À la place du coeur – Arnaud Cathrine

Salut! À la suite des attentats qui ont touché la France en 2015, plusieurs livres sont sortis à ce sujet. J’ai regardé cette arrivée de livres dans la blogosphère, d’un regard assez distant. Je ne me voyais absolument pas me plonger dans ce genre de livre. Parmi tous ceux-ci, il y a un qui s’est démarqué et sur lequel j’ai lu de nombreux avis élogieux : « À la place du cœur ». Ce n’est que maintenant, par curiosité que j’ai décidé de le lire, et je vous donne aujourd’hui mon avis sur ce roman.

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Résumé :

Caumes, dix-sept ans, n’attend qu’une chose, que l’année soit finie, qu’il ait passé son bac pour rejoindre son grand frère à Paris. Pour l’instant, il mène sa vie de lycéen, dans sa petite ville natale, entre amitié, école, parents, ennemis et amour. Justement, niveau amour, un changement est en train de s’opérer dans la vie du jeune Caumes. Il se pourrait qu’Esther, la fille de ses rêves, s’intéresse aussi à lui. Comme on le sait, le premier vrai amour crée un bouleversement dans la vie d’un adolescent. Mais Caumes, ne va pas être au bout de sa peine et va devoir faire face en même temps à un autre tsunami. Le 7 Janvier 2015, la France bascule dans l’horreur, avec l’attentat contre Charlie Hebdo. Dans « À la place du cœur » on suit une semaine d’effroi pour la France, une semaine avec Caumes, entre horreur et passion.

Mon Avis :

Dans ce roman, nous suivons Caumes, un adolescent de dix-sept ans, durant une semaine qui a marqué la France. Le cadre se veut réaliste, mais celui-ci ne l’est pour moi pas complètement. Le souci se pose surtout au niveau de la représentation des adolescents, assez présents dans l’histoire puisque nous suivons la vie d’un lycéen. J’ai trouvé que les adolescents étaient parfois trop caricaturaux et faisaient tache dans le cadre réaliste que nous propose ce roman. Caumes est en terminale, à ce niveau les jeunes ne sont pas vraiment comme ils sont dans le roman. Dans « À la place du coeur » ils sont parfois montrés comme vraiment immatures et leurs réactions étaient des fois si puériles que l’on aurait dit des collégiens. J’ai en mémoire certains passages où ils étaient en classe, qui étaient bonnement ridicules. Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse donner une telle immaturité à des jeunes à l’aube de leur majorité.

Certaines réactions des parents de Caumes et scènes familiales étaient également un peu caricaturales et surtout vues et revues. Les personnages principaux sont intéressants, leurs caractères s’accordent bien ensemble, mais ils n’ont rien d’exceptionnels. Les caractères ne sont vraiment pas très développés, ils servent à l’histoire mais sans plus, je ne m’y suis pas du tout attaché.

Le récit est construit sur deux points principaux, une histoire d’amour et les attentats. L’histoire d’amour est à mon goût tout à fait banale, elle n’apporte rien de bien important. Les choses se font vite et simplement, il n’y a pas vraiment de force ou de réelle beauté dans l’expression des sentiments. Cette histoire d’amour est certainement davantage marquée par des scènes de sexe que par une élévation de leur amour. Les passages où ils font l’amour pourraient même renforcer leur amour justement, le rendre plus beau, plus profond, mais je n’ai pas trouvé que c’étaient le cas. Ces scènes d’amour on les tolère ou pas, moi ce n’est pas ce qui m’a forcément gêné, je les ai juste trouvées parfois un poil indélicates.

Le sujet principal de ce roman, reste avant tout les attentats. À travers ce roman on revit cette semaine de Janvier 2015 qui a vraiment été difficile. On la revit à travers le regard d’adolescents, ce qui est vraiment une bonne idée. Les médias, ne donne pas forcément de façon spontanée la parole aux adolescents dans ces moments-là.  On sait moins ce qu’ils peuvent penser, ce qu’ils peuvent ressentir. Avec « À la place du cœur » on découvre comment les jeunes peuvent réagir face à de tels événements. Les réactions des adolescents dans le roman, comme je l’ai dit plus tôt sont parfois un peu étranges, mais au moins les situations mises en place sont vraisemblables. L’auteur nous montre par exemple toutes les tensions qu’il peut exister, ou encore la difficulté pour le corps enseignant de gérer la situation, à savoir expliquer ou pas, comment le faire etc… Mais l’auteur reste quand même beaucoup dans le factuel à mon goût. Il ne crée pas vraiment quelque chose de poignant derrière.

