est au cœur, d’une famille juive, on voit comment l’antisémitisme se manifestait, comment il a évolué. C’est un peu troublant, mais vraiment enrichissant et saisissant. On vit l’action, on est totalement imprégné. J’adore l’Histoire, donc j’ai adoré ce côté historique, surtout qu’on peut faire confiance à l’auteur qui est lui-même prof d’Histoire-Géographie.

Le seul bémol, mais qui n’en ait pas vraiment, c’est que j’ai tellement aimé ce récit historique, que j’aurais voulu que ça dure plus longtemps. Le roman est en effet très court, et j’aurai adoré qu’il soit plus long, pour vivre encore plus cette histoire. Le récit est maîtrisé, fluide, léger, intéressant, instructif et les intrigues sont bonnes, donc c’est une lecture vraiment agréable.

La fin, dans la lignée du reste du récit est simple, mais elle est belle, touchante et pleine de poésie. Il y a eu un rebondissement inattendu, qui m’a mis dans tous mes états. Le dénouement est tout à fait réussi.

EN CONCLUSION :

« Le temps des étoiles » est un roman court et simple mais réussi. Le cadre de la banlieue, où vit Ilyes n’est pas stigmatisé. Le roman aborde de sujets importants et d’actualités avec légèreté, mais sans pour autant les rendre insignifiants. Tout est dans la juste mesure. La lecture est simple, mais très sympathique, en rentre facilement dans le récit et on voyage à travers l’Histoire. Ce voyage à travers l’histoire est prenant, réaliste, on est au cœur de l’action et on vit l’antisémitisme dans la France de 1942 au premier plan. Ce roman est une belle leçon de vie et d’Histoire.

Je conseille ce roman à tous, il est vraiment chouette. Si vous pouvez l’offrir ou le conseiller à un jeune dès treize ans n’hésitez pas. Ça permet de réviser son Histoire de façon agréable, tout cela inconsciemment. De plus, les sujets abordés touchent la vie des adolescents, et je pense qu’il est important que les jeunes sachent certaines choses, pour mieux les éviter.


Titre : Le Temps des étoiles

Édition : Adamastor

Auteur : Jo Rouxinol

Parution : 5 Décembre 2016
Pages :  128 pages
Prix : 9,50€

Nos années sauvages – Karen Joy Fowler

« Nos années sauvages » de Karen Joy Fowler… J’ai lu énormément de commentaires positifs sur ce livre, mais du négatif aussi. Ce livre a été plébiscité par beaucoup et loué par la presse. Comme toujours, lorsqu’un livre est autant plébiscité, il attise ma curiosité et mon envie de le lire. Ni une, ni deux, j’ai sauté le pas et je vous en parle aujourd’hui.

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RÉSUMÉ :

C’est l’histoire d’une famille, deux sœurs, un frère et leurs parents, qui vivaient ensemble et heureux. Rosemary, était une fille extrêmement bavarde. Mais un jour, sa sœur disparaît sans grande explication. Puis, un jour c’est son frère qui part, sans prévenir et qui ne revient plus. Depuis, Rosemary a cessé de parler. Aujourd’hui, elle a décidé de nous ouvrir son coeur pour nous conter son histoire. L’histoire d’une famille hors normes, et de sa sœur, Fern, littéralement pas comme les autres…

MON AVIS :

Dès la première page, j’ai compris que cette lecture allait être très différente de ce dont j’ai l’habitude. Première excentricité, la narratrice ne commence pas son histoire par le début. Elle débute au milieu, fait des bons en arrière et revient au présent. C’est déconcertant au départ , j’ai trouvé ça osé, mais c’est original et puis c’est bien manier, on ne se perd donc pas.

J’ai directement été saisi par ce roman. L’ambiance, la narration et le début de l’histoire de Rosemary m’a intrigué. On ne comprend pas encore tout mais on sait que Rosemary a un lourd passé, cela se sent dans sa narration très mystérieuse. « Mystère » est le mot qui caractérise selon moi le mieux le commencement du récit. J’ai été envoûté par cette lecture, et ce, surtout grâce au style d’écriture de l’auteur. Karen Joy Folwer a une plume magnifique, captivante, pleine d’intelligence et de poésie. Son style me rappelle en certains points, celui de John Green, auteur que j’aime beaucoup.

