Heartstopper tome 3 – Alice Oseman

Hello! Nous y sommes, tome 3 de Heartstopper! Pour comprendre comment j’ai lu ces différents tomes je vous invite à lire le début de ma chronique sur le tome 1 et puis si vous avez envie vous pouvez retrouver mon avis sur le tome 2.

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RÉSUMÉ :

Nick et Charlie sont deux élèves de l’école pour garçons Truham Grammar School. Nick a juste un an de plus que Charlie, c’est un jeune homme plutôt calme de 16 ans, qui joue au rugby. Charlie a 15 ans, assez discret mais populaire, il aime lire, il aime la musique, c’est d’ailleurs un batteur. Les deux garçons ne s’étaient jamais rencontré jusqu’à ce fameux jour qui va bouleverser leur jeune existence. Le tome 3 est le tome du coming out, étape forcément compliquée, qui en plus doit se répéter. Une étape que nos protagonistes vont traverser ensemble, à l’occasion d’un voyage à Paris qui va nous permettre de découvrir davantage les personnages de Heartstopper. 

MON AVIS :

C’est mon tome préféré pour l’instant! Déjà, un peu parce que c’est le tome du voyage chez nous, à Paris ehe! 

Je note une réelle évolution dans le style de Alice Oseman et j’apprécie énormément la direction qu’elle a commencé à prendre dès le tome 2 et qu’elle poursuit avec ce tome 3. Mes craintes préalables à la lecture du premier tome sont bien loin derrière, Heartstopper n’est définitivement pas « qu’une simple romance adolescente ». Les sujets abordés sont importants, dans ce tome on voit le coming out et tout ce qui y est attaché. C’est abordé avec beaucoup d’intelligence. J’aime aussi la dualité qui est propre à Heartstopper, à la fois c’est archi mignon et à la fois on voit des sujets lourds, présentés de manière assez brute. Je trouve que c’est un coup de génie car on a une lecture légère mais sérieuse à la fois. 

J’ai évoqué une touche d’humour que j’appréciais dans mon avis sur le tome 2, et on la retrouve encore plus avec ce tome 3. J’ai l’impression qu’on sent l’auteure évoluer au fur et à mesure des tomes, son style est plus affirmé et j’ai l’impression qu’elle prend des « risques » qu’elle ne prenait pas dans le premier tome. On a dans ce livre 3 beaucoup d’humour, un humour subtil, fin, le type d’humour que personnellement j’adore. Ce sont des petites touches par ici et par là qui font la différence et qui ponctuent agréablement la lecture. 

Ce que j’ai beaucoup apprécié avec ce tome c’est le fait qu’on suive un peu plus les personnages secondaires. J’ai adoré, car ils apportent à l’histoire ce que Nick et Charlie à eux seuls ne peuvent pas apporter. Ces personnages secondaires sont aussi intéressants que Nick et Charlie d’ailleurs, on s’y attache très vite dans ce tome. Je pense sincèrement que leur présence a fait la différence, on suit toute une petite bande et c’est agréable, on s’identifie plus facilement aux personnages qui sont maintenant plus nombreux au cœur de l’histoire. Mais aussi, ces personnages permettent d’aborder d’autres thématiques et rendent la lecture encore plus riche et impactante. Hearstopper c’est d’abord Nick et Charlie, mais à la fin de ce tome, en plus de nos deux lycéens adorés, c’est plusieurs autres lycéens (ou pas d’ailleurs) qu’on a hâte de retrouver. 

Finissons par Nick et Charlie, leur relation évolue énormément dans ce tome. Ils passent par plusieurs étapes de leur vie de couple, et c’est toujours aussi sain entre eux. Comme je l’ai dit dans mon avis sur le tome 2, ça fait du bien de voir des représentations aussi saines et en cela c’est une belle chose qu’Heartstopper soit devenu un aussi grand phénomène de société, en particulier chez les jeunes. En dehors des problématiques LGBT, il y a un autre sujet important qui sera abordé par Alise Oseman par le biais des deux jeunes lycéens, et encore une fois c’est fait avec délicatesse et intelligence. 

EN CONCLUSION :

Tome 3 extrêmement bien réussi! Alice Oseman rend Hearstopper de plus en plus passionnant et impactant. Une histoire douce et pleine de mignonnerie, mais qui aborde avec subtilité des sujets liés à la thématique LGBT, à l’adolescence et plus encore. C’est un tome plein de vie, plein d’émotions mais surtout je trouve que c’est un tome très amusant, j’ai adoré les personnages et leur humour. La lecture était tellement agréable, c’est un tome que je relirai! 


Titre : Heartstopper Volume Three
Auteur : Alice Oseman
Edition : Hachette Children’s Group
Parution : 6 février 2020
Pages : 384 pages
Prix : 13.77€

Heartstopper tome 2 – Alice Oseman

Coucou! On se retrouve pour parler du tome 2 de « Hearstopper ». Je dis « tome 2 », parce que je vais aborder ici l’équivalent du tome 2 que j’ai lu sur Webtoon. Si vous êtes perdu je vous explique tout au début de mon article sur le tome 1.

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RÉSUMÉ :

Nick et Charlie sont deux élèves de l’école pour garçons Truham Grammar School. Nick a juste un an de plus que Charlie, c’est un jeune homme plutôt calme de 16 ans, qui joue au rugby. Charlie a 15 ans, assez discret mais populaire, il aime lire, il aime la musique, c’est d’ailleurs un batteur. Les deux garçons ne s’étaient jamais rencontré jusqu’à ce fameux jour qui va bouleverser leur jeune existence. Ils vont apprendre à se découvrir, ils vont vivre leur relation et essayer de la comprendre, de la qualifier…

MON AVIS :

Dans mon article sur le premier tome j’évoquais mes réticences quant au genre de la romance. J’évoquais aussi le fait que « Heartstopper » ce n’était justement pas le genre de romances, assez niaises, qui personnellement ne retiennent pas mon attention. Il y a en effet de la profondeur dans l’histoire de ces deux jeunes hommes, qui dépasse le cadre traditionnel de la romance pour adolescents. Cela se confirme avec ce tome 2 que j’ai réellement adoré et qui m’a bouleversé.

J’ai peur de ne pas avoir les mots justes pour décrire ce tome 2 qui m’a chamboulé. J’ai adoré ma lecture et je l’ai terminée en restant bouleversé. Ce tome, c’est le tome de la découverte de l’autre et de la découverte de soi, en particulier pour un des deux personnages principaux. Ce qui fait forcément la différence avec Hearstopper, c’est que ce n’est pas juste une histoire d’amour « banale » (à ne pas prendre négativement). Déjà, ce n’est pas « banal » car on est sur une romance LGBT et malheureusement encore aujourd’hui, les personnes LGBT ne peuvent pas connaître de romances « banales », à l’instar des personnes hétérosexuelles. Ce tome met en exergue les difficultés que les jeunes personnes LGBT doivent traverser, que ce soit la honte, la peur, l’envie d’être soi…. Ce sont des thèmes importants qui sont abordés, de manière douce et mignonne. Mais la réalité sous-jacente, qui donne pourtant lieu à des moments attendrissants pour le lecteur, elle, est violente. C’est pour ça qu’après ma lecture, je suis resté chamboulé un bon moment.

C’est donc un tome qui aborde plusieurs thématiques LGBT et c’est très bien fait. Ce que j’ai aussi beaucoup apprécié c’est la pureté des deux personnages principaux. Leur relation est saine et ils sont une très bonne représentation. Les représentations un peu bancales ou exclusivement négatives sur les thématiques LGBTQ, on en connait, pas besoin de les citer. Si vous avez lu Heartstopper, vous savez que Charlie a eu une précédente relation toxique, et c’est justement des relations toxiques qui sont trop souvent représentées quand il s’agit de personnages LGBT, même si les choses évoluent positivement. Ici, Nick et Charlie sont deux jeunes qui donnent le meilleur d’eux mêmes, leur relation repose sur l’écoute, la confiance, l’entraide. Ce sont de belles valeurs qui sont mises en avant, qui vont aider les jeunes lecteurs LGBT mais plus généralement tous les lecteurs, plus ou moins jeunes qui auront une représentation d’une vraie relation saine.

En dehors de ça, ça reste un tome léger, encore une fois rempli de moments mignons. Les personnages « secondaires » apportent aussi énormément à ce tome, on s’y attache, ils nous font rire, parfois ils nous énervent un peu. Alice Oseman apporte également une touche d’humour à Hearstopper, et j’ai adoré.

