L’arabe du futur, tome 1 – Riad Sattouf

Hello! Je vous retrouve en ce mercredi pour ma chronique du tome un de la bande déssinée « L’arabe du futur » de Riad Sattouf. Ça faisait un petit moment que je n’avais pas lu de BD, ça m’a donc fait très plaisir de replonger dans ce genre de lecture et c’est avec plaisir que je vous en parle aujourd’hui!

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Résumé :

Cette bande dessinée raconte l’histoire vraie d’un enfant blond et de sa famille dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez Al-Assad. On suit notre jeune protagoniste, durant une partie de sa jeunesse, au Moyen Orient, entre 1978 et 1984. Ce petit blondinet qu’on suit avec sa famille, représente l’auteur de ce roman lui-même, Riad Sattouf et sa famille. Ce roman graphique raconte donc la jeunesse de Riad Sattouf.

Mon Avis :

Dans ce premier tome, on suit Riad et sa famille de 1978 à 1984. Riad, dans le contexte dans lequel il évolue, est « singulier ». C’est un petit bonhomme aux longs cheveux blonds platine et dans le Moyen-Orient, à son époque ou encore aujourd’hui ce n’est pas très courant. Sa singularité, va donner lieu au cours de cette BD à des situations amusantes ou révélatrices des stéréotypes ancrés dans les sociétés dans lesquelles Riad évolue. Notre protagoniste et sa famille, ont une vie mouvementée. Sur les six années que l’on suit, notre joyeuse équipe, aura été en France, aura vécu en Libye et en Syrie.

Dans cette BD, pas de folies, le contexte, les actions restent simples et réalistes, même si les traits sont souvent accentués. C’est en finissant le livre, que j’ai compris que le Riad que l’on suit, c’est Riad Sattouf, auteur de la BD, qui nous raconte son enfance. Mais, par conséquent j’ai ressenti un léger « blocage » car je n’arrivais pas à savoir si tout ce que j’avais lu était vrai à 100% ou si certains détails comme la couleur des cheveux étaient faux.  Toujours est-il que je ne me suis en tout cas pas ennuyé une seule seconde avec Riad et sa famille. On prend vraiment plaisir à les suivre, on a presque l’impression d’être un autre membre de la famille, invisible, mais toujours présent. J’ai trouvé la lecture très prenante et captivante.

Je n’aurais pas autant aimé cette bande dessinée, sans l’humour caractéristique qu’on y trouve.  C’est un humour cru, terre à terre. Ce livre est d’ailleurs un concentré d’humour, autant dans les répliques, que dans les actions ou que dans les situations. J’ai vraiment pris plaisir à lire et cette BD à même fait naître chez moi un véritable rire, ce qui est personnellement assez rare . Cependant, je n’ai jamais été grand fan de ces humours assez crus, et avec ce livre ça n’a pas raté. J’ai beau avoir pris plaisir à lire, j’ai trouvé que par moments c’était un poil abusif, un peu blessant aussi. Comparé aux caricatures que l’on peut trouver aujourd’hui, clairement ce n’est rien, mais pour le coup, c’est vraiment ma sensibilité personnelle qui s’exprime. C’est un humour qui nous met face à des réalités brutes de façon « brutale », de façon assez incisive aussi parfois, et c’est une chose que j’apprécie globalement. Mais cette tendance à jouer avec les réalités et les stéréotypes en les accentuant, m’a par moments un peu fatigué et un peu gêné!

« L’arabe du futur » nous permet d’avoir un regard de l’intérieur, sur ce qu’étaient les sociétés syriennes et libyennes à une époque entre 1978 et 1984. Malgré la tendance de l’auteur à accentuer le trait, ce qui nous est montré et crédible. Riad Sattouf, nous montre avant tout des réalités, il nous montre comment étaient ces sociétés. C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup, car en plus de l’aspect plaisir, on a une lecture enrichissante qui nous apprend beaucoup. Les régimes politiques, les modes de vie, les tensions, le niveau de vie des populations, leurs problèmes du quotidien etc, tout cela nous est montré. J’ai par exemple été surpris par la différence d’ambiance entre la Syrie et la Lybie. C’est vrai que je ne connaissais pas avant, beaucoup plus que ce qu’on nous montre dans les médias sur ces deux pays, là pour le coup j’ai énormément découvert. Surtout, il est intéressant de faire ce retour en arrière pour comparer avec la situation actuelle dans ces pays.