Rosemary, commence par nous raconter sa touchante histoire familiale de façon d’abord superficielle. Elle ne rentre pas dans les détails, mais cela avait suffi à me plaire.  À la fin du premier tiers du récit, elle va désormais entrer dans le vif du sujet. Pour cela, elle va nous révéler l’identité de Fern, sa sœur, qui est le cœur de son histoire. Cette révélation-là, a été pour moi un choc, je suis tombé des nues comme je l’ai rarement été. Dès lors, la façon dont j’ai vécu cette lecture, a été totalement altérée.

Tout au long du récit, on découvre l’histoire atypique de la famille de Rosemary. Une famille américaine comme il en existe peu. On découvre un passé triste, joyeux, riche en espoir, en amour, mais aussi en méfiance et désespérance. C’est une histoire profondément touchante et on ne peut pas le nier. En plus, mêlée à la profondeur d’écriture de l’auteur, on a quelque chose de passionnant. Paradoxalement, je dirais que c’est une lecture passionnante mais qui ne m’a pas passionné. J’ai été touché par ce récit, mais pas autant que je l’aurais pu. Pourquoi? Parce que l’identité de Fern et tous les sentiments lui étant liés, entrent en contradiction avec ce que je trouve « décent ». J’ai trouvé que le situation était un peu exagérée, presque risible. J’ai aussi trouvé excessif de nombreux aspects de ce roman. Sans trop en dire, rien que du fait de Rosemary soit la sœur de Fern, j’ai du mal à l’adhérer.

Même si je n’ai pas vécu l’histoire à fond comme il l’était possible, j’ai apprécié ma lecture. Par contre, si la plume de l’auteur ne m’était pas aussi plaisante, il est clair que ça aurait été une lecture plus compliquée. Après nous avoir raconté suffisamment son passé, Rosemary passe à la narration de ce qu’elle vie, dans le présent. On la suit dans sa vie d’étudiante, entre la colocation, les amitiés etc et cela m’a vraiment plu. On apprend à connaître Rosemary différemment, c’est plaisant et je l’ai ainsi apprécié davantage.

Dans la dernière partie du roman on est donc exclusivement dans le présent, et c’est pour cela que c’est ma partie préférée. Les allusions au passé et donc à Fern sont toujours présentes, mais de façon différente et de ce fait j’ai été moins « gêné ». C’est une partie plus vivante avec davantage de rythme et d’enjeux. Rosemary « va laisser » légèrement Fern de côté, pour se tourner vers une nouvelle lueur d’espoir. Son frère aîné qu’elle n’a pas vu depuis des années, refait surface.

J’ai vraiment apprécié la fin de ce livre. Il y a de belles émotions, surtout, plus d’émotions que j’arrive totalement à comprendre. Toute l’histoire de Rosemary, par rapport à Fern et tout ce qu’il y a autour, a été synthétisé en plusieurs messages inspirants et d’actualités. Cette fin nous emmène à réfléchir sur de nombreuses choses de la Vie, sur tous ses aspects. Jusqu’où peut-on aller pour la science? Est-ce que les différences comptent dans l’amour?…

EN CONCLUSION :

Ce n’est pas que je n’ai pas aimé le sujet de ce roman, c’est juste que personnellement je ne le comprends pas, il me laisse perplexe. Peut-être ai-je une vision trop conventionnelle des choses, mais l’intensité des sentiments vis-à-vis de Fern, surtout, m’ont troublé et donc pas entièrement touché. Je comprends maintenant pourquoi les avis sont si opposés sur ce roman. Le récit en lui-même m’a plu. J’ai passé de bons moments de lecture et je trouve l’écriture de l’auteur magnifique. Rosemary est un personnage attachant, les sentiments qu’elle éprouve sont quoi que l’on pense beaux. J’ai surtout apprécié la dernière partie du récit ainsi que la fin qui délivre de beaux messages et qui nous porte à réflexion.