Ainsi, ce récit est surtout bien pour revivre la chronologie de cette fameuse semaine de Janvier 2015. Je m’attendais à ce qu’il y ait quelque chose de profond au-delà de ça, ce qui n’a pas été le cas. C’est l’histoire d’amour qui aurait pu apporter quelque chose d’intéressant , mais encore il n’en a rien été. Pendant tout le récit je me suis donc demandé à quoi servait cette histoire d’amour, puisqu’elle n’apportait pour moi rien. Je comprends l’idée de l’auteur de vouloir associer ces deux bouleversements qui arrivent dans la vie de Caumes sauf que là ça ne marche pas correctement. Entre les personnages qui ne sont pas très bons, le côté réaliste parfois trop caricatural, l’histoire d’amour insipide et le récit qui n’est pas plus approfondi, clairement je n’ai pas apprécié. C’était pour moi trop simple et sans grand intérêt. De plus, j’ai eu la preuve de ce pour quoi je ne voulais pas lire ce genre de roman, en effet me replonger dans ces histoires d’attentats n’a vraiment pas été agréable.

Le dernier tiers du roman a tout de même relevé le niveau, ça été mieux. Le dénouement approchait, il y avait davantage d’action, c’était plus intéressant. Je dois dire que le dénouement et la fin du récit ont été bien exécuté. J’ai enfin trouvé la profondeur dans le récit, que je cherchais tout au long de ma lecture. C’est là que l’auteur a vraiment donné un sens à son histoire. On a des passages, poignants, émouvants et avec des émotions fortes. Cette fin elle est extrêmement bouleversante et tragique, elle fait passer des messages forts. Le ton employé était également plus affirmé et les personnages plus matures. Je n’ai pas énormément aimé ce livre, mais là fin est incroyablement belle.

En conclusion :

« À la place du cœur » est un roman avec de bonnes idées, mais qui ne fonctionne pas tout à fait. Les personnages sont parfois caricaturaux, le récit est un peu trop simple, l’histoire d’amour est assez banale et n’apporte rien de vraiment nécessaire ou d’intéressant. C’est un bon roman pour revivre la chronologie de cette semaine d’attentats de Janvier 2015. Mais derrière ça comme le récit n’est pas plus approfondi, je n’y ai pas trouvé mon intérêt, surtout que par nature le sujet n’est pas des plus agréable. Heureusement, la fin du roman relève le niveau et pour le coup est presque parfaite.

Personnellement, je ne comprends pas du tout l’engouement qu’il y a eu pour ce livre et je ne le vous conseille pas. Mais bien sûr, si le roman vous fait envie, n’hésitez pas à tenter, beaucoup d’autres l’ont adoré.


Titre : À la place du cœur, saison 1
Auteur  : Arnaud Cathrine
Edition : Robert Laffont
Parution : 1 Septembre 2016
Pages : 252 pages
Prix : 16.00€

 

Arena 13 – Joseph Delaney

« Arena 13 » est un roman qui me faisait de l’œil depuis un bon moment. Faisant partie de la sélection du CODE LEA, j’ai directement saisi l’occasion pour me lancer dans cette lecture. Qu’en ai-je pensé? Je vous laisse le découvrir tout de suite.

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Résumé :

Vaincue par des machines douées de conscience, l’humanité n’existe presque plus. Les derniers habitants vivent dans le pays de Midgard, confinés par l’épaisse barrière de brouillard qui les entoure. Au-delà de cette barrière infranchissable, personne ne sait ce qu’est devenu le monde. Le pays de Midgard est dominé par une créature qui terrorise les habitants, qui vole les âmes : Hob.  Gindeen, la seule ville du pays abrite des arènes, dans lesquelles se succèdent des combats à longueur de journée. Il existe treize arènes dont la plus prestigieuse est la treizième. Dans l’arène treize, on parie sur celui qui fera couler le sang en premier, on parie sur celui qui trouvera la mort… Le jeune Leif arrive un jour à Gindeen, dans un but précis. Il souhaite à tout prix combattre dans l’Arene 13, pour se venger…