Enfin, terminons sur les illustrations qui ont aussi été réalisé par Riad Sattouf! J’ai grandement aimé ces illustrations. Elles sont simples, pas trop détaillées, juste comme je les aime. J’apprécie beaucoup ce type d’illustrations, on n’a pas plein d’informations qui nous sautent aux yeux et je trouve cela très agréable. Aussi, tout au long de la bande dessinée, les couleurs utilisées changent. On peut par exemple avoir une partie où le jaune sera très utilisé, puis ce sera le vert qui dominera. Les couleurs, ont aussi toutes cet effet un peu vieilli, terne, « sale ». Ça me donnait l’impression que je suivais un vieux souvenir, le travail graphique nous force à rentrer dans une certaine ambiance, c’est très réussi et cela permet une lecture très immersive !

En conclusion :

L’arabe du futur tome 1 est une très bonne BD, j’ai passé d’agréables moments de lecture. On prend plaisir à suivre Riad et sa famille, car on s’attache très vite à ces personnages. La lecture est prenante et très immersive, notamment grâce aux illustrations. Ces dernières sont très réussies, j’adore le travail fait au niveau du choix des couleurs. Cette BD se caractérise par un humour légèrement cru, globalement plaisant. Il plaira à beaucoup j’en suis sûr, mais aussi un peu moins à d’autres. Enfin, c’est un livre qui nous invite à découvrir les sociétés libyennes et syriennes dans les années 1978-1984 et je trouve cela très intéressant et enrichissant.

Si vous êtes fan des humours qui jouent sur l’accentuation des réalités, que vous avez envie de découvrir le Moyen Orient des années 70-80 et que vous voulez passer des bons moments de lecture, je ne peux que vous conseiller « L’arabe du futur » tome un!


Titre : L’arabe du futur (tome un)
Auteur : Riad Sattouf
Edition : Allary Editions
Parution : 7 Mai 2014
Pages : 160 pages
Prix : 20,90€

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Moi, Simon 16 ans, homo sapiens – Becky Albertalli

Bonjour! On se retrouve aujourd’hui pour ma première chronique de l’année 2018, sur le roman « Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens ». C’est un roman sur lequel j’avais lu pas mal d’avis positif et que j’avais très envie de découvrir. Donc, quand j’ai aperçu la couverture rouge de ce livre en me promenant à Gilbert Jeune, ni une ni deux, je l’ai attrapé et direction la caisse. Pour vous dire à quel point j’étais pressé de le lire, dès que je suis rentré chez moi, je me suis installé sur un fauteuil et j’ai commencé ma lecture!

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Résumé :

Simon Spier, 16 ans (au début de l’histoire), vit dans une petite ville en banlieue d’Atlanta. Il a trois meilleurs amis qu’il adore, deux soeurs et un chien, il fait du théâtre. C’est un grand fan d’Harry Potter et il a une passion profonde pour les délicieux biscuits que sont les Oreo. Aussi, Simon est amoureux, raide dingue d’un certain Blue, qu’il a rencontré sur le compte Tumblr de son lycée. Simon, sous le pseudonyme « Jacques » et Blue, communiquent tous les jours virtuellement. Ils se racontent tout, en faisant attention à ne pas se donner trop d’informations sur leur véritable identité. Seul Blue sait que Simon est homosexuel. Simon et Blue sont dans le même lycée, ils se croisent peut-être tous les jours sans le savoir…

Mon Avis :

Il y a une certaine douceur et quelque chose de réconfortant qui émanent de ce livre et plus précisément de son écriture. C’est une écriture très simple, sans faire pour autant trop enfantine. Le style est léger, doux, fluide et correctement maitrisé, ce roman est donc très agréable à lire.

 Le personnage de Simon m’a plu dès les premières pages. On peut s’identifier  à lui facilement car sa personnalité fait très « vraie », Simon pourrait être une personne que l’on pourrait croiser tous les jours dans la rue. Pour ses mêmes raisons, on s’attache très vite à lui. Simon est sincère, sarcastique par moments, touchant. On a un rapport privilégié avec lui, il se confie à nous tout au long du roman. C’est un personnage qui apparaît comme banal pour dire vrai, mais il a ce petit quelque chose qui le rend unique et intéressant. J’ai adoré Simon. J’ai grandement apprécié le fait que sa sexualité ne soit pas utilisée comme la chose la plus importante. Que le simple fait qu’il soit gay, devienne le seul moyen de nous attendrir, de nous toucher. Sans condamner les livres qui utilisent la sexualité à ses fins, là je trouve que du coup ça dédramatise l’homosexualité, ça la normalise et ça fait du bien. Aussi, Simon et même Blue ne sont pas, je trouve, d’énièmes clichés de ce que l’on montre souvent des gays et ça aussi c’est un bon point!