EN CONCLUSION :

Très beau tome 2, qui aborde des thématiques LGBT compliquées avec légèreté, douceur, mais également avec sérieux et pédagogie. J’ai pu lire que Hearstopper ne serait pas assez réaliste car tout serait trop parfait. Après avoir lu le tome 1 et 2, je peux dire que ce n’est pas fondé. C’est d’ailleurs très réaliste, la différence est que Alice Oseman nous donne une représentation positive, fraiche et rassurante plutôt qu’une énième relation toxique et bancale.


Titre : Heartstopper Volume Two
Auteur : Alice Oseman
Edition : Hachette Children’s Group
Parution : 11 Juillet 2019
Pages : 320 pages
Prix : 13.77€

Droit vers la magistrature – Maxime Doliveux – Destination ENM

Bonjour! Je suis heureux de vous retrouver aujourd’hui pour vous parler d’une lecture un peu différente. En effet, ce n’est pas une fiction, mais un ouvrage universitaire. C’est un guide pour les personnes qui veulent intégrer l’ENM et devenir magistrat. La magistrature me passionne, c’est une carrière que j’envisage. Mais le fameux concours pour intégrer l’ENM fait peur à de nombreuses personnes (moi y compris), j’ai donc trouvé intéressant d’aborder ma lecture et de vous partager mon avis, en tant qu’étudiant en droit.

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RÉSUMÉ :

Maxime Doliveux, auteur du livre « Droit vers la magistrature » publié en 2021 chez Dunod Editeur est un magistrat français. Il occupe actuellement la fonction de substitut placé, chargé de la communication du procureur général près la Cour d’appel de Paris. Mais M. DOLIVEUX est plus connu sous le pseudo de « @destination_enm » sur Instagram. Il compte plus de 13 000 abonnés sur le réseau social et est devenu incontournable. C’est « le magistrat des réseaux » que tous les étudiants en droit, surtout ceux intéressés par la magistrature, connaissent. Il prodigue sur son compte Instagram de nombreux conseils, motive les personnes qui préparent le concours et son ouvrage « Droit vers la magistrature » est destiné à aider le lecteur dans son parcours vers la magistrature.

MON AVIS :

J’avais de grandes attentes par rapport à ce livre parce que j’adore suivre M. Doliveux sur son compte Instagram « destination_enm ». Il est vraiment motivant, pédagogue et il met du temps et de l’énergie dans la gestion de son compte. Il y a toujours des nouvelles stories, aussi bien des stories « face cam » pour nous donner des conseils sur un thème, que des stories où il partage des actualités importantes et des pistes de réflexion, toujours dans l’objectif de se préparer au mieux au concours. Mais, justement en tant qu’habitué de son compte, j’avais peur que le livre me soit « inutile » car j’aurais déjà tout lu ou tout entendu sur son Instagram.

« Droit vers la magistrature » est un ouvrage extrêmement bien pensé et bien composé. Il est rédigé sous une forme pratique, avec 220 questions et leurs réponses. Ce n’est pas une simple redite de ce qu’on peut voir sur son Instagram et j’ai même été étonné car il y a une véritable plus value. On y navigue très facilement, on peut utiliser ce livre comme un véritable guide, lire les parties qui nous intéressent, revenir dessus après et sauter ce qu’on sait déjà. Celui qui prépare l’ENM trouvera en ce livre un allié, dans les moments de difficultés, de doutes. Le champ des questions est assez large pour que le lecteur trouve une réponse à sa question et je trouve cela génial, c’est aussi ce qui fait la valeur de ce livre. C’est également un livre qu’on peut lire du début à la fin comme je l’ai fait, parce que le plan du livre est logique. Même pour une personne qui n’entend pas préparer le concours pour intégrer l’ENM, cet ouvrage est intéressant pour comprendre ce qu’est la magistrature, comment on l’intègre, ça peut vraiment être intéressant pour sa culture générale.

Maxime Doliveux, sur son compte Instagram est d’une grande bienveillance. Cette bienveillance on la retrouve dans « Droit vers la magistrature« , le ton employé est doux et humain. La personnalité de l’auteur transparait dans son ouvrage et c’est pour le mieux. Ce n’est pas un livre austère et froid, ce n’est pas non plus un livre rempli d’arrogance ou de condescendance, au contraire. Maxime Doliveux, sait allier honnêteté et pédagogie. On ressent son envie de motiver les gens, et son envie que les personnes réussissent. J’en parlais avec une amie qui a aussi eu l’occasion de parcourir son livre et qui l’a adoré. On faisait la remarque que ce magistrat, d’une certaine manière, en faisait parfois plus pour nous étudiants, que nos propres professeurs et universités. Si à mon sens, les professeurs de droit qui accordent réellement du temps pour leurs étudiants se font rares (ce qui n’est pas forcément leur faute, mais ce n’est pas le débat), c’est d’autant plus le cas pour les professionnels, qui n’ont pas tous le temps ou l’envie de tendre la main aux jeunes générations. Avec cet ouvrage, on nous tend la main, on nous accompagne vers la réussite, il n’y a rien à redire et d’ailleurs je remercie M. Doliveux pour la qualité de « Droit vers la magistrature ». Ce livre vaut véritablement le coup, d’ailleurs en plus des bons conseils vous pouvez même retrouver dans ce livre des QR codes pour accéder à des vidéos exclusives!

EN CONCLUSION :

Très bel ouvrage, très bon guide, surtout pour les étudiants qui voudraient intégrer l’ENM un jour. Le livre trouve son intérêt que ce soit au stade de la réflexion ou pendant l’année ou les années de préparation au concours. « Droit vers la magistrature » répond à toutes les questions auxquelles on pourrait se poser, sur un ton bienveillant et motivant. Le livre regorge de bons conseils, de bonnes explications, c’est très complet. C’est rassurant, honnête et motivant, je conseille totalement ce livre!


Titre : Droit vers la magistrature
Auteur : Maxime Doliveux
Edition : Dunod
Parution : 1er septembre 2021
Pages : 216 pages
Prix : 15.90€

Heartstopper tome 1 – Alice Oseman

Si vous êtes un peu sur les réseaux sociaux, vous n’avez surement pas pu passer à côté du phénomène « Hearstopper ». Que ce soit pour le roman graphique d’Alice Oseman, ou pour l’adaptation en série Netflix, « Heartstopper » crée de nombreux adeptes et le mouvement ne fait que grandir.

Aujourd’hui, je viens vous parler du roman graphique né en septembre 2016. Heartstopper est initialement un webcomic, c’est à dire une bande dessinée qu’on lit sur le web. Alice Oseman a donc commencé à poster en 2016 sur les plateformes Tumblr et Tapas. Ca a très vite prit, la communauté de fans n’a fait que grandir, puis le webcomic a été publié sur Webtoon, ensuite Alice Oseman a travaillé avec des maisons d’édition pour que son webcomic existe sous forme de livres. 

J’ai personnellement lu sur Webtoon, en VO, parce que je suis habitué à la plateforme. Mais je pense acquérir les livres, parce que j’ai envie d’avoir physiquement la série entre les mains. En tout cas, le contenu est le même puisqu’elle a simplement transposé son webcomic en livres. J’ai donc lu l’équivalent du tome 1 sur Webtoon, et avant de continuer je vous rédige cette chronique.

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RÉSUMÉ :

Nick et Charlie sont deux élèves de l’école pour garçons Truham Grammar School. Nick a juste un an de plus que Charlie, c’est un jeune homme plutôt calme de 16 ans, qui joue au rugby. Charlie a 15 ans, assez discret mais populaire, il aime lire, il aime la musique, c’est d’ailleurs un batteur. Les deux garçons ne s’étaient jamais rencontré jusqu’à ce fameux jour qui va bouleverser leur jeune existence… Ce tome 1 est le tome de la rencontre.

MON AVIS :

Par où commencer? 

Déjà, quelle belle découverte! Encore une fois, c’est parce qu’avec internet on a accès plus facilement aux avis des gens, c’est parce que chacun partage ses coups de cœur, que j’ai pu entendre parler de Heartstopper, que ça m’a intrigué et que j’ai décidé de commencer. Notamment avec la dynamique engendrée par la série Netflix, je tombe tout le temps sur un post en lien avec Heartstopper, alors que j’en avais jamais entendu parler auparavant.