Mon Avis :

L’univers de ce roman est la première chose qui m’a plu. C’est un univers fantasy avec un aspect dystopique, construit autour d’éléments qui rappellent la civilisation romaine. Il est en effet question de combats dans des arènes, comme des combats de gladiateurs, avec aussi l’idée du prestige des combattants et de toute une fascination du peuple concernant tout cela. C’est un univers prenant, intéressant, à la fois sombre, mystérieux et fascinant. Malheureusement, j’ai trouvé que cet univers, n’a pas su toujours être mis correctement en valeur au cours du récit. Je trouve que ce monde que l’auteur a créé n’est pas assez enraciné et un peu instable parfois. J’aurais aimé que Joseph Delaney aille plus loin avec cet univers-là.

Le récit en lui-même est plutôt sympathique, on suit le personnage principal, Leif, dès son arrivée à Gindeen où il a un but bien précis. Ce personnage de Leif est plaisant à suivre, assez attachant, mais selon moi il n’a pas eu un caractère assez marqué pour porter l’histoire. Il est quand-même assez effronté, il est courageux, il a de belles valeurs, c’est le type de personnages que l’on voudrait avoir pour ami. Mais, même si je l’ai beaucoup apprécié, il a manqué cette touche qui le rendrait unique et marquant. Les personnages dans son genre sont construits à partir de codes assez récurrents, et Leif n’a pas cette singularité qui lui permettrait de se détacher de tout ce genre de personnage que l’on retrouve souvent.

La lecture est tout à fait fluide et agréable, on a un bon univers, un bon personnage principal. Les péripéties sont assez plaisantes également, on a des moments de tension, de doutes, de peur, de joie… J’étais attaché au personnage, le récit m’a vraiment entraîné de telle sorte qu’à certains moments, j’étais littéralement en colère ou déçu. J’ai vibré avec Leif, et cela est un bon point. Malgré ces bons points, je n’ai pas vraiment apprécié le roman dans sa globalité. Je trouve que la construction du récit est assez étrange et je m’y suis un peu perdu.

On a dès le départ une première intrigue, Leif a un but précis et unique. À partir de là, viennent les péripéties. On a des moments d’action, on avance au niveau de l’intrigue etc… Puis vers la fin, une nouvelle intrigue apparaît. Cette dernière est bien sûr étroitement liée à la première, mais personnellement j’ai été un peu perturbé. Même si je sais que ce n’est pas le cas, il n’empêche que j’ai eu l’impression que tout ce qui a été construit avant a été balayé par ce rebondissement qui arrive à contre-courant de tout ce qui a déjà été mis en place. Je sais pertinemment que ce rebondissement va probablement apporter plus dynamisme et de sensations à la suite de l’histoire. Cependant, même au moment où je vous écris je n’arrive toujours pas à comprendre, j’ai presque du mal à voir le récit comme un ensemble tout à fait cohérent. J’ai cette impression d’avoir été roulé dans la farine au dernier moment.

Paradoxalement, (ou pas d’ailleurs) cette fin en elle-même je la trouve réussie. On a du rebondissement, du dynamisme et un très bon rythme. C’est une fin prenante, surprenante, émouvante aussi. C’est riche, ça crée une rupture qui relance l’intérêt du lecteur. De ce point de vue précis, c’est satisfaisant.

Tristement, je ne vais pas terminer cette chronique en beauté, puisque j’ai encore deux bémols à évoquer. Tout d’abord, j’ai trouvé qu’il y avait un manque de description des personnages fantastiques de ce récit. Dans « Arena 13 » il est question de quelques bêtes étranges et j’ai trouvé qu’elles n’étaient pas toujours bien décrites. C’est peut-être pour garder un peu le côté mystérieux, mais j’ai peiné à visualiser pleinement ces êtres étranges, pourtant au cœur du récit.