J’ai apprécié le fait que l’homosexualité soit dédramatisée dans ce roman, mais je trouve qu’il y a peut-être un certain manque d’équilibre. Il n’y a rien de vraiment dramatique dans ce roman, ça fait peut-être plaisir, mais ce roman selon moi, peut peut-être flouter une face plus sombre de l’homosexualité et donner presque (j’insiste sur le presque) l’impression qu’au niveau de l’homosexualité tout est acquis aujourd’hui, alors qu’on sait bien que non. On a d’une part des romans, qui ne montrent presque que l’homophobie. Là on a un roman tout mignon, qui ne montre pas vraiment les problèmes liés à l’homosexualité de façon percutante, on ne retient que du positif. Est-ce bien ou non? À chacun de se faire son avis.

Tout au long du récit, on suit l’évolution de la relation entre Simon et Blue qui s’écrivent par mail et en même temps on suit Simon dans sa vie au lycée etc… L’ensemble est très juste, les liens qui se font entre mails et réalité rendent ces deux éléments constitutifs du récit encore plus intéressants au fur et à mesure de notre lecture. La relation entre Simon et Blue est mignonne et touchante, mais son évolution est compliquée. Très vite, on se met nous lecteurs aussi à mener l’enquête. On veut savoir qui est Blue. Le récit est construit intelligemment, il m’a captivé entièrement. Je n’arrivais pas à quitter ce livre, j’avais toujours besoin de tourner la page, pour découvrir ce qui allait se passer. J’ai passé d’excellents moments avec ce livre, j’ai ressenti de nombreuses émotions. Je pense qu’il faut vraiment le lire pour comprendre à quel point ce roman vous attrape et ne vous lâche pas.

Toutes les bonnes choses ont une fin et je dirais que pour « Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens », la fin n’a pas été une bonne chose, malheureusement. Plus la fin du roman approchait, plus l’excitation montait car le dénouement arrivait. J’attendais beaucoup de ce dénouement, et je dois dire que le passage du dénouement était beau, imprévu et vraiment mignon. Personnellement, je ne m’y attendais pas et ce qui est bien c’est que ce dénouement apporte une autre dimension à cette histoire. Cependant, les quelques pages qui suivent ce dénouement m’ont littéralement déçu. Tout de suite, j’ai trouvé que ça devenait niais, je ne me retrouvais plus dedans. Tout était trop beau, trop parfait, il n’y avait plus d’équilibre selon moi et j’ai trouvé que ça devenait un peu ridicule. Ça m’attriste beaucoup car j’ai adoré ce roman, mais la fin m’a déçu profondément et j’ai terminé sur un mauvais ressenti, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout!

En conclusion :

« Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens » est un coup de cœur! J’ai adoré ce roman. C’est frais, doux, mignon, léger. On prend un plaisir fou à suivre Simon, qui est un personnage attachant. On est très vite captivé par le récit. Bien que simple, le récit est bien mené et sait faire grandir notre intérêt au fil des pages. Ce roman se lit tout seul, il nous fait sourire, il nous crée un pincement au cœur parfois, il nous transporte littéralement à travers bon nombre d’émotions. Malheureusement, le dénouement passé, ma lecture n’a été que déception, le côté trop niais, m’a déplu. Heureusement  je dirais, le dénouement arrive tard donc il ne reste que quelques pages après avant de terminer le livre.

Je conseille totalement ce roman, malgré ma déception pour la fin. Ce livre est, je trouve, géniale, il faut le lire!

Aussi, « Love Simon », une adaptation du roman devrait sortir au cinéma en Mars 2018, j’ai extrêmement HAAAAAATE! 

Je vous laisse avec le trailer officiel!


Titre : Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens
Auteur : Becky Albertalli
Edition : Le livre de poche jeunesse
Parution : 12 Avril 2017
Pages : 352 pages
Prix : 6.90€ (poche)

Nosamislesmots is BACK! Bonne année 2018!