« Nos années sauvages » c’est une histoire touchante, bouleversante et très surprenante. Le sujet ne m’a pas entièrement touché, il m’a troublé. Ce livre n’est donc pas un coup de cœur. Pour moi ça été une chouette lecture, mais sans plus, malheureusement.


Titre : Nos années sauvages

Édition : Presse de la cité

Auteur : Karen Joy Fowler

Parution : 21 avril 2016
Pages : 368 pages
Prix : 21,00€

Absences – Lauren Oliver

Bonjour! On se retrouve aujourd’hui pour ma chronique du roman « Absences » de Lauren Oliver. C’est un livre dont je n’avais jamais entendu parler, mais que j’ai eu envie de découvrir parce que je reconnaissais le nom de l’auteur. En effet, c’est Lauren Oliver qui a écrit la trilogie « Délirium » dont j’ai entendu beaucoup de bien, mais que je n’ai pas encore lu.

absences roman Lauren Olivier critique littéraire blog

Résumé :

Nick et Dara sont deux sœurs inséparables. L’aînée est Nick avec seulement un an de plus. Elles entretiennent une relation fusionnelle et très complice malgré leurs nombreuses différences. Un accident va tout faire basculer. Dara, défigurée, ne souhaitera plus adresser la parole à sa sœur pour une raison inconnue. Le si beau lien qui les unissait va progressivement disparaître, Nick va donc devoir puiser dans ses souvenirs pour tenter de dénouer la situation.

Mon Avis :

Lauren Oliver a écrit ce roman de manière remarquable. Tout est mis en œuvre pour emporter le lecteur au cœur de l’histoire. Cela se remarque par exemple au niveau de l’ambiance qui nous plonge dans l’univers et nous englobe entièrement.

Le ton léger et doux dénote avec l’aspect poignant du contexte générale. C’est un contraste très intéressant qui rend ici la lecture agréable et rythmée.

Au cours du récit, Nick et Dara prennent la parole tour à tour et nous racontent leur vie actuelle en nous faisant part de leurs émotions. Certains passages datent également d’avant l’accident. Ce procédé va parfaitement à cette histoire car il est enrichissant pour le lecteur de connaître les pensées et opinions des deux parties s’opposant, ainsi que leurs relations passées.

Le récit tourne principalement autour d’un problème relationnel fraternel. Même si ça peut paraître banal, je trouve que c’est un bon sujet car ce n’est pas souvent abordé. Dara reproche certaines choses à Nick qui de son côté lui en reproche aussi. En plus des rancoeurs plusieurs problèmes personnels compliquent la situation. Ces problèmes-là, on les rencontre au fil de la lecture de telle sorte à qu’il y a toujours un nuage de mystère à l’horizon. Le sujet abordé s’inscrit dans nos sociétés actuelles, c’est un fait divers mis en récit. C’est selon moi une des raisons pour laquelle ce roman captive, l’impression de réalité crée un intérêt particulier chez le lecteur.

Plusieurs petites intrigues dérivent de la principale, elles sont nécessaires pour « garnir » l’ensemble du roman. Dans « Absences » elles ne sont jamais très éloignées du sujet principal et très utiles au récit car elles renforcent les émotions que l’on peut déjà ressentir. Au cours du dénouement, une des intrigues va aussi donner un poids supplémentaire au message porté par ce roman.

Dans la globalité, j’ai apprécié les personnages des deux sœurs. Leurs différences de personnalité permettent à l’histoire d’être aussi émotionnelle. Personnellement, j’ai préféré Nick. Dara m’a un peu insupportée dans sa façon de penser, je la trouvais immature. À certains moments, je voulais juste la secouer et lui dire d’arrêter son cirque.