Deuxième point, j’ai été extrêmement déçu par le fait que ce roman ne corresponde pas au genre qu’on lui donne. J’ai vu partout qu’ « Arena  13 » était catégorisé comme « roman ado » même sur les pages officielles de l’éditeur, alors que je ne trouve pas que ce roman corresponde vraiment à ce que je qualifierais comme tel. J’ai trouvé pour le coup que faisait plus jeunesse que roman ado. L’élément qui m’avait conforté dans l’idée que ça soit un roman davantage typé « ado » a été l’indication « pour lecteurs avertis. Découvre d’autres livres à ne pas lire la nuit sur ww…. », que l’on retrouve sur la quatrième de couverture. L’univers à beau être assez sombre, je n’ai pas vraiment pas eu peur en lisant ce livre, et c’est un froussard qui vous le dit! Il y a pourtant des romans jeunesse que j’avoue eu avoir du mal à lire la nuit, mais pas celui-là.

En conclusion :

« Arena 13 » est un bon roman, simple à lire, avec un univers intéressant, un personnage attachant et un récit plutôt captivant. Cependant, je trouve qu’il manque plein de petits éléments, qui font que ce roman n’est pour moi pas pleinement abouti. Ce livre n’est pas à la hauteur de ce qu’il nous promet, de ce à quoi je m’attendais pour un tel livre, par conséquent je suis assez déçu par cette lecture.

Dans le cadre du CODE LEA 2017 je dois donner à ce roman une note.
Voici le système de notation :
-1 étoile (nul)
-2 étoiles (pourquoi pas?)
-3 étoiles (intéressant)
-4 étoiles (très bien)
-5 étoiles (excellent !)
Voici ma note pour cette BD :
*** Trois étoiles (intéressant).

 


Titre : Arena 13
Auteur  : Joseph Delaney
Edition : Bayard Jeunesse
Parution : 5 Novembre 2015
Pages : 390 pages
Prix : 15,90€

Les derniers jours de Pompei – Edward Bulwer-Lytton

Hello! Je vous retrouve aujourd’hui pour ma chronique du roman « Les derniers jours de Pompei » d’Edward Bulwer-Lytton, aux éditions Livre de Poche Jeunesse. Après avoir fini ma lecture, j’en ai parlé avec d’autres personnes qui ont lu ce même livre et ont été déçus. Aussi, en le commandant sur Amazon, j’ai lu de nombreux commentaires négatifs. Mais alors, où est-ce que je me positionne moi dans tout cela? Eh bien, je vous laisse le découvrir tout de suite…

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Résumé :

En 79 après Jésus-Christ, Pompei est une petite ville romaine du sud de l’Italie, près de la ville de Naples. Le 24 Août 79 après J.C. elle vit sans le savoir ses derniers jours. Pourtant, la vie de cette cité florissante ne laisse pas prévoir le désastre à venir. Á quelques centaines de mètres de là, un volcan : le Vésuve, est en train de se réveiller. Ce roman d’Edward Bulwer-Lytton, retrace les derniers jours de cette ville historique de Pompei, qui a été détruite par l’éruption du Vésuve.

Mon Avis :

J’ai lu l’édition roman de Poche Jeunesse, qu’il existe de ce roman. C’est une édition particulière, dans laquelle on ne retrouve pas le texte original dans son intégralité. Ce n’est ni une adaptation, ni un résumé. On retrouve dans cette édition une version abrégée du texte original, et je cite « Les coupures y sont effectuées de manière à laisser intacts le ton et le style de l’auteur ». Malheureusement, je ne pourrai pas donner mon opinion sur ces derniers points puisque je n’ai pas lu le texte original. Toutefois, même si l’on ressent que le récit a été abrégé, très distinctement, je n’ai pas trouvé que cela a été un problème. Cela permet de rendre le roman accessible dès onze ans, et permet aussi de découvrir cette histoire d’une manière assez globale, tout à fait appréciable finalement.