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COUCOU! Ça me fait tellement plaisir de vous écrire ces quelques lignes, vous n’imaginez même pas à quel point. Gérer mon blog m’avait manqué, vous m’avez vraiment manqué. Comme je le dis souvent, la lecture et le blog (réseaux sociaux compris) c’est mon oxygène! J’adore lire, j’adore partager avec vous, ça me met de bonne humeur, ça me permet de m’investir dans autres choses, que constamment les cours, qui créent de la pression, du stress etc… On conseille souvent d’avoir des activités qui nous passionnent afin de quitter le train-train quotidien et d’avoir une vie plus équilibrée, plus épanouie. Dans ma vie, la lecture et le blog jouent ce rôle et je suis hyper reconnaissant à la vie, au destin, au karma, bref peut importe, d’avoir mis ça sur mon chemin.

J’ai été absent à mon grand regret depuis trois mois, depuis la rentrée de Septembre. Je me suis entièrement consacré aux cours et je n’accordais plus de temps à mon blog, je ne trouvais plus réellement le temps de lire. J’ai quand même lu depuis trois mois et heureusement, sinon ma vie n’aurait plus eu aucun sens! Mais en tout cas, je ne trouvais pas le temps de me mettre devant mon ordinateur, pour écrire des chroniques qui me plaisent. Clairement, à partir de Janvier je vais avoir davantage de travail et de pression, mais je vais à tout prix m’organiser de façon à être plus présent ici. Cela ne se fera pas au détriment des cours, jamais, mais justement le temps que je trouvais avant et que j’utilisais à rien faire et procrastiner, je vais essayer désormais de le mettre à profit pour faire ce que j’aime et ça c’est génial! Je ne veux pas tenir de promesses que je ne tiendrais peut-être pas à court ou long terme, mais je peux vous dire que dès cette semaine, le blog va revivre, des chroniques arrivent! Donc restez connectés!

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Maintenant que je vous ai bien raconté ma vie, j’ai envie de vous souhaiter une… BONNE ANNEE 2018!!! Bonne année, bonne santé, tous mes vœux de bonheur et de réussite. J’espère pour vous que 2018 sera une très belle année, je vous souhaite le meilleur! J’espère que vous ferez de belles découvertes livresques, je vous souhaite vraiment de très belles lectures. J’ai hâte de voir ce que l’année 2018 aura à nous offrir niveau littérature, du très bon je le souhaite.

Encore une fois BONNE ANNEE et à très bientôt sur le blog!

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers – Benjamin Alire Saenz

Hello, hello! J’espère que vous allez tous et toutes bien! Je vous retrouve en ce début de mois de Septembre avec ma chronique du roman « Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers » de Benjamin Alire Sáenz. C’est parti!

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Résumé :

Aristote et Dante, deux jeunes garçons du même âge, n’ont a priori rien en commun. Dante est un garçon décomplexé, sûr de lui, drôle, qui baigne dans l’amour de ses parents. Aristote, lui est plus réservé, c’est un garçon silencieux. Mais, au fond de lui, c’est plutôt la tempête. Ari est en colère, principalement contre ses parents qui agissent comme si son grand frère, qui est en prison, n’avait jamais existé. « Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers » c’est l’histoire d’une rencontre singulière entre Aristote et Dante. Ils vont nouer une amitié forte et passionnée comme on en rencontre rarement. Ensemble ou seuls, ils vont passer par des moments de questionnements, de quêtes d’identité. Ils veulent découvrir les secrets de l’univers.

Mon Avis :

L’histoire d’Aristote et Dante commence en 1987, ils ont alors quinze ans. Après avoir cette information de temps, j’ai trouvé que plus rien ne faisait vraiment écho à l’époque où se déroule le récit. Je dois dire que cela m’a assez perturbé, si ce n’était pas indiqué j’aurai totalement pu croire que l’action se déroulait à une année proche de la nôtre. C’est assez perturbant, mais après réflexion je trouve ça finalement intelligent. Déjà, cela permet de fixer l’intérêt du lecteur uniquement sur l’essentiel du récit, puisque les indications de temps, les détails, les descriptions de décors sont absentes ou floues. Aussi, je trouve que cela rappelle l’univers et donc le titre du livre. On est finalement comme en apesanteur, on suit ce qui se passe dans notre microcosme et ce qui est autour n’est que néant.