Avant de commencer la lecture, je savais que j’allais lire un roman graphique dans le style romance adolescente etc. Ce n’est pas le genre de webcomics vers lesquels je me dirige naturellement, mais j’ai commencé Hearstopper sans préjugés. Avant d’entrer dans le vif du sujet, sur les illustrations, je n’ai pas forcément grand chose à dire. Je sais que certains les trouvent trop simplistes, j’ai lu que certains trouvent que parfois ça fait « vide ». Peut être que c’est parce que, encore une fois, je suis habitué au format webcomic, mais je n’ai aucune critique à faire à ce niveau là. Les illustrations sont en noir et blanc, le trait est précis et les illustrations sont à mon sens très agréables. J’apprécie le fait que le dessin soit dans la même veine que le contenu de l’histoire, on n’a pas un dessin « agressif » avec plein d’informations partout, au contraire c’est doux. Alice Oseman a aussi ce talent de faire vivre ses personnages et c’est un gros point fort. Il y a beaucoup d’attention donnée aux expressions faciales des personnages, sur les regards, les émotions. On sait quand un personnage est gêné ou quand il est peiné par exemple, et ce juste avec les illustrations.

Hearstopper, rien qu’au titre on sait à quoi s’attendre, on est dans la romance, dans des histoires d’ado. Quand c’est de la romance à 100%, j’ai du mal, parce que je trouve que c’est presque toujours la même chose. Pourtant, j’ai très rapidement été captivé par ma lecture, parce que non, Hearstopper ce n’est pas une romance « basique ». Au delà de ça, on a deux personnages marquants. Deux personnages touchants, surtout Charlie qu’on suit davantage dans ce premier tome. Ces personnages, on s’y attache dès le début. On les comprend, on peut se reconnaitre en eux et on a envie de les protéger. Je suis sûr que selon votre profil, vous pouvez voir en eux des amis, des petits frères, des fils… Ils sont tellement attendrissants.

Une fois que j’ai découvert les personnages, que je m’y suis attaché, il y a eu une petit période pendant laquelle j’étais moins captivé par l’histoire. Tout était trop prévisible à mon goût. Mais très vite après il y a eu un shift et j’ai trouvé que l’auteure a très bien menée la fin du tome 1. Selon moi, le début de l’histoire surtout était un peu niais sur les bords, mais jamais complètement car il y a toujours de la profondeur. J’ai beaucoup aimé le dernier quart de ma lecture car l’intrigue avançait plus vite, et surtout plusieurs évènements venaient rythmer la lecture. Le risque avec ce genre de livres à mon sens, c’est que l’histoire soit linéaire et prévisible et donc pas forcément intéressante. Dans Hearstopper, l’histoire est mignonne, touchante, mais on frisonne aussi. On vit l’histoire avec les personnages, quand ça déborde de mignonnerie on le ressent à fond, quand il y a un moment un peu triste ou décevant pour nos protagonistes, on le vit aussi à fond. J’ai adoré cet aspect là parce que ça rend la lecture réellement prenante et agréable.

EN CONCLUSION :

Très belle découverte et très beau tome un. L’histoire est tellement mignonne et touchante. Ca fait un peu niais par moments, on sent que le public cible de Heartstopper est jeune. Mais Alice Oseman ajoute de la dimension à son histoire, ce n’est pas juste des moments mignons et des scènes dignes de toute romance de base. Il y a de la profondeur, il y a une réelle volonté de proposer quelque chose de différent. Les personnages sont le point fort de ce roman graphique, on prend plaisir à les suivre. Quand la lecture devient un peu trop linéaire et prévisible c’est eux qui retiennent notre intérêt et c’est en raison de leurs personnalités qu’on vibre, parce que l’histoire joue sur nos émotions et surtout sur notre sensibilité.

(Maintenant que j’ai fini de rédiger cette chronique je cours lire la suite)


Titre : Heartstopper Volume One
Auteur : Alice Oseman
Edition : Hodder Children’s Books
Parution : 7 février 2019
Pages : 288 pages
Prix : 13.77€

Zombillénium tome 4 – Arthur de Pins

On reprend les chroniques avec une BD. Le tome 4 de la série Zombillénium de Arthur de Pins. Pour lire mon avis sur le tome 1 cliquez ici, pour mon avis sur les tomes deux et trois cliquez ici! (Je vous préviens ce sont de très vieilles chroniques, avec le style d’écriture qui va avec).

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Résumé :

Zombillénium, c’est le nom d’un parc d’attraction qui emploie pour l’éternité des personnes mortes, pour effrayer les visiteurs et faire du chiffre d’affaires. Dans les différents tomes de la série on suit l’arrivée des protagonistes dans la société et toutes les histoires qui entourent la machine Zombillénium. Finalement, dans ces BD on retrouve le monde des affaires, le monde du salariat, le capitalisme, tout ça dans un univers de monstres. On a des syndicats, des contrats aux clauses douteuses, des actionnaires, des intérêts divergents, des gentils et des méchants… Bref, le quotidien, sauf que les patrons sont des zombies et des démons, les salariés des momies, des loups garous, des sorcières, des vampires etc. Lire Zombillénium c’est plonger dans le quotidien presque banal de Gretchen, d’Aurélien, de Francis Von Bloodt et de toute la bande!

Mon Avis :

Je vais commencer par les illustrations parce que c’est toujours un gros point fort dans chaque tome de Zombillénium, et il faut l’avouer c’est forcément la première chose qu’on remarque. Ces graphismes réalisés sur Illustrator 9.0 sont tout bonnement incroyables. Certains pourraient penser que les illustrations sur ce logiciel seraient « plus simples » à réaliser que celles à la main, que ça serait de la triche. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de mettre en concurrence le dessin plus traditionnel, avec le crayonnage et l’encrage à la main et le dessin à l’aide des nouvelles technologies. Il convient de les apprécier chacune à leur juste valeur et pour le coup, dans Zombillénium le travail est impeccable. Je suis à chaque fois émerveillé par l’attention porté aux détails pour rendre le tout réaliste. Rien n’est laissé au hasard et c’est même poussé à l’extrême. La couverture est un très bel exemple de cela car dans le piercing est reflétée la personne qui se trouve face à la fille, c’est quand même fou!

Ce tome 4 est très bon, c’est dans la continuité des tomes précédents. On retrouve nos personnages favoris, on en découvre de nouveaux, surtout une nouvelle qui va avoir une place très importante dans l’histoire. Ce tome comporte tout ce qu’il faut pour passer un bon moment de lecture, les intrigues sont intéressantes. L’intrigue principale est forte et nous tient en haleine tout du long. On vibre au fil de la lecture, on passe par tous types d’émotions, on craint le dénouement. En effet, les choses s’accélèrent dans l’univers Zombillénium, les enjeux existant déjà dans les tomes précédents prennent une place importante dans ce tome. La menace n’a jamais été aussi lourde qu’avant, c’est un tome plein de tension.

Le scénario est bien filé, néanmoins j’ai fermé cette BD avec un léger goût amer. On a l’habitude des fins pleines de suspense avec Arthur de Pins et cela ne me dérange pas plus que ça. Ce qui m’ennuie avec ce tome, c’est qu’il ne délivre pas à mon sens tout son potentiel. Certes, c’est un très bon tome, mais ça nous laisse sur notre faim. Il se passe beaucoup de choses, mais en même temps rien j’ai l’impression. Tout va très vite et finalement je me demande « est ce qu’on en a pour notre argent?« . C’est vraiment frustrant, j’aurais aimé un tome plus explosif, plus long, parce que cela fait longtemps qu’on attendait de connaitre la suite. J’ai hâte de continuer cette série. C’est en rédigeant cette chronique que je me rends compte qu’un tome 5 est déjà sorti depuis un bon moment et qu’il est décrit comme étant l’avant dernier tome de la série. Je le lirai, mais j’appréhende le fait qu’à l’instar de ce tome 4, je sois un peu insatisfait par ma lecture.

En conclusion :

Zombillénium, tome 4 est une belle réussite. Ce n’est pas mon tome préféré mais ça reste un sans faute. L’univers Zombillénium est incroyable, c’est tellement bien pensé, avec finesse et intelligence. Niveau suspense et action on est servi, même si je n’ai personnellement pas été entièrement rassasié. La BD se lit d’une traite, on plonge une fois et on ne veut plus en sortir. Quand on aime l’univers Zombillénium c’est un pur plaisir que de lire cette BD et pour vous dire je l’ai même relue. Si vous avez commencé la série Zombillénium je vous invite vraiment à la continuer. Si vous lisez ceci et n’avez pas commencé à lire Zombillénium, je vous incite fortement à le faire, vous m’en direz des nouvelles!