« Les derniers jours de Pompei » est un roman historique écrit par Edward Bulwer-Lytton en 1834, c’est une fiction construite sur des faits historiques. Et justement, cette part d’Histoire et de civilisation que nous offre ce livre est quelque chose que j’apprécie. On découvre un moment important de l’histoire antique, mais c’est principalement l’apport qu’il y a au niveau de la civilisation qui ma plu. On découvre la ville de Pompei, les modes de vie de ses habitants, les coutumes de la ville, sa mixité… On est réellement imprégné par cette ambiance antique, que personnellement j’aime beaucoup. Ce voyage que m’a permis ce roman a été tout à fait plaisant et surtout enrichissant. Il y a néanmoins des limites. Déjà, c’est une fiction, certains éléments ne sont pas des faits historiques vérifiés et ne servent qu’au récit. Aussi, là où il faut le plus faire attention à mon avis, c’est au niveau de la religion. Il y avait à l’époque de Pompei des croyances païennes et une minorité de chrétiens. L’auteur s’attache à donner une image positive et belle de la religion chrétienne, alors que c’est une vision médiocre des croyances  païennes, qui nous est donnée. On peut légitimement se demander pourquoi, l’auteur ne montre pas aussi la beauté qu’il existe dans les croyances païennes et ici plus précisément dans le culte d’Isis.

Puisque le texte a été abrégé, il est par conséquent très simple à lire. Ainsi, ce livre peut se lire dès onze, mais cette simplicité ne m’a pas gêné. La construction du récit fonctionne et nous tient tout au long de la lecture. Le récit est construit de manière assez classique, mais cela est fait intelligemment et avec dextérité. Je n’ai à aucun moment pu imaginer ce qui allait se passer par la suite. Petit à petit, des éléments, des intrigues, viennent garnir le bouquet global et notre intérêt grandit crescendo. Aussi, ce récit est construit autour de l’éruption du volcan, chaque stade notable du réveil du volcan donne lieu à un important moment d’action. Mais encore, ce réveil progressif du Vésuve va de pair avec la tension grandissante dans le récit. J’ai été captivé par l’ambiance, et la tension qui augmentait n’a fait que multiplier mon intérêt pour l’histoire.

Dans ce roman, on suit de front plusieurs intrigues, qui sont surtout des intrigues amoureuses. Moi, qui ne suis vraiment pas fan des intrigues amoureuses,  j’ai été étonné de voir que ça ne m’a aucunement gêné. Je les ai même beaucoup apprécié. Ces intrigues pourtant nombreuses, sont bien menées tout au long du roman. Elles sont toutes intéressantes et importantes pour le récit. Le côté « amour » n’est pas si imposant et c’est que j’ai apprécié. Je pense que le fait que le récit ait été abrégé a permis d’éviter de longues scènes d’amour, que je n’aurai pas aimé. De plus, j’ai trouvé que l’auteur a été très fort, car il ne perd pas le lecteur au milieu de toutes ses intrigues. La situation est complexe, mais finalement simple à comprendre et c’est cela que j’ai adoré. On a des personnages amoureux, mais ceux dont ils sont amoureux, sont amoureux d’un ou d’une autre, et puis certains ne s’aiment pas du coup blabla… Bref, vous voyez le tableau. Partir de ce genre d’emmêlement de relations, et faire quelque chose de cohérent, je trouve que peu y réussissent complètement. Pour moi, ici l’auteur a relevé le challenge haut la main.

En plus des intrigues qui s’allient harmonieusement ensemble et qui donnent un corps solide au récit, il y a également les personnages qui consolident l’ensemble. Peu importe si on les aime ou pas, il faut reconnaître que ce sont des personnages qui par leur caractère apportent beaucoup au bon fonctionnement du récit. Ce sont des personnages passionnés et passionnants à suivre. Ils ne font pas les choses à moitié et c’est ce qui fait que ce roman est si riche et dynamique. On s’attache facilement à certains personnages et notre cœur est au cours de ce roman, de nombreuses fois tiraillé entre des sentiments incompatibles.

Le dénouement  de ce roman est plutôt grandiose, tout explose, littéralement. Il y a de beaux moments d’action et la vérité est enfin révélée au grand jour. C’est une fin très mouvementée, bien pensée et avec quelques surprises. C’est une jolie fin, avec un évènement réellement émouvant et puis on finit l’histoire sur une belle morale. .