J’ai eu sincèrement du mal avec le début du roman, qui m’a laissé dubitatif. Toutefois, ce roman exerçait sur moi une attraction inexplicable. J’ai été à la fois envoûté par un « je-ne-sais-quoi » et à la fois je suis resté perplexe. Déjà, je n’ai pas vraiment apprécié les personnages au début. Ils m’ont intéressé dès les premières pages, puis ils m’ont exaspéré. Ce roman est basé sur les interactions entre Ari et Dante et dans ce début de roman, j’ai vite saturé. Les personnages partaient dans de longues discussions, sur des sujets parfois « futiles » et débâtaient. Ils faisaient pour moi trop de manières, à toujours ressasser les mêmes choses, à se compliquer la vie pour « rien ». En plus de cela, par moments les dialogues s’enchaînaient comme des stichomythies, j’ai trouvé ça éprouvant à lire. Il n’y avait rien de vraiment concret, c’était ces dialogues, des états d’âme encore et encore et je n’arrivais pas à trouver mon intérêt là-dedans.

J’ai également trouvé perturbant, le caractère enfantin des personnages dans ce début de roman. Ils ont quinze ans, mais ils pensent, disent ou font des choses, qui pour moi ne correspondent pas à leur âge. Dans le contexte de ce roman qui est tout à fait réaliste, cela m’a gêné. Ce qui m’a par exemple marqué, c’est lorsqu’ils décident d’aller dans la rue pour jouer à celui qui lancera sa chaussure le plus loin, tout en se disputant sur les règles. Je n’arrive vraiment pas à imaginer deux garçons de quinze ans jouer à de telles choses, même en 1987.

Les cent premières pages passées, le récit a commencé à évoluer vers quelque chose de différent et c’est à partir de là que j’ai commencé à pleinement apprécier ma lecture. On découvre Ari surtout, mais également Dante sous un autre jour. On suit Ari dans sa petite vie d’adolescent, on apprend à mieux le connaître, à l’aimer. C’est un personnage extrêmement touchant et sincère, il a un humour assez piquant et sa façon de jouer l’indifférent me plaît. C’est un garçon calme d’apparence, mais à l’intérieur ses sentiments se bousculent. J’ai aimé sa sensibilité, sa façon de réfléchir, de voir les choses et j’ai parfois pu me reconnaître en lui. Dante est complètement différent, mais il partage avec Aristote une grande sincérité, beaucoup d’intelligence et une vraie sensibilité.

Plus j’avançais dans ma lecture et plus j’étais captivé. La lecture est simple et légère, le récit va tout en fluidité, c’est vraiment agréable. Il n’y a rien dans le récit qui soit extraordinaire en soi, mais ce sont les personnages et leur histoire qui rend ce roman extraordinaire. La relation entre Ari et Dante est complexe, étonnante, belle et touchante. Ils sont différents, mais se complètent à merveille et j’ai adoré suivre leur évolution.

Je lis beaucoup de livres, mais la fin de celui-ci m’a touché d’une façon rare. Cette fin de roman est divine, parfaitement exécutée. C’est une fin tellement poignante, avec des émotions fortes et variées. J’ai été profondément touché. Les dernières pages, surtout, sont tellement magnifiques, tellement parfaites!!! Cette fin m’a bouleversé, ce roman m’a bouleversé. En fermant ce livre, je suis resté interdit un bon moment. Mes sentiments se mélangeaient, j’avais à la fois envie de crier, de pleurer et de sourire bêtement, c’était très étrange. Mais par-dessus tout, je voulais relire ce livre de suite pour tout revivre.

En conclusion :

Je dirais que pour moi ce livre est un coup de cœur mitigé. C’est indéniablement un très beau livre, agréable, avec de beaux personnages et une belle histoire. Mais, je n’oublie pas que les cent premières pages ont été compliquées et que mon sentiment d’agacement n’a pas été fugace. Le début de ce roman est donc selon moi un gros bémol, mais le reste vaut entièrement le coup. Je ne peux que vous conseillez de le lire, c’est un livre sublime, qui m’a marqué et que je relirai, même si encore j’ai vraiment un réel souci avec le début.


Titre : Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers
Auteur  : Benjamin Alire Saenz
Edition : Pocket Jeunesse
Parution : 18 Juin 2015
Pages : 368 pages
Prix : 17.90€

C’est Lundi, que lisez vous?

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Salut, j’espère que vous allez bien. On se retrouve en ce premier Lundi du mois pour le rendez-vous « C’est Lundi, que lisez vous? ». Lundi « très spécial », puisque c’est celui de la grande rentrée scolaire. Je souhaite donc une bonne rentrée à tous ainsi que beaucoup de réussite pour cette nouvelle année scolaire! C’est aussi un peu la rentrée du blog puisque je suis (normalement) de nouveau assidu dès aujourd’hui. Les chroniques des livres que j’ai lu cet été vont arriver, donc restez connectés!

