Une photo, quelques mots (2)

 

Bonjour à tous, donc aujourd’hui je reviens pour notre rendez-vous du lundi, l’atelier d’écriture proposé par Leiloona du blog Bricabook.

(Pour lire mon précédent texte cliquez ici)

Les règles sont simples, il suffit d’écrire de la façon qu’on veut et sur le thème qu’on veut.

Ci dessous vous trouverez donc mon texte. J’espère qu’il vous plaira et surtout n’hésitez pas à laisser un commentaire pour donner vos avis, vos impressions, sentiments etc…

Merci pour tout 😉

@ Julien Ribot

@ Julien Ribot

Ludivine, ma Ludivine je t’écris ces lignes car je n’ai plus la force. Je n’ai plus la force de t’appeler et d’entendre ta voix …comme avant. Mais pourquoi Ludivine, pourquoi? Tu m’as entièrement détruit, me laissant seul, le cœur ouvert et brisé. Je suis vulnérable maintenant. Vulnérable à « ça »…au pire!

Non Ludivine, je ne veux pas que tu souffre. De toute façon, je suis sûr que cette lettre et que mes mots ne t’atteignent pas. Je suis sûr que tu es dans le même état d’esprit que dimanche. Indifférente à mes pleurs, à ma peine et à tout ce que j’ai ressenti et que je continue encore de ressentir au quotidien.

Ahh… tu ne sais pas à quel point j’aimerai te haïr en ce moment. Mais je ne peux pas, je n’y arrive pas… C’est horrible, c’est dur et ça me fait tellement mal.

Sérieusement je n’en peux plus!

Alors je pleure, je pleure car c’est mon seul moyen de réconfort. Au moins je me débarrasse de tous ses sentiments contradictoires qui m’emplisse à en déborder. Je perds totalement la tête, je bois, je sors, je dégueule tout le temps…

 

Ce dimanche là, tu m’avais envoyé un sms pour me dire de te rejoindre au café « P’tit bonheur » comme d’habitude. Je venais juste de me réveiller et j’étais impatient de te rejoindre, de te parler, de te sentir avec moi , comme d’habitude. Mais ce jour là n’allait pas être comme …d’habitude.

Je suis arrivé en retard au café. Je me sentais bien, le soleil était doux et un léger vent me caressait la peau des joues.

Je me suis assis. Tu ma regardé avec un air décidé. Je pensais que c’était un blague alors j’ai pris le même air que toi. Après, tout s’est enchaîné. Jamais, au grand jamais je n’oublierai tes paroles. J’en frissonne encore rien que d’y penser.

Tu m’as dit :

« Bon écoute Derek! Tu s’est, on est jeunes il faut qu’on profite!

C’est en fait que…Bon voilà euh… Je ne vais passer par quatre chemins! Derek je dois te quitter! Notre histoire s’arrêtera là. Ce n’est pas contre toi, c’est juste moi qui…m’ennuyais je dirai. Pardonne moi mais c’est bel et bien fini. Désolé, vraiment! »

Ca avait duré à peine une minute mais pour moi, ce moment était comme flottant dans le temps. J’avais l’impression que le monde s’arrêtait. J’ai cru que j’allais tomber de ma chaise, je ne tenais plus. Un sentiment indescriptible m’avait envahi, c’était terrible! Peu après, tu m’avais serré froidement dans tes bras, sans un regard. Et puis t’es parti…

Maintenant que j’y repense, j’aurai du m’en douter. On se voyait de moins en moins et tu étais de plus en plus distante.

Le plus dur pour moi, c’est de t’avoir entendu prononcer ce mot : « fini ». Je ne veut pas que ça finisse, ce n’est pas possible que ce soit fini.

Jour apres jour j’essaye de me reconstruire mais tous mes efforts sont vains. Je ne pense qu’a toi, je suis obnubilé par toi.

Je me rappelle de tous nos bons moments. Mais surtout du jour où on se promenait sur la grande place, quasiment vide à cette heure là. On venait juste de sortir du ciné et on était heureux et libres. On se tenait bras dessus bras dessous. Puis tu m’as tiré vers cet arbre que tu surnommais « L’arbre des amoureux ». Tu m’avait demandé la clef de mon appart pour graver nos initiales dans un cœur. « D et L pour toujours », rappelle toi, on se l’était promis!

 

C’est bon j’ai compris, c’est fini. Je ne l’accepte pas encore mais c’est comme ça. On dit que la mort est injuste mais aujourd’hui je me rends compte que l’amour peut l’être aussi. Je n’arrive pas à t’oublier parce que la flamme brule encore au fond de moi. J’essaye quand même car il le faut et que je dois continuer à vivre. Ce n’est qu’une période de ma vie. Une période dans une vie en fait c’est rien! Le problème c’est que je sais quand à commencer cette période mais je ne sais pas quand elle finira.

Bref en tout cas Ludivine sache que je t’aimais et que je t’aime toujours, que tu le veuilles ou non! Je ne t’oublierai jamais même si je sais qu’un jour le chagrin s’en ira.

Alors, je ne te demanderai qu’une seule chose Ludi s’il te plaît… Toi aussi, ne m’oublie pas…

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28 réflexions sur “Une photo, quelques mots (2)

  1. Anne-Véronique dit :

    Ton texte est très touchant. Différent des autres et du mien aussi car il y a tout autant de souffrance mais plus de résignation, et de compréhension. Le ton est juste, c’est très jolie, et triste aussi… merci !

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