En conclusion :

J’ai beaucoup aimé ma lecture et le fait d’avoir lu une édition dans laquelle le texte est raccourci, ne m’a pas gêné plus que cela. Cette édition rend l’histoire simple et abordable dès onze ans. Mais pour moi, c’est un roman qui de la sorte est appréciable à n’importe qu’elle âge. L’action est plus concentrée, donc on va à l’essentiel. Le contexte dans lequel se déroule l’histoire nous permet de découvrir la civilisation romaine, au travers de la cité de Pompei. Le récit est bien construit, les intrigues sont nombreuses, intéressantes et surtout bien accordées entre elles. La trame est ainsi vraiment bonne, la lecture agréable et captivante. Enfin, les personnages font une grande part de la réussite de ce roman. Ils sont très caractériels, on s’y attache et on prend plaisir à les suivre.


Titre : Les derniers jours de Pompei.

Auteur  : Edward Bulwer-Lytton

Edition : Livre de Poche Jeunesse

Parution : 17 Septembre 2014
Pages : 256 pages
Prix : 4,95€

C’est Lundi, que lisez vous?

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Salut, comment allez vous en ce jour de Lundi férié? On se retrouve aujourd’hui pour le rendez-vous « C’est Lundi, que lisez vous? ».

 C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books.  Et c’est Galleane qui a reprit la relève.

C’est parti, je réponds aux trois questions!

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

La semaine passée j’ai ENFIN terminé la lecture du roman « Voyage au bout de la nuit » de Céline. Ça faisait plus d’un mois que j’étais dessus. Je pense vous partager mon ressenti sur ce livre prochainement dans une chronique.

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2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

En ce moment, je suis sur trois livres en même temps. Déjà, je continue « Six of crows » de Leigh Bardugo, commencé la semaine dernière et je démarre la lecture du roman « Le neveu de Rameau » de Diderot et du roman « An ember in the ashes » de Sabaa Tahir.

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3. Que vais-je lire ensuite ?

Ensuite, je compte lire « Eleanor & Park » de Rainbow Rowell, mais ce n’est pas certain.

Je vous souhaite une très belle semaine livresque.

À bientôt pour une nouvelle chronique!

Tag PKJ : Vive les vacances

Ah les vacances… Tant rêvées, tant attendues… En, ce moment d’ailleurs, j’attends les grandes vacances avec impatience et excitation. J’ai envie de pouvoir lire JOUR et NUIT, dormir, profiter de la vie! Je ne sais pas pour vous, mais pour moi la fin de l’année scolaire, c’est une partie de l’année que j’adore. Il fait chaud, le ciel est bleu, on profite des fins de journées, on est de meilleure humeur. Mais je trouve aussi que c’est une période extrêmement éprouvante et stressante.

Bref, les vacances c’est dans deux mois et comme j’adore me faire du mal à y penser constamment, je me suis dit qu’il fallait que je fasse le dernier Tag proposé par Pocket Jeunesse qui porte sur les vacances.

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Comme d’habitude avec les tags PKJ, le principe est simple, il suffit de présenter un livre correspondant à chaque question. Dans la mesure du possible, il faut également essayer de ne pas présenter un même livre pour des questions différentes.

Prêts? C’est parti!

1) Citer un livre dont l’histoire se déroule loin de chez vous.

Facile, il y en a tellement! Prenons tout simplement « Divergente » de Veronica Roth qui se déroule sur le continent américain.

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2) Citer un livre où l’intrigue se passe dans un endroit où vous êtes déjà partis en vacances.

Là, c’est un peu moins facile. Mais, récemment j’ai lu « U4.Yannis » de Florence Hinckel, et l’intrigue se déroule dans trois villes principalement : Marseille, Lyon et Paris. Et devinez quoi, j’ai déjà passé des vacances à Marseille et à Lyon.

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3) Citer un livre que vous avez lu en vacances

J’ai lu « Nos étoiles contraires » l’été où le film sortait. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que je pense vacances et lecture, j’ai le souvenir de ces vacances à Bordeaux où j’ai acheté le livre et que je l’ai lu en deux jours sous le soleil.

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4) Citer un livre où les personnages sont en vacances pendant tout le livre.

C’est le cas dans le roman « Une saison goût citron » de Joanna Philbin.

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5) Citer un livre dont la couverture évoque les vacances.

La couverture du roman « Frangine » de Marion Brunet m’évoque les vacances, mais je ne saurais vraiment bien vous expliquer pourquoi.

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6) Citer un livre où les vacances des héros ne se déroulent pas comme prévues.