 « C’est Lundi que lisez vous » Quésaco? C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books.  Et c’est Galleane qui a reprit la relève.

C’est parti, je réponds aux trois questions!

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

La semaine passée j’ai terminé le roman « La passe miroir tome deux : Les disparus du Clairdelune » de Christelle Dabos.

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2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

En ce moment je lis « Six Of Crows » de Leigh Bardugo. Je recommence ce livre en fait, je l’avais commencé il y a quelques mois et jamais fini par manque de temps. Du coup, cette fois ci je compte bien le finir!

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3. Que vais-je lire ensuite ?

Ensuite, je vais surement lire « A torch against the night » de Sabaa Tahir, j’ai hâte!!!

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Je vous souhaite une agréable journée et semaine.

À bientôt pour une nouvelle chronique!

Le journal d’un vampire en pyjama – Mathias Malzieu

Bonjour tout le monde! On se retrouve aujourd’hui pour ma chronique du roman « Journal d’un vampire en pyjama » de Mathias Malzieu.

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Résumé :

« Journal d’un vampire en pyjama » c’est l’histoire de Mathias Malzieu, il raconte une étape de sa vie. Atteint d’une maladie rare, il devient un vampire en pyjama. Pendant cette période difficile, l’écriture de ce roman a été pour lui un moyen de tenir le coup, de survivre. Au fil des pages de ce roman, on découvre donc l’aventure qui a marqué cet auteur à tout jamais.

« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue » – Mathias Malzieu

Mon Avis :

En commençant ce roman, je ne savais rien sur celui et rien sur l’auteur, qui m’était inconnu. Le titre m’avait intrigué, je m’attendais à une fiction assez humoristique. Je me suis tout à fait trompé. En le découvrant à la lecture des premières pages, j’ai été davantage intriqué par ce qu’allait être finalement ce roman et surtout je voulais comprendre la signification du titre. Ce roman n’est donc pas une fiction, mais plutôt une autobiographie, puisque l’auteur raconte un passage de sa vie qui l’a bouleversé.

S’il y a bien une chose qu’il faut faire ressortir de ce roman, c’est bien son écriture. Il y a vraiment quelque chose d’unique dans celle-ci, je l’ai littéralement adoré du début à la fin. C’est une écriture toute en poésie, l’auteur manie le langage avec intelligence et fait ressortir la beauté de la langue française. Mais, ce n’est pas le genre de poésie à la recherche de beauté suprême, où tout serait doux, où chaque mot serait parfaitement délicat et précautionneusement posé. Non, c’est une poésie que je qualifierais de « vraie » ou de « sincère », dans la mesure où c’est une poésie qui parle d’elle-même et qui selon moi peut toucher un grand nombre d’entre nous. Il n’y a pas de métaphores très compliquées, dont on ne saisirait pas le sens directement. On est plus dans une sorte de simplicité et ça reste très beau.

L’écriture de l’auteur est également marquée par un humour léger et très sympathique. C’est justement dosé et ça apporte des petites touches de couleurs tout à fait appréciables, dans l’ambiance de ce roman qui n’est pas des plus gaies. Dans la façon d’appréhender certaines choses, dans sa philosophie et dans les images ou références qu’il utilise, Mathias Malzieu apporte une touche de « magie enfantine » dans son écriture. C’est un peu déroutant parfois, mais ça atténue le côté dramatique de l’action et c’est touchant. L’auteur en lui-même est donc une personne touchante, c’est un peu un homme-enfant. Sa personnalité transparaît à travers ce roman, à tel point qu’on a l’impression de le connaître à  la fin du roman. Je ne connaissais pas Mathias Malzieu et ce roman m’a permis de faire une très très belle découverte!

Dans « Journal d’un vampire en pyjama » il est question de combat contre la maladie. L’auteur, a contracté une maladie rare et grave, qui aurait pu le tuer. On le suit durant tout son cheminement, on apprend comment cela a affecté sa vie, comment il se sentait etc… Le sujet est dur, mais j’ai apprécié suivre cette aventure, qui permet de voir la vie autrement et qui transmet de nombreux messages. On vit l’histoire de l’intérieur et on a l’impression d’être l’oreille attentive dont l’auteur avait besoin durant tout son périple. Ce périple est avant tout un périple médical, Mathias Malzieu passait de nombreux moments à l’hôpital. On apprend beaucoup sur la maladie rare dont il a été touché et sur le fonctionnement de certains organes. Le corps médical est mis en valeur dans ce roman et c’est quelque chose que j’ai apprécié. L’auteur, en plus de cela met davantage en lumière les infirmières, ou « nymphirmières » comme il les appelle. Les médecins font indéniablement un travail immense, les infirmières aussi, mais également elles apportent cette touche d’humanité supplémentaire et un peu de lumière dans le quotidien des personnes hospitalisées, ou non d’ailleurs.