Titre : Zombillénium tome 4, La fille de l’air
Auteur : Arthur de Pins
Edition : DUPUIS
Parution : 23 Novembre 2018
Pages : 48 pages
Prix : 14,50€

Où est passé NosAmisLesMots?

Le dernier article posté sur mon blog date d’Août 2018, nous sommes en Mai 2022…. Où est ce que je suis passé pendant tout ce temps?

En Août 2018, je venais d’avoir mon BAC et je me préparais à entrer à la faculté de droit. « La faculté de droit », voilà l’explication de ma longue absence, mais entrons dans les détails!

Commencer une licence en droit, et même une licence en général, quand on vient fraichement de sortir du lycée, ce n’est pas facile. C’est un autre monde, de nouvelles attentes, une nouvelle pression. Les débuts ont été difficiles, mais j’ai réussi ma première année, un soulagement. Mais voilà que la L2 arrive, puis la L3… A la faculté de droit les années s’enchainent et le niveau d’exigences augmente d’années en années. J’aurais aimé être celui qui conseillerait de ne pas s’inquiéter par rapport à ce qu’on entend sur la difficulté de la fac de droit, mais ça serait mentir. Chacun à son expérience, mais pour moi comme pour mes amis d’ailleurs, ce n’est pas une simple balade de santé. C’est ce qui a expliqué mon absence, j’ai décidé de me consacrer pleinement à mes études, ou plutôt je dirais que ce sont mes études qui ont décidé à ma place. C’est une relation toxique, j’adore ce que je fais, je veux continuer le plus possible, mais ce sont des études très prenantes et c’est parfois très difficiles à gérer. J’ai été de ces étudiants qui ont navigué une partie de leurs études supérieures en pleine pandémie du Covid-19, je peux vous l’assurer, cela n’a pas été facile.

Depuis 2018, je n’ai pas cessé de lire, mais j’ai lu moins pour mon plaisir et plus par nécessité. En droit on lit énormément, constamment. Je n’imagine pas le nombre d’arrêts que j’ai pu lire, le nombre d’articles de doctrine. Et face à la montagne de travail qui m’attendais tous les jours, je n’étais pas disposé à lire pour mon plaisir et encore plus à prendre du temps pour bloguer.

Le blog a toujours une place importante dans mon cœur et toutes ces années j’ai voulu revenir, en vain. Aujourd’hui, j’ai grandi, je me rends compte de mes sacrifices passés et présents, je suis fier de tout ce que j’ai fait. J’ai envie de reprendre le pouvoir sur mes études, dans une certaine mesure. Je ne suis pas que ça et beaucoup de professeurs oublient qu’en plus d’être des étudiants, nous sommes des individus à part entière. J’ai donc décidé de reprendre les choses en mains, de revenir sur le blog, à mon rythme. Mais au moins, de pouvoir faire ce que j’aime et retrouver cette communauté littéraire, ce monde de partage et d’échanges que j’aime tant.

NosAmisLesMots est de retour, à très très vite pour une nouvelle chronique!!! 😉

La filière S, la première S, mon expérience, mes conseils!

SALUT! Plus question de faire semblant, la rentrée approche. J’ai décidé cette année de faire des articles « Back to school » comme on dit. Ce seront deux articles, sur les années en filière S, au lycée. Pour moi, c’est maintenant une page qui est tournée, j’ai eu mon BAC, je rentre en fac de droit et j’avais envie de vous faire part de mon expérience mais aussi de mes conseils, pour ceux qui ont en besoin. Dans ce premier article, je vous parlerai de la première S et dans un second, de la terminale S et du BAC!

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En Septembre 2016, je rentrais en première scientifique, loin de savoir dans quoi je m’engageais réellement. Pourquoi ce choix?  C’était vraiment par défaut. Je ne savais pas ce que je voulais faire dans ma vie (je ne sais toujours pas) et comme j’avais de bonnes notes partout, je suis allé en S, puisque c’est « la filière qui ouvre le plus de portes ». On entend beaucoup ce « la filière S ouvre le plus de portes » et j’ai toujours aussi entendu à l’inverse « La filière L c’est direction chômage » pour dénigrer la filière littéraire. Ce que je pense de tout ça? Pour être totalement honnête, je pense qu’il faudrait plutôt dire « la filière scientifique ferme le moins de portes ». Par rapport à ce que je vois, il est vrai qu’en S on a beaucoup d’opportunités post-bac. On est dirigé vers des filières scientifiques, mais on peut aussi aller vers des filières dans l’économie ou dans des filières littéraires. Cependant, les ES ont moins cette facilité à pouvoir se diriger partout et les L encore moins. Un S peut aller en hypokhâgne ou en fac de lettres sans problème s’il a un bon dossier scolaire, mais un L qui voudrait aller en prépa scientifique ou en fac de médecine, ça paraît presque impossible. Mais en L il y a aussi beaucoup de débouchés, certains pensent à tort que le seul débouché est de devenir écrivain (lol)! Aussi, pour quelqu’un qui n’aime pas du tout les sciences, ce n’est peut-être pas une si grande perte de voir que les portes vers des filières scientifiques lui sont fermées.

Il faut donc arrêter de penser que LA meilleure filière c’est la S.  C’est faux, il n’y a pas de meilleure filière, mais il y a des filières qui sont plus ou moins bien pour votre profil. Le choix, que j’ai fait, n’a pas été le bon, comme vous allez le comprendre très vite au cours de cet article. Aujourd’hui, je rentre en fac de droit et je ne pense pas me réorienter vers un cursus scientifique, ce qui veut dire que j’aurais pu aller en ES ou en L et j’aurais quand même atterri en fac de droit. Même quand il y aura la réforme du bac et que les filières n’existeront sûrement plus, s’il vous plaît, faites le choix le plus raisonnable possible. C’est nul de faire ce choix aussi jeune je trouve, mais il faut essayer de faire au mieux, pour votre bien!

La première S, une année clé :

L’année de première scientifique est marquée par l’épreuve de TPE en hiver et les épreuves anticipées de français. Cette année est un nouveau départ après la seconde, on y découvre les bases scientifiques qui nous seront nécessaires pour le bac, et même après éventuellement. Pour cette raison, je ne trouve pas que le fossé entre la seconde et la première soit si important. Le rythme évolue petit à petit à partir de la rentrée, mais rien d’insurmontable.

C’est dur la première S ?

Forcément, c’est plus compliqué que la seconde. Quand on arrive surtout, oui c’est difficile, mais ce n’est pas insurmontable. La première note en maths c’est souvent un tsunami dans la classe. Plus vite vous prenez le pli et moins ça sera dur. Par « prendre le pli » je veux dire qu’il faut que vous deveniez un vrai élève de S, le plus vite possible. C’est-à-dire qu’on suit en cours, qu’on est présent, qu’on révise,  qu’on fait les devoirs, qu’on rend le travail à temps, qu’on est organisé et qu’on s’entraîne à la maison. Sachez là où ça ne va pas, pour vous améliorer. Généralement, on pèche sur l’organisation, du coup ça joue sur les révisions, sur les devoirs etc… Aussi, la partie entraînement n’est pas à négliger, ça sera encore plus vrai en terminale. En résumé, année plus compliquée c’est sûr, mais oui, elle sera clairement dure si jamais vous ne faites absolument rien pour vous habituer au rythme et devenir l’élève de S qu’on vous demande d’être. Je ne vais pas vous mentir, ceux que j’ai vu se ramasser complètement, ce sont ceux qui n’ont pas su faire la transition et qui ne faisaient toujours pas preuve de maturité et de sérieux.

Il y a quand même moyen de passer une année sympathique?

OUI, à 100%. Profitez, c’est une année que je trouve vraiment équilibrée. C’est difficile car c’est nouveau, mais sinon ça va, la pression est faible, le stress aussi, le travail est plus important, mais encore une fois, ça passe. J’ai pris cette année en plein visage à cause des maths, j’étais très nul. J’ai souffert, je ne vais pas vous mentir car malgré mes efforts, je ne m’en sortais pas. Ma prof a d’ailleurs toujours souligné mon sérieux malgré mes notes, mais le sérieux seul ne permet pas d’avoir des 20/20… Cela a  été un peu la même chose en physique chimie, même si je m’en sortais largement mieux. Ça n’a pas été une année facile pour moi, à cause de ces matières. Parfois je n’en pouvais plus, mais en dépit de tout ça j’ai apprécié l’année. Je dirais qu’on « respire », ce n’est pas étouffant, on a du temps pour soi. Malgré tout cela, ça été une de mes meilleures années, et des trois années du lycée, celle que j’aurais le plus envie de revivre je pense. Donc ne vous inquiétez pas!