Je dirais « Au bout du tunnel » de Carlos Garcia Miranda, mais bon les héros ne sont pas vraiment en vacances mais en voyage scolaire.

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7) Citer un livre que vous aimeriez lire en vacances.

Il y a « La racine carré de l’été » que j’aimerai bien lire en vacances.

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8) Citer un univers livresque où vous aimeriez partir en vacances.

On me tend la perche, je la saisis! J’ai bien sûr énormément envie de passer des vacances dans l’univers d’Harry Potter!

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9) Citer un livre dans lequel le héros prend l’avion ou le train.

Dans « Hunger games » par exemple, les héros prennent le train plusieurs fois.

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10) Citer un livre avec un roadtrip.

Finissons en beauté avec le roman « L’infini + un » de Amy Harmon, qui nous propose un road trip captivant.

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Voilà pour le tag! J’espère que vous aurez apprécié, en tout cas moi j’ai apprécié le réaliser. Si vous voulez réagir à une de mes réponses, n’hésitez pas à le faire via les commentaires.

À bientôt!

U4.Yannis – Florence Hinckel

Bonjour, je reviens aujourd’hui avec ma chronique sur le roman « U4.Yannis ». « U4 » est une série littéraire au concept assez original. Quatre auteurs français : Yves Grevet, Vincent Villeminot, Carole Trébor et Florence Hinckel se sont lancés dans un projet ambitieux. Ils ont eu pour but de raconter chacun la même histoire au travers d’un personnage différent. Il y a donc quatre romans et on peut lire chaque livre de la série dans l’ordre souhaité.

« U4.Yannis » est le second roman de la série que je lis, après « U4.Koridwen« .

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Résumé :

Le jeune Yannis vit à Marseille. Ses parents et sa petite sœur sont morts à cause du virus U4, qui a décimé quatre-vingt-dix pourcent de la population mondiale, et dont les seuls survivants (à quelques exceptions près) sont des adolescents. Yannis, comme les trois autres protagonistes de la série a le statut d’Expert dans le jeu en ligne WOT. Comme tous les Experts, il a reçu le message du maître du jeu Khronos, qui les invite à Paris le 24 Décembre pour éviter la catastrophe. Yannis n’a plus personne, si ce n’est son fidèle chien, les fantômes de membres de sa famille le hantent. Pour éviter la folie, Yannis s’accroche à ce dernier espoir :  le rendez-vous de Khronos à Paris.

Mon Avis :

Yannis est de Marseille. Depuis le désastre qu’a créé le virus U4, la ville est extrêmement dangereuse. Plusieurs groupes patrouillent à travers la ville, volent et sont sans pitié. C’est la loi du plus fort. Les jeunes de ses groupes, jeunes des quartiers de Marseille, disent avoir trop souffert de l’ordre social d’autrefois. Ils profitent du chaos entraîné par U4, pour changer tout ça, devenir maintenant les maîtres de la ville et imposer leurs lois. Sous l’un de mes articles, dans lequel je disais que je lisais « U4.Yannis » une personne a commenté en disant qu’elle trouvait que la ville de Marseille était un peu stigmatisée, du fait qu’elle soit la ville la plus dangereuse de la série U4 apparemment. Moi, je n’ai pas eu ce ressenti, bien que tout ce qui est stigmatisation etc a tendance à m’énerver. Yannis vit dans un quartier « chaud » de Marseille, il est d’origine maghrébine, mais j’ai apprécié le fait que l’auteur ne joue pas à fond sur cela. Pour ce qui est de la violence dans la ville, c’est vrai qu’il y en a beaucoup, mais je ne pense pas que c’est tant de la stigmatisation, ce qui se passe dans les autres villes, ce n’est pas tout rose non plus.

Comme pour Koridwen dans « U4 Koridwen« , durant la majeure partie de ce récit, nous suivons Yannis dans son cheminement vers Paris. Cheminement qui est une véritable aventure et qui nous tient captivé. Le rythme est agréable, il se passe toujours quelque chose. L’action est clairement de la partie et nous met de nombreuses fois en émois. On passe par des moments de stress, de peur, de pitié, d’énervement, de joie… Ce récit nous entraîne totalement, de sorte que l’on ne voit plus les pages défiler.