La fin m’a complètement surpris, je ne m’y attendais pas du tout. Je voulais que ça se termine différemment mais cela ne m’a pas déçu pour autant. Je me suis rendu compte que finalement ce dénouement est très efficace car il finalise le message avec brio. C’est un puissant message qui nous est transmis, le genre qui fait réfléchir et qui rappelle que la vie n’est pas toujours belle et juste.

En conclusion :

C’est un beau roman, touchant et bouleversant. Le sujet est poignant et confert un aspect de réalité au récit. L’écriture de Lauren Oliver est magnifique, elle arrive à nous emporter là où elle le souhaite. C’est une lecture qui ne vous laissera pas de marbre, c’est pour cela que je vous le conseille. De mon côté, c’est à la limite d’être un vrai coup de cœur!


Titre :  Absences

 Auteur : Lauren Oliver

Edition : Hachette Romans

Parution : 1 juillet 2015
Pages :384
Prix : 18.90€

Charlie/ François David

 

Charlie. Je suis Charlie. Place du marché. Editions le MuscadierRésumé :

C’est l’histoire d’une jeune fille de treize ans nommée Luce qui va se lier d’amitié avec un clochard.

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions LeMuscadier de m’avoir envoyé ce roman.

Ce livre fait partie d’une collection qui s’appelle « Place du marché ». C’est une collection dont les livres traitent de sujets de notre monde contemporain : les problèmes sociaux, économiques, éthiques…

C’est un roman vraiment très court, il fait seulement environ soixante-dix pages.

J’ai bien aimé ce roman. Ca traite de respect, tolérance, stéréotype…et j’ai trouvé que c’est vraiment bien d’aborder ces thèmes. Ca fait réfléchir sur beaucoup de choses. Donc je pense que c’est un bon livre pour les enfants car ils prendront conscience de beaucoup d’aspects de notre société.

Ensuite, j’ai trouvé que l’amitié qui s’est créée entre Luce et Charlie (le clochard) est vraiment très belle et touchante. C’est une amitié qui est assez mal vu par l’entourage de Luce et je le trouve un peu moi aussi. Ce que je trouve d’étrange dans cette amitié c’est surtout l’âge de Luce. Elle aurait été un peu plus âgée ça m’aurait moins étonné mais là, je trouve que c’est un peu jeune. Mais d’un côté, son âge fait d’elle un encore plus beau personnage car elle ne s’est pas laisser influencer et rend aussi l’histoire plus touchante.

L’histoire, bien qu’elle soit à » demi fictive » (je vous expliquerai pourquoi plus tard dans cette chronique) fait penser qu’elle est complètement réelle. Les réactions des personnages sont réelles, la description des lieux nous ramène vraiment dans une ville qui pourrait exister. Donc côté fidélité avec la réalité je trouve que c’est super. On s’y croirait vraiment.

Par contre, ce qui m’a principalement gêné dans ce livre c’est qu’il soit aussi court. Je trouve que c’est un peu dommage car personnellement, j’aime les histoires assez « développées ». Ce que je veux dire c’est que là, on reste un peu sur notre faim, j’en aurai voulu un peu plus.

Précédemment, je vous expliquais donc que l’histoire est à « demi fictive ». J’ai dit cela car, en effet c’est une histoire fictive, ce n’est pas une biographie. Mais, elle ne l’est pas totalement car elle a été inspirée d’une histoire réelle. Et ce qui est vraiment génial et original c’est qu’à la fin de l’histoire on a l’interview de la fille qui a vraiment vécu l’histoire. J’ai adoré car je n’ai vu ça nulle part ailleurs et ça renforce encore le contexte réel de ce livre.

En résumé, c’est un très bon livre. Le thème est super bien choisi et traité, l’histoire et belle, les personnages touchants. Un gros plus pour l’interview à la fin du livre. Et pour moi, petit bémol quant au nombre de pages que j’ai trouvé un peu trop court.

Je le conseillerai à partir de douze ans. Je pense que c’est vraiment intéressant de le faire lire à cet âge là et c’est important qu’ils découvrent un côté de la société qu’ils ont moins l’habitude de voir.