Réussir dans les matières scientifiques (maths, physique chimie et SVT)

Je vais commencer par la SVT, c’était MA matière. J’avais toujours de bonnes notes, j’ai eu 15 de moyenne aux trois trimestres. C’est une matière où il faut très bien connaître son cours, c’est essentiel. Révisez comme bon vous semble, mais connaissez votre cours. Dans un second temps, il faut avoir de la réflexion et de la logique, surtout que vous aurez en première des contrôles faits par le prof et non encore de vrais types BAC. Pour vous aider au niveau de la partie logique et réflexion, il faut très bien suivre en cours, pour saisir toutes les subtilités et comprendre véritablement. Aussi faites les exos demandés et suivez la correction. On peut connaître son cours par cœur, mais si face à un exercice on part dans la mauvaise direction, c’est raté, donc faites attention à cela. N’hésitez pas aussi à poser des questions, il faut totalement comprendre votre cours.

Pour les maths comme la physique-chimie, je ne m’en suis pas sorti. Mes conseils seront donc génériques.

Pour les maths, connaissez le cours, posez des questions et faites des exercices. Maîtrisez les méthodes, c’est également essentiel.

Pareil en physique-chimie avec un accent sur le cours qu’il est très important de bien connaître.

Mais, le plus important est de ne pas avoir de lacunes à la fin de l’année. Moi j’en avais absolument pas en SVT, moyennement en physique-chimie, mais beaucoup trop en maths. Ne vous dites pas que vous vous rattraperez en terminale, s’il vous plaît, essayez de maîtriser le plus de points du programme possible avant les grandes vacances. Les lacunes qu’on accumule, il est très difficile de s’en débarrasser, croyez moi, je sais de quoi je parle.

Les TPE :

C’est la première épreuve que vous aurez dans l’année. Nous, nous avions passé l’oral vers Février/Mars, quelques semaines après avoir rendu le dossier.

Préparer les TPE toute l’année.

Je passe les détails propres à l’épreuve. Ce que j’ai remarqué, c’est qu’on ne prend pas la chose très au sérieux, jusqu’à ce que les échéances arrivent. Et quand la date approche, c’est la panique chez les premières. Grosse erreur. Ne prenez pas les heures de TPE pour une pause-café avec ses amis. Travaillez petit à petit et même en dehors des cours. Suivez le conseil des profs, essayez de faire quelque chose de complet. Mais ne faites pas de gros copiés-collés ou du trop détaillé. Le copier-collé ça se voit et ce n’est pas bien. Un dossier excessivement détaillé sera difficile à défendre lors de l’oral. En première, vous ne pouvez pas maîtriser des notions niveau bac+3, c’est normal, donc essayez de rester dans ce que vous pouvez comprendre et expliquer par vous-même.

Si vous travaillez un peu et sérieusement tout le temps et pas d’un coup à la fin, votre travail sera meilleur et vous serez moins stressé, ce n’est pas négligeable! Dès que vous rendez le dossier papier, bossez l’oral. Regroupez-vous, entraînez-vous, connaissez parfaitement votre dossier. S’il y a encore des points dont vous n’êtes pas sûr, c’est le moment de se renseigner. Mtrisez tout, déjà pour ne pas être stressé et pour éviter qu’on vous pose des questions auxquelles vous ne pourrez pas répondre.

L’oral

Le jour de l’oral vous devez être prêt! Le but c’est déjà de correctement présenter ce que vous avez fait mais en plus il faut aussi savoir défendre votre travail. J’étais très stressé avant de rentrer dans la salle devant le jury, mais une fois dedans, j’étais décidé à défendre le travail qu’on avait effectué avec mon groupe. Je suis assez fier de moi car j’ai eu la meilleure note du groupe et celui qui a eu la moins bonne note a eu 14. Le meilleur conseil que je pourrais vous donner pour ne pas vous laisser vous submerger lors de l’oral, ça serait de jouer la personne confiante. Même si tout ne va pas comme prévu, mettez-vous dans la peau d’une personne qui a confiance en elle. Dans la peau de Beyoncé, par exemple,  (pas trop non plus hein!), il faut que le jury ait l’impression que vous maîtrisez et que tout va bien. Le jury ne doit pas voir ou savoir que vous n’êtes pas sûr de vous, même si c’est vraiment le cas! Aussi, plus vous donnez l’impression d’être confiants et de gérer la situation, plus vous allez être captivant!

Ne négligez pas les points du TPE, c’est des points que vous allez être content d’avoir, croyez moi!

Les épreuves anticipées de français.

Le Français est une matière que j’ai toujours aimée. Je faisais partie de ceux qui avaient les meilleures notes, sans prétention. En première il y a des exercices types que vous devez maîtriser : la dissertation, le commentaire et le corpus. Votre prof va vous préparer tout au long de l’année à ces exercices, afin que vous réussissiez l’écrit du bac de Français. Pour réussir ces exercices, il faut maîtriser la méthode! Votre prof vous demandera de rendre des dissertations etc, elle vous demandera de rédiger des introductions, tout cela dans le but de s’entraîner. Lisez les commentaires que le prof vous met lors de la correction et prenez les en compte, c’est ce qui va vous permettre de progresser. Faites tout cela très sérieusement, pour vous habituer et progresser. Votre prof, ou même votre lycée organisera sûrement des bacs blancs pour vous entraîner, ça aide beaucoup et il faut en tirer quelque chose. Si vous en sentez le besoin, prenez quatre heures un dimanche et exercez-vous. Plus vous prenez l’habitude et mieux c’est.

Pour le jour du bac écrit, il faut que vous soyez prêt encore une fois, pour cela il faut apprendre et s’entraîner toute l’année. Pas question de découvrir ce qu’est une anaphore la veille de l’épreuve! Pour cet écrit, je vous souhaite bonne chance. J’ai personnellement obtenu une mauvaise note, j’ai bien pleuré, je ne comprends toujours pas. Donc, faites de votre mieux, je n’ai rien à rajouter sur le sujet!

L’oral de français

Alors à cette épreuve, j’ai eu une très très bonne note, rien à voir avec l’écrit!

Encore une fois, c’est une épreuve qui se prépare toute l’année, puisque vous allez rédiger avec votre professeur des lectures analytiques, en moyenne 20/25 au total, mais le nombre dépend de votre prof et de votre classe. Les lectures analytiques, sont en fait des commentaires de texte, prenez les bien en note toute l’année, suivez attentivement pour déjà comprendre, mais en plus mémoriser en petit peu déjà. Beaucoup de personnes trouvent cela très barbant, encore plus à la fin de l’année quand il faut accélérer et qu’on passe les heures de français à prendre en note ce que le professeur nous raconte sur un texte. C’est vrai que ça peut être fatiguant, on a envie de dormir parfois, mais tenez le coup et essayez de prendre en note le plus d’éléments possible. Ne soyez pas de ceux qui demandent des lectures analytiques entières à un mois de l’épreuve, sur le groupe de classe. Prendre en note toutes ses lectures analytiques, proprement, c’est déjà une grosse part du travail.

Ensuite il faut réviser ses lectures analytiques. Commencez à les réviser pendant les différentes petites vacances, ça vous fera moins de travail en fin d’année. Si comme moi, c’est à la fin de l’année que vous vous mettez à tout réviser, bon courage, ça va être une période difficile, mais on n’a plus le choix… Pendant que vous révisez l’écrit, prenez un peu de temps pour réviser aussi l’oral. Pour l’écrit c’est vrai qu’il n’y a pas tellement à réviser, donc selon là où vous en êtes, privilégiez l’oral à l’écrit ou pas! Une fois l’écrit passé, il reste peu de temps. C’est là que tout le monde révise avec acharnement, c’est la période très très épuisante, par laquelle on est presque tous passé faute d’une meilleure d’organisation. 

Ayant suivi sérieusement en cours toute l’année, c’était déjà un bon point pour moi. Je me rappelle, entre l’écrit et l’oral j’ai testé toutes les méthodes possibles et inimaginables. Apprendre toutes les lectures analytiques par cœur en 10 jours, j’ai aussi testé et ça ne fonctionne pas. Pour mémoriser, moi j’ai besoin de relire. Donc je passais mes journées sur mon bureau à relire et relire… Je croyais devenir fou, je n’en pouvais plus, voilà pourquoi il faut commencer tôt! Faites des pauses, reposez-vous, c’est aussi important. Outre le fait de relire, j’ai aussi fait des fiches sur lesquelles je mettais le plan de chaque lecture analytique et j’apprenais ensuite les plans par cœur. C’est le meilleur truc que j’ai pu faire dans ces révisions!