La fin du roman n’a rien d’exceptionnellement en soi, c’est dans la juste continuité du récit. C’est une belle fin, positive, qui permet de fermer ce livre sur d’agréables notes.

En conclusion :

Un très bon livre! Mathias Malzieu nous raconte son combat contre la maladie de manière tout à fait touchante. Son écriture tout en poésie est magnifique, avec un humour délicat et une touche un peu enfantine, qui égayent le tout. Le combat que l’auteur a mené contre la maladie et qu’il raconte dans ce livre, nous fait ressentir des émotions fortes et profondes. Ce livre délivre de très beaux messages, notamment un message d’espoir et de persévérance. On ressort de cette lecture grandi. Enfin, ce livre permet de découvrir ou d’apprendre davantage sur la personne qu’est Mathias Malzieu. J’ai pour ma part adoré sa personnalité, sa philosophie et je sais que je lirai d’autres de ses livres.

J’ai beaucoup aimé ce livre, que je vous conseille vivement!


Titre : Journal d’un vampire en pyjama
Auteur  : Mathias Malzieu
Edition : Albin Michel
Parution : 27 janvier 2016
Pages : 240 pages
Prix : 18.00€

À la place du coeur – Arnaud Cathrine

Salut! À la suite des attentats qui ont touché la France en 2015, plusieurs livres sont sortis à ce sujet. J’ai regardé cette arrivée de livres dans la blogosphère, d’un regard assez distant. Je ne me voyais absolument pas me plonger dans ce genre de livre. Parmi tous ceux-ci, il y a un qui s’est démarqué et sur lequel j’ai lu de nombreux avis élogieux : « À la place du cœur ». Ce n’est que maintenant, par curiosité que j’ai décidé de le lire, et je vous donne aujourd’hui mon avis sur ce roman.

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Résumé :

Caumes, dix-sept ans, n’attend qu’une chose, que l’année soit finie, qu’il ait passé son bac pour rejoindre son grand frère à Paris. Pour l’instant, il mène sa vie de lycéen, dans sa petite ville natale, entre amitié, école, parents, ennemis et amour. Justement, niveau amour, un changement est en train de s’opérer dans la vie du jeune Caumes. Il se pourrait qu’Esther, la fille de ses rêves, s’intéresse aussi à lui. Comme on le sait, le premier vrai amour crée un bouleversement dans la vie d’un adolescent. Mais Caumes, ne va pas être au bout de sa peine et va devoir faire face en même temps à un autre tsunami. Le 7 Janvier 2015, la France bascule dans l’horreur, avec l’attentat contre Charlie Hebdo. Dans « À la place du cœur » on suit une semaine d’effroi pour la France, une semaine avec Caumes, entre horreur et passion.

Mon Avis :

Dans ce roman, nous suivons Caumes, un adolescent de dix-sept ans, durant une semaine qui a marqué la France. Le cadre se veut réaliste, mais celui-ci ne l’est pour moi pas complètement. Le souci se pose surtout au niveau de la représentation des adolescents, assez présents dans l’histoire puisque nous suivons la vie d’un lycéen. J’ai trouvé que les adolescents étaient parfois trop caricaturaux et faisaient tache dans le cadre réaliste que nous propose ce roman. Caumes est en terminale, à ce niveau les jeunes ne sont pas vraiment comme ils sont dans le roman. Dans « À la place du coeur » ils sont parfois montrés comme vraiment immatures et leurs réactions étaient des fois si puériles que l’on aurait dit des collégiens. J’ai en mémoire certains passages où ils étaient en classe, qui étaient bonnement ridicules. Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse donner une telle immaturité à des jeunes à l’aube de leur majorité.

Certaines réactions des parents de Caumes et scènes familiales étaient également un peu caricaturales et surtout vues et revues. Les personnages principaux sont intéressants, leurs caractères s’accordent bien ensemble, mais ils n’ont rien d’exceptionnels. Les caractères ne sont vraiment pas très développés, ils servent à l’histoire mais sans plus, je ne m’y suis pas du tout attaché.