Ce récit a beau m’avoir plu, il ne surpasse clairement pas celui de « U4.Koridwen ». La construction du récit, qui suivait une comptine bretonne, dans « U4.Koridwen » était géniale, alors que là on a une structure de récit  habituelle, sans superflu. Ce qui m’a aussi manqué dans ce roman, ce sont les rebondissements, qui auraient pu relever davantage la lecture. J’ai vibré avec Yannis, mais pas autant qu’avec Koridwen. Je trouve que l’on a moins d’effets de surprise et moins de bouleversements, qui permettent de créer encore plus d’intérêt. J’ai aussi trouvé que l’aventure de Yannis était globalement moins trépidante que celle de Koridwen.

Yannis est un personnage que j’ai moyennement aimé. J’ai envie de dire que c’est « une bonne personne », il est tout à fait sympathique, il a une belle personnalité. Mais, je ne suis pas toujours en phase avec son énergie et certains de ces choix. C’est un personnage que je n’ai pas trouvé foncièrement attachant. Durant ses péripéties, Yannis va rencontrer de nombreuses personnes, il y a donc une diversité de personnages, c’est chouette. Mais, un des personnages qui va l’accompagner très tôt dans ses péripéties est un personnage de la série U4. Là ça me pose un problème, parce qu’il passe la moitié du récit avec ce personnage. Par conséquent, quand je lirai le livre de ce personnage, je connaîtrai déjà la moitié du récit. Je trouve cela dommage, même si, bien sûr on a ainsi un point de vue différent sur de mêmes évènements. En plus de cela, je n’ai pas aimé le caractère du personnage en question, donc à suivre…

La fin, je dois le reconnaître m’a un peu déçu. Le récit est mouvementé et dynamique tout au long du roman, mais le dénouement est simple, insipide je dirais. Un dénouement n’a pas besoin d’être forcément dynamique pour être bon, on est d’accord, mais dans ce cas, la simplicité ne fonctionnait pas. Yannis avait un objectif clair depuis le début, et alors qu’il touche du doigt son objectif il se rétracte. Il n’y a même pas avant qu’il se rétracte une action forte créant une rupture. On attend depuis le départ, pour finalement rien de concret et moi ça m’a déçu. Également, j’ai trouvé que certaines choses étaient un peu trop faciles dans cette fin.

En conclusion :

J’ai beaucoup apprécié ma lecture. Le récit est dynamique, on est constamment dans l’action. On suit le cours des péripéties de Yannis, dans une France décimé par U4, entre violences et complots. On est captivé du début à la fin. Le personnage de Yannis est sympathique, mais ne m’a pas énormément plu. Enfin, la fin de ce roman est pour moi un mauvais point, car je trouve qu’elle n’est pas satisfaisante et en certains points assez simpliste. Globalement ça reste donc un bon roman, mais si vous avez lu avant « U4.Koridwen« , qui est à mon avis bien meilleur, peut être que comme moi, vous apprécierez moins ce tome-ci.


Titre : U4.Yannis

Auteur  : Florence Hinckel

Edition : Nathan

Parution : 27 Août 2015
Pages : 300 pages
Prix : 16.90 €

C’est Lundi, que lisez vous?

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Bonjour les amis, j’espère que vous allez bien. On se retrouve aujourd’hui pour le rendez-vous « C’est Lundi, que lisez vous? ».

 C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books.  Et c’est Galleane qui a reprit la relève.

C’est parti, je réponds aux trois questions!

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

La semaine passée j’ai lu le roman « Moi, présidente » de Gérard Mordillat. Vous pouvez cliquez ici pour découvrir ma chronique.

moi-présidente-gerard-mordillat

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

En ce moment je lis «Six of crows» de Leigh Bardugo et c’est un livre qui fait partie de la sélection du CODE LEA.six-of-crows-tome-1

 

3. Que vais-je lire ensuite ?

Très bientôt, je vais commencer la lecture de «An ember in the ashes » de Sabaa Tahir. Ce sera ma seconde lecture en VO, j’ai hâte!

an-ember-in-the-ashes

Je vous souhaite une agréable semaine, pleine de belles lectures sous le soleil (j’espère)!

À bientôt pour une nouvelle chronique!