Le jour de l’oral.

Cela a été dur, mais il faut que le jour de l’oral vous connaissiez toutes vos lectures analytiques. C’est sûr, certaines mieux que d’autres, mais le fait de toutes les connaître ça rassure. Ce qui m’a le plus rassuré c’est de connaître le plan. Ça sauve des vies! Je savais que peu importe le texte sur lequel je tombais, il me « suffisait » de ressortir le plan et de compléter les parties.

Une fois dans la salle, je suis tombé sur un des textes que je connaissais le moins, ça m’a un peu énervé. Mais on n’a pas le temps d’être perturbé, le temps de préparation passe vite. J’ai écrit le plan que je connaissais par cœur sur ma feuille. À l’aide de ma mémoire et du texte j’ai complété les parties, mais je n’avais pas fini quand l’examinatrice m’a appelé (petite panique). Mais je suis passé, j’ai assez bien géré l’oral, j’ai improvisé à la fin puisque je n’ai pas eu le temps de faire mes recherches pendant la préparation. L’entretien aussi s’est bien passé, j’avais suivi les cours en classe, j’avais appris les cours, donc j’étais au point sur les auteurs, le romantisme, le genre du roman etc… J’ai également revu les documents complémentaires, qu’il est nécessaire de maîtriser pour l’entretien. L’oral, c’est un exercice à part et il faut dire que dans le système scolaire actuel, l’oral n’est pas l’exercice le plus mis en avant. Je pense que c’est la raison pour laquelle un oral peut faire plus peur qu’un écrit. Mais une fois de plus, tout est question d’habitude. Pour maitriser le format particulier de l’oral, il faut vous entrainer. J’ai par exemple fait un oral blanc avec ma prof, pendant lequel je me suis arrêté en plein milieu car je trouvais que je disais n’importe quoi. J’ai tiré ce qu’il fallait de cette expérience, pour réussir le vrai oral.

Dans tous les cas, donnez le meilleur de vous-même, essayez de gagner le plus de points possible. Les points des épreuves anticipées et des TPE vont composer ce qu’on appelle « les points d’avance« , ce qui va vous aider pour l’obtention du bac. Au pire des cas, n’ayez aucun point d’avance, mais évitez si possible les points de retard.

Choisir sa spécialité

Finissons avec le choix de la spécialité. C’est un choix qui doit être stratégique, afin de réussir votre terminale et le bac. Je pense que pour ce choix, vous devez prendre en compte votre goût pour la matière, mais également vous devez vous sentir capable d’avoir une très bonne note dans cette matière, puisque ça sera votre plus gros coefficient. Le but, c’est d’avoir la meilleure note possible, dans la matière à plus gros coef et le but c’est aussi d’avoir le BAC. Donc faites ce choix, sagement. Personnellement, j’ai pris spé SVT, c’était ma matière scientifique préférée, j’avais de très bonnes notes. Le choix n’a pas été difficile!

J’espère que cet article aura aidé ceux qui en avaient besoin. Je vous retrouve dans les prochains jours pour mon deuxième article « Back to school » sur la terminale S et le BAC, puis on repart après sur des chroniques de mes lectures!

Tortues à l’infini – John Green

Bonjour, je vous retrouve après un long moment d’absence pour ma chronique de « Tortues à l’infini » de John Green. John Green est un auteur que j’aime beaucoup. J’ai lu deux de ses romans, le célèbre « Nos étoiles contraires » ainsi que « Qui es-tu Alaska? ». Je les avais adorés et j’avais beaucoup d’espoir pour que ça soit aussi le cas avec le dernier titre en date de cet auteur : « Tortues à l’infini ».

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Résumé :

Les troubles psychiques ne sont pas des choses faciles à gérer. Ce n’est pas Aza, seize ans, qui dira le contraire, puisqu’elle les subit au quotidien. Sa meilleure amie Daisy est intrépide et remplie d’une énergie débordante. Aza n’avait pas prévu de résoudre l’énigme de Russel Pickett, le milliardaire en fuite, qui a laissé seul derrière lui ses deux fils, Davis et Noah. Mais Daisy, va l’y entraîner, afin de toucher les cent mille dollars de récompense, qui les aideraient beaucoup pour leur futur. Entre amitiés, enquête, mystères, amour et vérités Aza va tenter de faire bonne figure. Mais il est si difficile d’être une bonne amie, une bonne fille etc quand on tombe constamment dans une même spirale de pensées obsessionnelles…

Mon Avis :

Dès les premières pages, on fait la connaissance d’Aza, personnage principal, et de sa « particularité ». Elle est atteinte de troubles psychiques, plus précisément elle a des pensées obsessionnelles, qui la rongent au quotidien. Ainsi, le contexte toujours plus habituel de la jeune lycéenne américaine, qui mène sa petite vie et à qui il va arriver quelque chose, ne m’a pas épuisé d’avance. Dans ce cas, on a directement un élément qui différencie cette situation habituelle, de la masse des autres similaires et notre intérêt est donc tout de suite en éveil.

Aza et Daisy sont meilleures amies, pourtant elles ont des caractères opposés. Aza est assez calme, douce, et contre sa volonté elle se renferme parfois sur sa propre personne. Daisy est débordante d’énergie et d’enthousiasme. Elle est entraîne aussi bien Aza dans ses projets que le lecteur tout au long du roman. Je me suis fait la réflexion qu’elle était vraiment le type d’amie que chacun mérite à ses côtés. Je l’ai tout simplement adoré, du début à la fin, elle a une personnalité très complète. C’est définitivement mon personnage préféré dans ce roman.

Pour les livres dont j’ai déjà entendus parler, comme celui-ci, je ne lis pas le résumé de la quatrième de couverture, car je trouve qu’ils en disent souvent trop. Les résumés en début de chronique sur mon blog ne sont généralement pas ceux des éditeurs. Ce sont des résumés à ma sauce, que j’essaie de rédiger avec le moins de spoilers possible. Je n’ai donc pas lu la quatrième de couverture avant de lire ce roman, mais après, et heureusement sinon je pense que j’aurai été un peu déçu. La quatrième de couverture à mon goût, vend essentiellement l’aspect enquête, détectives qui veulent la récompense de cent mille dollars. Dans les faits, l’enquête existe, mais ce n’est pas tant l’essentiel que ça dans ce livre.

Dans « Tortues à l’infini » on suit Aza, dans les périples de sa vie. L’histoire commence par la mise en place d’une enquête, qui se poursuivra tout du long. Seulement, je vois surtout cette enquête comme en prétexte, car au cours de la lecture, c’est plus ce qui découle de l’enquête qui est mis en avant. L’accent est mis sur Aza et sa vie avec ses pensées obsessionnelles. C’est l’une des premières fois que je lis un livre dont le personnage principal doit faire à des problèmes psychiques de ce genre. Avant ça, je ne connaissais presque rien sur les pensées obsessionnelles. Je ne savais même pas ce que ça existait comme troubles psychiques. Je trouve cela très bien, que John Green mette la lumière sur ces troubles, auxquels de nombreuses personnes sur cette Terre malheureusement doivent faire face. Les troubles psychiques on n’en parle pas assez, John Green lui-même a dû recourir à un traitement pour ses troubles psychiques, et je ne le savais pas.

Aza, voudrait vivre comme tous les autres, sans se poser autant de questions, mais ça lui est impossible. Elle m’a énormément touché, j’ai aimé la suivre tout au long de ce roman, mais ce que j’ai surtout apprécié c’est son évolution. Elle se bat contre elle-même, pour se satisfaire elle-même, mais aussi satisfaire les autres. Elle est très courageuse! Le récit est bien construit, on avance avec fluidité et rythme. Il est question de famille, d’amour, d’amitié, bref un peu le quotidien classique d’une adolescente de seize ans. Mais avec le contexte de ce roman, tout prend une autre profondeur et puis il faut dire que c’est jamais barbant. Il faut également rajouter à cela la fameuse enquête, qui est plus passive qu’active, mais j’ai apprécié cela, car pour moi ce n’était pas nécessairement le plus important. J’ai vibré presque tout au long de ce roman, j’adorais ma lecture. C’était parfait!