Le récit est construit sur deux points principaux, une histoire d’amour et les attentats. L’histoire d’amour est à mon goût tout à fait banale, elle n’apporte rien de bien important. Les choses se font vite et simplement, il n’y a pas vraiment de force ou de réelle beauté dans l’expression des sentiments. Cette histoire d’amour est certainement davantage marquée par des scènes de sexe que par une élévation de leur amour. Les passages où ils font l’amour pourraient même renforcer leur amour justement, le rendre plus beau, plus profond, mais je n’ai pas trouvé que c’étaient le cas. Ces scènes d’amour on les tolère ou pas, moi ce n’est pas ce qui m’a forcément gêné, je les ai juste trouvées parfois un poil indélicates.

Le sujet principal de ce roman, reste avant tout les attentats. À travers ce roman on revit cette semaine de Janvier 2015 qui a vraiment été difficile. On la revit à travers le regard d’adolescents, ce qui est vraiment une bonne idée. Les médias, ne donne pas forcément de façon spontanée la parole aux adolescents dans ces moments-là.  On sait moins ce qu’ils peuvent penser, ce qu’ils peuvent ressentir. Avec « À la place du cœur » on découvre comment les jeunes peuvent réagir face à de tels événements. Les réactions des adolescents dans le roman, comme je l’ai dit plus tôt sont parfois un peu étranges, mais au moins les situations mises en place sont vraisemblables. L’auteur nous montre par exemple toutes les tensions qu’il peut exister, ou encore la difficulté pour le corps enseignant de gérer la situation, à savoir expliquer ou pas, comment le faire etc… Mais l’auteur reste quand même beaucoup dans le factuel à mon goût. Il ne crée pas vraiment quelque chose de poignant derrière.

Ainsi, ce récit est surtout bien pour revivre la chronologie de cette fameuse semaine de Janvier 2015. Je m’attendais à ce qu’il y ait quelque chose de profond au-delà de ça, ce qui n’a pas été le cas. C’est l’histoire d’amour qui aurait pu apporter quelque chose d’intéressant , mais encore il n’en a rien été. Pendant tout le récit je me suis donc demandé à quoi servait cette histoire d’amour, puisqu’elle n’apportait pour moi rien. Je comprends l’idée de l’auteur de vouloir associer ces deux bouleversements qui arrivent dans la vie de Caumes sauf que là ça ne marche pas correctement. Entre les personnages qui ne sont pas très bons, le côté réaliste parfois trop caricatural, l’histoire d’amour insipide et le récit qui n’est pas plus approfondi, clairement je n’ai pas apprécié. C’était pour moi trop simple et sans grand intérêt. De plus, j’ai eu la preuve de ce pour quoi je ne voulais pas lire ce genre de roman, en effet me replonger dans ces histoires d’attentats n’a vraiment pas été agréable.

Le dernier tiers du roman a tout de même relevé le niveau, ça été mieux. Le dénouement approchait, il y avait davantage d’action, c’était plus intéressant. Je dois dire que le dénouement et la fin du récit ont été bien exécuté. J’ai enfin trouvé la profondeur dans le récit, que je cherchais tout au long de ma lecture. C’est là que l’auteur a vraiment donné un sens à son histoire. On a des passages, poignants, émouvants et avec des émotions fortes. Cette fin elle est extrêmement bouleversante et tragique, elle fait passer des messages forts. Le ton employé était également plus affirmé et les personnages plus matures. Je n’ai pas énormément aimé ce livre, mais là fin est incroyablement belle.

En conclusion :

« À la place du cœur » est un roman avec de bonnes idées, mais qui ne fonctionne pas tout à fait. Les personnages sont parfois caricaturaux, le récit est un peu trop simple, l’histoire d’amour est assez banale et n’apporte rien de vraiment nécessaire ou d’intéressant. C’est un bon roman pour revivre la chronologie de cette semaine d’attentats de Janvier 2015. Mais derrière ça comme le récit n’est pas plus approfondi, je n’y ai pas trouvé mon intérêt, surtout que par nature le sujet n’est pas des plus agréable. Heureusement, la fin du roman relève le niveau et pour le coup est presque parfaite.

Personnellement, je ne comprends pas du tout l’engouement qu’il y a eu pour ce livre et je ne le vous conseille pas. Mais bien sûr, si le roman vous fait envie, n’hésitez pas à tenter, beaucoup d’autres l’ont adoré.


Titre : À la place du cœur, saison 1
Auteur  : Arnaud Cathrine
Edition : Robert Laffont
Parution : 1 Septembre 2016
Pages : 252 pages
Prix : 16.00€