On arrive vers le dernier quart du roman, il faut le récit que évolue puisque la fin est proche. Dès lors, je n’ai plus compris. Monsieur John Green, quel était votre but avec le dernier quart du roman? Le récit était tellement bien, mais il va se passer quelque chose de fort au début du dernier quart et puis j’ai eu l’impression que tout s’écroulait! C’était une action forte, je pensais que l’auteur aurait pu en faire quelque chose d’encore plus intense et intéressant. Au lieu de ça, parce que le dénouement approchait, j’ai eu l’impression que c’était traité de façon très superficielle, on passe assez vite sur les conséquences de l’évènement. Pour moi le rythme s’est brisé, c’est devenu plat. Je n’ai plus apprécié ma lecture autant qu’avant. J’ai eu le sentiment qu’il fallait se dépêcher, donc on passe tout en revue rapidement et on arrive au dénouement. C’est dommage.

Le dénouement, n’a rien amélioré à mon goût. Le seul point positif, c’est que j’ai été un peu surpris, ce n’était pas absolument prévisible. Mais j’ai trouvé ça un peu fade, il n’y avait pas de relief. Ce n’est pas une fin marquante, on ne ferme pas ce livre sur un sentiment fort. Sincèrement, j’oublierai  le dénouement dans les prochains jours alors que le reste du récit en lui-même est marquant!

En conclusion :

« Tortues à l’infini » est indéniablement un livre plus personnel de John Green. Il est né dans l’Indianapolis comme Aza, tout comme elle il est sujet aux troubles psychiques. Quand on lit ce roman, on sent aussi cet aspect plus personnel. Le personnage d’Aza est bien construit, la façon dont les troubles psychiques sont traités, plus précisément ici les pensées obsessionnelles est maîtrisé. À travers Aza, on arrive à se rendre compte ce que ça représente que de vivre avec des troubles psychiques. Cet aspect là, c’est l’essentiel et c’est parfait. Le récit est génial, c’est un pur plaisir. Seulement, la fin du roman m’a totalement déçu, surtout le dénouement qui est trop simple pour moi.

Mon avis est donc mitigé sur ce roman, mais je peux vous inviter à le lire quand même, ça en vaut le coup!


Titre : Tortues à l’infini
Auteur : John Green
Edition : Gallimard Jeunesse
Parution : 01 Octobre 2017
Pages : 352 pages
Prix : 21.00

Le rêve dévoré – Jo Rouxinol

Bonjour, aujourd’hui on se retrouve pour ma chronique du roman « Le rêve dévoré » de Jo Rouxinol. C’est le deuxième roman que je lis de cet auteur. Le premier était « Le temps des étoiles » un roman jeunesse, que j’avais vraiment apprécié, notamment pour son aspect pédagogique. Fin Janvier, Jo Rouxinol m’a proposé de recevoir « Le rêve dévoré », qui cette fois n’est pas un roman jeunesse et qui aborde l’histoire d’une jeune fille qui fugue. La fugue est un thème souvent utilisé autant dans le monde littéraire, qu’artistique ou cinématographique. Mais j’avais envie de découvrir ce livre, car ayant apprécié la façon dont l’auteur a abordé l’antisémitisme dans « Le temps des étoiles »,  j’étais curieux de voir comment il allait traiter le thème de la fugue.

Encore merci à Jo Rouxinol pour l’envoi de ce livre.

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Résumé :

Clarisse est une jeune fille de treize ans et demi, intellectuellement précoce. À son âge, elle est déjà une écorchée vive. Elle n’est pas en phase avec ce que le quotidien à lui offrir, elle est en totale rébellion. Ses parents divorcés ne savent plus comment la gérer, malgré les avertissements, Clarisse persiste dans une attitude insolente à l’école. Plus rien ne va dans le monde de notre jeune adolescente, elle a besoin de s’en soustraire. Clarisse va fuguer, pour fuir la réalité et tenter d’atteindre ses rêves.

Mon Avis :

En commençant ce livre, j’ai été surpris par certaines expressions assez crues. Tout de suite, ça donne le ton, on ne va pas passer par quatre chemins, les réalités sont montrées sans filtre et le langage est sans complexe. Si j’ai de prime abord été surpris par la vulgarité, je ne l’ai pas trouvé gênante, dans le sens où elle n’est pas non plus extrêmement présente et puis ce n’est pas un roman jeunesse. Le langage de Clarisse nous fait rentrer brutalement dans l’histoire et cette brutalité fait écho avec la violence que représente le quotidien pour notre protagoniste.

Clarisse est une jeune fille à la personnalité très forte. L’expression « écorchée vive » la caractérise parfaitement, on comprend dès le début qu’elle est brisée de l’intérieur même si on ne sait pas encore pourquoi. Clarisse est un personnage très intéressant à suivre, elle est littéralement tout et son contraire. Elle peut faire preuve de grande maturité et parallèlement de naïveté et même de bêtise. J’ai adoré la détester, comme j’ai détesté l’adorer. Clarisse reste après tout une jeune fille très sensible, elle nous touche par sa façon d’être avec ses qualités comme ses défauts. Je me suis attaché à elle et je ne l’oublierai pas de si tôt!

J’ai été agréablement étonné par le style d’écriture de l’auteur. Je l’avais déjà apprécié dans « Le temps des étoiles », mais avec « Le rêve dévoré » on est nettement sur un niveau supérieur. C’est vraiment très bien écrit! L’écriture est légère, fluide, avec un petit côté poétique, le tout est sincèrement très agréable à lire.

Le récit est bien construit, avec des choix audacieux, mais qui à la fin payent! L’action démarre très tôt, donc très tôt on est embarqué par l’histoire de Clarisse. L’auteur réussit à maintenir notre intérêt tout au long du récit. Le rythme est maîtrisé, il y a un bon dosage au niveau de l’action et des rebondissements. Dans cette fugue que l’on suit, on ne peut pas réellement prévoir ce qui va se passer. Clarisse cueille le jour, elle vit le moment, le lecteur se trouve dans une même situation et j’ai apprécié cela. Ce roman nous invite indirectement à réfléchir sur des aspects de notre quotidien, il nous invite à un dépaysement. Dans nos sociétés modernes on intériorise un certain modèle de vie, mais l’histoire de Clarisse nous permet de voyager, de nous montrer une alternative à ce que peut être le quotidien.

Au cours de la lecture, on est confronté à des passages, que je juge personnellement choquants. Outre le fait que ce soient des passages à caractère sexuel, ce qui est choquant ce sont réellement les situations, qui sont selon moi d’une grande violence. Ce sont des choses, qu’on ne souhaite pas voir, qu’on ne trouve pas appropriées. Durant ma lecture, ces passages ont été des moments difficiles, qui m’ont gêné, d’autant plus que tout le reste de ma lecture me plaisait grandement. Seulement, comme je le disais plus tôt, le récit est bien construit, rien n’est laissé au hasard. Ces passages s’expliquent au fil de la lecture ou expliquent un point de l’histoire. Ils ajoutent un autre type de violence et de brutalité, ce qui rajoute de la profondeur à l’histoire. C’est malin! J’aurais aimé qu’on n’ait pas à avoir ce genre de passage, mais d’autre part je n’arrive pas à voir ce qui aurait pu à la place donner autant d’intensité au récit.

La fin du roman est maîtrisée, le dénouement est assez inattendu. C’est un parfait condensé d’émotions, c’est surtout une fin très poignante et touchante.

En conclusion :

« Le rêve dévoré » de Jo Rouxinol est un très bon roman. Honnêtement, je ne pensais pas aimer autant ce livre, qui a dépassé mes attentes. J’ai été agréablement étonné! Le récit est parfaitement structuré, on prend un réel plaisir à tourner la page à chaque fois pour découvrir ce qui va se passer. Si le récit est si captivant, c’est en grande partie grâce à Clarisse, un personnage principal attachant, qui fonctionne à merveille et que l’on prend plaisir à suivre. L’écriture de l’auteur est également un très bon point. La lecture est agréable, fluide et il y a ce soupçon de poésie qui est vraiment appréciable.

Carton plein pour ce roman. Spontanément, je vous le conseille totalement. Après, attention, comme je le dis dans la chronique, il y a des passages qui peuvent heurter à mon avis la sensibilité de certains. Je conseille donc ce roman à un lecteur averti!


Titre : Le rêve dévoré
Auteur : Jo Rouxinol
Edition : Adamastor
Parution : 11 Décembre 2017
Pages : 257 pages
Prix : 2.99€

Call me by your name – André Aciman

Salut! Alors aujourd’hui c’est avec un immense plaisir et beaucoup d’excitation que je reviens pour vous parler du roman « Call me by your name » d’André Aciman. Il est sorti depuis 2007, mais a été mis en avant dernièrement grace à l’adaptation cinématographique du roman, qui sort en France le 28 Février 2018. Sans ce film je n’aurais peut-être jamais connu ce livre. C’est là que l’on voit clairement un des aspects positifs des adaptations cinématographiques! Bref, je ne parle pas plus et je vous invite à découvrir mon avis complet!

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Résumé :

 Elio raconte l’été qui l’a marqué à vie, alors qu’il avait dix-sept ans, à la fin des années quatre-vingt. Comme tous les étés, Elio et ses parents reçoivent dans leur maison de vacances sur la côte italienne, un jeune universitaire pour aider le père d’Elio, professeur de littérature, dans son travail. Le charme et l’intelligence d’Oliver, la muvi star comme le qualifie la mère d’Elio, n’échappe à personne. Sous le soleil d’Italie, entre promenades, piscine, parties de tennis, Elio va être de plus en plus attiré par le jeune homme…

« Call me by your name » c’est l’histoire d’une romance d’à peine six semaines, six semaines à peine qui marqueront Elio et Oliver pour toute leur vie.

Mon Avis :

J’ai lu ce livre en VO anglais, c’est la raison pour laquelle le titre est en anglais. Le titre de la version française est « Appelle-moi par ton nom ». D’ailleurs, je vous ferai surement bientôt un article sur mon expérience jusqu’à maintenant avec la VO en anglais.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je rappelle que j’ai lu ce roman à la suite du film, ce que je ne fais généralement pas. Je suis un pro du « livre avant le film » et je ne lis jamais un livre dont j’ai vu le film avant. C’est la première fois que je déroge à cette règle, car le film m’a énormément donné envie de lire le livre. Mais ça c’est une autre histoire, je vous ferai peut-être un article sur le film.

Dès que l’on commence ce roman, on rentre dans une ambiance enivrante. C’est une ambiance douce, chaleureuse et calme, qui détend. Tout au long du roman, j’avais l’impression d’être moi aussi en été en Italie avec eux, de sentir le soleil briller, détendu en train d’écouter les bruits environnant. C’est une ambiance extrêmement réconfortante, j’ai adoré avoir ce goût de vacances d’été en plein hiver.

Elio, le personnage principal de ce roman raconte son histoire au passé, lorsqu’il avait dix-sept ans. Il raconte donc des souvenirs, mais il les rend très vivant de telle sorte qu’on peut parfois oublier que ce qui nous est raconté ne sont que des faits passés. Elio est un personnage que je juge inoubliable. Sa personnalité est magnifique, il est tellement sincère dans sa façon d’être. Il nous raconte absolument tout, ses sensations, ses états d’âme, ses douleurs. Tout cela est raconté avec une grande poésie. André Aciman a une plume divine, mais surtout il y a beaucoup d’intelligence dans son style d’écriture. Aussi, il parsème le récit de nombreuses références en tous genres, surtout littéraires et j’apprécie cela.

Je pense sincèrement qu’il me faudrait un article entier pour vous dire à quel point j’aime Elio. Sa sincérité m’a profondément touché, m’a chamboulé même, de nombreuses fois. Je me suis senti très proche de lui, déjà parce que dans sa façon de narrer il est très proche du lecteur. Mais aussi parce que je me suis à certains moments identifiés à ce qu’il ressentait. Je pense que dans une certaine mesure, tout le monde peut dans ce roman trouver quelque chose qui va faire écho avec un passé, un présent, avec des émotions et je trouve cela extraordinaire.

Le narrateur nous emporte totalement dans son récit qui pourtant dans sa construction n’a rien d’attrayant, au contraire. C’est un récit linéaire, l’inverse total des romans très structuré, avec un rythme soutenu, calculé etc… D’habitude je fuis ce genre de récit pour la simple et bonne raison que je m’ennuie. Ici, on suit le cours de l’été d’Elio, les choses vont à leur rythme, c’est-à-dire ici assez lentement, calmement, vraiment dans l’idée de ce qu’on s’imagine de vacances d’été tranquilles. Si je ne me suis pas ennuyé, c’est parce que l’histoire que l’on suit est elle seule très forte. Et c’est pourquoi dans l’éventualité où vous passiez à côté de l’histoire, de toutes les émotions etc, je pense sincèrement que avez de grandes chances de vous ennuyer et probablement même d’arrêter votre lecture!

Ce que « Call me by your name » a à nous offrir, c’est une histoire d’amour, profondément humaine et brute. Pour moi, l’histoire d’Elio et d’Oliver est bien plus qu’une romance, c’est une histoire d’Amour avec un grand A. C’est une histoire d’amour assez complexe entre un adolescent de dix-sept ans et un jeune homme de vingt quatre ans. Tout est parfait dans ce livre, il n’y a rien de problématique, malgré l’écart d’âge, qui je sais peut faire parler certains. Aussi, c’est une relation homosexuelle, mais l’auteur n’en fait pas plus cas, c’est une relation amoureuse avant tout. C’est une histoire passionnée, l’histoire d’un désir entre deux hommes. On suit le premier amour d’un adolescent, sa découverte du désir, de la sexualité. Je n’ai jamais lu une histoire d’amour aussi intense et vraie. Ce roman, vous chamboule totalement, il vous bouleverse, sans que vous ne puissiez rien faire. Je n’ai jamais pleuré en lisant un livre, mais ce livre méritait toutes mes larmes, en tout cas il m’a donné envie de pleurer à plusieurs reprises. Définitivement c’est une histoire qui m’a touché au plus profond de moi-même. Je ne compte pas le nombre de fois où je m’arrêtais parce que je me prenais des claques par la beauté et la profondeur de ce que je venais de lire!

J’ai pris un plaisir immense à lire ce livre, je le relirai encore et encore. Ça faisait très longtemps que je n’avais pas autant aimé un livre! Elio et Oliver sont des personnages plus qu’attachants, je ne sais pas comment je pourrais les oublier, je ne pense pas que ça soit possible. J’ai lu de nombreux livres, certains que j’ai bien aimé, d’autres moins, d’autres que j’ai adorés. Mais rares sont les coups de cœur de ce genre, rares sont les romans et les personnages qui vous marquent à ce point.

La fin, ayant regardé le film, je pensais la connaître, mais je me suis trompé! Ce n’est pas la même fin que dans le film et ça, je ne m’y attendais absolument pas. C’est une fin extrêmement émouvante, qui m’a déchiré. Mon cœur n’était pas prêt à cette intensité en émotions qui est juste phénoménale! Tout était parfait jusqu’à la dernière ligne. L’auteur joue avec nos émotions tout au long du roman, mais avec cette dernière ligne, en fermant le livre juste après, il ne veut clairement pas nous laisser tranquille! Franchement, c’est une fin digne d’un tel roman!

En conclusion :

J’ai adoré « Call me by your name », qui a été un immense coup de cœur! Selon moi tout est parfait dans ce roman. Le rythme est assez lent, la construction du récit est linéaire, n’a rien d’extraordinaire en soi, mais permet de donner toute la lumière à l’histoire. Une histoire d’Amour comme on en voit peut souvent. Une histoire belle, touchante, profondément humaine et sincère. « Call me by your name » est un tourbillon d’émotions. L’ambiance est également très agréable. Les personnages sont très attachants et marquants, surtout Elio à mon avis, JE L’ADORE! Ce roman est sublime, divin, excellent selon moi! C’est une lecture bouleversante et inoubliable.

Est-ce que je vous conseille ce roman??? OUI, OUI, OUI!!! Si ce livre vous tente, je ne peux que vous dire de foncer! Si vous le lisez ou si vous l’avez lu, n’hésitez pas à me laisser un commentaire ici, ou bien m’envoyer un message sur les réseaux sociaux (Instagram, Twitter et Facebook) à @nosamislesmots. J’ai vraiment envie de connaître vos impressions aussi!


Titre : Call me by your name (vf : Appelle-moi par ton nom)
Auteur : André Aciman
Edition : Atlantic books (vf : Grasset)
Parution : 21 Septembre 2017 (vf : 7 Février 2018)
Pages : 248 pages (vf : 336 pages)
Prix : 10.20€ (vf : 20.90€)